Autour de l’audience privée accordée par Louis XVIII à Thomas Martin, laboureur de Gallardon, le 2 avril 1816 [ MAJ 04/04]

MAJ 04/04 Dans l’immédiat, il nous semble nécessaire de répondre, même si ce n’est que très brièvement, aux diverses amabilités que nous avons rappelées dans la première version de ce billet du 02/04/2018, sous le vocable de «  fantasmes d’illuminés qui s’obstinent à nier la réalité des faits historiques les mieux établis « . 

Il existe au moins un fait historique bien  établi qui apporte la preuve de la révélation faite par Thomas Martin à Louis XVIII le 2 avril 1816 : c’est l’annulation in extremis, le 12 juin 1816 par Louis XVIII, de l’exhumation des restes de l’Enfant du Temple, inhumé le 10 juin 1795 dans l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite. sous l’identité de  » Louis Charles Capet  »  ( voir notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité ).
Et depuis l’édition de notre second livre, Louis XVII Au cœur de l’imposture nous avons découvert que le témoignage du baron Larrey au sujet du transfert à Saint-Denis du cœur du premier Dauphin Louis-Joseph, est parfaitement recevable, malgré la contestation de Philippe Delorme, qui prétend qu’il serait faux ou erroné. car le cœur de Louis-Joseph aurait disparu lors du sac de l’archevêché de Paris, durant les Trois Glorieuses de funeste mémoire, où il aurait été déposé après sa découverte en 1817. Outre la personnalité et les qualités morales du baron Larrey qui ont fait l’admiration de Napoléon, et qui à elles seules obligeraient à prendre en considération son témoignage, comme étant véridique et parfaitement fondé, il s’avère que le baron Larrey a eu des relations privilégiées avec Mgr de Quélen, archevêque de Paris. Il est donc permis de penser que le baron Larrey tenait directement cette information de ce prélat. Et à l’appui de cette hypothèse, il existe une explication logique qui permet de comprendre le secret dans lequel s’est réalisé le transfert du cœur de Louis-Joseph, de l’archevêché de Paris à Saint-Denis : Louis XVIII ne pouvait pas abandonner cette insigne relique royale qui venait d’être redécouverte, alors qu’on la croyait détruite en 1793 ; mais il lui était tout aussi impossible  d’organiser une translation solennelle pour le cœur du premier Dauphin,  sans y associer le cœur de « Louis XVII », qu’il savait ne pouvoir être le cœur de son neveu. D’où l’inhumation secrète du cœur du premier Dauphin à Saint-Denis.
Et nous ne désespérons pas d’établir un jour dans quelles conditions et à quel moment le cœur de Louis-Joseph a pu disparaître de l’armoire des cœurs de Saint-Denis où il aurait été déposé sous le règne de Louis XVIII, avant de se retrouver en l’an 2000, sous les microscopes des deux laboratoires d’analyse ADN qui ont certifié qu’il s’agissait bien d’un cœur apparenté à la Reine Marie-Antoinette.  

En effet, sur ce dessin extrait de cette page d’un forum dédié à la nécropole des Rois de France  et tiré de Max Billard Les tombeaux des rois sous la Terreur (1907), ne lit-on pas cette légende :  » socle où le cœur de Louis XVII aurait été déposé sous la Révolution de 1830  »    ?   Il est établi – n’est-ce pas Maître-Chat Lully ? –  qu’il n’y a eu aucune  déposition du cœur de Louis XVII  sous la Révolution de 1830 ! Dès lors, sur la foi de ce dessin réalisé en 1907 et révélant un très curieux vide, comment ne pas faire l’hypothèse que le cœur de Louis – Joseph, déposé dans cette armoire des cœurs, durant le règne de Louis XVIII – à moins que ce soit sous celui de Charles X (?) – aurait disparu de nombreuses années plus tard, selon l’un ou l’autre des  » fantasmes  » que nous avons osé développer dans notre livre Louis XVII Au cœur de l’imposture ?  

Quelques observations complémentaires à l’attention de  Maître-Chat Lully  

Que Cherubini ait composé sa magnifique messe pour le sacre de Louis XVIII qu’est-ce que cela prouve, puisqu’elle n’a jamais été exécutée ? Et l’année 1819, soit quatre ans après la seconde Restauration, n’est-ce pas bien tardif, alors que la messe pour le sacre de Charles X a été composée et exécutée le 29 mai 1815 à Reims, soit moins d’un an après l’accession au trône de Charles X ? Est-ce que cela ne relèverait pas du simple alibi alors que l’abbé Viot, vient de nous rappeler dans l’émission de TV Libertés, Terres de mission du 01/04/2018, que le Roi Louis XVIII était dans l’impossibilité physique d’accomplir divers actes d’un tel cérémonial particulièrement éprouvant, en raison de son grave handicap ?  

Quant à la question controversée du toucher des écrouelles par le Roi Charles X, nous avons vu lors d’un débat très virulent avec un contradicteur légitimiste, sur un de nos anciens forums, qu’il n’était pas possible de conclure de manière irréfutable ! Par contre pour revenir à Thomas Martin, laboureur de Gallardon, on sait quel rôle a été le sien dans l’abandon par Charles X de toute résistance à la révolution orléaniste de juillet 1830 … N’est-il pas Maître-Chat Lully ? 

=========== publié le 02/04/2018 =========

Dès que nous le pourrons, nous reprendrons ce dossier capital à nos yeux, au regard de la question de la survivance de Louis XVII, au même titre que les deux audiences accordées par le Comte de Chambord à Maximin Giraud, le voyant de Notre Dame de La Salette, avant et après la catastrophe de la guerre de 1870-1871 suivie de la Commune de Paris  … 
Pour mémoire, voir ci-dessous ce qu’on peut lire sur l’éphéméride du Salon Beige.

En attendant l’avènement du Bourbon-Habsbourg, qui nous semble indispensable à la résurrection du Royaume de France, nous nous proposons de développer un royalisme de crête, entre l’abîme de la République et celui des divisions, existantes au sein de la galaxie royaliste, qui ne peuvent que conduire à sa disparition … 

Notre adhésion à l’hypothèse de l’existence, aujourd’hui encore, d’une descendance de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, fondée sur le postulat dit de  » Jeanne d’Arc- Le Verrier – Léon Bloy  » est notre fil d’Ariane pour poursuivre notre navigation, dans le labyrinthe de l’histoire de France depuis deux siècles et l’actualité française et internationale d’aujourd’hui, sous la gouvernance du Minotaure  … 

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le 2 avril 1816 : Louis XVIII reçoit Martin de Gallardon, envoyé du Ciel

C’est La Rochefoucauld qui obtient de Louis XVIII l’entrevue pour un pauvre paysan, Martin de Gallardon à qui l’Archange Saint Raphael est apparu plusieurs fois. 

« Le secret que j’ai a vous dire Sire, c’est que vous occupez une place qui ne vous appartient pas. […] Je ne connais rien à tout cela, mais je sais bien que la place n’est pas à vous ; ce que j’ai à vous dire c’est que vous occupez un trône auquel vous n’avez aucun droit.»
« A qui donc doit-il appartenir ? »
« A votre neveu , Sire! » « Mais où est-il mon neveu ? »
« Vous le savez mieux que moi ! »
[…] 
En 1825, après la mort de Louis XVIII, Martin redira à Mathieu de Montmorency ce qu’il a dit au roi en secret, et Mathieu a témoigné en retour. Ces deux relations se trouvent aux archives nationales.
Martin, le paysan visionnaire du village de Gallardon, par Noëlle Destremau. (page 9 et 10)
Voir les chroniques du 19 mars et du 2 août.

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2017-78. Où, à propos de la messe en sol majeur de Cherubini pour le Sacre de Louis XVIII, le Maître-Chat rétablit quelques vérités au sujet de ce Roi Très Chrétien.

…/… Bien sûr, jamais aucune autorité ecclésiastique compétente n’a reconnu l’authenticité des « apparitions » de Gallardon, lesquelles demeurent encore de nos jours une juteuse aubaine pour alimenter les fantasmes des illuminés qui s’obstinent à nier la réalité des faits historiques les mieux établis. …/…

Lu sur le Salon Beige 

En ce jour de Pâques, une excellente affiche de l’AF.

3 thoughts on “Autour de l’audience privée accordée par Louis XVIII à Thomas Martin, laboureur de Gallardon, le 2 avril 1816 [ MAJ 04/04]”

  1. Oui, les recherches du cercueil du dauphin ont été arrêtées après qu’une très bonne connaissance de la marraine de Louvel, Toussaint Charpentier, ait déclaré ce qu’elle a déclaré au préfet de Police début juin.
    Larrey a réformé Louvel en 1806. Et Louvel voulait remercier le médecin qui l’avait réformé pour lui dire quel grand soldat la France avait perdu ce jour-là.
    Louis XVII était reconnaissable grâce aux traces d’inoculation.
    L’histoire de l’Archange avec son chapeau haut-de-forme… permettez !
    Martin serait peut-être apparenté à un cousin de Louvel. J’attends des éléments. Bonne continuation !!!!!!!!!!!!!!!!!

    1. Merci, cher Pilayrou, pour ce message véritablement en harmonie avec Pâques !
      Chapeau bas pour l’information inédite que vous venez de nous apporter ! Quelle curieuse coïncidence en effet que le baron Larrey ait réformé Louvel ! Serait-ce à cause de cela qu’il se serait ensuite intéressé de près à la question du cœur de Louis XVII et donc de Louis-Joseph ?…

  2. En guise de remerciement pour le commentaire inédit dont Jean-Claude Pilayrou vient de nous honorer, et à l’attention de nos lecteurs qui ne connaîtraient pas la thèse qu’il défend pour résoudre l’énigme Louis XVII, voici son blog http://louisxvii.canalblog.com/
    où vous pourrez lire que nous sommes en accord sur un point crucial : Louis XVII n’est pas mort au Temple le 8 juin 1795.
    Quant au reste de la controverse, qui vivra verra ! …

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