Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (65) [ MAJ 27/05 ]

MAJ 27/05 – 12 h 10 

Suite à l’échange de courriers en cours avec le boudoir de Marie-Antoinette, il nous semble opportun de vous inviter à prendre connaissance de cette page du site du cabinet d’expertise Honoré d’Urfé, avec qui nous avions été en contact sur un autre dossier …

Appel de Louis XVI à la Nation

Lire c’est relire ! Encore un chantier à ré-ouvrir ! Allo Mesdames et Messieurs les historiens de la galaxie des futuribles royalistes ?  Voyez ce qu’a écrit ce cabinet parisien de référence : 

 » Cet Appel de Louis XVI n’est pas une simple plaidoirie d’avocat. C’est un écrit véritablement personnel, composé à la première personne : c’est le Roi qui parle. Si l’analyse & la mise en forme juridique en reviennent à Malesherbes & à Groubentall, les idées émises sont assurément celles de Louis XVI lui-même. Le Roi y expose le cours de son règne, depuis son accession au Trône jusqu’à son procès. Il y passe en revue tous les événements révolutionnaires et pré-révolutionnaires ; il présente son attitude, il légitime ses idées, il défend ses décisions. Cet Appel est une vaste fresque historique, où tous les événements sont mis en lumière, les personnages présentés sous des angles variés, et le cours de la révolution dessiné tant dans son ensemble que dans ses moindres détails. Cet Appel est véritablement l’œuvre de Louis XVI, mise en forme par Malesherbes et rédigée par Groubentall. 

Il s’agit probablement de la première grande « rétrospective historique » sur la révolution (dite « française »). « 

Écrit par la personne la plus autorisée qui soit, la plus directement visée, et qui en fut la plus auguste victime, cet Appel est un monument majeur de la révolution.

…/… « 

Et voici la source documentaire  » Le Véridique ou Courrier Universel «   citée par Le Boudoir de Marie-Antoinette 

Couverture

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Chers amis, 

Ce matin nous ne saurions trop vous recommander de lire le document tout à fait inédit ( tout au moins pour nous ) que le Boudoir de Marie-Antoinette vient de nous faire découvrir, et à qui nous adressons nos chaleureux remerciements. 

Anecdotes curieuses et intéressantes sur les derniers moments de Louis XVI

Avant de le reprendre ultérieurement pour vous faire part des observations que suscite en nous la lecture de la transcription  d’un témoignage paru dans Le Véridique ou Courrier Universel du 23 Messidor de l’An 5ème de la République Française (Mardi 11 Juillet 1797) , nous prions Madame Antoine de nous dire si au cours de sa recherche documentaire, elle a trouvé une mention quelconque de l’Appel du Roi à la Nation, traité dans cette rubrique, mais au sujet duquel il demeure d’importantes zones d’ombre que nous aimerions pouvoir lever ! ( voir nos archives

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (64)

Au risque d’un désaveu bienveillant de M Roch de Coligny, nous revenons un instant sur ce dossier qui est pour nous d’un intérêt au moins aussi considérable que la perte que nous avons provisoirement subie avec le départ de notre ami François-Marie, qui semble nous avoir abandonné pour cause de divergence grave sur l’interprétation à donner à ce document que nous considérons authentique !

Pour les besoins de notre livre en cours de composition nous avons avons été amené à lire et relire attentivement la déclaration du Roi Louis XVI à sa sortie de Paris, le 20 juin 1791, et l’appel à la Nation du Roi de janvier 1793 ! 

Nous avons ainsi pu constater, ce qui nous avait échappé jusque là, qu’il se trouve des expressions absolument identiques dans les deux textes !  

Comment serait-il possible que ce ne soit pas Louis XVI qui ait composé les deux manuscrits ? 

Et quand on sait que l’histoire même de ces 2 manuscrits est encore presque totalement inconnue, on ne peut que se perdre dans les conjectures les plus diverses, en espérant que surgisse un jour  celui de janvier 1793, qui existe peut-être encore quelque part dans une collection privée ! …

Appel de Louis XVI à la Nation janvier 1793 (63)-LETTRE DE LOUlS XVI AUX DÉPUTÉS DE LA CONVENTION Le 17 janvier 1793 (3)

En l’état actuel de nos informations, il nous est impossible d’arbitrer la controverse existante au sujet de l’identité de l’auteur de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation de janvier 1793 !

Est-ce Louis XVI ou André Chénier avec le concours des conseils de Malesherbes ?…

Mais d’ores et déjà il nous semble pertinent d’éliminer l’hypothèse Grouber de Groubental de Linière, comme auteur du manuscrit qui a servi à l’impression de l’exemplaire imprimé par Rainville !

Grouber de Groubental a été, selon toute vraisemblance, l’intermédiaire opérationnel entre André Chénier et celui qui avait déjà imprimé en 1790 le  » Mémoire à Mrs les membres de l’Assemblée Nationale,  composant le comité des pensions, par Marc Ferdinand Grouber de Groubentall, avocat. Dans cette plaquette, imprimée par Rainville, rue Sainte-Anne, butte Saint-Roch, no 59, …  » !

Cet ensemble d’hypothèses pourrait alors expliquer le silence et l’oubli dans lequel est tombé l’Appel du Roi, compte tenu de l’exécution d’André Chénier en juillet 1794 ! …

Mais aujourd’hui il y a lieu de tirer une conséquence très importante de toutes nos recherches et de tout ce que nous avons pu apprendre à la faveur de surfs TGV ! 

Il nous semble impossible d’admettre qu’André Chénier ait pu se désintéresser du sort de la famille royale après la mort du Roi et s’être investi comme il l’a fait pour tenter de sauver le Roi ! 

Dès lors, par sa vie durant les années 1793-1794, du fait des circonstances de son arrestation, des motifs de son exécution, qui semblent même être en débat chez les  experts, si on se réfère à ce qu’on peut lire sur Wikipedia, André Chénier ne devient-il pas un témoin de l’énigme Louis XVII, à interroger au même titre que ceux qui ont été guillotinés en 1794, pour avoir voulu restaurer la royauté ?…

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (62)

Grâce aux informations récemment communiquées par M Roch de Coligny, peut-être sommes-nous en mesure d’expliquer comment Grouber de Groubental a pu intervenir pour faire imprimer l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation de janvier 1793, par Rainville !…

En effet en parcourant cet ouvrage de référence

 » Documents nouveaux sur André Chénier et examen critique de la nouvelle édition de ses oeuvres, accompagnés d’appendices relatifs au Mis de Brazais, aux frères Trudaine, à F. de Pange, à Mme de Bonneuil, à la duchesse de Fleury
(1875)

Author: Becq de Fouquières, L. (Louis), 1831-1887
Subject: Chénier, André, 1762-1794
Publisher: Paris Charpentier

[ Dix -sept mille mercis à Google et à l’Université de Toronto !…] 

nous avons découvert les liens qui ont existé entre André Chénier et la famille de F. de Pange ! 

Or  n’y-avait-il pas un lien familial étroit entre F de Pange et le comte de Ségur auquel Grouber de Groubental a écrit en 1790, selon cette information publiée p 378 dans la Revue Persée ?  

Revue d’histoire de l’Église de France  lien   Année   1947   lien Volume   33   lien Numéro   123   lien pp. 359-387

 » Fr. Marsan : Une relation inédite de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790 – ( Bulletin de la société académique des Hautes-Pyrenées – 90 ème année 1943, p 91-94 ) Lettre adressée au comte de Ségur par Grouber de Groubental, avocat au Parlement  de Paris ) 

Dès lors l’hypothèse de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation, imprimé par Grouber de Groubental à la demande de son auteur, André Chénier, n’en deviendrait que plus pertinente !

Il ne resterait donc plus qu’à publier quelques lignes numérisées du manuscrit de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation de janvier 1793, conservé actuellement dans une collection privée et à la rapprocher d’un des manuscrits d’André Chénier, conservés à la BNF, pour arbitrer le débat dans un sens ou dans un autre ! 

M Roch de Coligny à vous de prendre le relais, si vous le voulez bien ! 

LETTRE DE LOUlS XVI AUX DÉPUTÉS DE LA CONVENTION Le 17 janvier 1793 (2)

 Oeuvres complètes    André Marie Chénier 1819

Couverture

 » Cependant les événements se précipitaient Chénier avait mérité la haine des factieux il avait célébré Charlotte Corday flétri Collot d Herbois, attaqué Robespierre et le procès de Louis XVI vint réveiller la vengeance de ses puissants ennemis. Après avoir épuisé dans les journaux du temps tout ce que la raison des âmes généreuses pouvait avoir de force pour faire changer les formes de cette procédure il proposa à M de Malesherbes de partager près du Roi les périls de sa tâche et lorsque la sentence mortelle fut prononcée, son dévouement sembla redoubler.

On sait que le Roi avait demandé à l Assemblée par une lettre pleine de calme et de dignité le droit d appeler au peuple du jugement qui le condamnait. Cette lettre signée dans la nuit du 17 au 18 janvier est d André Chénier. Elle a été imprimée dans ce volume sur la minute écrite de sa propre main et corrigée en plusieurs passages sur les avis de M de Malesherbes.

…/…

LETTRE DE LOUIS XVI AUX DÉPUTÉS A LA CONVENTION RÉDIGÉE PAR ANDRÉ CHÉNIER  ( p 390 )

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Nous comprenons donc que la lettre a été imprimée dans ce volume A PARTIR du brouillon écrit par André Chénier !

Fin de l’énigme !

Par contre, en parcourant les ouvrages faisnat autorité sur la vie et l’oeuvre d’André Chénier, il s’avère  que notre poète s’est proposé pour défendre le Roi et a été en conférences avec Malesherbes et de Sèze, ainsi que cela a été confirmé par Chateaubriand lui-même, neveu ( sauf erreur ) de Malesherbes. 

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Extrait de  Revue des Deux Mondes – 1875 – tome 8.djvu

André Chénier à Saint-Lazare/01

<< …  Que son concours à la défense de Louis XVI ait été volontaire et tout spontané, comme l’affirme M. de Chateaubriand, parent de Malesherbes, ou qu’il l’ait donné avec empressement aussitôt qu’il fut sollicité, qu’importe ? Il reste un grand acte de courage accompli, d’accord avec tous les principes d’André, et c’est le plus beau couronnement qu’on pût souhaiter à sa vie politique. Dans quelle mesure prit-il part à la défense du roi ? Le fait en lui-même est incontestable ; mais les traces positives de son action publique font défaut. Sauf quelques articles de journaux publiés sans signature et qui peuvent avec vraisemblance lui être attribués, il semble bien que son action se soit bornée à de fréquents entretiens avec Malesherbes ou de Sèze, et aussi à un travail personnel assez actif dont on peut suivre la trace dans ses notes, et qui était sans doute la matière préparée de ses entretiens avec les défenseurs du roi. Les plus remarquables de ces écrits retrouvés dans ses papiers sont un projet d’Adresse à tous les citoyens français, composé probablement dans les premiers jours de janvier et destiné à soumettre le jugement de Louis XVI à la nation, et un projet de pétition à la convention pour la décider à ce suprême appel au pays. « Vous êtes juges, dit-il, aux citoyens français ; de plus, réunis en vos assemblées primaires, vous formez le souverain, d’où il suit que vous avez le droit et le pouvoir de faire grâce…. Jusqu’ici, à vous qui êtes des hommes, à vous qui êtes des juges, on ne vous a parlé que de haine. Voici un citoyen obscur qui ne vous parle que d’humanité. On ne vous a parlé que de vengeance, il ne vous parle, lui, que d’équité ; on ne vous a parlé que de votre pouvoir, il ne vous parle, lui, que de votre conscience. Vous verrez par là combien il est meilleur républicain et combien il est plus votre ami que tous ces discoureurs féroces, puisqu’il s’intéresse non-seulement à la puissance, mais à la véritable gloire de la république, — puisqu’il pense qu’un abus de pouvoir qui serait un opprobre pour un particulier, serait aussi un opprobre pour la république, puisqu’enfin il ne croit pas que l’injustice et la violence deviennent légitimes envers un homme, parce que cet homme a été roi. » Belles paroles bien inutiles en présence du parti-pris des uns, de l’intimidation et de la lâcheté des autres, mais qui porteront dans l’histoire et jusque dans la postérité la plus reculée, avec le nom du courageux : citoyen qui les écrivit, la dernière protestation d’une noble conscience !

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A cet inventaire  de la « Revue des Deux Mondes  » de 1875 il manque donc la « lettre de Louis XVI aux députés de la Convention du 17 janvier 1793  » qui a été ignorée de Jacques Isorni et Louis Madelin ! 

D’où la question que nous devons nous poser en conscience et qui s’impose à l’esprit par simple association d’idées, en priant les experts en analyse des textes d’André Chénier de bien vouloir l’étudier  :

est-ce que par hasard  l’Appel de Louis XVI à la Nation de janvier 1793 n’aurait pas été composé par André Chénier ?…

Voilà une question qui nous réconciliera peut-être avec notre éminent ami François-Marie ! 

Sainte Jeanne d’Arc ! Qui est aujourd’hui le vrai héritier de France et fils du Roi Louis XVII qui permettra à la Fille Aînée de l’Eglise d’être fidèle à sa mission divine d’annoncer l’Evangile à toutes les Nations ?…(2)

Conjuguer vie contemplative … engagement politique …  et recherche historique …

J

La mission de sainte Jeanne d’Arc continue. Plus que jamais celle-ci doit intercéder auprès de Dieu pour les Français, comme jadis. Ecoutons Benoît XVI : « Au début de 1429, Jeanne entreprend son aventure et parvient à rencontrer le Dauphin, le futur roi de France Charles VII, qui la fera interroger par ses théologiens, lesquels émirent un jugement positif, ne voyant en elle qu’une bonne chrétienne. (…) Le moment culminant de son action politique fut le couronnement de Charles VII à Reims le 17 juillet, rapidement suivi du début de sa passion. » [Audience du 26 janvier 2011]

En cette période sombre que traverse la France en 2012, l’heure est venue de conjuguer vie contemplative et engagement politique, au nom de Jésus et de l’Eglise, à la manière de Jeanne. C’est surtout aux fidèles laïcs qu’il revient de prendre le flambeau et de saisir d’une main la bannière bien connue de la Pucelle d’Orléans. Au plus fort de la bataille, les doux noms de Jésus et Marie apporteront certainement la victoire, comme Dieu voudra, mais aussi la passion, à l’image du Crucifié.

La bergère de lorraine a fait de la Royauté sociale du Christ l’objet de son engagement politique. A ce sujet, écoutons encore Benoît XVI : « Jésus est contemplé par Jeanne comme le « Roi du Ciel et la Terre. » Ainsi, sur son étendard, Jeanne avait fait peindre l’image de « Notre-Seigneur, qui tient le monde« : icône de sa mission politique. La libération de son peuple est une œuvre de justice humaine, que Jeanne accomplit dans la charité, par amour de Jésus. Son exemple est un bel exemple de sainteté pour les laïcs engagés dans la vie politique, en particulier dans les situations les plus difficiles. »

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Dix-sept mille mercis au Salon Beige  de nous avoir offert cette très précieuse information sur la MISSION DE SAINTE JEANNE D’ARC QUI CONTINUE, selon les dires mêmes d’un Evêque de l’Eglise de France !…
Plus que jamais, c’est aujourd’hui grande pitié au Royaume de France, qui n’existe plus que dans quelques coeurs Français, dont Dieu Seul connaît le nom et le nombre !…  

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (62)

Après avoir admis la thèse de l’authenticité de l’Appel de Louis XVI à la Nation du 17 janvier 1793, il conviendrait maintenant de s’interroger sur la vie de Grouber de Groubental de Linière, après cette date, et de chercher à savoir pour quelle raison Louis XVIII n’a pas donné la suite qui s’imposait à ce que nous croyons être en droit de considérer comme un monument de l »histoire de Louis XVI et de la Révolution, et qui lui aurait été présenté dès 1814 !… 

Jacques Isorni a écrit en 1949 qu’il avait trouvé plusieurs traces documentaires des démarches faites par la famille de Grouber de Groubental de Linière auprès de Louis XVIII, dans les archives de la Maison du Roi !

Est-ce que notre archiviste du Roi Louis XVII pourrait nous apporter le concours de ses compétences ? 

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O/3/Maison du roi (Restauration)
Intitulé : MAISON DU ROI (RESTAURATION)
Niveau de classement : sous-série du cadre de classement.
Dates extrêmes : 1778-1847.

Importance matérielle : 465 m.l. (3030 articles dont 1520 registres).
Conditions d’accès : librement communicable sous réserve des restrictions imposées par l’état matériel des
documents.
Noms des producteurs :
Ministère puis Intendance générale de la Maison du roi (1814-1830).
Maison civile : services des grands officiers de la Couronne (1814-1830)
Maison militaire : compagnies des gardes du corps du roi et autres escadrons, intendance militaire de la Maison
du roi (1814-1830) et armée dite « des Princes » (1792-1820).

…/…

Instruments de recherche : Voir l’ État des inventaires .

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Quel est l’enjeu d’une telle recherche par rapport à notre objectif centré sur la découverte de la vérité sur le destin de Louis XVII ? 

Si ce document avait été un faux sans aucun intérêt, il aurait suffi d’une simple fin de non recevoir de la part de la Maison du Roi adressée aux requérants ! Or nous avons vu que Jules Taschereau a écrit, repris ensuite sans contestation par Jacques Isorni :

<<  Il ( Grouber de Groubentall )  n’en conserva qu’un seul exemplaire [NCRIL17 : ” seconde ou troisième minute” ? ]   présenté depuis à Louis XVIII à son retour en France et qui valut à la famille Groubentall son inscription sur la liste des pensionnaires de la liste civile. … >>

Or nous avons acquis aujourd’hui la certitude que Louis XVIII savait que Louis XVII n’était pas mort au Temple le 8 juin 1795 ! 

En 1815, l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation du 17 janvier 1793 posait-il un problème à Louis XVIII, en raison en particulier de son dernier paragraphe, qui l’aurait obligé à l’ensevelir dans le silence et l’oubli, dont il ne sera tiré qu’un court instant en 1837, par Jules Taschereau dans sa  » Revue Rétrospective «   ?…  

<<  << Pour moi, quel que soit mon sort, mon innocence me soutiendra jusqu’au bout ; mes intentions dernières seront connues ; s’il faut périr, je suis prêt ; jusqu’au dernier moment, Français, je serai digne de vous, digne de moi, digne de la postérité ; si je meurs mes derniers soupirs seront pour vous. Je remets, dans vos mains et je confie à la loyauté française le sort de mon fils et du reste de ma famille…. Si je meurs, ma consolation sera dans l’espoir que vous accorderez quelques regrets à ma mémoire et quelques larmes à ma cendre.>> 

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (61)[ MAJ 28/02]

 Nous avons écrit dans un précédent message ( 59) :

<< C’est donc vers la conclusion selon laquelle il a existé deux personnes différentes que nous nous orienterions logiquement ! 

Mais il resterait à résoudre la question de l’identité de l’auteur de l’anti-moine ; l’attribuer à Grouber de Groubental nous semble contradictoire avec ce que nous avons pu découvrir par ailleurs ! 

Enfin il nous reste à examiner la question de l’emprisonnement à la Bastille en 1785 ! 

Comment en effet serait-il possible que Grouber de Groubental ait pu être embastillé en 1785 et ait pu obtenir cette approbation avec privilège du Roi qu’on peut lire dans les prmières pages de cet ouvrage publié en 1788 ? …

 Moyens comparatifs de liberation des dettes nationales de l’Angleterre et de …

Par … Grouber de Groubental >>

 Et voici ce que nous avons découvert au cours de nos recherches d’aujourd’hui, de clics en clics, dont un que nous devons à notre ami Philippe qui nous a permis d’accéder à une base de données d’une université américaine réservée aux seuls internautes des USA ! Qu’il en soit ici chaleureusement remercié ! Grâce à lui nous avons pu accéder au  » Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur  Volume 1  »

Afin de clore ce dossier, voici quelques sources documentaires supplémentaires qui, ajoutées à toutes celles que nous avons déjà citées nous autoriseront à vous présenter une dernière hypothèse … contraire à celle que nous avons rappelée en introduction de ce message ! …

De cet ouvrage « La Comtesse de Mirabeau, (1752-1800), d’après des documents inédits »

Author: Dauphin Meunier , Georges Leloir
Publisher: Perrin
Year: 1908

nous extrayons ces 3 citations :

1 /  " Grouber de Groubental  — V. 1. de la comtesse
 de Mirabeau  du 23 oct. 1779, p, 235. — Marie-Ferdinand
Grouber de Grou-  beutal, né à Paris en 1739, se fit remarquer
dès sa jeunesse par  divers écrits littéraires. Il était notamment
l'auteur d'un poème  satirique dirigé contre les financiers,
et en particulier contre  Paris de Montmartel, Trois rues 
ou le Savetier du coin^ qui parut  eu 1760, et fut par
quelques-uns attribué à Voltaire. En 1762,  il fut en
fermé à la Bastille du 28 mai au 8 août, pour avoir
pro-  pagé un poème jugé licencieux, Le Balai, dont son ami,
l'abbé  (Dulaurens, alors réfugié en Hollande, était le
véritable auteur.  On le désignait en ce temps-là sous
le nom de Groubenthal de  Linières; de là vient que quelques
bibliographes modernes,  croyant réparer une méprise de leurs
devanciers, ont voulu  faire de Groubenthal de Linières
et de Grouber de Groubental  deux personnages distincts.
Mais un examen attentif de divers  documents de l'époque
et des ouvrages publiés sous les deux  noms nous a amené
à croire qu'il s'agit d'un seul et même  personnage. Il
publia en 1775 La Finance politique réduite en  principes
et en pratique. Cet ouvrage d'économie politique
n'empêchait pas le marquis de Mirabeau de traiter
son auteur  de "va-nu-pieds ». Grouber se qualifiait
d'avocat au Parlement.  Son nom ne figure pas au tableau.
Il fut mis de nouveau à la  Bastille de mars à mai 1785
pour avoir pris avec trop de chaleur les intérêts
d'un de ses clients (Journal de Hardy, t. VI,
p. 98, 19 av. 1785 ; La Bastille dévoilée,
1789, t. I, 3° livr.,  p. 79). 11 est mort en 1815.

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2 /  ( p 234-235) Je te dirai seulement que M. de Mirabeau se justifie tant qu’il peut, surtout du mémoire [à Malesherbes ] – dont il accuse un M. de Grouber de Groubenthal*-

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3 / En note on lit au sujet de Grouber de Groubental :

<< * Avocat marron, conseil de la marquise de Mirabeau,
il était l'au-  leur de la consultation sur l'interdiction
du comte, insérée dans le  mémoire incriminé par Emilie. >> 

Sans entrer dans l’affaire du divorce du comte Mirabeau et de ses démêlés avec sa propre famille et celle de son épouse, nous retiendrons de cette source documentaire que Grouber de Groubental a dû nécessairement faire la connaissance de Malesherbes à l’occasion de cette affaire, qui a défrayé la chronique de son temps !

Mémoire a consulter et consultations pour M. le Comte de Mirabeau, interdit. contre messire Victor de Riquetti, marquis de Mirabeau, son pere, & curateur à son interdiction.

Auteur : Grouber de Groubentall, économiste et avocat).; Jean-Augustin Grangé

Et compte tenu de la qualité de la source documentaire ( Journal du libraire Hardy ) due à l’impressionnante érudition de  Dauphin Meunier , Georges Leloir  comment contester leur conclusion en faveur d’un seul et unique personnage, qui inclut la critique de la critique erronée de la fausse erreur ( selon Dauphin Meunier )  faite à l’origine  par Delort  ?…

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Après lecture et relecture des pages dédiées à André Chénier dans cet ouvrage  

Journal d’un bourgeois de Paris pendant la Terreur  Volume 1  »

( accessible ici  en version  anglaise  ) force est d’admettre que Grouber de Groubental a été en relations avec André Chénier pour défendre le Roi Louis XVI !

Et grâce à Edmond Biré, nous en avons trouvé la confirmation dans ces pages absolument inédites pour nous ( publiées pour la 1ère fois en 1840 ! …) où on peut lire comment André Chénier a cherché à sauver le Roi Louis XVI !…  

Oeuvres en prose: augmentées d’un grand nombre de morceaux inédits

André Chénier, Hugo  Librairie de Charles Gosselin, 1840 – 332 pages ( voir en particulier les pages 211 et suivantes, d’où nous extrayons cette lettre de Louis XVI qui nous était totalement inconnue  et au sujet de laquelle l’éditeur a écrit :

 » Cette lettre a été imprimée sur le brouillon écrit de la main d’André Chénier et corrigée en plusieurs passages sur les avis de M de Malesherbes ! …

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 LETTRE DE LOUlS XVI AUX DÉPUTÉS DE LA CONVENTION
Le 17 janvier 1793

Messieurs,

J ai paru sans murmurer devant votre tribunal.
J’ ai répondu à toutes vos questions avec candeur et simplicité. Je n’ ai fait aucune réflexion sur la nature de plusieurs de ces questions les regardant toutes comme également propres à manifester ma droiture et mon innocence et ne croyant pas que des explications entre moi et ceux que le Peuple français reconnaît pour ses représentants pussent jamais m’avilir de quelque manière que fût fait l’interrogatoire.

Je ne me suis servi ni des maximes éternelles du droit des gens ni des observations publiées par plusieurs même d’entre vous, pour élever des doutes sur votre compétence et pour réclamer en ma faveur toutes ces formes, bases indispensables de toute jurisprudence puisqu’elles seules peuvent protéger le faible puisqu’elles seules peuvent prouver ou du moins rendre probable qu’un jugement n’a été dicté que par la conviction intime et qu’une sentence est en effet un vœu de la justice et non un déguisement de la violence.

Il était pourtant visible que ces formes si nécessaires à observer dans toutes les causes ordinaires l’étaient peut être plus encore dans celle-ci, car elles n’ont été inventées que comme une digue à la toute puissance et aux passions.

Et n’est il pas évident que le procès que vous venez de juger n’a pu être amené que par des circonstances extraordinaires qui, renversant toutes les idées et toutes les institutions de plusieurs siècles, et donnant à tout de nouveaux commencements, ont dû nécessairement réveiller l’activité de toutes les passions humaines !

Les arguments employés pour justifier ces défauts de formes se réduisent à dire qu’en cela comme en tout le reste vous n’êtes que les mandataires du Peuple français que c’ est lui qui m’a jugé et que vous n’avez fait que prononcer son jugement.

Je veux admettre sans contestation ces raisonnements et je crois qu’en me déclarant digne de mort, vous pensiez ne prononcer en effet que l’opinion du Peuple français, mais je dis que vous vous êtes trompés et que l’opinion du Peuple français n’est point celle là.

Les mêmes raisons qui exigeaient dans cette affaire la plus rigide observation des formes judiciaires ne permettent assurément pas qu’elle soit jugée en première instance sans appel.

A qui donc en appeler de la sentence des mandataires du Peuple jugeant en son nom Au Peuple lui même Messieurs j en appelle au Peuple français dont j ai reconnu la souveraineté en acceptant la Constitution Je demande qu il soit consulté je demande à discuter par écrit devant lui l acte d accusation que vous avez dressé contre moi Je demande qu à une époque fixée par vous tous les citoyens français réunis en Assemblées primaires confirment ou annulent votre sentence par oui ou par non et que leurs vœux soient recueillis par la voie des scrutins secrets car il serait dérisoire de prétendre que leurs vœux pourraient être libres s ils étaient recueillis autrement Je le répète j en appelle au Peuple français du jugement porté en son nom.

Ce n’est point le désir de conserver des jours bien malheureux qui m’engage à cette démarche, quoique je ne fusse point insensible au plaisir de montrer aux Français dans une vie privée, que le trône ne m’avait point corrompu autant qu’on a voulu le leur persuader, mais je pense qu’outre l’éternelle équité qui l’exige, l’honneur de la Nation, le vôtre, est intéressé au succès de cet appel.

Alors seulement et la Nation elle même et vous et moi et le monde entier et la postérité pourront savoir avec certitude, s’ il est vrai que les Français en veulent aux jours d’un homme qui fut leur roi et qui a pu se tromper souvent, mais qui n’a jamais voulu que le bonheur de ses concitoyens et qui, loin de mériter qu’on lui impute des projets sinistres et des ordres sanguinaires, ne serait peut-être pas réduit à l’état où il se trouve aujourd’hui, s’il n’ avait pas toujours eu horreur de verser du sang.

Je pense enfin, Messieurs, que le refus d’une demande aussi juste et aussi simple pourrait inspirer aux autres plus de doutes que je n’en ai moi-même sur l’impartialité de votre jugement.

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Sauf erreur de lecture TGV de notre part, nous n’avons pas trouvé trace d’une quelconque référence à André Chénier et à cette lettre dans l’argumentation de Louis Madelin et de Jacques Isorni, pour étayer leur thèse en faveur de l’authenticité de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation !

Or cette lettre, au sujet de laquelle il convient de s’interroger, n’est-elle pas la preuve que Louis XVI voulait faire un appel solennel à la Nation ? Et tout ce qu’on peut lire dans cet ouvrage dédié à André Chénier n’apporte-t-il pas la preuve de cet incroyable alliance au moins provisoire qui a pu exister à un moment crucial de notre histoire entre André Chénier, Malesherbes et Grouber de Groubental ?

Comme l’a montré Jacques Isorni, et comme le prouve tout ce que nous avons pu découvrir depuis, rien ne prédisposait Grouber de Groubental à apporter son concours à la publication de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation de janvier 1793 !…

Mais comment refuser d’admettre la réalité historique qui s’impose à nous ? Il n’a existé qu’un seul et unique personnage, Grouber de Groubental de Linière, qui au cours de sa vie à utilisé ce patronyme complet ou partiel sous les formes Grouber de Groubental ou Groubental de Linière !

Face à cette conclusion nous ne voyons qu’une seule hypothèse possible, que seules les circonstances tragiques de la Terreur peuvent autoriser !

Suite à un concours de circonstances, dont nous  ignorons tout, mais au cours duquel André Chénier aurait pu jouer un rôle, n’est-il pas permis d’imaginer que Grouber de Groubental aurait pu être retourné par le comportement du Roi Louis XVI face à la Convention Nationale ? 

Ce sera notre hypothèse jusqu’à preuve du contraire ;  dans l’attente de tout fait ou de tout document nouveau significatif, nous nous autoriserons à conclure provisoirement ( avec Edmond Biré, en note de bas de page 370 ) qu’en 1814 Grouber de Groubental de Linière ( 1739 – 1815 ) a présenté au Roi Louis XVIII l’exemplaire qui avait été conservé par Rainville.

Et à l’appui de cette conclusion nous noterons que Jacques Isorni a écrit ceci dans sa préface à l’Appel du Roi ( p 63 ) qu’il avait retrouvé dans les archives de la Maison du Roi Louis XVIII de nombreuses traces des démarches faites par la famille de Grouber de Groubental, que Taschereau n’avait pas eu la possibilité d’examiner pour sa publication dans la Revue Rétrospective en 1837 !

Pour mémoire voir aussi les informations clefs publiées par le site Cabinet d’Urfé de M Roch de Coligny  qui verse au débat, toujours en cours, de nouvelles pièces inconnues de Jacques Isorni et de Louis Madelin !…

Par ailleurs la biographie d’André Chénier pour la période 1793-1794 et ce que rapporte Edmond Biré nous ouvrent  des pistes inédites de recherches non seulement sur ce qu’a pu devenir le manuscrit original de l’Appel du Roi Louis XVI à la Nation de janvier 1793 que nous tenons donc pour authentique mais aussi sur le destin de Louis XVII qui nous intéresse au premier chef !… 

En effet ce qu’on peut lire au sujet du procès et de l’exécution d’André Chénier ( 25 juillet 1794 )  ne nous renvoie-t-il pas de manière très curieuse – même s’il peut s’agir a priori d’une pure coïncidence – à un ambassadeur d’Espagne nommé José Ocariz … ce qui n’est pas sans évoquer pour nous la paix de Bâle et donc la question Louis XVII, à travers un autre acteur clef que nous avons  » rencontré   » , lors de nos recherches sur la question de l’exfiltration de Louis XVII du Temple au cours de l’été 1793 avec un certain François Bergoeing …( voir par exemple   » The Dauphin (Louis XVII); (1921) »  de Lenotre !…

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PS : voici à titre anecdotique une glanure, qui n’est pas sans intérêt, trouvée au hasard de nos surfs : 

584. — Romans divers. 5 vol. in-12 et in-8, veau, et un vol. in-12, cart.
1. Imirce ou la Fille de la nature (par Du Laurens). Londres, 1774. (Exemplaire au chiffre de Groubentall, avec une note de sa main.)

Bibliothèque des Goncourt : XVIIIe siècle : Livres, manuscrits, autographes, affiches, placards (1897)

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (60)

 

Appel de Louis XVI à la Nation 1793 (59)

Après une suspension provisoire de nos recherches, reprenons ce dossier et essayons de conclure !

Voici une pièce d’archive trouvée sur un site dédié à Dulaurens d’où nous extrayons cette page, libre de droits de reproduction …

Lettre de Groubentall de Linière, incarcéré à la Bastille,

demandant à l’autorité un assouplissement de sa détention

( 4 août 1762 )

 

 

« Groubental demande la promenade et d’écrire aux personnes qui luy veulent du bien »

La mention « martir[e] du 18e siècle » a été rajoutée par la suite sous la signature du requérant.

Lettre jointe aux pièces du second procès de Groubentall de Linière

 

Feuillet 3

 

 

 

S’il est pertinent de comparer deux manuscrits écrits l’un en 1762 et l’autre en 1793, est-ce que M Roch de Coligny pourrait nous dire si l’écriture du document qu’il a eu entre les mains est identique à celle du manuscrit ci-dessus ? 

 

En tout état de cause, ce document apporte la preuve de la pertinence de l’argumentation que nous avons citée dans le message 57 !

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2.1.2  ” Histoire de la détention des philosophes et des gens de lettres à la Bastille et à Vincennes …,“  Volume 3  Par Joseph Delort Didot, 1829 – 324 pages

<<  On a prétendu que le parlement de Paris ayant lancé au mois d août 1761 le célèbre arrêt contre les jésuites Du Laurens leur ennemi juré saisit cette occasion de se venger et composa contre eux avec Grouber de Groubentall son ami une satire à l imitation des Philippiques (1) >>

Et en note de bas de page on lit :

1 Dans la Biographie Universelle il y a une petite erreur [ sic ! mais pas sans conséquence deux siècles plus tard ! …] qu il est bon de relever [ oh OUI ! ]  Au lieu de Grouber de Groubental il faut lire Groubentall de Linière. Grouber de Groubental avocat fut mis plusieurs fois à la Bastille comme auteur de Projets de Finances qui ne furent jamais accueillis Voyez la Bastille dévoilée ( 3e livraison )

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La cause est donc entendue sur ce point très précis ! 

 

En 1762, c’est Groubental de Linière qui a été enfermé à la Bastille !

 

Mais notre problème d’identification d’un ou de deux personnages n’est pas résolu pour autant ! En effet en l’état de nos informations, la question qui se pose désormais est la suivante : 

 

est-il possible que Groubental de Linière ait pu abandonner ce nom pour s’appeler ensuite Grouber de Groubental selon les sources documentaires que nous avons pu parcourir jusqu’à maintenant et le reprendre ensuite, ainsi que le suggère le fait qu’on ne connaisse avec précision, ni la date de naissance, ni la date de décès de Grouber de Groubental !

 

Et n’oublions pas que nous avons découvert ceci

 

GROUBER DE GROUBENTALL DE LINIERE (M.-F.). Irus, ou le savetier du coin. Geneve, 1760. 23 p. 7-

 

Compte tenu des informations accessibles sur la nature du contenu de cet ouvrage, il ne fait aucun doute qu’en 1760 et 1762 Grouber de Groubentall de Linière et Groubentall de Linière sont un unique et même auteur ! 

 

Il nous faut donc rechercher maintenant ce qui interdit de faire l’hypothèse selon laquelle Grouber de Groubental de Linière en 1760, devenu Groubental de Linière en 1762, serait devenu Grouber de Groubental en 1785 et 1793, avant de redevenir ensuite Groubental de Linière et de mourir en 1815 ! 

Si nous ne découvrions rien qui s’y oppose, c’est donc la première conclusion, que nous avions jugé bon  d’abandonner qui redeviendrait l’hypothèse juste !

Il n’y aurait eu qu’un seul et unique personnage, selon la conclusion de Jacques Isorni  :

Grouber de Groubental de Linière ( 1739 – 1815 ) ! 

 

Et n’est-ce pas ce que suggère cette information sur ce site pour lequel nous sommes désolé de faire de la publicité, compte tenu de ce qu’on peut y lire, mais la recherche de la vérité l’exige ! Et en même temps ne sommes-nous pas replongés ainsi dans le contexte de l’époque, qui resurgit aujourd’hui avec le film, sorti des bouches de l’enfer, qui outrage la mémoire de la Reine ! 

 

Groubentall de Linière, Marc-Ferdinand,

Irus  ou  Le Savetier du coin  (1760)                                                        Poème de Groubentall  (texte intégral)

L’Anti-moine  ou  Considérations politiques sur les moyens  et la nécessité

d’abolir les ordres monastiques en France (1790)                                    Ouvrage politique de Groubentall  (texte intégral)

Ami de Dulaurens et coauteur des Jésuitiques, Groubentall a laissé quelques traces littéraires composites. Le conte Irus, sans prétention, se veut éducatif.

Groubentall se rangera d’une jeunesse tumultueuse et publiera bien plus tard L’Anti-moine, qui illustre sa maturité.

 

Nous ne savons pas d’où l’auteur tire ses informations pour affirmer que « Groubental se rangera d’une jeunesse tumultueuse  » mais n’est-ce pas un indice signifiant qu’il serait ensuite devenu l’avocat Grouber de Groubental ? 

 

Et voici un nouvel indice en faveur de l’existence d’un seul personnage  » Grouber de Groubentall de Linière  » !

Sur le fac-similé de la page de titre de l’ouvrage conservé à la BNF, étudié par Jacques Isorni et qui est publié dans l’Appel de Louis XVI à la Nation, le nom GROUBENTALL est écrit de la même manière que dans le manuscrit ci-dessus ! Avec 2 LL à la fin de Groubentall !

!

Nous noterons en passant qu’il n’existe aucune preuve de l’identité de l’auteur sur ce document numérisé par Google et a priori anonyme !

Le nom Grouber de Groubental a été visiblement ajouté par une main inconnue ! …

Couverture

 

 

 Pourquoi cette remarque nous semble-t-elle nécessaire ?

Cet ouvrage relie de tout évidence Grouber de Groubental de Linière à son premier ouvrage  » Irus »

Si Grouber de Groubental de Linière et Grouber de Groubental sont la même personne peu nous chaut que soit écrit « Grouber de Groubental  » à la main sur cet ouvrage de 1790  !…

Par contre s’il existe 2 personnages différents, savoir si c’est par erreur que cet opuscule est attribué à Grouber de Groubental par on ne sait qui est de la première importance !…

En effet il y a ici une rupture logique avec les oeuvres attribuées à Grouber de Groubental et une contradiction radicale avec les relations qui étaient semble-t-il établies entre Grouber de Groubental et des personnalités royalistes de premier plan qui ont cherché à apporter leur soutien au Roi Louis XVII en décembre 1792 – janvier 1793 ! 

A cause de cette rupture apparente, s’il est permis de faire l’hypothèse que « l’anti-moine » pourrait être l’oeuvre de Grouber de Groubental de Linière, cela implique qu’il serait encore pertinent de faire l’hypothèse selon laquelle il aurait existé deux personnages différents ! 

En d’autres termes s’il est vrai que Grouber de Groubental est l’auteur de l’anti-moine, nous ne voyons plus quel argument pourrait être invoqué pour s’opposer à la conclusion selon laquelle Grouber de Groubental de Linière, Groubental de Linière et Grouber de Goubental sont une même et unique personne ! 

Et lorsqu’on lit dans cet ouvrage publié en 1775 avec une note manuscrite de Grouber de Groubental La finance politique: réduite en principe et en pratique pour …, Volume 1

<<   L Ouvrage qu on va lire aurait dû paraître vers la fin d’octobre [ 1774 ]  mais voué par état aux occupations les plus graves je n ai pu confacrer à cet objet que peu d inftans & dans des intervalles fouvent éloignés ce qui fait que mes idées n ont pas autant de liaifons que je le délirerais & elles en auraient encore bien moins si elles n étaient le résultat de plus de quinze années de travail & d’ observations sur les différentes parties de l Administration politique. Au reste il fera facile de s’ apercevoir que c est ici moins un ouvrage qu un canevas  >>

est-il possible  que (1774 – 15)  étant égal à 1759, cet auteur Grouber de Groubental soit la même personne que Groubental de Linière enfermée à la Bastille en 1762 et ait pu bénéficier de cette approbation et du privilège du Roi

<<  APPROBATION
J ai lu par Ordre de Monfeigneur le Garde des Sceaux La Finance Politique &c Je ne crois pas que i Auteur ait réfolu comme il le penfe le Problème de la meilleure forme de l Impôt au furplus Jbn Ouvrage m a paru celui d un Cituien clé & aimant le bien j ai cru qu on pouvait en permettre l impreffion A Paris ce i Décembre 1774 Cadet de Saineville

PRIVILEGE DU ROI L OUIS PAR LA GRACE DE DlEU Roi DE France et de Navarre A nos amés & féaux Confeillers les Gens tenans nos Cours de Parlement &c Salut Notre amé le fieur Marc Ferdinand Grouber de Groubentaii Nous a fait expofer qu il défireroit faire imprimer & donner au Public un Ouvrage intitulé La Finance Politique réduite en principe & en 1 rutique s il Nous plaifoit lui accorder nos Lettres de Permiffion pour ce néceflaires A ces ca us es voulant favorablement traiter l Expofant Nous lui avons permis & permettons par ces Préfentes de faire imprimer ledit Ouvrage autant de fois que bon lui femblera & de le faire vendre & débiter par tout notre Royaume pendant le temps de trois années confécutives à compter du jour de la date des Préfentes Faifons défenfes à tous Imprimeurs Libraires & autres perfonnes de quelque qualité & condition qu elles foient d en introduire d imprefilon étrangere dans aucun lieu de notre obéiflance A la charge que ces Préfentes feront enregiftrées tout au long fur le regiftre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris dans trois mois dela date d icelles que l impreffion dudit Ouvrage fera faite dans notre Royaume & non ailleurs en bon papier & beaux caracteres & que l Impétrant fe conformera en tout aux réglemens dela Librairie & notamment à celui du io Avril 17 à peine de déchéance de la préfente Permiflïon qu avant de l expofer en vente le Manufcrit qui aura fervi de copie à l impreffion dudit Ouvrage fera remis dans le même état où l Approbation y aura été données ès mains de notre très cher & féal Chevalier Garde des Sceaux de France le Sieur Hue de Mirome snil qu il en fera enfuite remis deux exemplaires dans notre Bibliotheque publique un dans celle de notre Château du Louvre un dans celle de notre très cher & féal Chevalier Chancelier de France le Sieur de Maupeou & un dans celle dudit Sieur Hue de Miromesnil le tout à peine de nullité des préfentes du contenu defquelles vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit Expofant 8c fes ayans caufe pleinement & paifiblement fans fouf frir qu il leur foit fait aucun trouble ou empêche ment voulons qu à la copie des Préfentes qui fera imprimée tout au long au commencement ou à la tir dudit Ouvrage foi foit ajoutée comme à l original Commandons au premier notre Huiflïer ou Sergent fur ce requis de faire pour l exécution d icelles tous actes requis & néceflaires fans demander autre per miffion & nonobftant clameur de Haro Charte Normande & lettres à ce contraires Car tel eft notre plaifir Donné à Paris le quatorzieme jour du mois de Décembre l an de grâce mil fëpt cent foixante & quatorze & de notre regne le premier Par le Roi en fon Conféil LE BEGUE Registre fur le Regi Ire XIX de la Chambre Royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Ikiris N >>

N’est-ce pas IMPOSSIBLE ? 
Dans ce cas il y aurait bien eu deux personnages distincts :

Grouber de Groubental ( 17.. – 18.. ) et Grouber de Groubental de Linière ( 1739- 1815 ) utilisant successivement tout ou partie de son nom !

Enfin s’il est pertinent – et sans en faire une preuve – de rapprocher les signatures qu’on peut voir sur le manuscrit de 1762 ( ci-dessus ) avec celle qui est en première page du livre, on constate des différences importantes !  

 

C’est donc vers la conclusion selon laquelle il a existé deux personnes différentes que nous nous orienterions logiquement ! 

Mais il resterait à résoudre la question de l’identité de l’auteur de l’anti-moine ; l’attribuer à Grouber de Groubental nous semble contradictoire avec ce que nous avons pu découvrir par ailleurs ! 

Enfin il nous reste à examiner la question de l’emprisonnement à la Bastille en 1785 ! 

Comment en effet serait-il possible que Grouber de Groubental ait pu être embastillé en 1785 et ait pu obtenir cette approbation avec privilège du Roi qu’on peut lire dans les prmières pages de cet ouvrage publié en 1788 ? …

 Moyens comparatifs de liberation des dettes nationales de l’Angleterre et de …

Par … Grouber de Groubental