Autour du  » coeur de Louis XVII  » (22)

INCROYABLE !

En faisant une recherche sur Internet pour retrouver l’analyse de Laure de la Chapelle, que nous voulions utiliser pour présenter sa thèse ( version B ) et avant notre synthèse future ( version C ) nous découvrons ce diamant de la couronne de l’imposture de la vérité officielle de l’Histoire !

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=41745——

Philippe Delorme
15 novembre 2010 à 20:57

Bonjour à tous. Il s’agit d’une émission de parti pris, réalisée avec une totale mauvaise foi, et le contraire d’un esprit scientifique. Je regrette d’y avoir participé. La question du coeur du frère aîné de Louis XVII est artificiellement relancée par ces journalistes en mal de sensationnel. En réalité, aucune confusion n’aurait été possible entre un coeur embaumé (celui de Louis Joseph) et un coeur simplement pétrifié dans l’alcool (celui de Louis XVII). D’autre part le parcours du coeur de Louis XVII est parfaitement connu. [***] Je vous renvoie vers mon site personnel sur ce sujet (1000 fois rebattu) : http://www.louisxvii.fr.st

Cordialement à tous
PHD

———

[ ***] : c’est nous qui soulignons après avoir échappé à une mort subite  pour cause de fou rire !

CIEL ! Et nous découvrons qu’il existe même une main amie ET INCONNUE qui  nous a cité !

Message 26 !

———

ALERTE ! ROUGE GRENAT NOIRE !

DIX-SEPT MILLE MERCIS A « D’ARTAGNAN » que nous prions humblement de bien vouloir se faire connaître !  ... Il semblerait que ce soit ce même d’Artagnan qui nous ait cité sur la page de commentaires du Figaro que nous avons évoquée récemment ! …

—-

d’Artagnan
16 novembre 2010 à 3:06
Re: Le second meurtre de Louis XVII va-t-il être élucidé ?

Message de raphael charles » Lundi 30 Mars 2009 16:56:03

Reprenons notre argumentation :

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=41745

——

Nous allons donc suspendre un instant la poursuite de l’exposé prévu de la thèse B de Laure de la Chapelle pour noter toutes les argumentations contraires à notre argumentation qui auraient pu être  éventuellement développées sur le site de « Noblesse et Royauté  » …

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (21)

En l’état actuel de nos informations, il semblerait qu’on puisse faire le résumé chronologique suivant, au sujet de la traçabilité historique du  » coeur de Louis XVII  »  : 

A / Selon la version officielle de la traçabilité :

* 02/07/1895 : remise solennelle à Don Carlos à Venise

* entre cette date et  le 30/03/1898 : dépôt dans la chapelle de Frohsdorff par « le chevalier de Heber » , selon le témoignage de Maurice Pascal, dans un article de l’ICC publié le 30/03/1898.  

 » La précieuse relique sera ensuite [ après le 2/07/1895 ] transférée dans la chapelle  du château de Frohsdorff, (*n. 104*) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie-Antoinette portait le jour de son exécution.  » ( Ph. Delorme «  Louis XVII La vérité « p 76/77 ).

*n.104* (p 205)  : « L’exemplaire de la BNF de l’art. du  » Littoral de la Somme  » ( « cf note 80  » [ndlr : qui relate le 16/11/1895 la remise du coeur à don Carlos, du 02/07/1895  ]  comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :  » Le coeur royal fut porté, de Venise à Froshdorff (sic) par le chevalier de Héber. M.P. » (PhD. op. cit. p 205 ) 

* A la mort du duc de Madrid, en 1909, son fils, l’infant – ou Jayme – hérite du château et des souvenirs royaux (*n.105 *). Lorsque celui-ci disparaît à son tour, en 1931, Frohsdorff passe à sa troisième soeur, Béatrice, princesse Massimo.( *n. 106 * )  ( id. p. 77) )   

*n.105* (p 211) : il s’agit d’une notice biographique faisant référence à diverses sources documentaires qui décrivent la personnalité du duc de Madrid.( ndlr)

*n.106* ( p 212 )  : « …/…  au début de la seconde guerre mondiale, la princesse Blanche Massimo ( l’une des 4 filles de Béatrice ) y [ au château de Frohsdorff ] vivait encore avec sa mère. A cette époque, une partie des collections de meubles et de châteaux avait déjà disparu, en raison des partages familiaux qui suivirent la mort de la comtesse de Chambord, celle de don Carlos, et même de vols. Béatrice Massimo vendit les dix mille volumes de la bibliothèque, afin de combler les dettes de son frère [ don Jayme, donc ; ndlr ] .. » ( source citée : » Nov-déc ; Bourbons magazine » )/
Le baron Pinoteau ajoute ;  » ( Après la mort de don Jayme ) …/… tout fut fait pour que les souvenirs de Frohsdorf  soient distribués aux descendants des soeurs de don Jayme ou vendus à Londres, etc… « .

On peut donc penser que les documents des Pelletan, donnés à don Carlos par Dumont en 1895 – s’ils ont jamais séjourné à Frohsdorf – se sont évanouis au cours de l’un de ces désastreux partages ou de l’une de ces ventes.  ( PhD op. cit .p 212 )

* « Lorsque survient la seconde guerre mondiale , l’Autriche est depuis plus d’un an intégrée au Troisième Reich. Frohsdorf devient la propriété des Postes allemandes. Il semble que la princesse Béatrice Massimo et sa fille Blanche aient continué à y résider pendant quelque temps. Le château est vidé de ses souvenirs. Les Massimo se replient dans un ancien relais de chasse voisin, avec une partie des collections, sauvée d’une probable destruction.   En effet, à la Libération, Frohsdorf est pillé par l’armée soviétique
…/…
Quant au coeur de Louis XVII – nouvelle étape de son odyssée – il avait trouvé refuge en Italie, sous la sauvegarde d’une autre fille de la princesse Béatrice, Marie-des-Neiges, veuve de Charles Piercy. * n. 107 *
( PhD op cit p 77 )    

* n. 107 * ( p 212/213 )  :  » le coeur passa à la descendance de Béatrice qui habitait l’Italie. Cette descendance est composée de quatre dames : …/… donna Maria de las Nievas ( née 1902) veuve sans postérité (?) de Charles Piercy ( mort 1953 ) …/… Mme Piercy était dépositaire du coeur à Rome. ( source baron Pinoteau )  

*  » Il faudra patienter jusqu’en 1975 avant que le coeur du petit roi-martyr regagne enfin la France.  » …/… ( *n.108* )    ( PhD op. cit p 77 )

La note 108 ( p 213 ) renvoie à l’intervention décisive de M Georges-Albert Salvan ( directeur de l’AFP au Vatican ) auprès de toute la famille Massimo et de l’Institut de la Maison de Bourbon alors présidé par feu M le duc de Bauffremont ), d’où nous extrayons ceci ( source M Salvan, rapportant les propos de la princesse Massimo  )

 » …/… Après des péripéties … le coeur aboutit dans la chapelle de Frohsdorf. Il devint la propriété de la princesse Nieves Massimo après la vente du château à l’Etat autrichien par les Massimo.
« Je veux rendre cette relique à la France » me déclara au début de 1976 ( sic pour 1975 ) la princesse.  …/…  » 
   ( PhD op cit p 213 )

* voir sur Internet pour la suite des opérations …

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (20)

A l’attention des internautes germanophones qui en auraient un jour ou l’autre la liberté, voici des archives de journaux en ligne :

Pour le Neues Wiener Journal ( à partir de 1934, hélas pour l’instant ) … 

http://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?aid=nwj

Si vous voulez feuilleter la presse autrichienne … durant les prochaines et longues soirées d’hiver … : 

http://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?apm=0&zoom=2

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (19)

 Voici une nouvelle découverte, faite à la faveur de nos recherches sur la traçabilité historique du « coeur de Louis XVII « ! 

Extrait de : British Medical Journal

http://www.bmj.com/

…obliged to leave the field. THE DEATH OF LOUIS XVII. IN the autumn of 1891 we noticed some…oIn the deatlh of the Dauphin, titular Louis XVII, in 1795. The same authority has searched…crescentic inoculation mark, by which the real Louis XVII could have been recognised. Lassus had…

SATURDAY, JULY 8TH, 1893 ( p 86 ) .

( Correction et traduction dans la soirée )

THE DEATH OF LOUIS XVII.

IN the autumn of 1891 we noticed some remarkable researches made by Dr. Caban6s into the medical evidence oIn he deatlh of the Dauphin, titular Louis XVII, in 1795. The
same authority has searched into more documents since
1891, and is yet more convinced that the child wlho died in
the Temple at Paris was not the Dauphiln. The wife of
Citizen Simon (the evidence that this ill-reputed couple
really maltreated the Dauphiin is doubtful), testified before
Talleyrand, in 1816, that she had seen a rachitic child sent
into the Temple after she left, and the cook at that prison
knew that a « substitution » occurred. The sudden deaths
of Desault, Chopart, and Doublet, who expressed doubts
about the identity of the child found in the Temple after
Thermidor, are well known. The day that Desault presented
his report, he was invited to a dinner by some
members of the Convention, and was taken very ill on his
way home, dying speedily. His pupil, AbeillH, wisely got
away to America at once, feeling sure that there had been
foul play. Drs. Pelletan, Lassus, and two others, afterwards
made the necropsy, when the child died. They certified
about the body  » said to be that of the defunct Louis
Capet, » and recognised  » by two of us as the child attended
to a few days since. » Napoleon dwells on these suspicious
expressions in his Memoirs. The report is complete, yet
there is no note of a hernia, of the scar of a bite from a
rabbit on the lip, and of a crescentic inoculation mark, by
which the real Louis XVII could have been recognised.
Lassus had been plhysician to Mesdames de France, the
Dauphin’s aunts, and had often seen the Dauphin before
the revolution. Dr. Valentin believed that the report was
otherwise faulty, as it did not explaini that death was due to
sublimate poisoning. Wheni Bonaparte became First Con
sul, the Vendean Comte de Frott6, who knew too much
about the disputed identity, was shot. After the Restoration,
the Abb6 Dubois told Louis XVIII that he did not feel
sure that the child buried as the Dauphin was really that
unhappy boy at all. The reverend gentleman mysteriously
started for Italy at once, and died in a fit at the first posting
station. Pelletan was more discreet, as he saw that
under Republic, Empire, or Monarchy, it was dangerous to
express doubt. He declared to Louis XVIII that he had
stolen the Dauphin’s heart at the necropsy whilst the three
other doctors, a gaoler, and a civil commissioner had retired
from the table to chat near the window. Dr. Pelletan kept
the heart and wished to palm it off on Louis XVIII. The
other doctors quarrelled with Pelletan, aild the gaoler, also
living, said that he had watched hiim all througlh the
necropsy and would never have allowed him to pocket the
heart. The King accepted the heart, but it was nlot allowed
the honours of a State fulneral at St. Denis. Louis XVIII
never doubted the vigilance of revolutionary functionaries
over the corpses of prinees. The apocryphal heart, preserved
by Pelletan, who had signed a report containing the
two doubtful expressions, fell into the hands of Archbishop
Qudlen, and was thrown into the the Seine wheni his palace was looted by a mob early in 1831.

======

ADDENDUM du 1/12/10 ( avec un peu de retard ) 

A l’automne de 1891, nous avons apprécié les recherches remarquables faites par le Dr Cabanès, au sujet des preuves médicales établissant la mort en 1795 du Dauphin, appelé Louis XVII.
Ce même auteur a fait des recherches
depuis 1891 grâce à  plusieurs  sources documentaires, et est encore plus convaincu que l’enfant mort dans la tour du Temple à Paris n’était pas le Dauphin. La femme du citoyen Simon (la preuve que ce couple a vraiment maltraité le Dauphin, selon  la mauvaise réputation qui lui est faite, est douteuse ) a témoigné devant Talleyrand, en 1816, qu’elle avait vu un enfant rachitique envoyé dans le temple après l’avoir quitté, et le cuisinier de la prison savait qu’une «substitution» avait eu lieu.

Les morts subites de Desault, Chopart, et Doublet, qui témoignent en faveur du doute sur l’identité de l’enfant trouvé dans le Temple après Thermidor, sont bien connues. Le jour où Desault a présenté son rapport, après avoir été invité à un dîner par quelques membres de la Convention, a été très malade sur le chemin du retour à son domicile, et est mort rapidement.

Fort sagement, son élève, Abeille, partit aussitôt au loin en Amérique, persuadé qu’il y avait un risque pour sa vie. Les Drs. Pelletan, Lassus, et deux autres, ont fait par la suite
l’autopsie de l’enfant, après sa mort. Ils n’ont fait que certifier  » que le corps qu’on leur a présenté
était celui du défunt Louis Capet, et qu’il a été reconnu » par deux d’entre nous qui avaient soigné l’enfant depuis quelques jours.
Napoléon s’est attardé sur ces
expressions suspectes dans ses Mémoires.
Le rapport est complet, mais il n’y a aucune mention d’une hernie, de la cicatrice d’une morsure d’un lapin sur la lèvre, et d’une marque d’inoculation en croissant, signes par lesquels le vrai Louis XVII aurait pu être reconnu.

Lassus avait été le docteur de Mesdames de France, tantes du Dauphin, et avait souvent vu le Dauphin avant la révolution. le Dr Valentin a estimé que le rapport a été aussi  défectueux, car il n’a pas expliqué pourquoi la mort aurait été due à un empoisonnement supposé.

Quand Bonaparte devint Premier Consul, le Vendéen comte de Frotté, qui en savait trop
sur l’identité contestée, a été abattu.
Après la Restauration, l’abbé Dubois dit à Louis XVIII qu’il n’était pas sûr que l’enfant enterré comme étant le Dauphin ait été vraiment le malheureux enfant reconnu par tous.
Le révérend abbé partit mystérieusement aussitôt après pour l’Italie à la fois, et mourut au premier arrêt.
Pelletan a été plus discret, quand il que
sous la République, l’Empire, ou la Monarchie, il était dangereux d’exprimer des doutes.
Il a déclaré à Louis XVIII qu’il avait
qu’il avait dérobé le cœur du Dauphin, à l’occasion de l’autopsie tandis que les trois autres médecins, un geôlier, et un commissaire civil étaient à l’écart de la table et discutaient près de la fenêtre. Le Dr Pelletan a gardé le cœur et voulait le restituer à Louis XVIII. Les autres médecins se disputèrent avec Pelletan, et le geôlier, toujours vivant,dit qu’il l’avait regardé pendant toute l’autopsie et qu’il ne lui aurait jamais permis de mettre le coeur dans une poche.
Le Roi a accepté le cœur, mais il ne lui a jamais été accordé les honneurs
de funérailles nationales à Saint-Denis. Louis XVIII n’a jamais douté de la vigilance des fonctionnaires révolutionnaires
sur les cadavres de princes. Le cœur apocryphe, conservé par Pelletan, qui avait signé un rapport contenant les deux expressions douteuses, tomba entre les mains de l’archevêque de Quelen, et fut jeté dans la Seine lorsque son palais a été pillé par la foule en 1831.

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (18)

Cent fois sur le métier, remettre l’ouvrage ou  » LIRE C’EST RELIRE  » 

Grâce à l’oeil critique de notre archiviste du Roi Louis XVII, qui nous a invité à corriger notre message de cette série numéroté (13) qui était confus et même erroné dans une formulation,  nous venons de faire une découverte qui confirme notre position,  selon laquelle c’est la datation du New York Times du 21 juin 1896, qui doit être retenue pour la vente d’un  » coeur de Louis XVII  » à l’Hotel Drouot.

En voici la preuve, en l’état de nos informations : 

D’après « google books » l’extrait de glanure ci-dessous  que nous avions publié  en 2008, et où apparaît la mention  » three years ago »   est tiré du volume 108 de la revue « Temple Bar » 

Or grâce à cette source documentaire nous avons pu retrouver 2 volumes entiers numérisés:

vol 95 = mai -août 1892
vol 99 = sept – déc 1893

Cela signifie donc qu’à cette époque  » Temple Bar  »  était publié tous les 4 mois, à raison de 3 volumes par an  :
96 = sept – dec 1892 ; 97 , 98, 99 = année 1893
Pour la suite
100,101,102 = année 1894
103,104,105 = année 1895
106,107,108 = année 1896
Ou 108 = sept – déc 1896 

Or en consultant les pages accessibles du vol numéroté 108 sur google books on peut lire des informations relatives à la période mai à août 1896 ! Ce qui signifie que ce volume a été publié après le mois d’août 1896 !

L’article du NYT , daté du 21 juin 1896 a donc été publié avant la parution du vol. numéroté 108 sur la base de données de google books, qui a très certainement fait une erreur de transcription en remplaçant le n° de vol. 107 par 108  ! 

Nous sommes donc en droit de considérer que l’article du NYT du 21 juin 2896, numérisé sur  le site officiel du NYT,  est la source documentaire fiable à retenir pour notre analyse, la page 238 entière de  » Temple bar  » nous étant inaccessible !   

Pour expliquer la mention «  from Temple Bar «  sur l’article du NYT, nous avancerons l’hypothèse que l’informateur du NYT devait être très probablement un journaliste ou un contributeur habituel de la revue  » temple bar  » , domicilié à Londres ou à Paris …  

Autour du coeur de Louis XVII (17)

 Il est évident, tout au moins pour nous, que le contenu de l’article du New York Times du 19 août 1882, que nous venons de publier, confirme la date de publication indiquée sur la source documentaire numérisée !

Ce faisant c’est donc aussi la confirmation de la date de publication, le 21 juin 1896 de l’article faisant réference à la vente d’un coeur de Louis XVII à l’Hotel Drouot à Paris !

Pour nous il n’y a plus le moindre doute ! Allo ? Le forum  » Boudoir de Marie Antoinette » ? Ici le CRIL17 !  

SVP, Est-ce que  » petit normand » ***  pourrait nous dire d’où venait ce coeur de Louis XVII, proposé à la vente le 21  juin 1896 ? Et qu’est-il devenu ?

*** « petit normand » est l’internaute avec qui nous avons eu une controverse au sujet de la datation de la vente de ce coeur de Louis XVII ! Pour mémoire nous avons sauvegardé en vrac sur le commentaire joint à cet article l’ensemble de la page encore accessible à cette adresse

Autour du  » coeur de Louis XVII  » ( 16)

Dix-sept mille mercis à notre ami Bruno Roy-Henry qui nous a rappelé que dans notre réflexion sur la traçabilité historique du « coeur de Louis XVII », il y a une photographie inédite de 1972 que nous lui devons

2urnes.doc

Qui a détruit le « sophisme » de Philippe Delorme ?

ainsi que l’analyse dont il l’a accompagnée :

SCOOP : la thèse Delorme anéantie !!!

 D’où le message que nous venons de poster sur son forum :

——-

Certes cher Bruno,

On ne peut qu’admettre qu’il y ait les diverses différences et similitudes que vous rappelez !

Mais est-il permis d’espérer qu’un jour ou l’autre on veuille bien nous dire d’où viennent l’urne et le coeur photographiés en 1972, et ce qu’il en est advenu ensuite ? …

Ou bien faudrait-il supposer que le comte Emmanuel de Villefranche serait  » un descendant ou un héritier du chevalier de Heber  » qui a apporté le « coeur de Louis XVII  » au château de Frohsdorff, après le 2 juillet 1895, selon le témoignage de Maurice Pascal en 1898 ?

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (15)

Voici une confirmation irréfutable de l’inventaire établi par SAR Don Jaime de Bourbon, lors de son séjour  à Paris le 28 octobre 1920 *** et proposé à la vente aux enchères de Drout du 4 février 2008 !  

Titre : La reine Marie-Antoinette et sa cour… : exposition… Bibliothèque de Versailles, mai-juin 1927 / préface de Pierre de Nolhac

Éditeur : Les amis de la Bibliothèque de Versailles (Versailles)

Date d’édition : 1927

Contributeur : Nolhac, Pierre de (1859-1936). Préfacier

où on lit que divers souvenirs précieux de la famille royale, propriété de SAR Don Jaime de Bourbon, ont été prêtés pour cette exposition  !

 » La Bibliothèque de Versailles a pu réunir ces précieux souvenirs grâce à l’aimable concours des :

ARCHIVES NATIONALES etc …

ET DE:

S. A. R. DON JAIME DE BOURBON.
…/…
S.A. R. le PrinceSIXTE DE BOURBON.
…/…
M.le Duc des CARS.
etc …

N’est-il pas impensable que SAR Don Jaime de Bourbon, ait pu abandonner le reliquaire du « coeur de Louis XVII »  à Frohsdorff, s’il avait été persuadé de son authenticité ?

L’alternative n’est-elle pas la suivante ?

ou bien, il n’y avait aucune  urne contenant  » un coeur de Louis XVII »  à Frohsdorff en 1920 !

ou bien, si urne il y avait, SAR le duc de Madrid la considérait comme douteuse, voire même pire, mais par respect pour son père, dont il l’avait reçue en héritage, ne s’était pas crû autorisé à faire état de son sentiment et l’avait abandonnée à son sort …   

En l’état actuel de nos informations, et pour la cohérence de notre modèle, cela suppose donc que le coeur de Madame Royale, si coeur il y a eu, dans une urne, serait donc resté à Doebling jusqu’en 1932 avant d’être transféré à Frohsdorff, à l’occasion du retour des cerceuils à Gorizia ! … 

Nous rappellerons à toutes fins utiles qu’étant dans l’impossibilité de consulter les 3 inventaires proposés à la vente le 4 février 2008, il nous semble invraisemblable que la présence d’une urne contenant un  » coeur de Louis XVII » ait pu échapper à l’oeil des experts et des amateurs passionnés, s’il en avait été fait mention d’une manière ou d’une autre ! …

A moins d’imaginer une sous-hypothèse contraire qu’il nous serait impossible d’étayer par le moindre commencement d’indice … 

—-

*** 3°) «Objets provenant des collections de S.A.R. Don Jaime de Bourbon duc de Madrid et amenés de son château de Frohsdorf en France», constitué de 35 pages dactylographiées avec signature et annotations manuscrites du prince sur la dernière page : Jaime de Bourbon, Paris, le 28 octobre 1920, 43 avenue Hoche, certifiant que tous : «les objets d’art indiqués dans cette liste proviennent de mes collections particulières et ont été sauvés par moi, avec l’aide du gouvernement Français, de mon château de Frohsdorff (Autriche) et introduits en France, par la Gare de Bercy, en mars 1920. Je désire pouvoir sortir ces objets de France quand il me plaira, sans payer de droit, et je prie l’administration des douanes de vouloir bien constater qu’ils ne sont en France qu’en transit». Grâce à cette liste précise et détaillée nous retrouvons la trace de plus de 400 meubles, tableaux, objets, porcelaines, argenterie, millitaria et souvenirs historiques se trouvant actuellement dans des collections privées ou dans des musées et se rattachant aux rois, reines et princes de la maison de France. 4 000/6 000 € “

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (13)

Voici le document sur lequel nous avions travaillé en 2008, et où il est écrit  » about three years ago «  qui n’existent donc pas sur le compte rendu original du NYT du 21 juin 1896, où n’apparaît que la mention  » from Temple Bar  »  !

Page 238


Extrait de  » Temple bar » , Volume 108 !

—-
Sur la base de ces nouvelles informations, il est permis, semble-t-il d’écrire : 

* l’article du NYT du 21 juin 1896 indique simplement la revue  »   Temple Bar  » ! Et ce n’est que grâce au moteur de recherches google, que nous avons pu retrouver l’extrait d’article ci-dessus ,publié dans  » Temple Bar  » en 1896 qui, sans aucune preuve ou référence documentaire, indique en note à propos d’un sujet  » fancy  » (sic ! ) que le « coeur de Louis XVII »  a été proposé à la vente  » three years ago  » ! 

A ce sujet nous croyons savoir que Laure de la Chapelle a fait des recherches à Drouot et n’aurait rien trouvé pour l’année 1892 ! 

* nous ne savons pas si la vente a eu effectivement lieu  au cours du mois de juin 1896, mais nous pouvons affirmer qu’elle a été prévue et annoncée Nous allons donc faire une recherche dans les archives de la presse de cette époque, qui ont été numérisées par Gallica, pour en avoir la confirmation définitive  ! 

* d’où la question capitale : quel était donc ce coeur proposé à la vente en juin 1896, avec toutes les garanties d’authenticité nécessaires  ?

C’est donc en 1799 ( 1896 – 97 ) qu’il aurait été mis dans l’urne présentant les caractéristiques indiquées  ! Ce nouveau détail va donc nous obliger à revenir sur toute la période du 8 juin 1795 aux premières années suivantes ! 

* Quant à la question de l’identité, du fait de la datation de la vente en 1892 nous avions été obligés de faire diverses hypothèses entre lesquelles il nous avait été impossible d’arbitrer !

Au cours d’une controverse sur un autre forum, nous avions même été dans l’obligation d’admettre l’hypothèse, selon laquelle les propriétaires du  » coeur Louis XVII  » auraient pu faire pression sur les légitimistes de l’époque, en cherchant à vendre ce coeur aux enchères, pour accélérer son acceptation  par le duc de Madrid ! … 

Avec ce nouvel élément, tout le chaos d’hypothèses que nous avions été obligé d’imaginer pour essayer d’approcher au plus près la réalité historique, n’existe plus !  

Et force est d’admettre que la 1 ère hypothèse qui se présente à l’esprit est celle d’imaginer que « le coeur de Louis XVII  » du juin 1896 présentant des garanties d’authenticité probables pourrait être le même que celui qui a été remis au duc de Madrid  le 2 juillet 1895 !

Il ne s’agit bien sûr que d’une hypothèse fondée sur les sous-hypothèses suivantes :

* le coeur, remis au duc de Madrid le 2 juillet 1895, n’aurait pas été déposé dans le tombeau du comte de Chambord, pour diverses raisons faciles à imaginer, et comme l’a affirmé Maurice Pascal lui-même … 

* après enquête auprès de l’entourage encore vivant du comte de Chambord, le duc de Madrid aurait jugé que cette relique était plus que douteuse et l’aurait donc abandonnée à ceux qui en 1896 auront pris l’initiative de la mettre en vente à Drouot … 

* après des péripéties qui nous sont encore inconnues, Maurice Pascal serait à nouveau intervenu et ce coeur aurait été déposé à Frohsdorff, à une date tout aussi inconnue que le nom de celui qui en a fait le dépôt !… 

* mais quid du coeur de Madame Royale selon l’hypothèse que nous devons à notre ami François-Marie ?  

Pour avoir un modèle cohérent il est donc nécessaire de faire une suite d’hypothèses liées les unes aux autres : 

1 / il y aurait eu dans le tombeau de Madame la duchesse d’Angoulême un reliquaire contenant son coeur ! Il n’est pas absurde de penser que c’est la connaissance de ce fait qui aurait pu pousser les propriétaires du « coeur de Louis XVII » à poser la condition sine qua non qu’on sait, pour sa remise au duc de Madrid en 1895 ! …

2 / Si ce reliquaire a existé, il a été obligatoirement enlevé lors du transfert du cercueil à Doebling, après enlèvement du sarcophage ! 

3 / On peut donc penser que ce coeur de Madame Royale aurait été déposé dans la chapelle du chateau de Frohsdorff,  à l’occasion du retour  de son cercueil à Gorizia en 1932 !…

4 / A Frohsdorff et ensuite en Italie, ce coeur aurait connu des péripéties diverses qui nous sont plus ou moins connues pour apparaître ensuite au grand jour … et faire l’objet du célèbre prélèvement du 15/12/1999 …

5 / D’où les résultats des analyses ADN d’avril 2000, devant lesquels nous nous sommes toujours inclinés, et qui attestent que ce coeur appartient à la lignée féminine de la Reine Marie-Antoinette ! …

Tout cela n’est bien sûr qu’un ensemble d’hypothèses, qu’il devrait être facile de détruire très rapidement, par un fait ou une preuve contraire que nous prions tout internaute, qui nous lirait, de bien vouloir nous apporter ! 

Par contre il nous appartient d’apporter les preuves qui nous manquent, étape après étape, ce modèle historique n’ayant pas d’autre prétention que de chercher à expliquer ce qui nous est encore inconnu, principe du rasoir d’Occam oblige ! 

Autour du « coeur de Louis XVII  » (12 )

Nos lecteurs les plus anciens se souviendront très probablement  des discussions passionnés que nous avions eues sur notre défunt forum MSN , il y a 2 ans,  au sujet d’un article du New York Times, découvert par notre ami Claude Bertin, *** selon lequel un « coeur de Louis XVII » contenu dans une urne transparente,  avait été vendu à l’Hotel Drouot en juin 1896 !  

Nos échanges avaient même eu l’honneur de retenir l’attention de la Présidente du CEHQL17, Laure de la Chapelle ! Mais après confrontations de nos réflexions et de hypothèses, il s’était avéré de impossible de conclure à cause de la datation incertaine de l’évènement dont le NYT rendait compte !

En effet dans le document dont nous pouvions alors disposer la mention  » three years ago  »  associée aux datations incluses dans le corps du texte et en légende de la coupure de presse, nous avaient plongé dans un abîme d’incertitudes !

Et il semblait même que la date de cette vente qui semblait devoir être retenue comme la plus vraisemblable était celle de l’année 1892, ce qui posait un sérieux problème d’interprétation, par rapport à la traçabilité historique du coeur  » Pelletan-Louis XVII  » remis solennellement au duc de Madrid le 2 juillet 1895 ! 

Et suite aux découvertes de notre ami François-Marie, nous venons donc de ré-ouvrir ce dossier !

Et là stupéfaction, lorsque après avoir revisité nos archives MSN nous interrogeons Internet, et découvrons que sur cette page des archives du NYT, à la date de publication du 21 juin 1896, la mention  » three years ago  » n’existe plus ! 

  • A Child’s Heart.

    It was catalogued as the heart of Louis XVII., Duke of Normandy, and from the documentary evidence which accompanied it, there was little doubt as to its

Comme nous l’avions donc pensé à l’origine en 2008, la vente ou tout au moins  l’annonce de la vente aux enchères de ce  coeur d’enfant, catalogué « coeur de Louis XVII », et dont l’authenticité semblait probable selon cet article, aurait donc eu lieu quelques jours avant le 21 juin 1896 !  

Ce qui bouleverse tout ! L’anguille-murène du CRIL17, version XXI ème siècle de l’anguille de  G. Lenotre, vient d’anéantir l’hypothèse selon laquelle la vente prévue aurait eu lieu en 1892, ce qui avait généré des réflexions qui sont donc obsolétes ! 

Mais alors quelle hypothèse nouvelle n’est-on pas désormais autorisé à faire compte tenu de la révision en cours de la traçabilité historique du  » coeur de Louis XVII  » pour les  périodes 1895 – 1898 et suivante jusqu’en 1915-1916 ! …

Ce sera l’objet d’un prochain message !…

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*** Cher Claude, nous n’avons plus de nouvelles de vous depuis trop longtemps ! Pourriez-vous nous donner un signe de vie comme vient de le faire notre ami Antonio SVP ? …