Autour du  » coeur de Louis XVII  » (27)

Nous venons de rappeler, aussi brièvement que possible, les thèses A et B de ce qui passe pour être la vérité (A) et ce qui est la meilleure argumentation qui lui ait été opposée jusqu’à maintenant ( B ) par Laure de la Chapelle ( Présidente du CEHQL17   ) !

Avant de prendre le risque de faire une synthèse de toutes les informations que nous avons pu découvrir et analyser, nous voudrions tenter de faire une chronologie de tout ce qu’on peut considérer comme étant historiquement établi pour la période 1895 – 1945, en utilisant des sources documentaires, qui – sauf erreur – n’ont encore jamais citées dans cette controverse ! …

Par exemple, celle-ci, qui est en allemand et dont nous traduirons les passages nécessaires à la présentation de nos futures réflexions ! 

 http://www.lanzenkirchen.at/geschichte/schloss.html

 http://www.lanzenkirchen.at/index.html

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (26)

Avant de poursuivre nos investigations, il nous semble nécessaire de revenir sur la remarquable argumentation développée par Panthelias sur le site  » Noblesse et royautés  » !

Afin de prouver que nous prenons  en considération son approche probabiliste de l’énigme Louis XVII, nous préciserons ceci, principe du rasoir d’Occam oblige !

SI ET SEULEMENT SI, le coeur et l’urne qu’on a pu examiner sur nos écrans d’ordinateur, à l’occasion des opérations du 15/12/1999 et du 8 juin 2004 avaient été identiques au coeur et à l’urne, qu’on peut voir sur le fac similé qui a été découvert – sauf erreur – par l’équipe du CEHQL17 animée par Laure de la Chapelle – petit détail oublié ici ou là … – l’analyse probabiliste exigerait que nous nous soumettions et que nous déclarions, nous aussi, que  la question Louis XVII est résolue avec une probabilité égale à 99.999 % ou proche de 1 et égale à 0.99999 !

Philippe Delorme « Louis XVII La vérité« 

Edition Pygmalion (Paris, 2000)
( Photo pp 126-127 )
http://louis17.chez.com/ouvrages.htm

MAIS IL Y A UN PROBLEME ! 

En accord avec les conclusions de cette plaquette distribuée par l’Institut Louis XVII, nous pouvons affirmer avec une certitude égale à 1, que l’urne et le coeur de 1999-2004 ne sont pas identiques à l’urne et au coeur, propriété en 1895 de M Dumont, et  visibles sur ce fac similé publié en 1894 par la Revue Rétrospective, sous la direction de Paul Cottin.  

Image

En outre nous pouvons même ajouter qu’il existe deux documents inexplicables en l’état actuel de nos connaissances et qui interdisent en toute bonne foi de clore ce dossier   :

* c’est l’annonce de la vente aux enchères d’un coeur de Louis XVII à l’Hotel Drouot à Paris, selon l’information parue dans un article du New York Times du 21 juin 1896, découvert par notre ami et correspondant en Amérique, Claude Bertin ! …

* c’est cette photo révélée par notre ami Bruno Roy-Henry, sur son site :

Image

La question Louis XVII n’est donc toujours pas résolue !

Prétendre qu’elle le serait, grâce aux résultats des analyses scientifiques réalisées en l’an 2000, associés aux conclusions des études historiques qui ont été menées par les uns et les autres, est une erreur ou un paralogisme, voire un sophisme ou un mensonge, et plus grave encore une imposture intellectuelle, selon le degré de motivation et de connaissance de l’ensemble de ce dossier que pourrait en avoir son auteur.

Autour du  » coeur de Louis XVII  » ( 25 )

Lorsqu’on arrive à cette étape de l’analyse de Laure de la Chapelle, il convient de s’armer de l’attention la plus scrupuleuse et la plus soutenue pour suivre, ligne après ligne, l’imbroglio invraisemblable d’évènements les plus divers et de témoignages qui se confortent ou se contredisent les uns les autres dans la confusion la plus extrême !

L’honnêteté intellectuelle la plus élémentaire exige donc de lire et de relire l’intégralité du chapitre 6 que nous pensons pouvoir résumer pour les besoins de notre controverse à cette seule citation : 

 » [ Avant la Révolution de Juillet des 27,28 et 19 juillet 1830 ] Deux coeurs se trouvaient à l’archevêché, l’un dans une boîte, l’autre dans une urne ; ils furent retrouvés dans des circonstances différentes et arrivèrent chacun chez un membre de la famille Pelletan, lesquels s’ignoraient.  »

Ici, il est capital d’observer que Laure de la Chapelle et Maurice Pascal affirment tous les deux que les coeurs du Premier Dauphin et de Louis XVII se trouvaient tous les deux à l’archevêché de Paris ! 

Mais c’est à l’occasion du fameux « hourvari » de l’archevêché, que nos deux auteurs divergent radicalement !

Et après avoir suivi pas à pas les péripéties biographiques des membres de la famille Pelletan, qui semblent parfaitement pertinentes par la précision des détails et des justificatifs qu’elle nous offre, Laure de la Chapelle est obligée de conclure , au sujet de la remise, entre les mains du comte de Chambord, d’un des 2 coeurs qualifié en toute bonne foi de  » coeur Louis XVII  » par la famille Pelletan, comme ceci :

 » La date est difficile à préciser, et devrait se situer entre 1851, décès de Marie Thérèse et 1873, époque où
mourut Jules de Kinkelin. Le secret le plus strict fut gardé.
Méfiance vis-à-vis des Pelletan ? Prudence politique ? Désir de se réserver une « preuve » historique d’un décès toujours controversé ? Il est difficile de trancher.
Après 1895, la question se posa d’une toute autre manière : il y avait abondance de coeurs « Pelletan » à  Froshdorf ! Qu’allait-il donc se passer ?  »

CHAPITRE 7

Un coeur de trop
Trois générations se succédèrent à Froshdorf entre 1895 et 1975, date du dépôt d’un seul coeur à Saint Denis, totalement différent de sa représentation du siècle précédent.
Qui avait pris l’initiative de vider l’urne des débris de cristal, témoins du premier bocal ?
Qui avait accroché le coeur avec un bout de fil de fer, au lieu d’utiliser l’accrochage en cuivre qui, sans doute, ne convenait plus au nouveau viscère ?

Il est difficile de croire à la responsabilité de Don Carlos, qui avait autour de lui de nombreux témoins de la remise de 1895 par Maurice Pascal au palais Lorédan.
N’oublions pas non plus qu’il n’avait que l’usufruit du château de Froshdorf, où il ne se plaisait guère :
c’est son fils Jaime, qui en avait hérité de la comtesse de Chambord.
Quant aux princesses Massimo, mère et filles, il faut bien constater qu’elles étaient dépositaires de traditions contradictoires, au grand étonnement des journalistes en 1975 :

[ NDLR : Parce que lire c’est relire, nous ajoutons cette citation, sur laquelle nous avions « glissé » et qui prend un relief nouveau et inédit, suite à nos dernières investigations ! ] 

 » Qu’il soit permis de s’étonner que cette dame (la princesse Marie des Neiges Massimo) descendante du dernier roi Bourbon, ignore ce que tout le monde sait de l’origine
douteuse de la « relique » et des circonstances de la venue entre les mains de son grand père en 1895. N’oublions pas qu’à cette date, sa mère avait 21 ans et habitait avec ses
parents. Il est difficilement croyable que la fille de Don Carlos n’ait pas été au courant de l’événement et ait transmis à sa fille la ridicule fable selon laquelle la relique serait venue par héritage de la duchesse d’Angoulême et du Comte de Chambord ! (Delorme, op. cit. p.220). » 
Si les dernières détentrices semblent n’être pour rien dans une manipulation de reliques, il n’en est pas de même pour leur oncle, don Jaime, qui vécut à Froshdorf une grande partie de son existence. Il n’ignorait pas que son père avait eu la main forcée par les légitimistes français et avait dû accepter un viscère issu de la main d’un de ces révolutionnaires dont il avait horreur.
D’autant qu’il y avait un coeur « Pelletan » de trop : « l’oncle Chambord » en ayant déjà accepté un, avec, sans aucun doute, d’excellentes raisons, c’était là l’occasion d’une merveilleuse plaisanterie, que personne n’irait soupçonner.

Un étrange occupant à Froshdorf : don Jaime

En 1913, Maurice Paléologue, ambassadeur de France, se rendit à Froshdof avec son ami Alfred Dumaine,  ambassadeur de France à Vienne, qui le prévint avant leur arrivée : …/…

Maurice Paléologue, dans cet étonnant récit intitulé « Un Carliste à Froshdorf » dépeint sur le vif un curieux personnage, qui ne rêve que de s’affranchir des pesantes traditions qu’il représente désormais seul dans ce château hanté par les souvenirs. S’amuser , c’est tout ce qui lui reste.
Et quoi de plus amusant, après tout, que de remplacer un coeur par un autre, surtout quand on ne fait pas confiance à ce qui vient de ces Français, épiciers ou sans-culottes, qui veulent vous imposer des  reliques douteuses ?
Mais ne nous y trompons pas : l’hypothèse d’une intervention de don Jaime, si tentante qu’elle soit, reste une hypothèse : les preuves nous manquent encore pour retrouver, au cours d’un laps de temps aussi long, l’auteur de l’interversion des coeurs entre 1895 et 1975 ; la recherche reste très ouverte sur ce point, que seuls de nouveaux documents, ou une enquête sur le terrain, peuvent contribuer à éclaircir.

Louis Joseph et Louis Charles

Et c’est ainsi, par le bon vouloir de don Jaime -peut-être- , qu’à Froshdorf -plus sûrement- le coeur de Louis Joseph, premier Dauphin de France remplaça le coeur de Louis Charles, qui n’était à coup sûr pas celui de Louis XVII.
Rien n’est jamais simple pour qui étudie depuis longtemps l’étrange énigme du sort du petit Capet.
Croyait-on vraiment s’en tirer à si bon compte avec une simple analyse génétique ?
D’autres avaient déjà mordu la poussière avec la « trichoscopie »,  et sur la foi d’analyses de cheveux,
avaient bouleversé l’ordre des candidats à la succession de Louis XVI.

Mais songez-y : Le sang de France ne se présume pas. Si l’on va trop vite en besogne, cet adage s’imposera aux apprentis sorciers. C’est à l’histoire de contrôler la science et de lui dire : Quel est ton objet ?

 » Les deux coeurs de Louis XVII  »

Laure de La Chapelle
Présidente du Cercle d’Etudes Historiques
Sur la Question Louis XVII

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (24)

Nous pouvons donc reprendre le développement de notre argumentation, interrompue un moment par la découverte de la controverse proposée par le site Noblesse et Royautés que nous remercions chaleureusement, pour la qualité des deux interventions de « Panthelias  » et de ‘d’artagnan  » ! 

Voyons donc la thèse « B » de Laure de la Chapelle  en la reprenant là où en fait nous avons laissé la thèse de la « vérité officielle de la traçabilité historique  effectivement  » parfaitement connue  » comme nous venons de le lire ! 

Source :  » Les deux coeurs de Louis XVII  »
Laure de la Chapelle  

p 23 :
…/…
Le coeur détenu par Gabriel Pelletan et ses héritiers rejoignit donc, après le palais Lorédan à Venise, la chapelle du château de Froshdorf. Il avait été fidèlement reproduit, en fac simile photographique, dans la publication de Paul Cottin, la Revue Rétrospective, avant sa remise au comte de Maillé à Paris.

C’est le seul document qui reproduise ce coeur au 19ème siècle, et malgré la petite taille du fac simile,
il est suffisamment précis pour qu’on puisse juger des caractéristiques de l’organe .

Où l’on voit un coeur refaire surface

Pendant près d’un siècle, l’existence du coeur offert au duc de Madrid demeura dans la brume épaisse qui recouvrit pour le public l’existence des propriétaires de Froshdorf.
De don Carlos, usufruitier du domaine, le château revint après sa mort en 1909 à son fils, don Jaime, à qui la comtesse de Chambord en avait fait don en nu-propriété. Il mourut en 1931 sans alliance.

Plus tard, une de ses soeurs, Béatrice, princesse Massimo en hérita, et après elle, ses quatre filles. L’une d’entre elles, donna Maria de las Nieves -Madame Percy- emmena le coeur à Rome après la vente de Froshdorf à l’Etat autrichien, et entreprit des démarches pour le rendre à la France ;

M. Georges Albert Salvan nous en parle :
 » Je veux rendre cette relique à la France, lui déclara, au début de 1975, la princesse. Je suggérai alors de la remettre à M. Giscard d’Estaing, président de la République française, dont je connaissais les soeurs.
– La République ? Jamais répliqua-t-elle.
Avec son accord, je demandais alors conseil au secrétaire d’Etat à la Culture, M. Michel Guy, qui suggéra l’offrande du coeur au Mémorial de Saint Denis, présidé par le duc de
Bauffremont…
En conclusion, j’atteste que le reliquaire qui nous a été présenté le 16 juin 1999 à Saint Denis était bien celui que j’ai vu à Rome il y a vingt trois ans.
( Extraits de la note remise à la conférence de presse d’avril 2000 et signée du 29 juin 1999 par M. Georges Albert Salvan )

Les photos de presse prises au moment de la remise de la relique au Mémorial de Saint Denis prouvent à l’évidence les assertions de M. Georges Albert Salvan :
l’urne et son contenu remis à la France le 13 avril 1975 sont identiques à ceux qui ont été analysés vingt quatre ans plus tard . Et le coeur de l’an 2000 est bien sans discussion celui de 1975.
Mais celui de 1975 n’était déjà plus celui de 1894 . Que s’était-il passé ? Et s’il y a eu changement comment peut-on l’expliquer ?

Lettre du P. Bole au P. de Boylesve
(Troisième page de la lettre autographe envoyée de Froshdorf le 17 octobre 1885)

…/…

Ce texte prouve à l’évidence qu’à la date de cette lettre, le 17 octobre 1885, existait à Froshdorf un coeur supposé être celui de Louis XVII prélevé par le docteur Pelletan en 1795 au cours de l’autopsie de l’enfant mort au Temple.
Le comte de Chambord étant mort le 24 août 1883, le coeur était aux mains des Bourbons au moins depuis cette date.
Or nous savons que le coeur prélevé par Pelletan, conservé par les héritiers de son fils Gabriel et proposé en vain à la famille royale par Maître Barre, était resté à Paris dans le coffre du notaire jusqu’en 1895, date à laquelle il fut remis à Don Carlos de Bourbon Parme au palais Lorédan à Venise.
Il fut donc accepté et reçu par un Bourbon dix ans après la lettre du père Bole.

De quel coeur parle donc le père Bole ?

La comtesse de Chambord étant morte en 1886, et le père Bole lui-même en 1890, aucun d’eux n’a pu intervenir dans l’arrivée d’un nouveau coeur qui s’est ajouté en 1895 à celui qui était déjà détenu par la famille royale.

S’il y a eu à Froshdorf deux coeurs dits tous deux « coeur Pelletan » la première question qui se pose est la suivante :   de quel coeur a-t-on prélevé l’A.D.N. en l’an 2000 ?

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (22)

INCROYABLE !

En faisant une recherche sur Internet pour retrouver l’analyse de Laure de la Chapelle, que nous voulions utiliser pour présenter sa thèse ( version B ) et avant notre synthèse future ( version C ) nous découvrons ce diamant de la couronne de l’imposture de la vérité officielle de l’Histoire !

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=41745——

Philippe Delorme
15 novembre 2010 à 20:57

Bonjour à tous. Il s’agit d’une émission de parti pris, réalisée avec une totale mauvaise foi, et le contraire d’un esprit scientifique. Je regrette d’y avoir participé. La question du coeur du frère aîné de Louis XVII est artificiellement relancée par ces journalistes en mal de sensationnel. En réalité, aucune confusion n’aurait été possible entre un coeur embaumé (celui de Louis Joseph) et un coeur simplement pétrifié dans l’alcool (celui de Louis XVII). D’autre part le parcours du coeur de Louis XVII est parfaitement connu. [***] Je vous renvoie vers mon site personnel sur ce sujet (1000 fois rebattu) : http://www.louisxvii.fr.st

Cordialement à tous
PHD

———

[ ***] : c’est nous qui soulignons après avoir échappé à une mort subite  pour cause de fou rire !

CIEL ! Et nous découvrons qu’il existe même une main amie ET INCONNUE qui  nous a cité !

Message 26 !

———

ALERTE ! ROUGE GRENAT NOIRE !

DIX-SEPT MILLE MERCIS A « D’ARTAGNAN » que nous prions humblement de bien vouloir se faire connaître !  ... Il semblerait que ce soit ce même d’Artagnan qui nous ait cité sur la page de commentaires du Figaro que nous avons évoquée récemment ! …

—-

d’Artagnan
16 novembre 2010 à 3:06
Re: Le second meurtre de Louis XVII va-t-il être élucidé ?

Message de raphael charles » Lundi 30 Mars 2009 16:56:03

Reprenons notre argumentation :

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/?p=41745

——

Nous allons donc suspendre un instant la poursuite de l’exposé prévu de la thèse B de Laure de la Chapelle pour noter toutes les argumentations contraires à notre argumentation qui auraient pu être  éventuellement développées sur le site de « Noblesse et Royauté  » …

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (21)

En l’état actuel de nos informations, il semblerait qu’on puisse faire le résumé chronologique suivant, au sujet de la traçabilité historique du  » coeur de Louis XVII  »  : 

A / Selon la version officielle de la traçabilité :

* 02/07/1895 : remise solennelle à Don Carlos à Venise

* entre cette date et  le 30/03/1898 : dépôt dans la chapelle de Frohsdorff par « le chevalier de Heber » , selon le témoignage de Maurice Pascal, dans un article de l’ICC publié le 30/03/1898.  

 » La précieuse relique sera ensuite [ après le 2/07/1895 ] transférée dans la chapelle  du château de Frohsdorff, (*n. 104*) où elle demeurera près d’un demi-siècle, en compagnie du fichu ensanglanté et du bonnet que Marie-Antoinette portait le jour de son exécution.  » ( Ph. Delorme «  Louis XVII La vérité « p 76/77 ).

*n.104* (p 205)  : « L’exemplaire de la BNF de l’art. du  » Littoral de la Somme  » ( « cf note 80  » [ndlr : qui relate le 16/11/1895 la remise du coeur à don Carlos, du 02/07/1895  ]  comporte à la fin, cette mention, de la main de Maurice Pascal :  » Le coeur royal fut porté, de Venise à Froshdorff (sic) par le chevalier de Héber. M.P. » (PhD. op. cit. p 205 ) 

* A la mort du duc de Madrid, en 1909, son fils, l’infant – ou Jayme – hérite du château et des souvenirs royaux (*n.105 *). Lorsque celui-ci disparaît à son tour, en 1931, Frohsdorff passe à sa troisième soeur, Béatrice, princesse Massimo.( *n. 106 * )  ( id. p. 77) )   

*n.105* (p 211) : il s’agit d’une notice biographique faisant référence à diverses sources documentaires qui décrivent la personnalité du duc de Madrid.( ndlr)

*n.106* ( p 212 )  : « …/…  au début de la seconde guerre mondiale, la princesse Blanche Massimo ( l’une des 4 filles de Béatrice ) y [ au château de Frohsdorff ] vivait encore avec sa mère. A cette époque, une partie des collections de meubles et de châteaux avait déjà disparu, en raison des partages familiaux qui suivirent la mort de la comtesse de Chambord, celle de don Carlos, et même de vols. Béatrice Massimo vendit les dix mille volumes de la bibliothèque, afin de combler les dettes de son frère [ don Jayme, donc ; ndlr ] .. » ( source citée : » Nov-déc ; Bourbons magazine » )/
Le baron Pinoteau ajoute ;  » ( Après la mort de don Jayme ) …/… tout fut fait pour que les souvenirs de Frohsdorf  soient distribués aux descendants des soeurs de don Jayme ou vendus à Londres, etc… « .

On peut donc penser que les documents des Pelletan, donnés à don Carlos par Dumont en 1895 – s’ils ont jamais séjourné à Frohsdorf – se sont évanouis au cours de l’un de ces désastreux partages ou de l’une de ces ventes.  ( PhD op. cit .p 212 )

* « Lorsque survient la seconde guerre mondiale , l’Autriche est depuis plus d’un an intégrée au Troisième Reich. Frohsdorf devient la propriété des Postes allemandes. Il semble que la princesse Béatrice Massimo et sa fille Blanche aient continué à y résider pendant quelque temps. Le château est vidé de ses souvenirs. Les Massimo se replient dans un ancien relais de chasse voisin, avec une partie des collections, sauvée d’une probable destruction.   En effet, à la Libération, Frohsdorf est pillé par l’armée soviétique
…/…
Quant au coeur de Louis XVII – nouvelle étape de son odyssée – il avait trouvé refuge en Italie, sous la sauvegarde d’une autre fille de la princesse Béatrice, Marie-des-Neiges, veuve de Charles Piercy. * n. 107 *
( PhD op cit p 77 )    

* n. 107 * ( p 212/213 )  :  » le coeur passa à la descendance de Béatrice qui habitait l’Italie. Cette descendance est composée de quatre dames : …/… donna Maria de las Nievas ( née 1902) veuve sans postérité (?) de Charles Piercy ( mort 1953 ) …/… Mme Piercy était dépositaire du coeur à Rome. ( source baron Pinoteau )  

*  » Il faudra patienter jusqu’en 1975 avant que le coeur du petit roi-martyr regagne enfin la France.  » …/… ( *n.108* )    ( PhD op. cit p 77 )

La note 108 ( p 213 ) renvoie à l’intervention décisive de M Georges-Albert Salvan ( directeur de l’AFP au Vatican ) auprès de toute la famille Massimo et de l’Institut de la Maison de Bourbon alors présidé par feu M le duc de Bauffremont ), d’où nous extrayons ceci ( source M Salvan, rapportant les propos de la princesse Massimo  )

 » …/… Après des péripéties … le coeur aboutit dans la chapelle de Frohsdorf. Il devint la propriété de la princesse Nieves Massimo après la vente du château à l’Etat autrichien par les Massimo.
« Je veux rendre cette relique à la France » me déclara au début de 1976 ( sic pour 1975 ) la princesse.  …/…  » 
   ( PhD op cit p 213 )

* voir sur Internet pour la suite des opérations …

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (20)

A l’attention des internautes germanophones qui en auraient un jour ou l’autre la liberté, voici des archives de journaux en ligne :

Pour le Neues Wiener Journal ( à partir de 1934, hélas pour l’instant ) … 

http://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?aid=nwj

Si vous voulez feuilleter la presse autrichienne … durant les prochaines et longues soirées d’hiver … : 

http://anno.onb.ac.at/cgi-content/anno?apm=0&zoom=2

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (19)

 Voici une nouvelle découverte, faite à la faveur de nos recherches sur la traçabilité historique du « coeur de Louis XVII « ! 

Extrait de : British Medical Journal

http://www.bmj.com/

…obliged to leave the field. THE DEATH OF LOUIS XVII. IN the autumn of 1891 we noticed some…oIn the deatlh of the Dauphin, titular Louis XVII, in 1795. The same authority has searched…crescentic inoculation mark, by which the real Louis XVII could have been recognised. Lassus had…

SATURDAY, JULY 8TH, 1893 ( p 86 ) .

( Correction et traduction dans la soirée )

THE DEATH OF LOUIS XVII.

IN the autumn of 1891 we noticed some remarkable researches made by Dr. Caban6s into the medical evidence oIn he deatlh of the Dauphin, titular Louis XVII, in 1795. The
same authority has searched into more documents since
1891, and is yet more convinced that the child wlho died in
the Temple at Paris was not the Dauphiln. The wife of
Citizen Simon (the evidence that this ill-reputed couple
really maltreated the Dauphiin is doubtful), testified before
Talleyrand, in 1816, that she had seen a rachitic child sent
into the Temple after she left, and the cook at that prison
knew that a « substitution » occurred. The sudden deaths
of Desault, Chopart, and Doublet, who expressed doubts
about the identity of the child found in the Temple after
Thermidor, are well known. The day that Desault presented
his report, he was invited to a dinner by some
members of the Convention, and was taken very ill on his
way home, dying speedily. His pupil, AbeillH, wisely got
away to America at once, feeling sure that there had been
foul play. Drs. Pelletan, Lassus, and two others, afterwards
made the necropsy, when the child died. They certified
about the body  » said to be that of the defunct Louis
Capet, » and recognised  » by two of us as the child attended
to a few days since. » Napoleon dwells on these suspicious
expressions in his Memoirs. The report is complete, yet
there is no note of a hernia, of the scar of a bite from a
rabbit on the lip, and of a crescentic inoculation mark, by
which the real Louis XVII could have been recognised.
Lassus had been plhysician to Mesdames de France, the
Dauphin’s aunts, and had often seen the Dauphin before
the revolution. Dr. Valentin believed that the report was
otherwise faulty, as it did not explaini that death was due to
sublimate poisoning. Wheni Bonaparte became First Con
sul, the Vendean Comte de Frott6, who knew too much
about the disputed identity, was shot. After the Restoration,
the Abb6 Dubois told Louis XVIII that he did not feel
sure that the child buried as the Dauphin was really that
unhappy boy at all. The reverend gentleman mysteriously
started for Italy at once, and died in a fit at the first posting
station. Pelletan was more discreet, as he saw that
under Republic, Empire, or Monarchy, it was dangerous to
express doubt. He declared to Louis XVIII that he had
stolen the Dauphin’s heart at the necropsy whilst the three
other doctors, a gaoler, and a civil commissioner had retired
from the table to chat near the window. Dr. Pelletan kept
the heart and wished to palm it off on Louis XVIII. The
other doctors quarrelled with Pelletan, aild the gaoler, also
living, said that he had watched hiim all througlh the
necropsy and would never have allowed him to pocket the
heart. The King accepted the heart, but it was nlot allowed
the honours of a State fulneral at St. Denis. Louis XVIII
never doubted the vigilance of revolutionary functionaries
over the corpses of prinees. The apocryphal heart, preserved
by Pelletan, who had signed a report containing the
two doubtful expressions, fell into the hands of Archbishop
Qudlen, and was thrown into the the Seine wheni his palace was looted by a mob early in 1831.

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ADDENDUM du 1/12/10 ( avec un peu de retard ) 

A l’automne de 1891, nous avons apprécié les recherches remarquables faites par le Dr Cabanès, au sujet des preuves médicales établissant la mort en 1795 du Dauphin, appelé Louis XVII.
Ce même auteur a fait des recherches
depuis 1891 grâce à  plusieurs  sources documentaires, et est encore plus convaincu que l’enfant mort dans la tour du Temple à Paris n’était pas le Dauphin. La femme du citoyen Simon (la preuve que ce couple a vraiment maltraité le Dauphin, selon  la mauvaise réputation qui lui est faite, est douteuse ) a témoigné devant Talleyrand, en 1816, qu’elle avait vu un enfant rachitique envoyé dans le temple après l’avoir quitté, et le cuisinier de la prison savait qu’une «substitution» avait eu lieu.

Les morts subites de Desault, Chopart, et Doublet, qui témoignent en faveur du doute sur l’identité de l’enfant trouvé dans le Temple après Thermidor, sont bien connues. Le jour où Desault a présenté son rapport, après avoir été invité à un dîner par quelques membres de la Convention, a été très malade sur le chemin du retour à son domicile, et est mort rapidement.

Fort sagement, son élève, Abeille, partit aussitôt au loin en Amérique, persuadé qu’il y avait un risque pour sa vie. Les Drs. Pelletan, Lassus, et deux autres, ont fait par la suite
l’autopsie de l’enfant, après sa mort. Ils n’ont fait que certifier  » que le corps qu’on leur a présenté
était celui du défunt Louis Capet, et qu’il a été reconnu » par deux d’entre nous qui avaient soigné l’enfant depuis quelques jours.
Napoléon s’est attardé sur ces
expressions suspectes dans ses Mémoires.
Le rapport est complet, mais il n’y a aucune mention d’une hernie, de la cicatrice d’une morsure d’un lapin sur la lèvre, et d’une marque d’inoculation en croissant, signes par lesquels le vrai Louis XVII aurait pu être reconnu.

Lassus avait été le docteur de Mesdames de France, tantes du Dauphin, et avait souvent vu le Dauphin avant la révolution. le Dr Valentin a estimé que le rapport a été aussi  défectueux, car il n’a pas expliqué pourquoi la mort aurait été due à un empoisonnement supposé.

Quand Bonaparte devint Premier Consul, le Vendéen comte de Frotté, qui en savait trop
sur l’identité contestée, a été abattu.
Après la Restauration, l’abbé Dubois dit à Louis XVIII qu’il n’était pas sûr que l’enfant enterré comme étant le Dauphin ait été vraiment le malheureux enfant reconnu par tous.
Le révérend abbé partit mystérieusement aussitôt après pour l’Italie à la fois, et mourut au premier arrêt.
Pelletan a été plus discret, quand il que
sous la République, l’Empire, ou la Monarchie, il était dangereux d’exprimer des doutes.
Il a déclaré à Louis XVIII qu’il avait
qu’il avait dérobé le cœur du Dauphin, à l’occasion de l’autopsie tandis que les trois autres médecins, un geôlier, et un commissaire civil étaient à l’écart de la table et discutaient près de la fenêtre. Le Dr Pelletan a gardé le cœur et voulait le restituer à Louis XVIII. Les autres médecins se disputèrent avec Pelletan, et le geôlier, toujours vivant,dit qu’il l’avait regardé pendant toute l’autopsie et qu’il ne lui aurait jamais permis de mettre le coeur dans une poche.
Le Roi a accepté le cœur, mais il ne lui a jamais été accordé les honneurs
de funérailles nationales à Saint-Denis. Louis XVIII n’a jamais douté de la vigilance des fonctionnaires révolutionnaires
sur les cadavres de princes. Le cœur apocryphe, conservé par Pelletan, qui avait signé un rapport contenant les deux expressions douteuses, tomba entre les mains de l’archevêque de Quelen, et fut jeté dans la Seine lorsque son palais a été pillé par la foule en 1831.

Autour du  » coeur de Louis XVII  » (18)

Cent fois sur le métier, remettre l’ouvrage ou  » LIRE C’EST RELIRE  » 

Grâce à l’oeil critique de notre archiviste du Roi Louis XVII, qui nous a invité à corriger notre message de cette série numéroté (13) qui était confus et même erroné dans une formulation,  nous venons de faire une découverte qui confirme notre position,  selon laquelle c’est la datation du New York Times du 21 juin 1896, qui doit être retenue pour la vente d’un  » coeur de Louis XVII  » à l’Hotel Drouot.

En voici la preuve, en l’état de nos informations : 

D’après « google books » l’extrait de glanure ci-dessous  que nous avions publié  en 2008, et où apparaît la mention  » three years ago »   est tiré du volume 108 de la revue « Temple Bar » 

Or grâce à cette source documentaire nous avons pu retrouver 2 volumes entiers numérisés:

vol 95 = mai -août 1892
vol 99 = sept – déc 1893

Cela signifie donc qu’à cette époque  » Temple Bar  »  était publié tous les 4 mois, à raison de 3 volumes par an  :
96 = sept – dec 1892 ; 97 , 98, 99 = année 1893
Pour la suite
100,101,102 = année 1894
103,104,105 = année 1895
106,107,108 = année 1896
Ou 108 = sept – déc 1896 

Or en consultant les pages accessibles du vol numéroté 108 sur google books on peut lire des informations relatives à la période mai à août 1896 ! Ce qui signifie que ce volume a été publié après le mois d’août 1896 !

L’article du NYT , daté du 21 juin 1896 a donc été publié avant la parution du vol. numéroté 108 sur la base de données de google books, qui a très certainement fait une erreur de transcription en remplaçant le n° de vol. 107 par 108  ! 

Nous sommes donc en droit de considérer que l’article du NYT du 21 juin 2896, numérisé sur  le site officiel du NYT,  est la source documentaire fiable à retenir pour notre analyse, la page 238 entière de  » Temple bar  » nous étant inaccessible !   

Pour expliquer la mention «  from Temple Bar «  sur l’article du NYT, nous avancerons l’hypothèse que l’informateur du NYT devait être très probablement un journaliste ou un contributeur habituel de la revue  » temple bar  » , domicilié à Londres ou à Paris …  

Autour du coeur de Louis XVII (17)

 Il est évident, tout au moins pour nous, que le contenu de l’article du New York Times du 19 août 1882, que nous venons de publier, confirme la date de publication indiquée sur la source documentaire numérisée !

Ce faisant c’est donc aussi la confirmation de la date de publication, le 21 juin 1896 de l’article faisant réference à la vente d’un coeur de Louis XVII à l’Hotel Drouot à Paris !

Pour nous il n’y a plus le moindre doute ! Allo ? Le forum  » Boudoir de Marie Antoinette » ? Ici le CRIL17 !  

SVP, Est-ce que  » petit normand » ***  pourrait nous dire d’où venait ce coeur de Louis XVII, proposé à la vente le 21  juin 1896 ? Et qu’est-il devenu ?

*** « petit normand » est l’internaute avec qui nous avons eu une controverse au sujet de la datation de la vente de ce coeur de Louis XVII ! Pour mémoire nous avons sauvegardé en vrac sur le commentaire joint à cet article l’ensemble de la page encore accessible à cette adresse