De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (30 bis)

Lire c’est relire ! 

En faisant une recherche sur Internet, nous venons de retomber sur le communiqué de M Roch de Coligny du 8 juillet 2011 que nous avons déjà eu l’occasion de citer et d’étudier dans cette rubrique !

Il nous semble intéressant d’en faire état à nouveau en raison de nos dernières conclusions, sur le sort réservé au coeur du premier Dauphin !

Pour mémoire, nous avons accepté l’interprétation de M Roch de Coligny, relative à l’interprétation de l’expression ambiguë ou difficilement lisible «  reliquaire de St Martin  » , réceptionné par le Comte de Chambord, selon sa lettre à son secrétaire du 21 janvier 1871 !

Contrairement aux conclusions de Laure de La Chapelle cette lettre est sans correspondance avec la réception d’un  » coeur Pelletan-Louis XVII  » dont fait état la lettre du Père Bole du 17/10/1885, que la Présidente du CEHQL17 a eu l’immense mérite de découvrir dans les archives de l’Ordre des Jésuites à Vanves ! 

Pour nous, qui estimons recevable la tradition historique étayée par le témoignage du baron Larrey, selon laquelle le coeur du premier Dauphin n’a jamais été conservé dans l’enceinte de l’archevêché de Paris mais a été inhumé à saint-Denis en 1817, il existe donc une parfaite compatibilité et cohérence de notre thèse avec le communiqué de M Roch de Coligny !

Si en effet, comme il est permis actuellement de le penser, le coeur du premier Dauphin était déjà présent dans la basilique de Saint-Denis, lorsque le coeur  » Pelletan-Louis XVII  » , venant de Frohsdorf via Rome, y est arrivé en 1975, il n’est nullement besoin qu’il ait été l »un des  » 2 coeurs Louis XVII  » , réceptionné par le Comte de Chambord à Frohsdorf, avant la remise solennelle d’un autre  » coeur LouisXVII-Pelletan  » qui a été faite à don Carlos en 1895 ! …     

Mais peut-être aurons-nous l’occasion de revenir prochainement sur ce dossier d’une complexité propre à décourager les meilleures bonnes volontés !

Dans le cadre de notre hypothèse toujours en cours, la réception à Frohsdorf d’un coeur  » Pelletan-Louis XVII  » , du vivant du Comte de Chambord serait à corréler avec la présence à Paris de son médecin personnel, le Dr Carrière, selon une piste de recherches toujours ouverte et que M Roch de Coligny a eu l’extrême amabilité de nous confirmer  ( ici ) …

De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(30)

 Trousset couv1

  C’est avec la plus vive reconnaissance que nous publions ce point de vue de Me Hugues Trousset, qui va nous obliger à revenir sur un  chantier toujours ouvert …

======

S’agissant de la controverse  sur la coexistence du coeur du premier Dauphin  et de celui du présumé Louis XVII auprès de Mgr de Quélen, à l’archevêché de Paris, il est  possible comme l’a fait notamment Philippe Delorme mais pas seulement, de la contester. 

C’est vrai qu’il est étonnant qu’il n’y ait pas eu trace d’un quelconque reçu même sur fond des pillages ultérieurs de 1830 ou  qu’il n’y ait pas eu une déclaration  de Mgr de Quelen à ce sujet.

Pourtant, nous savons bien que Pelletan a remis en mai 1828, un coeur dit de Louis XVII  dans un vase de cristal à Mgr de Quélen  qui en signera une décharge à son épouse, le 23 mai 1828.

 L’historien Pierre Sébastien Laurentie évoque dans son ouvrage édité en 1845,  » Histoire de France: divisée par époques depuis les origines gauloises jusqu’aux temps présents » ceci:

 » Quant aux restes de l’enfant ( Louis XVII ) j’ai su de la bouche de Mgr de Quélen le vénéré et toujours regretté pontife que tout n’avait pas disparu.

Le coeur avait été conservé par le docteur Pelletan dans une boite de plomb scellée de son sceau et cette relique avait été remise vers 1821 à M de Quélen, alors coadjuteur de Paris. En 1830 cette boite fut jetée dans la Seine par les démolisseurs de l’archevêché. »

 Mgr de Quélen ne pouvait cependant pas avoir reçu successivement deux coeurs dits de Louis XVII, de la part de Pelletan.

Il y a eu confusion.

 Mgr de Quélen alors coadjuteur aura reçu vers 1821, c’est à dire pas si longtemps  après  le dernier signalement du coeur du premier Dauphin  en 1817 à la mairie du XII ème arrondissement, ledit coeur du premier Dauphin.

 Mgr de Quélen archevêque de Paris, a reçu le coeur dit de Louis XVII, le 23 mai 1828.

Le constat de Maurice Pascal dans le Littoral de la  Somme du 16 novembre 1895 quant à la coexistence des deux coeurs auprès de l’archevêque avait été déjà confirmé par les faits suivants:

A l’archevêché, Gabriel Pelletan avait retrouvé le coeur du présumé Louis XVII avec les débris de l’urne de cristal en août 1830.

Philippe Pelletan, avait retrouvé le coeur du premier Dauphin et sa boite de plomb, en  juillet 1830.

Me Hugues Trousset 

De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (30)

 Trousset couv1

  C’est avec la plus vive reconnaissance que nous publions ce point de vue de Me Hugues Trousset, qui va nous obliger à revenir sur un  chantier toujours ouvert …

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S’agissant de la controverse  sur la coexistence du coeur du premier Dauphin  et de celui du présumé Louis XVII auprès de Mgr de Quélen, à l’archevêché de Paris, il est  possible comme l’a fait notamment Philippe Delorme mais pas seulement, de la contester. 

C’est vrai qu’il est étonnant qu’il n’y ait pas eu trace d’un quelconque reçu même sur fond des pillages ultérieurs de 1830 ou  qu’il n’y ait pas eu une déclaration  de Mgr de Quelen à ce sujet.

Pourtant, nous savons bien que Pelletan a remis en mai 1828, un coeur dit de Louis XVII  dans un vase de cristal à Mgr de Quélen  qui en signera une décharge à son épouse, le 23 mai 1828.

 L’historien Pierre Sébastien Laurentie évoque dans son ouvrage édité en 1845,  » Histoire de France: divisée par époques depuis les origines gauloises jusqu’aux temps présents » ceci:

 » Quant aux restes de l’enfant ( Louis XVII ) j’ai su de la bouche de Mgr de Quélen le vénéré et toujours regretté pontife que tout n’avait pas disparu.

Le coeur avait été conservé par le docteur Pelletan dans une boite de plomb scellée de son sceau et cette relique avait été remise vers 1821 à M de Quélen, alors coadjuteur de Paris. En 1830 cette boite fut jetée dans la Seine par les démolisseurs de l’archevêché. »

 Mgr de Quélen ne pouvait cependant pas avoir reçu successivement deux coeurs dits de Louis XVII, de la part de Pelletan.

Il y a eu confusion.

 Mgr de Quélen alors coadjuteur aura reçu vers 1821, c’est à dire pas si longtemps  après  le dernier signalement du coeur du premier Dauphin  en 1817 à la mairie du XII ème arrondissement, ledit coeur du premier Dauphin.

 Mgr de Quélen archevêque de Paris, a reçu le coeur dit de Louis XVII, le 23 mai 1828.

Le constat de Maurice Pascal dans le Littoral de la  Somme du 16 novembre 1895 quant à la coexistence des deux coeurs auprès de l’archevêque avait été déjà confirmé par les faits suivants:

A l’archevêché, Gabriel Pelletan avait retrouvé le coeur du présumé Louis XVII avec les débris de l’urne de cristal en août 1830.

Philippe Pelletan, avait retrouvé le coeur du premier Dauphin et sa boite de plomb, en  juillet 1830.

Me Hugues Trousset 

De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(29)[ MAJ 05/09]

Voici une information inédite qui vient de nous être communiquée par M Roch de Coligny : 

 » Le docteur Ed. Carrière était encore au service du comte et de la comtesse de Chambord en 1876. Les 11 et 19 avril de cette année, il signa (à Goritz) des « Notes sur les Santés de Monseigneur et de Madame ».

Si ce maigre renseignement vous est utile, ce sera parfait.  » 

Cher Monsieur, c’est plus que parfait ! Et nous supposons que cette découverte est le fruit des recherches dans les archives du Comte de Chambord, que vous nous aviez promis récemment !…Dix-sept mille mercis ! …

Peut-être est-il même permis d’espérer que vous fassiez d’autres découvertes qui pourraient tout bouleverser,  » gant de Lenotre  » ou  » anguille-murène de Louis XVII » oblige ?  

==========

L’information gracieusement apportée par M Roch de Coligny vient donc confirmer de façon définitive le témoignage du Dr Corlieu au sujet du rôle joué par le Dr Carrière et la pertinence de notre modèle !  

Mais que le Dr Carrière ait pu voir le comte de Chambord en personne les 11 et 19 avril 1876 à Goritz n’est pas sans conséquence au regard de la question de la date de réception à Frohsdorf du coeur  » Louis XVII de la filière Pierre Pelletan  » et de la traçabilité historique du  » coeur Louis XVII de la filière Gabriel Pelletan  » … 

1876/04/11-19 : le Dr Carrière est à Goritz aux côtés du Comte de Chambord et de Madame

1876 : le Dr Carrière quitte Frohsdorf et se retire à Paris où il meurt en 1883, peu de temps après le comte de Chambord  

…/…

 1890-09-20 Le Figaro Dr Corlieu

«   Pelletan avait gardé le silence sur son dépôt pendant tout le règne impérial, et la seule personne à qui il s’était ouvert en avait profité pour s’en emparer et avait tout naturellement gardé le plus profond secret
…{ Après avoir exposé le refus de la famille Royale ) …

«  Pelletan toutefois, s’en dessaisit et le coeur fut mis en dépôt, dans un coffret,au palais de l’archevêché. Mais lors du pillage de ce palais, le 29 juillet 1830, il disparut de nouveau, emporté par un des envahisseurs. Pelletan fils, qui était alors à l’Hôtel-Dieu, reconnut le coffret dans les mains de celui qui l’emportait, et s’en empara. J’eus l’occasion de voir le docteur Pelletan fils,qui était un vieillard ; il me raconta ces faits et me montra le cœur desséché et dur comme du bois. « Que comptez-vous en faire? Lui demandai-je. » Je l’offrirai au comte de Chambord, me répondit Pelletan, et s’il ne l’accepte pas, je le ferai mettre dans mon cercueil. »

Un jour je rencontrai le Dr Carrière, qui était alors médecin du comte et lui exposai ces faits, qui l’intéressèrent beaucoup. Il alla voir le Dr Pelletan, fit part de sa visite au comte de Chambord. J’ignore ce qui a été décidé tous les trois sont morts et si pour l’anatomiste le coeur du prince et le coeur du tribun populaire ont une valeur égale, il n’en est pas de même pour l’historien, avide d’anecdotes. »
Dr A. Corlieu.

De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (29)[ MAJ 05/09]

Voici une information inédite qui vient de nous être communiquée par M Roch de Coligny : 

 » Le docteur Ed. Carrière était encore au service du comte et de la comtesse de Chambord en 1876. Les 11 et 19 avril de cette année, il signa (à Goritz) des « Notes sur les Santés de Monseigneur et de Madame ».

Si ce maigre renseignement vous est utile, ce sera parfait.  » 

Cher Monsieur, c’est plus que parfait ! Et nous supposons que cette découverte est le fruit des recherches dans les archives du Comte de Chambord, que vous nous aviez promis récemment !…Dix-sept mille mercis ! …

Peut-être est-il même permis d’espérer que vous fassiez d’autres découvertes qui pourraient tout bouleverser,  » gant de Lenotre  » ou  » anguille-murène de Louis XVII » oblige ?  

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L’information gracieusement apportée par M Roch de Coligny vient donc confirmer de façon définitive le témoignage du Dr Corlieu au sujet du rôle joué par le Dr Carrière et la pertinence de notre modèle !  

Mais que le Dr Carrière ait pu voir le comte de Chambord en personne les 11 et 19 avril 1876 à Goritz n’est pas sans conséquence au regard de la question de la date de réception à Frohsdorf du coeur  » Louis XVII de la filière Pierre Pelletan  » et de la traçabilité historique du  » coeur Louis XVII de la filière Gabriel Pelletan  » … 

1876/04/11-19 : le Dr Carrière est à Goritz aux côtés du Comte de Chambord et de Madame

1876 : le Dr Carrière quitte Frohsdorf et se retire à Paris où il meurt en 1883, peu de temps après le comte de Chambord  

…/…

 1890-09-20 Le Figaro Dr Corlieu

«   Pelletan avait gardé le silence sur son dépôt pendant tout le règne impérial, et la seule personne à qui il s’était ouvert en avait profité pour s’en emparer et avait tout naturellement gardé le plus profond secret
…{ Après avoir exposé le refus de la famille Royale ) …

«  Pelletan toutefois, s’en dessaisit et le coeur fut mis en dépôt, dans un coffret,au palais de l’archevêché. Mais lors du pillage de ce palais, le 29 juillet 1830, il disparut de nouveau, emporté par un des envahisseurs. Pelletan fils, qui était alors à l’Hôtel-Dieu, reconnut le coffret dans les mains de celui qui l’emportait, et s’en empara. J’eus l’occasion de voir le docteur Pelletan fils,qui était un vieillard ; il me raconta ces faits et me montra le cœur desséché et dur comme du bois. « Que comptez-vous en faire? Lui demandai-je. » Je l’offrirai au comte de Chambord, me répondit Pelletan, et s’il ne l’accepte pas, je le ferai mettre dans mon cercueil. »

Un jour je rencontrai le Dr Carrière, qui était alors médecin du comte et lui exposai ces faits, qui l’intéressèrent beaucoup. Il alla voir le Dr Pelletan, fit part de sa visite au comte de Chambord. J’ignore ce qui a été décidé tous les trois sont morts et si pour l’anatomiste le coeur du prince et le coeur du tribun populaire ont une valeur égale, il n’en est pas de même pour l’historien, avide d’anecdotes. »
Dr A. Corlieu.

De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(28)

Voici ce qu’on peut lire dans l’ouvrage de Philippe Delorme ( pp 172-173 ; note 80 ) à propos de l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895, attribué par notre historien à Maurice Pascal, qui l’aurait, selon toute vraisemblance  » ,  rédigé ou inspiré  » … [ et ] se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan

 «   Il est également utile [ *** NDCRIL17 *** ] de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse  enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur  de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeurde son   frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs , au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution. Ce qui retarda la remise du coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva. »

Peu nous importe pour l’instant de savoir en quel lieu précis auraient été déposés les deux coeurs !
De même ne retiendrons-nous des commentaires de simple bon sens de Philippe Delorme qui corrige les erreurs ou approximations de Maurice Pascal que cette observation précieuse : 

 » D’autre part, l’auteur se trompe – nous l’avons vu – en affirmant que le coeur du premier dauphin a été déposé au Val-de-Grâce. 

…/…

Alors,  qu’est devenu le coeur de Louis-Joseph – et sa boîte de vermeil ? Pour ma part, je perds sa trace en 1817, à la mai­rie du XII eme arrondissement de Paris (cet ancien XII’ correspond à l’actuel V’). Si le reliquaire a été effectivement déposé à l’archevêché – ce dont je doute -, il est à craindre que le coeur du fils aîné de Louis XVI y ait été détruit lors du sac. Il est peu probable qu’il ait bénéficié d’un sauvetage miraculeux, à l’instar de celui de son jeune frère. Un émeutier a pu voler le coffret en métal précieux, et jeter son contenu à la Seine ou dans le brasier allumé sur les quais …  »  

=====

[ *** NDCRIL17 *** : il convient de remarquer ici que les deux expressions différentes employées par Laure de La Chapelle et Philippe Delorme peuvent peut-être s’expliquer par une erreur d’interprétation ou de lecture d’un texte très  obscurci dont notre archiviste du Roi Louis XVII – dont nous ne devrions pas tarder à avoir des nouvelles – nous avait transmis une copie.
Afin de ne prêter le flanc à aucune critique de mauvaise foi de notre part à l’égard de l’auteur du livre  » Louis XVII La vérité  » nous adopterons donc sa version libellée ainsi, car l’important est ailleurs  :

 » Il est également utile de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), … [  le reste de la transcription du texte de Maurice Pascal étant identique chez LDLC et PhD  ]  

De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (28)

Voici ce qu’on peut lire dans l’ouvrage de Philippe Delorme ( pp 172-173 ; note 80 ) à propos de l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895, attribué par notre historien à Maurice Pascal, qui l’aurait, selon toute vraisemblance  » ,  rédigé ou inspiré  » … [ et ] se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan

 «   Il est également utile [ *** NDCRIL17 *** ] de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse  enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur  de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeurde son   frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs , au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution. Ce qui retarda la remise du coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva. »

Peu nous importe pour l’instant de savoir en quel lieu précis auraient été déposés les deux coeurs !
De même ne retiendrons-nous des commentaires de simple bon sens de Philippe Delorme qui corrige les erreurs ou approximations de Maurice Pascal que cette observation précieuse : 

 » D’autre part, l’auteur se trompe – nous l’avons vu – en affirmant que le coeur du premier dauphin a été déposé au Val-de-Grâce. 

…/…

Alors,  qu’est devenu le coeur de Louis-Joseph – et sa boîte de vermeil ? Pour ma part, je perds sa trace en 1817, à la mai­rie du XII eme arrondissement de Paris (cet ancien XII’ correspond à l’actuel V’). Si le reliquaire a été effectivement déposé à l’archevêché – ce dont je doute -, il est à craindre que le coeur du fils aîné de Louis XVI y ait été détruit lors du sac. Il est peu probable qu’il ait bénéficié d’un sauvetage miraculeux, à l’instar de celui de son jeune frère. Un émeutier a pu voler le coffret en métal précieux, et jeter son contenu à la Seine ou dans le brasier allumé sur les quais …  »  

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[ *** NDCRIL17 *** : il convient de remarquer ici que les deux expressions différentes employées par Laure de La Chapelle et Philippe Delorme peuvent peut-être s’expliquer par une erreur d’interprétation ou de lecture d’un texte très  obscurci dont notre archiviste du Roi Louis XVII – dont nous ne devrions pas tarder à avoir des nouvelles – nous avait transmis une copie.
Afin de ne prêter le flanc à aucune critique de mauvaise foi de notre part à l’égard de l’auteur du livre  » Louis XVII La vérité  » nous adopterons donc sa version libellée ainsi, car l’important est ailleurs  :

 » Il est également utile de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), … [  le reste de la transcription du texte de Maurice Pascal étant identique chez LDLC et PhD  ]  

De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (27) [ ADDENDUM ]

[ ADDENDUM  13 h 35 ] 

Nous venons de retrouver ce que Philippe Delorme  a écrit dans son livre  » Louis XVII La Vérité  » ( p 172 – 173 ) dans sa note 80,  que nous reproduirons dans l’après-midi et que vous pouvez d’ores et déjà lire si vous avez le livre  et qui commence par 

 » Il est également utile de faire remarquer [ …] qu’au moment de la Restauration …. »

à rapprocher de la transcription ci-dessous qu’en a faite Laure de La Chapelle …

=====

Chers amis,  

Hier soir nous n’avions pas eu le temps de rechercher LA SOURCE DOCUMENTAIRE CAPITALE, qui est lDOCUMENT DE REFERENCE DANS CETTE AFFAIRE, que Laure de la Chapelle a découverte et que nous extrayons de son étude historique, dans la  version accessible sur le musée Louis XVII !

Et que découvrons-nous aujourd’hui ? Un détail sans importance, qui ne fait qu’ajouter à la confusion générale ou un  » SCOOP AFFOLANT  » , pour paraphraser notre ami CSQHB  ?

Rapprochons en effet les deux textes écrits par Maurice Pascal, deus ex machina de l’opération de remise du coeur de Louis XVII au duc de Madrid en juillet 1895 …  

Le  20 février 1898 Maurice Pascal a écrit au rédacteur du quotidien « Le gaulois » selon la copie reproduite dans l’ICC  1898/01 (VOL37 = A34)-1898/06 p 793 : 

 

” …

Lorsque le coeur de Louis XVII fut surpris par la Révolution de 1830 à l’Archevêché, il était à la veille de connaître les honneurs funèbres de Saint – Denis  de Paris ; il y a près de deux ans j’ai remis à M Sardou  des gravures de l’armoire des coeurs à saint-Denis indiquant la place qui y avait été assignée pour recevoir le coeur du petit Roi  [** NDCRIL17 ***]; et en étant à l’Archevêché de Paris, le coeur de Louis XVII ne faisait que suivre la même filière qu’avait suivie le coeur du premier Dauphin, fils de Louis XVI, avant d’être réintégré au val de Grâce, coeur sauvé aussi pendant la Révolution et sur l’authenticité duquel jamais aucun doute ne s’éleva. “ 

[ *** NDCRIL17 : ce qui nous renvoie incidemment à  notre étude …

Le caveau des Bourbons à Saint-Denis (23) *** ]

Et que lit-on dans l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 ?  Ceci, d’après la transcription qu’en a faite Laure de La Chapelle :

…/….

En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen , embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête (La confiance ne régnait toujours pas au sujet du médecin) et de faire déposer le coeur soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. Notez qu’il n’est pas question de Saint Denis ou du Val de Grâce, qui accueillaient les dépouilles royales.

Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le coeur du Premier Dauphin ?
Il avait très probablement précédé le coeur Pelletan à l’Archevêché.

Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 :

Il est inutile de faire remarquer, qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête ; sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Coeur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;
or, en cela le Coeur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Coeur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.
Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ?

De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(27) [ ADDENDUM ]

[ ADDENDUM  13 h 35 ] 

Nous venons de retrouver ce que Philippe Delorme  a écrit dans son livre  » Louis XVII La Vérité  » ( p 172 – 173 ) dans sa note 80,  que nous reproduirons dans l’après-midi et que vous pouvez d’ores et déjà lire si vous avez le livre  et qui commence par 

 » Il est également utile de faire remarquer [ …] qu’au moment de la Restauration …. »

à rapprocher de la transcription ci-dessous qu’en a faite Laure de La Chapelle …

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Chers amis,  

Hier soir nous n’avions pas eu le temps de rechercher LA SOURCE DOCUMENTAIRE CAPITALE, qui est lDOCUMENT DE REFERENCE DANS CETTE AFFAIRE, que Laure de la Chapelle a découverte et que nous extrayons de son étude historique, dans la  version accessible sur le musée Louis XVII !

Et que découvrons-nous aujourd’hui ? Un détail sans importance, qui ne fait qu’ajouter à la confusion générale ou un  » SCOOP AFFOLANT  » , pour paraphraser notre ami CSQHB  ?

Rapprochons en effet les deux textes écrits par Maurice Pascal, deus ex machina de l’opération de remise du coeur de Louis XVII au duc de Madrid en juillet 1895 …  

Le  20 février 1898 Maurice Pascal a écrit au rédacteur du quotidien « Le gaulois » selon la copie reproduite dans l’ICC  1898/01 (VOL37 = A34)-1898/06 p 793 : 

” …

Lorsque le coeur de Louis XVII fut surpris par la Révolution de 1830 à l’Archevêché, il était à la veille de connaître les honneurs funèbres de Saint – Denis  de Paris ; il y a près de deux ans j’ai remis à M Sardou  des gravures de l’armoire des coeurs à saint-Denis indiquant la place qui y avait été assignée pour recevoir le coeur du petit Roi  [** NDCRIL17 ***]; et en étant à l’Archevêché de Paris, le coeur de Louis XVII ne faisait que suivre la même filière qu’avait suivie le coeur du premier Dauphin, fils de Louis XVI, avant d’être réintégré au val de Grâce, coeur sauvé aussi pendant la Révolution et sur l’authenticité duquel jamais aucun doute ne s’éleva. “ 

[ *** NDCRIL17 : ce qui nous renvoie incidemment à  notre étude …

Le caveau des Bourbons à Saint-Denis (23) *** ]

Et que lit-on dans l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 ?  Ceci, d’après la transcription qu’en a faite Laure de La Chapelle :

…/….

En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen , embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête (La confiance ne régnait toujours pas au sujet du médecin) et de faire déposer le coeur soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. Notez qu’il n’est pas question de Saint Denis ou du Val de Grâce, qui accueillaient les dépouilles royales.

Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le coeur du Premier Dauphin ?
Il avait très probablement précédé le coeur Pelletan à l’Archevêché.

Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 :

Il est inutile de faire remarquer, qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête ; sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Coeur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;
or, en cela le Coeur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Coeur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.
Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ?

De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(26)

Lire c’est relire !

Le document que nous vous avons présenté  où est transcrit le texte de la lettre de Maurice Pascal au Gaulois du 20 février 1898 est en fait inédit pour nous !… 

En attendant de pouvoir revenir sur les nombreuses observations qu’il appelle, SVP est-ce que vous pourriez nous dire comment vous comprenez cette phrase, à rapprocher de LA REFERENCE qui est habituellement citée,  extraite du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895

 » … et en étant à l’Archevêché de Paris, le coeur de Louis XVII ne faisait que suivre la même filière qu’avait suivie le coeur du premier Dauphin, fils de Louis XVI, avant d’être réintégré au val de Grâce, coeur sauvé aussi pendant la Révolution et sur l’authenticité duquel jamais aucun doute ne s’éleva.  »