De l’absence des  » descendants du Temple  » dans l’Histoire de France depuis le 8 juin 1795 … (2) [ Add 11 h 50 ]

Poursuivons notre réflexion, parce qu’il ne peut pas y avoir de prescription en Histoire ! En résumé, si nous avons rejeté l’hypothèse n°1 de catoneo, selon laquelle les descendants du Temple n’existent pas, nous avons retenu la formulation «  1. Ils ont existé jusqu’au  JJ/MM/AAAA. »  en raison de notre certitude acquise au sujet de l’exfiltration de Louis XVII du Temple. 
Des 4 sous-hypothèses que nous avons ensuite déclinées sur les circonstances de cet évènement que nous considérons comme étant certain,
nous ne conserverons pour l’instant que les 
 2 occurrences qui nous semblent les plus probables ; selon les règles de notre heuristique nous n’étudierions les 2 autres que dans l’hypothèse où celles ci-dessous se révèleraient absurdes ou contredites par un fait ou un document irréfragable : 
1.1 exfiltration de Louis XVII au soir du 3 juillet 1793 ;
1.2 exfiltration de Louis XVII durant la période du 21 août 1793 à la nuit du 2 au 3 septembre 1793.
Mais pour tenter d’établir la date à laquelle les « descendants du Temple » auraient cessé d’exister, qui va constituer le fil conducteur de toute notre réflexion, il convient tout d’abord d’expliquer pourquoi et comment il n’existe à ce jour aucune certitude sur l’existence et la vie de Louis XVII, hors du Temple.
Catoneo a suggéré l’idée que nous retenons que Louis XVII, parvenu à l’âge adulte, aurait obéi à la prière de son père lui demandant de ne pas chercher à devenir roi de France ; à cette motivation on pourrait ajouter, nous semble-t-il, l’hypothèse que Louis XVII, sommé dans un premier temps de ne pas chercher à venger la mort de son père, et ensuite celles de sa mère et de sa tante, n’ait guère eu le désir de revenir en France, si – comme on peut le penser – il en a été un moment très éloigné, pour sa propre sécurité ou par suite d’un marchandage ou d’un accord entre ceux qui ont pu disposer un moment de son destin !
Mais est-il sûr et certain que Louis XVII n’ait pas cherché à revenir en France ?
Et, à peine avons-nous commencé notre réflexion, nous voici confronté à trois énigmes étroitement liées à la question même de la présence de Louis XVII en France : 
* énigme de Vincennes du 20 mars 1804 ; 
* audience de Martin de Gallardon par Louis XVIII le 2 avril 1816
* énigme de Versailles de mai-juin 1816. 
 Ainsi que vous le savez, amis lecteurs, nous n’avons fait qu’évoquer ces dossiers dans nos précédents forums, sans avoir pu les étudier de manière approfondie, en raison de notre priorité absolue du moment qui était alors de parvenir à résoudre l’énigme du cimetière Sainte-Marguerite ou tout au moins de conclure par une certitude, dans un sens ou dans un autre. 
C’est maintenant chose faite avec notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité ( pour nos nouveaux lecteurs )  ; nous pouvons donc nous attacher à l’étude approfondie de ces affaires, dont l’une a provoqué l’article qui, par un effet domino, est à l’origine de toute notre réflexion : 
2017-78. Où, à propos de la messe en sol majeur de Cherubini pour le Sacre de Louis XVIII, le Maître-Chat rétablit quelques vérités au sujet de ce Roi Très Chrétien.
Et nous pouvons d’autant mieux le faire, que grâce à Renée Lescaroux, la recherche historique sur la question Louis XVII est désormais libérée de la très lourde hypothèque Naundorf. 
Et en temps et heure, nous nous attacherons à l’étude d’un quatrième dossier : celui des deux audiences accordées, avant et après la catastrophe de la guerre de 1870-1871, par le Comte de Chambord à Maximin Giraud, le voyant de La Salette. 
Dès lors, s’il s’avérait un jour que l’étude de tous ces évènements attestait l’existence de Louis XVII ou de sa descendance jusqu’en 1873, année de la célèbre déclaration du Comte de Chambord, n’aurions-nous pas un commencement de résolution de l’énigme Louis XVII et une explication de l’absence des  » descendants du Temple  » dans l’histoire de France de 1795 à 1873 ? Et quels riches enseignements ne serions-nous pas invité à en tirer !  

…/… A suivre, mais dans un délai qu’il ne nous est pas possible de préciser pour l’instant.
S’il est vrai que la résolution de la plus fascinante énigme de l’Histoire de France peut avoir un impact sur le destin de la France, selon l’intuition de tous ceux qui, depuis plus de deux siècles, ont cherché la vérité en toute bonne foi, c’est avec la plus grande reconnaissance  que nous ferions état des recherches des internautes qui souhaiteraient nous apporter leur concours.
Nous avons en effet une seconde certitude, dans cette Affaire Louis XVII : en raison de sa complexité extrême, sa résolution échappe aux compétences d’un seul chercheur et ne pourra être que le fruit d’un travail collectif conduit avec la rigueur intellectuelle exigée par l’enjeu. 

PS :  merci de noter que nous devons nous familiariser avec le logiciel de notre site pour pouvoir en exploiter toutes les fonctionnalités de manière optimale, en commençant par restructurer l’ensemble des données, que nous avons importées de notre précédent site cril17.org ; et nous réfléchissons à un niveau supérieur de communication sur Internet, grâce aux moyens spécifiques proposés par notre hébergeur, pour être présent sur l’ensemble des réseaux sociaux.  

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ADDENDUM 11 h 50  Macron trop fort, à New-york, pour ne pas être mis à l’honneur ! « c’estquiquiestabsentdel’histoiredeFranceetquiestsortidel’histoiredesnations? »
«Sortir de l’Etat de droit» : le lapsus de Macron en marge de l’ONU
Et pendant ce temps à Paris : 
« Trèschicettrèschoclacomdenosgénéraux ! » 
L’expression des militaires menacée : la tribune-choc de 11 généraux

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (12) ? [ MAJ 25/10 ]

MAJ 25/10 

Les contradictions irréductibles existantes entre les diverses hypothèses que nous étudions actuellement, au sujet de la période obscure de Karl-Wilelm Naundorf, et notre certitude acquise grâce à la rédaction de notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité, nous dispensent de revenir – pour l’instant tout au moins – sur l’énigme de Vincennes ; nous l’avions citée pour mémoire. en raison d’une tradition naundorfiste faisant état d’un possible lien entre  » Naundorf – Louis XVII  » et la capture en mars 1804, du duc d’Enghien, de l’autre côté du Rhin …

Dans le cadre de cette étude sur la période obscure de Karl-Wilhelm Naundorf, Pierre Vailland nous a demandé tout récemment, par courrier privé, de faire référence à ce qui lui semble être la meilleure hypothèse sur l’origine de Karl-Wilhelm Naundorf  ;  nous vous invitons donc à lire ce qu’a écrit Paul-Eric Blanrue, même si nous ne partageons pas du tout ses conclusions par rapport à la théorie dominante, ainsi que le savent nos plus anciens lecteurs :

 » « Un déserteur nommé Karl-Benjamin Werg ? » jusqu’à la signature « Paul-Eric Blanrue ».
C’est une reprise de l’ouvrage de l’académicien Maurice Garçon, Louis XVII ou la fausse énigme (1968).
Et nous répondons  à la demande de P. Vailland d’autant plus volontiers, qu’il nous offre ainsi l’occasion de rappeler que nous attendons toujours une réfutation de notre analyse critique de la thèse de Me Maurice Garçon, que nous pensons avoir réduite à néant … 

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Notre site ayant été élevé sur Tribune Histoire animé par BRH au grade de «  carrefour d’information  » par Richelieu – [ merci à lui qui a déjà publié dans cctte rubrique 4 Comments»  un commentaire que nous n’avons découvert qu’avec beaucoup de retard ] –  nous devons examiner une dernière piste de recherches, qui aurait pu croiser celle de Naundorf, avant de vous proposer nos observations provisoires, autres que celles que nous avons faites à brûle-mel, et qui ont d’ailleurs été relevées par Richelieu dans ce message publié cet après-midi :

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Re: Louis XVII Génotype vs Phénotype

Message par Richelieu » Mercredi 19 Octobre 2016 15:02:38

Je reprends mon argumentation à la lumière de ce qui se publie actuellement sur le Site CRIL17, notre ‘carrefour d’information’.
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Il s’agit de nos recherches laissées en suspens dans ce dossier que nous avons appelé  

Enigme de Vincennes du 20 mars 1804 (2)

Enigme de Vincennes du 20 mars 1804

Et puisque CRIL17 est devenu un carrefour d’information fréquenté par d’éminents esprits – si on en juge par la seule qualité de l’article cité ci-dessus – nous croyons opportun de signaler une information qui ne devrait pas laisser indifférent  les plus sceptiques, et que nous avons redécouverte tout récemment – lire c’est relire – à la faveur des travaux de Renée Lescaroux et de la controverse qui s’en est suivie avec Bergeronette !… 

Fouché a été nommé par Louis XVIII ambassadeur du Royaume de France à Dresde, où il a vécu selon toute vraisemblance de septembre 1815 à janvier – février 1816, jusqu’à ce qu’il soit frappé par la loi du 12 janvier 1816 ; il a ensuite terminé sa vie d’exilé à Trieste où – dit-on – il a brûlé beaucoup de papiers personnels entre ses visites régulières à la cathédrale San Giusto … qui n’est pas très éloignée de la Biblioteca Civica … où est conservé un manuscrit bien curieux … Or ce document a interessé Jean Favier qui s’est déplacé en personne pour l’examiner, mais aussi René Dollot, dont nous avons relu incidemment le nom, hier, à la faveur du dossier  Autour de la bague de Naundorf … conservé aux archives du MAE …  

Eléments d’un brain-storming hallucinant ou d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorff ?…

The DNA Y-STRs Profile of Louis XVI (1754-1793) [ MAJ 09/05 ]

 » …/…  Les résultats de cette étude établissent aussi que Naundorff n’est certainement pas le fils ( ou un fils naturel ) de Louis XVI. L’étude ultérieure d’un descendant actuel de Condé nous a maintenant permis de mieux comprendre la ressemblance entre le profil Y-STRs de Naundorff avec ceux de la famille des Bourbons. » ( Professeur Gérard Lucotte – Institut d’Anthropologie Moléculaire, Paris )

Vers une  » ordalie iconographique  » ? [ Addendum 04/05 ]

DE LOUIS XVII à NAUNDORFF

Les « Jurys de l’Histoire valmorencéenne »

4ème jury : le mardi 16 novembre 2010 à la salle de La Croix-Blanche à Saint-Leu-la-Forêt

« La mort du prince de Condé : suicide ou meurtre ? »

Les quelque 150 personnes participant à ce « jury » ont reçu par e-mail ou à l’entrée de la salle la notice d’informations suivante :

BIOGRAPHIE RAPIDE DU PRINCE DE CONDÉ

Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon, prince de Condé, fils de Louis-Joseph de Bourbon et de Charlotte-Godefride-Elisabeth de Rohan-Soubise, naît le 13 août 1756. Il épouse à quinze ans en 1771 sa cousine, la princesse Louise, Thérèse, Bathilde d’Orléans (1750-1822), fille de Louis-Philippe d’Orléans. Ce mariage d’amour, mêlé d’incidents romanesques, est retracé dans l’opéra comique de Laujou, l’Amoureux de quinze ans. Un enfant naît de cette union : Louis Antoine Henri de Bourbon, duc d’Enghien, né en 1772. Mais le couple ne sera pas longtemps heureux.

En 1779, à l’occasion d’un bal masqué, une altercation se produit entre la duchesse de Bourbon et le comte d’Artois, frère du Roi. Pour venger l’insulte, le duc de Bourbon se bat en duel au bois de Boulogne avec son cousin. Deux ans plus tard, en 1781, il se sépare d’avec son épouse, coupable d’avoir persiflé les Condé dans une pièce de théâtre qu’elle a montée. Dans le  même temps, il a deux filles naturelles avec une chanteuse de l’Opéra, Mlle Marguerite Catherine Michelot :

– Adélaïde Charlotte Louise (1780-1874), qui épousera en premières noces, en 1803 à Londres, Patrice-Gabriel de Bernard de Montessus (1761-1831), comte de Rully, lieutenant général, pair de France le 17 août 1815 et en secondes noces en 1833, Guy-Jacques de Chaumont (1787-1851), comte de Quitry, chambellan de l’Empereur Napoléon Ier.

– Louise Charlotte Aglaé (1782-1831).

…/…

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Enigme de Vincennes du 20 mars 1804 (2)

Et voici la confirmation du témoignage du gendarme d’élite Blancpain qui n’a pas fait l’objet de publication, car il établit la présence du Général Caulaincourt, au fort de Vincennes, dans la nuit du 20 au 21 mars 1804 ! 

Et donc celle d’un autre prisonnier d’une valeur au moins identique à celle du duc d’Enghien, qui ne peut être qu’un leurre de Louis XVII exfiltré du Temple ou Louis XVII ! 

…/…

Eléments d'un brain-storming hallucinant ou d'un modèle de résolution de l'énigme Naundorff ?…

The DNA Y-STRs Profile of Louis XVI (1754-1793) [ MAJ 09/05 ]

 » …/…  Les résultats de cette étude établissent aussi que Naundorff n’est certainement pas le fils ( ou un fils naturel ) de Louis XVI. L’étude ultérieure d’un descendant actuel de Condé nous a maintenant permis de mieux comprendre la ressemblance entre le profil Y-STRs de Naundorff avec ceux de la famille des Bourbons. » ( Professeur Gérard Lucotte – Institut d’Anthropologie Moléculaire, Paris )

Vers une  » ordalie iconographique  » ? [ Addendum 04/05 ]

DE LOUIS XVII à NAUNDORFF

Les « Jurys de l’Histoire valmorencéenne »

4ème jury : le mardi 16 novembre 2010 à la salle de La Croix-Blanche à Saint-Leu-la-Forêt

« La mort du prince de Condé : suicide ou meurtre ? »

Les quelque 150 personnes participant à ce « jury » ont reçu par e-mail ou à l’entrée de la salle la notice d’informations suivante :

BIOGRAPHIE RAPIDE DU PRINCE DE CONDÉ

Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon, prince de Condé, fils de Louis-Joseph de Bourbon et de Charlotte-Godefride-Elisabeth de Rohan-Soubise, naît le 13 août 1756. Il épouse à quinze ans en 1771 sa cousine, la princesse Louise, Thérèse, Bathilde d’Orléans (1750-1822), fille de Louis-Philippe d’Orléans. Ce mariage d’amour, mêlé d’incidents romanesques, est retracé dans l’opéra comique de Laujou, l’Amoureux de quinze ans. Un enfant naît de cette union : Louis Antoine Henri de Bourbon, duc d’Enghien, né en 1772. Mais le couple ne sera pas longtemps heureux.

En 1779, à l’occasion d’un bal masqué, une altercation se produit entre la duchesse de Bourbon et le comte d’Artois, frère du Roi. Pour venger l’insulte, le duc de Bourbon se bat en duel au bois de Boulogne avec son cousin. Deux ans plus tard, en 1781, il se sépare d’avec son épouse, coupable d’avoir persiflé les Condé dans une pièce de théâtre qu’elle a montée. Dans le  même temps, il a deux filles naturelles avec une chanteuse de l’Opéra, Mlle Marguerite Catherine Michelot :

– Adélaïde Charlotte Louise (1780-1874), qui épousera en premières noces, en 1803 à Londres, Patrice-Gabriel de Bernard de Montessus (1761-1831), comte de Rully, lieutenant général, pair de France le 17 août 1815 et en secondes noces en 1833, Guy-Jacques de Chaumont (1787-1851), comte de Quitry, chambellan de l’Empereur Napoléon Ier.

– Louise Charlotte Aglaé (1782-1831).

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Enigme de Vincennes du 20 mars 1804 (2)

Et voici la confirmation du témoignage du gendarme d’élite Blancpain qui n’a pas fait l’objet de publication, car il établit la présence du Général Caulaincourt, au fort de Vincennes, dans la nuit du 20 au 21 mars 1804 ! 

Et donc celle d’un autre prisonnier d’une valeur au moins identique à celle du duc d’Enghien, qui ne peut être qu’un leurre de Louis XVII exfiltré du Temple ou Louis XVII ! 

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Enigme de Vincennes du 20 mars 1804

Nous ré-ouvrons ce dossier que nous avons déjà étudié sur nos précédents forums,*** car nous avons fait une découverte au hasard de l’une de nos recherches en cours en vue d’apporter la preuve du caractère apocryphe du Journal de Louis XVI !…

*** voir :

 20 mars 1804 – Enigme de Vincennes
Welschinger, Henri  » Le duc d’Enghien  »   

 20 mars 1804 – Enigme de Vincennes ( 2 )  

Il s’agit d’un témoignage que nous avons déjà cité dans la grave controverse historique sur la présence ou non du général Caulaincourt au fort de Vincennes dans la nuit du 20 au 21 mars 1804 …

A toutes fins utiles il nous semble opportun d’en faire état, même sous forme de glanure, du fait de la découverte de ce livre dont nous ignorions l’existence et en raison de l’enjeu considérable de cette question !

Pour mémoire et en raccourci, à l’attention de nos nouveaux lecteurs, si Caulaincourt était présent au fort de Vincennes au  soir du 20 mars 1804, cela signifie obligatoirement qu’il y a conduit un prisonnier d’une valeur au moins identique à celle du duc d’Enghien, qui était déjà arrivé au fort de Vincennes emmené par le général Ordener ! …

Et selon tous les indices dont nous disposons à ce jour, ce prisonnier qui ne pouvait être ni  Artois, ni Privence ne pouvait donc être que Louis XVII exfiltré du Temple ou un leurre de Louis XVII, qui avait été lui aussi exfiltré du Temple ! … 

La citation ci-dessous est extraite du livre : 

 » Le duc d’Enghien: d’après les documents authentiques »  Par L. Constant ( A. Le Chevalier, éd., 1869 – 207 pages, pp  75-76 )

 »  Nous nous sommes transportés à Vincennes à l effet d à l enquête ordonnée par Sa Majesté pour constater l authenticité du dépôt du corps de monseigneur le Enghien dans le lieu désigné comme étant celui de sa sépulture actuelle Étant arrivés au château de Vincennes le susdit jour heures du matin nous y avons été reçus par M le marquis de Puyvert maréchal de camp questeur de la députés et gouverneur dudit château Lequel nous a introduits dans une salle servant provisoirement de salle du conseil Nous y avons trouvé réunis M le comte Armand de Beau colonel lieutenant de roi du château M le comte de Baschi du Cayla pair de France lieutenant général des armées du roi premier gentilhomme de de SAS monseigneur le prince de Condé M le vidame de Vassé lieutenant général des roi premier écuyer de SAS monseigneur le prince Condé et ci devant premier gentilhomme de la chambre monseigneur le duc d Enghien son adjudant général M le comte de Rully pair de France lieutenant général armées du roi premier gentilhomme de la chambre de monseigneur le duc de Bourbon En présence desquels nous avons procédé à ladite enquête qu il suit Ont comparu les témoins ci après dénommés savoir Premièrement le sieur Blancpain Jean Baptiste brigadier de gendarmerie en retraite demeurant à Paris rue des Bourgeois n 12 lequel après serment de dire la a déposé ainsi qu il suit Ayant reçu le vingt mars mil huit cent quatre du général à la caserne des Célestins rue du Petit Musc l ordre d aller à Vincennes avec la gendarmerie d élite dans laquelle il servait il s y rendit aussitôt Arrivé au château de Vincennes avec ce détachement il y fut sur le champ établi surveillant d un prisonnier de haute qu il a su depuis être monseigneur le duc d Enghien et en sa qualité de surveillant il fut placé au haut de l escalier de son logement Il l a accompagné à deux reprises au pavillon dit de la Porte du Bois à cinquante pas environ du pavillon de la Reine au pied duquel s est faite l exécution Il en a été témoin de ladite place sans pouvoir cependant distinguer bien précisément ce qui se passait si ce n est qu il a entendu à deux ou trois reprises le général Savary qui se tenait en haut sur le bord extérieur du fossé et vis à vis ordonner à un adjudant de commander le feu Il n y avait d autres lumières dans le fossé que celle d une lanterne éclairée de plusieurs chandelles et placée à quelque distance Aussitôt après que le prince fut tombé il a vu les gendarmes s approcher ds son corps et l emporter tout habillé pour le déposer dans une fosse préparée derrière un mur de cinq à six pieds de hauteur environ et distant de trois pas du lieu de l exécution lequel servait de dépôt de décombres La fosse fut fermée sur le champ Le prince était vêtu d un pantalon gris bottes à la hussarde cravate blanche ayant sur la tête une casquette à double galon d or laquelle à ce qu il a entendu dire fut immédiatement jetée dans la fosse Le prince portait deux montres dont l une seulement lui fut enlevée par un gendarme et remise par lui au général Savary l autre est restée sur sa personne ainsi que les bagues qu il avait aux doigts et dont une portait un brillant Enfin sur le bord extérieur du fossé avec le général Savary se trouvaient plusieurs officiers généraux parmi lesquels il a reconnu le général Caulaincourt écuyer de Bonaparte qu il avait vu descendre de voiture dans la cour N ayant rien autre à déclarer a sig ié avec nous témoin après lecture faite Signé Blancpain Laporte Lalanne le vicomte Héricard Ferrand de Thury…