Tribune offerte à nos contradicteurs naundorfistes – Epilogue (2)

Voici la suite de l’argumentation que nous avons développée dans l’annexe III ( pp 307-317 ) de notre livre LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE : l’affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ?

En couleur notre argumentation ; en italique et en couleur ambre : les citations extraites du livre de Jean-Pascal Romain Louis XVII Roi de Thermidor ou d’autres sources citées.
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*** Argument 3 : rôle témoin de Laurent, commissaire civil du Temple !
Compte tenu de l’enjeu du débat et des conclusions que nous en tirerons, en contradiction radicale avec celles de Jean-Pascal Romain, nous croyons nécessaire de reprendre la transcription complète, qu’il en donne, de l’extrait du long récit de l’évasion de Naundorff, rapporté par Gruau de la Barre, dans ses Intrigues dévoilées (t.1. pp 488-489) qui confirme et complète celui de l’Abrégé des Infortunes :
« Deux de mes amis conduisirent au cimetière la voiture qui renfermait le cercueil, et dans laquelle, au fond, on avait pratiqué un coffre rempli de vieilles paperasses. Pendant le trajet, l’ami qui était avec moi dans la voiture, me retira du cercueil, me déposa dans le coffre et mit les vieilles paperasses préparées pour cette fin dans le cercueil, afin de conserver son poids, et le donna ensuite aux fossoyeurs pour l’enterrer. Mes amis se hâtèrent de retourner à Paris. La voiture roulait au galop des chevaux, et la rapidité du mouvement me réveilla de ma léthargie artificielle. Mon ami me donna quelque liqueur à boire, pour me fortifier, et m’habilla en fille. Nous descendîmes de la voiture pour en prendre une autre qui nous transporta dans une maison du faubourg Saint-Germain, où je fus confié à une amie de Joséphine. C’est dans cette maison que j’ai revu le bon et fidèle Laurenz, et que je vis aussi Joséphine de Beauharnais. Lors de leur première rencontre, elle demanda à Laurenz, en ma présence comment on s’était débarrassé de l’enfant mort. Laurenz lui répondit que le petit infortuné, dans la nuit d’après ma sortie de la Tour, avait été enterré dans le jardin du Temple ; et afin de faciliter les moyens de le retrouver, en cas de besoin, il désigna à Joséphine le lieu précis de la tombe. »
Et sans aucune autre base documentaire que celle des dires de Naundorff, rapportés par Gruau de la Barre, Jean-Pascal Romain va considérer ce témoignage comme étant crédible, parce qu’il serait compatible avec l’hypothèse d’une évasion de Louis XVII fin mars 1795, date à laquelle l’ont conduit ses propres recherches, faites à partir de l’étude des archives disponibles sur l’histoire de la Tour du Temple et des témoignages rapportés par la tradition naundorffiste !
Pour Jean-Pascal Romain, l’arrestation et l’emprisonnement de Laurent, dès le 5 prairial an III (ou 24 mai 1795), rendaient en effet absurde et irrecevable la version d’une évasion de « Naundorff-Louis XVII » en juin 1795, à quelque date que ce soit le 8, le 10 ou le 12 juin !
Et on lit ceci (pp 429-431) dans le « Louis XVII » de Xavier de Roche :
« Mon père [de Xavier de Roche NDLR], qui aurait aujourd’hui près de cent-dix ans, avait beaucoup connu dans les premières années du présent siècle ( XXème siècle] un prêtre fort savant et très distingué, le R.P. Coubé, ancien jésuite devenu Chanoine du Chapitre métropolitain de Paris. C’est par le Père Coubé que nous eûmes connaissance du témoignage de Joly de Fleury. Le grand-père paternel du R.P. Coubé, l’avocat Coubé de Maynadal, fut député du Tarn à l’Assemblée Législative, en 1791-1792. »
Suivent plusieurs lignes où il est question d’un secret que la Reine Marie-Antoinette, prisonnière au Temple aurait révélé au député du Tarn, au sujet du fameux nævus maternus, qui devait permettre de reconnaître son fils en cas de besoin … Mais il n’y a pas un seul mot – bien évidemment – en ce qui concerne le seul problème qui nous intéresse ici : l’évasion de Louis XVII dans un cercueil en 1795 ! Après cela, Xavier de Roche poursuit :
« L’ancien législateur [Coubé de Maynadal] disait souvent à ses fils : « Comment voulez-vous que je doute de l’enlèvement de Louis XVII ? Mon ami Joly, en qui j’ai pleine confiance, m’a dit « Vois-tu, c’est moi, moi-même, qui l’ai emporté dans mes bras. (1) »
Il s’agissait de Jean-François Joly …C’est donc lui qui, fin mars 1795, vint au Temple et retira, du cercueil préparé pour le substitué, de ce cercueil que Voisin laissa non cloué une heure au pied de l’escalier de la Grande Tour, le corps chaud et vivant du petit Roi. Le retira-t-il au pied même de l’escalier, ou plutôt dans le corbillard, pendant le trajet vers le cimetière, les deux éventualités peuvent s’envisager, mais le résultat est identique et garanti par le témoignage du Législateur Coubé »
« Le témoignage Coubé-Joly de Fleury recoupe celui de l’ancienne nourrice du Duc de Berry, Madame Delmas née Guyot, femme courageuse et d’une exemplaire fidélité à la Famille Royale, qui déclara en 1835 :
« J’atteste sous la foi du serment que le jeune Prince a été enlevé dans une bière. Il était encore au Temple lorsque le jeune enfant de l’hôpital mourut et cette mort est cause de l’évasion du Prince » (1) .
« Le transfert de l’enfant d’un cercueil dans un autre » coffre avait été effectué « dans le trajet du Temple au cimetière ». Dès que le cortège fut entré pour procéder à l’inhumation que dirigeait Voisin (ordonnateur des Pompes funèbres, à ne pas confondre avec le capitaine du même nom), tandis que le fourgon attendait devant la porte refermée, une voiture de maraîchers, couverte d’une bâche, qui attendait de l’autre côté de la rue Saint-Bernard, virant de bord, se mit en marche et vint à la rencontre du fourgon (en stationnement) qu’elle croisa.
Deux royalistes déguisés en maraîchers la conduisaient. En un instant, le coffre qui renfermait le Dauphin passa du fourgon dans la charrette, les deux royalistes repartirent en hâte, remontant le fleuve comme pour s’en aller dans la campagne, et ils rejoignirent la rive gauche, emmenant le Dauphin rue de Seine n° 6, où ils arrivèrent à une heure très avancée de la nuit.
Les quatre porteurs avaient reçu des instructions des Comités avec défense de les communiquer à leur directeur. Voisin, en effet, crut toujours avoir enterré le Dauphin ».
Ces renseignements provenaient d’un député de l’Indre-et-Loire à la Convention, député qu’on n’a pas pu identifier avec certitude, mais qui pourrait être soit Albert Ruelle (qui participa, durant tout l’hiver 1794-1795 et le printemps 1795 aux tractations avec les Vendéens, au moment du traité dit de la Jaunaie, et fut rappelé pour « modérantisme »), soit Charles-Albert Pottier, membre du Comité de Législation de la Convention qui, exilé en 1816 comme régicide, s’installa avec Reverchon à Nyon, dans le Canton de Vaud. Ces renseignements furent recueillis par la famille Abraham, de Vouvray, qui les rapporta à M. Arthur Schmid (2) .
Ce premier enterrement, à Sainte-Marguerite, d’un substitué fut donc, en fait, l’enfouissement d’une bière vide, puisque le malheureux substitué avait été subrepticement inhumé près de la Tour, que son cercueil avait servi de véhicule d’évasion lors de l’enlèvement du petit Roi hors du Temple et qu’y fut substitué, à son occupant bien vivant, une masse de pierres et de papiers, « pour faire poids » et aussi sans doute avec un procès-verbal de l’opération. Cela explique la nature des objets retrouvés lors des diverses fouilles clandestines qui eurent lieu par la suite : des « pierres rompues » et des papiers que s’appropria le Ministre de la Police et que l’on refusa de montrer à la Duchesse d’Angoulême. . . . »
Suit ensuite la confirmation du témoignage du R.P Coubé par un autre jésuite le R.P. d’Aquin, visiblement de seconde main, si ce n’est même de troisième main que nous ne retiendrons pas en l’absence de toute référence de sources documentaires ; s’y ajoute enfin un récit prêté à la veuve Simon, lorsqu’elle était aux Incurables, et qui est en contradiction avec les témoignages relatifs à l’évasion de « Naundorff-Louis XVII » dans un cercueil !
Par contre, il nous semble intéressant de souligner cet extrait de la p 431, révélateur des relations qui ont pu exister entre Naundorff et ses fidèles :
« Il est à noter que dans les années 1834-1836, alors que « Naundorff » résidait à Paris, il fut en relations d’amitié avec M Coubé, fils du Législateur et père du jésuite. »
Il n’est donc pas étonnant qu’on lise en conclusion, page suivante (p 432) après que Xavier de Roche ait développé la théorie de la mort du substitué à Louis XVII, à la fin du mois de mars 1795 :
« …Laurent le fait clandestinement inhumer, sur un lit de chaux, au pied de la Tour et utilise pour faire sortir du Temple le petit Roi (toujours reclus dans les combles) le cercueil – non cloué – prévu pour le malheureux substitué : à la sortie du Temple, l’ancien Ministre de Louis XVI, Jean-François Joly de Fleury reçoit l’enfant royal, tandis que le 31 mars Laurent démissionne sous un prétexte ( la mort de sa mère) et quitte le Temple où il est remplacé par Lasne. Le squelette du substitué nuitamment inhumé au pied de la Tour sera retrouvé par d’Andigné en 1801 »
C’est effectivement dans l’enclos du Temple que le Général d’Andigné a découvert les restes de celui qui pourrait être un substitué à Louis XVII, dont rien d’ailleurs n’établit qu’il soit décédé, fin mars 1795 ! Mais même en admettant que ce soit ce corps, qu’on aurait inhumé nuitamment et secrètement dans l’enclos du Temple, comment aurait-on pu organiser ensuite un autre enterrement tout aussi secret d’un cercueil vide au cimetière de Sainte-Marguerite, d’où aurait été extrait « Louis XVII-Naundorff », dont il n’existe nulle part le moindre écho contemporain?
Poser la question n’est-ce pas y répondre selon la formule en usage ? Aussi terminerons-nous cette étude avec la plaidoirie de Me Jules Favre, dans le procès intenté en 1874 par les héritiers de Naundorff au Comte de Chambord, que nous avons déjà évoqué.
( A suivre )

Ciel !  » Le boudoir de Marie-Antoinette  » vient de découvrir la pièce à conviction n°1 de l’énigme du cimetière Sainte-Marguerite !

 Louis XVII est-il mort au Temple ?

https://www.facebook.com/385507194960204/photos/pb.385507194960204.-2207520000.1429269814./452715214906068/?type=1&theater

Notre ami  » Chou d’amour   » Administrateur du boudoir situé de l’autre côté du Couloir du Temps et très ancien partenaire de notre CRIL17  s’interroge !

 » Que sait-on de ce crâne exactement? »

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Un peu de patience, cher  » chou d’amour » ! Bientôt vous saurez tout !

Mais d’ores et déjà; 17 000 mercis au  » boudoir de Marie-Antoinette »  qui nous a fait découvrir un volumineux  album de photos  »  Autour de Marie – Antoinette « ! …

Pour mémoire voici le visage que le Pr Puech ( Directeur du Laboratoire de Médecine Légale de l’Hopital de la Timone à Marseille ) ,  a donné à ce crâne et qui a été publié pour la 1ère fois dans les  » Cahiers Louis XVII «  (numéro 9 spécial, juin 1995 ), grâce aux sources documentaires que lui avait transmis  Jacques Hamann, notre très regretté Président-Fondateur du CEHQL17.

Autour d’une mèche de cheveux dite « de Reiset », ayant appartenu à l’Enfant du Temple, décédé le 20 prairial an III et inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 22 prairial an III, sous l’identité de Louis Charles Capet (3) [ MAJ 26/03]

MAJ 26/03 

17 000 mercis à l’internaute, qui administre cette page facebook, et avec qui nous venons d’avoir un échange de courriers prometteur pour l’avenir de nos recherches ! 

En effet nous sommes intimement convaincu que seul un véritable travail d’équipe, accompli avec la rigueur et l’humilité intellectuelles indispensables pourra nous permettre de résoudre un jour ou l’autre cette fascinante énigme Louis XVII ! 

Bienvenue à Madame l’administratrice de cette page facebook et à ses 1 566 lecteurs ! Vous êtes ici chez vous ! 

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Je vous invite à prendre connaissance de la discussion passionnante qui a débuté sur le CRIL 17 concernant la mèche dite « de Reiset »

Le mercredi 6 juin 2012 (au Palais d’Iéna à Paris) le représentant du CEHQL17 (1) achetait, chez Pierre…
CRIL17.ORG

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Grâce à notre ami Jean-Claude Pilayrou, en partenariat avec le boudoir de Marie-Antoinette, ( situé de l’autre côté du couloir du Temps ) , et grâce en particulier à madame Antoine que nous remercions chaleureusement, nous venons de découvrir les infos ci-dessous, précédées d’une amusante invitation «  MERCI DE NE PAS PARTAGER LE TEXTE  » et postées sur facebook, en l’absence de toute indication de la  » source proche du dossier  » , comme on dit dans la grande presse  ….

Aussi rappellerons-nous une fois encore à l’attention des nouveaux lecteurs qui vont découvrir notre site que cette étude du Pr Gérard Lucotte n’a pu être faite que grâce au concours du CEHQL17 et en particulier de sa Présidente, Mme Laure de La Chapelle  et de notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, auteur des informations historiques dont vous trouverez ci-dessous des éléments extraits de sa dernière intervention dans l’un de ces  14 Comments »

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Forte probabilité d’une substitution au Temple.

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Bonjour, Mes Chers Amis,

Je suppose que votre conversation concerne ces récentes découvertes dont il est fait état ici.
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=612388565527509&id=398672596899108

Bien à vous

madame antoine

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https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=612388565527509&id=398672596899108

MERCI DE NE PAS PARTAGER LE TEXTE.
(ci-contre la mèche de cheveux dite « de Reiset » et une mèche des cheveux de Charles enfant)
J’y reviendrai prochainement mais je tenais à vous faire part de ce que j’ai appris hier concernant les travaux du Professeur Lucotte concernant Louis XVII.
En effet, le Professeur Lucotte a examiné la mèche de cheveux dite « Mèche Reiset » : celle-ci provenant de la tête de l’enfant mort au temple le 8 juin 1795 et qui est de couleur rousse.
Tout nous porte à penser que nous nous trouvons bel et bien en présence du substitué et non de Louis XVII.
Grâce à cette étude, c’est la première fois que nous avons la preuve que l’enfant mort au temple n’était pas Louis XVII puisque le Professeur Lucotte a pu comparer cette mèche avec une mèche authentique de Charles enfant.
« Très peu de dépôts sont visibles à la surface du cheveu de Louis XVII (qui ont été lavés, séchés et nettoyés), alors qu’il y a de très nombreux dépôts sur toute la surface du cortex du cheveu roux ; la densité de ces dépôts est telle à certains endroits qu’ils constituent de véritables plaques.
Principalement du carbonate de calcium, du plâtre (comme tout plâtre, à base de gypse) et du phosphate de plomb. Ces produits, tous blancs, ont été utilisés pour tenter d’atténuer (blondir) le roux des cheveux.
Le traitement des cheveux au phosphate de plomb prouve que c’est bien l’enfant mort au Temple dont on a tenté de blondir les cheveux roux pour qu’on puisse l’identifier à Louis XVII, nécessairement au moment de la présentation du cadavre ».
Ceci constitue une preuve inédite et indiscutable de l’identité du corps exhumé en 1894 avec l’enfant du Temple mort en 1795.
Cette preuve physique de la couleur rousse des cheveux de l’enfant du Temple observée par le professeur Lucotte est également confirmée par les deux témoignages suivants :
Dans le livre de Suvigny page 22 nous pouvons lire :
Madame Bertrand , rentière demeurant aussi rue du Temple , qu’elle connaissait beaucoup, et qui avait pour amie une dame de Vitry , croit-elle , laquelle avait été nourrice du fils de Louis XVI (il s’agit de Cécile Talon mariée avec Jean François Valentin de Sainte-Marie ), lui raconta quelque temps plus tard, « que cette nourrice avait été mandée au Temple pour reconnaître son élève, qu’en présence de l’enfant on lui demanda : – « Reconnais-tu ton élève ?- Non, répondit-elle ; mon élève avait les cheveux blonds, celui-ci les a rouges ; mon élève avait les yeux bleus, celui-ci les a noirs.- Tu peux te tromper, nourrice, les cheveux changes, lui dit-on.- Oui répondit-elle, mais les cheveux blonds ne deviennent pas rouges et les yeux bleus ne deviennent pas noirs. »
Dans La Légitimité1883 page 557 Procès-Verbal du 16 août 1817 : déclaration de Damont à la Police :
Il reçut du Docteur Pelletan une touffe de cheveux…………Que sur la présentation de Monsieur Roussiale ( dont la sœur épouse de Monsieur Ramier qui avait eu aussi des cheveux) au duc de Grammont il fut admis au pavillon de Flore. Le duc de Grammont à l’examen des cheveux prétendit que ce n’étaient point les cheveux du Dauphin , qu’ils étaient d’un blond clair, qu’il avait eu l’occasion de bien connaître le Dauphin, sa belle-mère ayant été gouvernante des Enfants de France.
Ainsi avec cette preuve physique associée à deux témoignages , il ne peut y avoir aucun doute. L’enfant du Temple mort le 8 juin 1795 et autopsié par Pelletan est le même que celui des fouilles de 1846 et de 1894. Cet enfant dont le crâne était scié, comme mentionné par Pelletan dans son rapport.
Pour couper court à toutes objections, car n’en doutons pas elles vont pleuvoir, il serait intéressant de pouvoir comparer cette mèche de cheveux (mèche Reiset) à celle qu’il est coutume d’appeler « mèche Damont ».
Enfin, on peut donc aujourd’hui se poser sérieusement une question : cette mèche de cheveux provenant des restes de l’enfant mort au temple montrant que cet enfant ne pouvait être Louis XVII
d’où provenait ce cœur qui a fait couler tant d’encre au début du XXIe siècle ? Comme je le pense ce cœur est très certainement celui de Louis-Joseph, le frère de Charles mort au mois de juin 1789 dont on sait qu’il avait été un temps au contact du cœur dit « de Pelletan » à l’Archevêché de Paris, puis qui avait séjourné à Saint-Denis et qui, lorsque le Professeur Boiry avait demandé son expertise, avait malheureusement disparu !

Photo de Charles Louis, le roi Louis XVII.
Photo de Charles Louis, le roi Louis XVII.
  • Josette Gras, Marie-Frédérique Lucas-Kiger, Howard Calonne et 25 autres personnes aiment ça.
  • Annie Ehrensperger-Blaisse L’ADN n’a pu être extrait à cause du traitement que les cheveux ont reçu ?
    (plâtre, phosphate de plomb, carbonate de calcium).
    Peut-être qu’avec des analyses plus poussées, il serait possible de trouver au moins de l’ADN mitochondrial …
    2 · 14 h
  • Charles Louis, le roi Louis XVII Si cela avait été possible, soyez certaine que le Professeur Lucotte l’aurait fait. Cela hélas n’a guère été possible ; comme à chaque fois dans l’affaire Louis XVII il y a toujours un problème qui survient. Néanmoins les examens continuent et dès que Voir plus

 

  • Adhenora De Brachey Et l’adn ? ne peut-on pas comparer ?
    1 · 15 h

 

 

  • Isa Valery La différence de couleur entre les deux mèches de cheveux est frappante !
    2 · 14 h
  • Charles Louis, le roi Louis XVII A l’attention de Catherine Detrieux : Je vous ai adressé un MP qui se trouve dans la case « autre » concernant le texte ci-dessus que vous avez partagé. Merci d’en prendre connaissance
  • Alexandre Estachy https://www.facebook.com/groups/812247025478920/permalink/815746301795659/ acte de baptême de LOUIS xvii

    Acte de baptême de Louis Charles de France , futur' LOUIS  XVII  , le 27 mars 1785 , à Versailles .

    Acte de baptême de Louis Charles de France , duc de Normandie , futur LOUIS XVII , le 27 mars 1785 , à Versailles , dont voici la transcription.

    « L’an mil sept

    Afficher la suite

    1 · 9 h
  • Lucia Pilò Très bonne analyse.
  • Annie Ehrensperger-Blaisse Je comprends, il faut beaucoup de patience dans ce domaine mais nous touchons au but.
    J’avais posé une question à propos de la duchesse D’Angoulême: elle avait le bonheur de peut-être retrouver son frère… Pourquoi ne pas avoir accepté de le rencontrer ?
  • Josette Gras Alors là , je commence a douter férocement de voir que même les médecins légiste de nos jour, puissent se tromper !! , je vois que mon petit prince « chou d’amour  » ne reposera pas en paix … les dessous de l’histoire vu a la télé !! lire tous les historien de france et de navare ne sert a rien…………………….
  • Véronique Bordonado Merci bcp , c’est passionnant!!

 

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A l’attention de nos lecteurs, nouveaux ou anciens, nous croyons opportun de préciser que nous nous sommes toujours interdit d’aller sur facebook, twitter and co …  pour des raisons de convenance personnelle et parce que nous estimions que notre CRIL17 n’était pas encore en mesure d’affronter la violence des 40 èmes rugissants ou des 50 èmes hurlants, auxquels toute navigation est obligatoirement confrontée sur l’Océan du Web parfois terrifiant de haine, malgré les soi-disant règles de modération ou lois qui sont censées y régner …
Mais peut-être devrons-nous changer prochainement de stratégie avec la publication de l’édition définitive de notre LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE , service de la vérité historique oblige ? …

Autour d’une mèche de cheveux dite « de Reiset », ayant appartenu à l’Enfant du Temple, décédé le 20 prairial an III et inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 22 prairial an III, sous l’identité de Louis Charles Capet (2)

De l’ensemble des informations publiées dans les 13 Comments » qui ont fait suite à la publication par le Pr Gérard Lucotte de ce qui, à l’évidence, sera retenu comme étant une découverte scientifique majeure pour l’histoire de la Question Louis XVII, grâce au concours du CEHQL17 et en particulier de sa Présidente, Laure de La Chapelle et de Christian Crépin, qui ont fourni tous deux les supports biologiques indispensables, nous retiendrons en bref et dans l’immédiat les deux éléments suivants :

1 / Selon la théorie officielle toujours en vigueur, défendue par la Commission du Vieux Paris,  » gardienne du Temple de la Vérité sur le destin de Louis XVII » , les ossements conservés dans le caveau de l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite sont ceux d’un inconnu totalement étranger à l’énigme Louis XVII et que, seuls des faux témoignages ou des interprétations erronées voire même des fantasmes de la tradition orale de la paroisse de Sainte-Marguerite, appuyés sur un extraordinaire concours de circonstances ont pu faire accroire par toute la tradition historique, qu’ils étaient ceux de l’enfant décédé au Temple le 8 juin 1795 et donc de Louis XVII ; c’est exactement le témoignage rendu par le vicomte de Reiset, dont nul ne peut contester qu’il a été l’une des plus éminentes personnalités royalistes, de surcroît légitimistes, de la fin du XIX ème siècle ! 

Voir le détail de notre argumentation développée dans le livre «  LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE «   et la bascule intellectuelle réalisée en 1979 par la  » Commission du Vieux Paris  » ! 

Dès lors, grâce à la découverte du Pr Gérard Lucotte, nous osons interpeler la susdite  » Commission du Vieux Paris  » – ( dont les travaux seraient, semble-t-il, actuellement suspendus par Mme Hidalgo pour des motifs de stratégie immobilière de la Ville de Paris ) – avec cette question :

Est-ce que la Commission du Vieux Paris pourrait nous expliquer pourquoi « on  » a tenté de blondir les cheveux roux du jeune adulte de 18 ans environ, qui repose actuellement dans l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite ? En d’autres termes, quelle est la mystérieuse probabilité qui aurait  provoqué la survenance d’un tel traitement des cheveux d’un jeune adulte, totalement étranger à l’Affaire Louis XVII et dont nous ignorons, pour l’instant, à quelle date précise il aurait pu avoir lieu ?

CHRONO SVP ! …

2 / En ce qui concerne la seule planète, royaliste ou non, d’ores et déjà persuadée que Louis XVII n’est pas mort au Temple le 8 juin 1795, qu’il nous soit permis de souligner que la découverte du Pr Lucotte vient apporter une preuve scientifique qui ruine définitivement les théories naundorfistes, encore en vigueur ici *1* ou là *2*, et valide définitivement notre argumentation à paraître prochainement dans l’édition définitive de notre livre «  LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE  » !

17 000 mercis, cher Professeur !

Le livre LouisXVII Autopsie d\'une fausse vérité

*1* Voir le très beau site de l’Institut Louis XVII que nous remercions chaleureusement d’avoir bien voulu faire état de l’étude du Pr Lucotte ! 

*2* voir les commentaires de ce récent article, publié par la Charte de Fontevrault

Ceux qui s’intéressent à l’énigme Louis XVII ne manquent pas de coeurs.

ADDENDUM  Dernière minute 11 h 45

Nous découvrons à l’instant qu’un des sites de référence de la galaxie royaliste, le ci-devant Royal-Artillerie,  a l’âme  taraudée par l’incertitude qui règne sur le destin de Louis XVII !

De l’âme des princes

«Ceux des particuliers qui deviennent princes seulement par les faveurs de la fortune ont peu de peine à réussir, mais infiniment à se maintenir» (Machiavel).
On pourrait en dire autant par les faveurs des Lois fondamentales. La prolifération des recherches sérieuses ou moins sérieuses, mystiques ou historiques qui cernent le roi caché, survivant, souterrain, d’au-delà des mers, n’est pas qu’une distraction romanesque. Elle signale une insatisfaction née de l’examen de l’élu désigné. Il ne satisfait pas les attentes de certains, attentes qui ne convergent pas toujours. Aussi cherche-t-on ci et là le chemin d’esquive qui permet d’échapper à cette « obligation » décevante. C’est le fil rouge de ce billet.

…/… lire la suite …/…

Autour d’une mèche de cheveux dite « de Reiset », ayant appartenu à l’Enfant du Temple, décédé le 20 prairial an III et inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 22 prairial an III, sous l’identité de Louis Charles Capet [MAJ 16/03]

ÉTUDE MICROSCOPIQUE DES CHEVEUX DE LA MECHE DE REISET

par Gérard Lucotte
Institut d’Anthropologie Moléculaire, Paris

Le mercredi 6 juin 2012 (au Palais d’Iéna à Paris) le représentant du CEHQL17 (1) achetait,  chez Pierre Bergé Associés, une mèche de cheveux de Louis XVII, mèche dite « mèche de Reiset » (2). Cette mèche, en fait constituée de trois mèches distinctes (figure 1), est d’un roux très prononcé. Parmi les papiers constituant le lot, une petite enveloppe sur laquelle de Reiset avait écrit (au crayon noir) : « cheveux de Louis XVII donnés au Cimetière de Ste Marguerite le 12 juin 1894 (3) avant l’inhumation des restes de ce pauvre enfant martyr. »
A la suite d’une première tentative restée vaine auprès d’un autre Laboratoire, Mme Laure de La Chapelle (Présidente du Cercle d’Études Historiques sur la Question Louis XVII ) m’a demandé de bien vouloir examiner les cheveux de la mèche de Reiset dont elle disposait. Je prélevais donc, avec son autorisation et devant elle, une dizaine de ces cheveux (4) , en date du 29 mars 2014 (5).

Figure 1. Photographie des mèches de cheveux de Reiset (document du commissaire-priseur). Ces mèches sont déposées sur le papier d’une petite enveloppe, écrite au crayon noir. Parmi les documents papiers fournis, une feuille de papier avec inscriptions en rouge.

lot

Figure 2. Photographie reconstituée des cheveux (numérotés de 1 à 11) prélevés (le cheveu n°1, de plus grande taille, est celui qui a été le plus étudié). M : méchelette de cheveux très courts ; V : fragment végétal. [ cliquer sur les images pour les rendre plus lisibles]

Fig2

Ces cheveux (figure 2) furent par la suite examinés et analysés par mes collaborateurs et moi-même (6), au moyen des techniques de microscopie optique (binoculaire et stéréoscopique), de microscopie électronique à balayage (MEB), et de microfluorescence aux rayons X (7). Le tableau 1 résume l’utilisation qui a été faite de ces trois outils aux cheveux prélevés de la mèche de Reiset.
Les principaux résultats obtenus sont rapportés dans les pages qui suivent.

 

 

 

Tableau 1 : Les trois sortes d’outils utilisés pour mener à bien cette étude et leurs utilisations ( =>)

1.1 Microscopie optique => Observation à faible grossissement (jusqu’à 1000 fois) ; vision de la couleur des cheveux.
1.2 Microscopie électronique à balayage => Étude détaillée de la topologie (de la surface) des cheveux. Les grossissements peuvent être très élevés (x 15 000 dans le cas de l’étude des mélanosomes).
1.3 Microfluorescence aux rayons X =>  Étude de la composition chimique des cheveux . Distinction entre les compositions chimiques des deux sortes de mélanosomes.

Aspect :
Examinés au MEB (figure 3), ces cheveux sont d’un aspect très particulier. Si le spectre en composition (8) est typique du poil (9), l’aspect des cheveux est en effet singulier :

• absence des rangées d’écailles ;
• le cheveu est réduit à son cortex (10), tubulaire et à l’aspect desséché ;

Figure 3. En haut photographie MEB (x 500) d’une portion sub-terminale de la tige d’un cheveu. En bas : spectre correspondant à l’analyse élémentaire réalisée au point noir indiqué sur la surface du cortex de ce cheveu. C : carbone ; N : azote ; S (deux pics) : soufre ; Ca : calcium.

Fig3

• il y a des crevasses le long de l’axe de la tige (11) du cortex, qui agrandissent le canal médullaire et peuvent même aller jusqu’à traverser toute l’épaisseur du cheveu (figure 4).

 

 

 

 

 

Figure 4. Photographies MEB, à deux grossissements différents (photographie du haut x 200, photographie du bas x 500) de la tige d’un cheveu dans sa portion médiane.

Fig4

Figure 5. Photographie MEB (x 500) de la pointe d’un cheveu.

Fig5

La figure 5 montre le bout d’un cheveu ; deux crevasses traversent son épaisseur. D’après l’aspect déchiqueté des pointes des groupements de macrofibrilles (12) du cortex à l’extrémité, il s’agit d’une pointe de cheveu.
La particularité essentielle des cheveux de la mèche de Reiset est qu’ils sont dépourvus d’écailles : toute la cuticule est abrasée, de telle sorte que les groupes de macrofibrilles de kératine (orientées longitudinalement tout le long du cortex) apparaissent ainsi à nu. Cette abrasion signifie qu’il s’agit de bouts de cheveux longs.
Tous les cheveux de la mèche de Reiset étudiés sont des bouts de cheveux coupés (tableau 2, page suivante) ; la plupart d’entre eux ont des pointes. Ces cheveux correspondent donc bien à des portions de cheveux longs, situés en deçà des régions des pointes (car abrasés).

C’est enfin une chevelure mal ou pas entretenue : les pointes des cheveux sont fourchues (figure 5) et non coupées ( à tranchant net).

Tableau 2 : Caractéristiques générales des 11 cheveux étudiés

Tab2

 Épaisseur :
L’épaisseur (à mi-longueur) moyenne des cheveux étudiés est de 81,9 micromètres (ou microns : µ). Cette épaisseur est cependant très certainement sous-estimée :
• D’une part ces cheveux n’ont pas d’écaille (de cuticule) ; c’est donc au moins un à quelques microns qui doivent être rajoutés (de chaque côté) afin d’obtenir l’épaisseur réelle.
• D’autre part, et surtout, ces cheveux sont complètement desséchés (13). Tout cheveu contient une notable quantité d’eau, et l’on sait que son diamètre peut se réduire dans d’assez importantes proportions (14) en milieu sec (15).
Quoiqu’il en soit, ces cheveux appartiennent à la catégorie des cheveux épais (16). Il est possible de déduire l’âge d’une personne d’après l’épaisseur de ses cheveux (17) : après la naissance l’épaisseur moyenne des cheveux est de 24 µ ; elle est de 38 µ à 18 mois et de 54 µ à 15 ans.
Dans le cas considéré, et même s’il s’agit de cheveux épais (18), ils correspondent à des cheveux d’un individu masculin au moins adulte ou sub-adulte.
Couleur :
Il n’y a pas, à la surface des cheveux, de dépôts de substances organiques pouvant correspondre à une teinture (19). L’absence de cuticule de ces cheveux laisse le cortex à nu, ce qui permet d’observer directement en grands détails les mélanosomes (20) à sa surface ; les mélanosomes contiennent les pigments mélanines : les eumélanines et les phéomélanines (21).
A ces deux sortes de mélanines correspondent deux catégories morphologiques de mélanosomes : ceux contenant de l’eumélanine sont en forme de grain de riz, et ceux contenant de la phéomélanine (légèrement plus grands) sont de forme prismatique à triangulaire (22). La figure 6 et le tableau 3 donnent la morphologie, la taille et la composition de cinq mélanosomes particuliers, en relief, groupés sur une petite portion de surface de l’un des cheveux de la mèche de Reiset : deux d’entre eux (nos 1 et 2) sont de forme prismatique.

Figure 6. Photographie MEB (x 1500) de cinq mélanosomes particuliers (numérotés de 1 à 5), dont les longueurs sont indiquées en micromètre (µm) ou nanomètre (nm). Le spectre en rouge correspond au mélanosome n°1, le spectre en bleu au mélanosome n° 5. C : carbone ; O : oxygène ; Al : aluminium ; S : soufre ; Ca : calcium.

Fig6

La quantité relative de soufre qu’ils contiennent (exemple du mélanosome n° 1) est plus importante que celle des mélanosomes en forme de grain de riz (exemple du mélanosome n° 5). La longueur des mélanosomes prismatiques (P) est plus grande que celle des mélanosomes en forme de grain de riz (R).

 

 

 

 

Tableau 3 : Caractéristiques de cinq mélanosomes particuliers.

Tab3

Il en résulte que le seul examen morphologique permet de distinguer les mélanosomes R (à eumélanine) des mélanosomes P (à phéomélanine).

 

Figure 7. Photographie MEB (x 1500) d’une portion de surface du cheveu n° 1. De 1 à 5, les cinq mélanosomes étudiés précédemment (tableau 3 et figure 6). Tous les autres mélanosomes visibles sur cette photographie n’ont fait l’objet que d’une étude d’aspect : P (en prisme), ou R (en grain de riz).

Fig7

La photographie de la figure 7 (couvrant une surface de 10 µ x 80 µ = 80 µ²), visualisant un champ supplémentaire autour des cinq mélanosomes précédemment analysés (figure 6), permet de dénombrer dans cette surface 32 mélanosomes P et 14 mélanosomes R ; le rapport du nombre de mélanosomes P à celui des mélanosomes R est tel qu’il existe donc à peu près deux fois plus de mélanosomes à phéomélanine que de mélanosomes à eumélanine. Ceci confère aux cheveux la couleur rousse observée à l’œil nu (23).

DISCUSSION

Il est donc établi ici que les cheveux de la mèche de Reiset sont :
1°/ Des bouts de cheveux longs, mal entretenus.
2°/ Qu’ils correspondent à un individu de sexe masculin ( de par l’examen du squelette) , au moins sub-adulte.
3°/ Qu’ils sont, de par nature, roux.

Voilà donc qui contraste singulièrement avec ce que chacun sait : le véritable Louis XVII, qui aurait dû avoir dix ans et deux mois le 8 juin 1795 (et qui de plus était de petite taille pour son âge), avait les cheveux blonds (24).
La comparaison entre les aspects d’un cheveu roux de la mèche de Reiset et d’un cheveu blond du véritable Louis XVII (25) est donnée sur la photographie MEB de la figure 8, où deux de chacun des cheveux ont été disposés côte-à-côte ; on peut dire que tout les distingue :

Figure 8 Photographie MEB (x 300) d’une portion du cheveu de la mèche de Reiset (R) et d’une portion de cheveu de Louis XVII (D = Dauphin), disposées côte-à-côte. Les points noirs au milieu des portions de cheveux indiquent les endroits où les analyses élémentaires ont été réalisées (dans les deux cas, la composition chimique est bien celle d’un cheveu).

Fig8

• L’épaisseur : 112 µ pour ce cheveu roux, contre 37,3 µ pour un cheveu de Louis XVII ; les cheveux du petit roi sont donc très fins.
• L’aspect de la surface des cheveux : lisse pour le cheveu de Louis XVII (26), et rugueuse et tourmentée (trous, crevasses, aspérités, contours déchiquetés) pour le cheveu roux.
• Des rangées d’écailles bien visibles pour le cheveu de Louis XVII, alors que le cheveu roux est complètement dépourvu de cuticule.

• Très peu de dépôts visibles à la surface du cheveu de Louis XVII (qui ont été lavés, séchés et nettoyés), alors qu’il y a de très nombreux dépôts (27) sur toute la surface du cortex du cheveu roux ; la densité de ces dépôts (28) est telle à certains endroits qu’ils constituent de véritables plaques.
Le contraste entre les couleurs des deux sortes de cheveux est bien visible sur la photographie (en microscopie optique) de la figure 9 : blond clair pour le cheveu de Louis XVII, et roux foncé pour l’autre.

2 cheveuxFigure 9. Photographie en optique (grossissement approximatif de l’ordre de 75 fois) d’un cheveu de la mèche de Reiset (R) et d’un cheveu du Dauphin (D).

 

Il est tout a fait impossible que ces deux sortes de cheveux soient du même individu (29) : c’est donc que le garçon aux cheveux roux est un substitué.

Nous avons vu (30) quand G. de Reiset avait obtenu les cheveux. Qui les lui a donnés ? Il le relate sur un autre papier (même écriture, au crayon rouge et daté du 12 juin 94 Ste Marguerite) dans le dossier annexé à la mèche (photographie de la figure 1), sous la rubrique Exhumation du corps de Louis XVII : « cheveux du pauvre petit Louis XVII qui m’ont été donnés par le sacristain de Ste Marguerite, gardien du corps du martyr. » ;  le curé chanoine à Ste Marguerite était alors Auguste Paradis (31).

Comment A. Paradis avait-il eu les cheveux qu’il donna [ ou fit donner NDLR ? ] à G. de Reiset ? Il y a au moins deux possibilités :

1°/ A. Paradis aurait pu les obtenir – c’est le plus vraisemblable – entre le 5 (date de l’exhumation) et le 12 juin (date du don). Dans son rapport détaillé des constatations et études faites, le Dr de Backer (32) écrivait juste avant sa conclusion : « Nous ne devons pas oublier de mentionner une certaine quantité de cheveux dont la plus longue mèche a douze centimètres : ils sont bouclés, d’un blond roussâtre, extrêmement fins. » Ces cheveux étaient clairement « hors ossements », et il était facile pour l’autorité que représentait A. Paradis de les obtenir à ce moment, notamment pour en dispenser.
2°/ Le Dr Milcent a déclaré (29) avoir gardé des cheveux (« J’en ai conservé quelques uns ») de la première exhumation ; il est possible que l’abbé Haumet, curé de Ste Marguerite à l’époque, en ait fait de même. Dans ce cas – et ceci représente une seconde possibilité – A. Paradis aurait obtenu ces cheveux dans les archives conservées de son prédécesseur.

Remerciements à Mme Laure de La Chapelle qui m’a généreusement fait profiter de ses conseils et sans qui cette présente étude n’aurait jamais pu voir le jour .

[ Nous prions Mme Laure de La Chapelle de bien vouloir la compléter si nécessaire et/ou de nous faire part de toute observation qu’elle souhaiterait voir publiée.  NDLR ] 

Notes :
1.  J’en ai discuté longuement avec lui ; [ voir le communiqué de presse du CEHQL17 du 6 juin 2012, publié sur cette page  NDLR
2. Le Vicomte Gustave de Reiset était l’une des plus éminentes personnalités royalistes légitimistes d’avant la guerre de 1914-18. Il était persuadé que Louis XVII était mort au Temple le 8 juin 1795 (20 prairial an II).
3. Cette date montre que l’acquisition des cheveux par de Reiset a été faite à l’occasion de la réinhumation des ossements découverts dans le vieux cimetière à Ste Marguerite, le mardi 5 juin 1894, et redéposés le 12 juin 1894 (extrait du registre de la paroisse, par A. Paradis, curé chanoine).
4. Distincts des trois mèches principales.
5. Dans la salle du fond du restaurant « La Pépinière » (6, place Saint Augustin, Paris 8ème), le nouveau lieu désormais habituel des réunions du Cercle.
6. Au laboratoire des rayons X de l’Université de technologie de Compiègne.
7. Cette technique permet l’analyse élémentaire (la composition en éléments) d’un micro-objet observé au MEB. Les résultats obtenus se traduisent sous la forme d’un spectre (kiloélectrons/volts en abscisses, hauteurs des pics de chaque élément en ordonnées) ; l’analyse est semi-quantitative.
8. Avec un grand pic de carbone, de l’oxygène et un peu d’azote (matière organique) et un pic marqué de soufre (de la kératine du poil).
9. Terme générique recouvrant les cheveux, les poils de barbe et les poils du corps.
10. Tout poil comporte, de l’extérieur vers l’intérieur : 1/ la cuticule, faite des rangées d’écailles ; 2/ le cortex, de kératine, où se trouvent les mélanosomes (contenant les pigments de mélanine) ; 3/ le canal médullaire.
11. Le cheveu est une tige, renflée à la base par le bulbe (dans la peau) et effilée à l’extrémité qui constitue la pointe.
12. Les fibres de kératine du cortex sont organisées en groupements macrofibrillaires, longitudinaux par rapport à l’axe du cheveu.
13. L’absence de cuticule y concourt : la cuticule n’est pas qu’un empilement d’écailles ; elle comporte à l’extérieur une membrane très fine, l’épicuticule, composée d’une bicouche protéo-lipidique. Cette couche intervient, notamment, lors de la régulation des échanges hydriques (en son absence, ces échanges sont perturbés).
14. Jusqu’à un tiers de son épaisseur.
15. Comme des cheveux qui ont été contenus dans une enveloppe, ce qui est le cas ici.
16. Selon les types, les cheveux sont classés en cheveux fins (< 60 µ), moyens (60-80 µ) et épais (> 80 µ).
17. Deux évidences tout d’abord : d’une part les cheveux des femmes sont plus fins (en moyenne) que ceux des hommes ; d’autre part le diamètre du cheveu augmente au cours de la croissance.
18. Il n’y a pas, à ma connaissance, de données particulières publiées sur l’épaisseur moyenne des cheveux roux.
19. Mais ces dépôts, s’ils existaient, devraient être sur la cuticule (absente). Pas non plus de particules métalliques en abondance (oxyde de fer, cinabre …) pouvant expliquer l’apparence quasi-rouge des cheveux.
20. Les mélanosomes sont des petits grains (d’environ un micron de longueur), répartis dans toute l’épaisseur du cortex. La couleur (teinte) d’un cheveu est due aux pigments des mélanosomes, les mélanines.
21. La chimie des mélanines est extrêmement complexe ; mais il en existe, en gros, de deux sortes : les eumélanines (pigments noirs et bruns) et les phéomélanines (pigments jaunes et rouges) ; celles de la deuxième catégorie sont légèrement plus soufrées.
22. Le cortex des cheveux bruns a surtout des mélanosomes à eumélanine, alors que celui des cheveux roux a un mélange de mélanosome à eumélanine et à phéomélanine. Les cheveux blonds ont des mélanosomes à eumélanine avec un peu de mélanosomes à phéomélanine.
23. La « rougeur » des cheveux est encore exhaussée par le fait que ces cheveux n’ont pas d’écailles (le rouge du cortex étant alors ainsi encore renforcé).
24. Si les petits garçons, blonds dans l’enfance, passent au châtain clair à l’adolescence pour devenir quasi-bruns à l’état adulte, on ne peut cependant (selon la formule consacrée) en aucun cas « passer du blond au roux ».
25. Don de Christian Crépin (mèche de cheveux Louis XVII, du fonds Alain Bancel).
26. En fait nettoyé soigneusement après le prélèvement à l’époque, au moyen de savon noir (à base de potassium).
27. Blancs aux électrons.
28. Principalement du carbonate de calcium, du plâtre (comme tout plâtre, à base de gypse) et du phosphate de plomb. Ces produits, tous blancs, ont été utilisés pour tenter d’atténuer (blondir) le roux des cheveux.
29. Ceci avait déjà été suspecté depuis longtemps (G. Milcent : « La question Louis XVII et le cimetière Sainte-Marguerite », H. Daragon, Librairie-Editeur Paris). On y lit page 7, avant-dernier paragraphe : « Enfin, ai-je besoin de vous faire remarquer une dernière coïncidence entre l’existence de cette belle chevelure que le rapport de M. Harmand signale et la présence, dans le cercueil, de ces cheveux longs et roux, dont le temps et la terre ont seulement altéré la couleur ? »
Puis, en note infra-paginale : « Est-il bien certain que le temps et le séjour dans la terre aient altéré la couleur des cheveux ? Ce que je puis dire, c’est que ces cheveux étaient rouges. J’en ai conservé quelques uns ; ils sont d’un rouge terne, mais très prononcé ! » Signé Alphonse Milcent.
Et plus bas : « Ces cheveux sont toujours en ma possession ; et ont conservé une teinte rougeâtre. Grâce à l’obligeance de M. G. Lenôtre et à l’amabilité de M. V. Sardou, j’ai pu les comparer aux cheveux authentiques du Dauphin, que possède ce dernier, et qui, blonds et soyeux, ne leur ressemblent ni comme couleur ni comme nature des cheveux. » G. M. (Georges Milcent, fils du Dr Alphonse Milcent selon toute vraisemblance).
30. Le 12 juin 1894 (voir note 3). l’exhumation avait commencé le 5 juin, sous l’autorité de Me G. Laguerre, avocat, partisan de la survivance. Les ossements furent examinés par les Docteurs de Backer, Magitot, Bihaut et Manouvrier. Du rapport qui en suivit, il s’avéra que : « 1°/ Le squelette est celui d’un sujet âgé de 8 à 20 ans. 2°/ Ces constatations ne se rapportent aucunement à un enfant tel que devait être le Dauphin en admettant la tradition qui place sa mort et son inhumation à dix ans et deux mois. » La redéposition des ossements eut lieu le 12 juin (registre de la paroisse, signé A. Paradis, qui relate les événements) : « Pendant huit jours, du 5 juin à aujourd’hui, les sommités de la science anthropologique, les publicistes, les photographes, les dessinateurs, les partisans des divers systèmes dynastiques, orléanistes, légitimistes, naundorfistes, etc… sont venus examiner, autopsier, manier, discuter etc… en toute liberté et avec la plus parfaite courtoisie. »
31. Le curé A. Paradis était un savant éminent, ancien élève de l’École des Chartes.

[ Nous croyons opportun d’insérer dans l’étude du Pr Lucotte cette image extraite du livre du doyen Boiry  » On tue encore Louis XVII «  – Lisez bien la légende qui nous renvoie au thème des commentaires en cours … NDLR]

Paradis-Laguerre-1894
32. « Louis XVII au cimetière Sainte-Marguerite – enquêtes médicales« , cité in extenso dans le très récent livre : « Louis XVII. Autopsie d’une fausse vérité«  (pages 175-179).

Toute reproduction, même partielle, du présent document et de ses illustrations est strictement interdite

Gérard Lucotte
Institut d’Anthropologie Moléculaire, Paris

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Onze années après l’ouverture sur MSN Groupes, le 7 mars 2004, de notre premier forum  dédié à la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII, c’est pour nous un très grand honneur de pouvoir vous proposer les résultats de cette étude scientifique du professeur Lucotte, à qui nous tenons à exprimer notre plus vive reconnaissance, au nom de tous les membres et amis de notre CRIL17 ( Cellule de Recherches sur Internet de Louis XVII

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MAJ 16/03 

Merci à nos nouveaux lecteurs – nous venons d’observer une augmentation du nombre de connexions de l’ordre de 40 %, par rapport à la moyenne habituelle, qui était la semaine dernière d’environ 1500 connexions par jour – de prendre la peine de lire les 10 Comments » déjà postés, et où se trouvent des informations de première importance que nous reprendrons et développerons très prochainement, dès que le Pr Lucotte nous en offrira la liberté. 

Une providentielle opportunité se dessinerait-elle pour le suivi du dossier du cimetière Sainte-Marguerite ?

Anne Hidalgo bétonne la commission du Vieux Paris

Le Canard Enchaîné – 13/08/14

Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité (16)

Reprenons maintenant la publication des premières pages de notre livre ( pp 39-43) 

Le livre LouisXVII Autopsie d\'une fausse vérité

FAIBLESSES DE L’ARGUMENTATION DE LA THESE ADVERSE  

Et force est de constater que rien de sérieux n’a été opposé à ce qui est devenu la thèse officielle ; celle-ci a donc pu s’imposer fort légitimement jusqu’à maintenant, en prétendant clore tout débat sur cette énigme du cimetière Sainte-Marguerite, et au-delà même sur ce que d’aucuns appellent désormais « la fausse énigme Louis XVII », à la suite de Me Maurice Garçon!

En effet à la force de l’argumentation de la CVP, les meilleurs auteurs de la tradition survivantiste n’opposent qu’un silence prudent ou des hypothèses que chacun est en droit de rejeter !  Nous n’en citerons que quatre exemples tirés des meilleurs auteurs illustrant cette  tradition :

Paul Sainte-Claire Deville, qui n’a aucun doute au sujet de la réinhumation de « Louis XVII » par Bertrancourt, écrit dans «  A la recherche de Louis XVII » (p 38) :

«  Il veut donc dissimuler le corps dans un endroit facile à retrouver, et où il ne risque pas d’être troublé dans son dernier sommeil par la fouille d’une fosse quelconque. Pouvait-il trouver mieux que ce petit espace au droit du pilastre gauche de la porte de la chapelle ?

Un peu plus à gauche, une saillie de l’église produit un angle rentrant, et c’est dans ce rentrant qui est, de tous les points du vieux cimetière le moins désigné pour une inhumation normale, qu’il fera l’inhumation clandestine.

Rencogné comme il va l’être entre ces murs à angle droit, le brave fossoyeur a encore plus de chances d’échapper à un regard indiscret qui, plongeant d’une maison de la rue Saint-Bernard, essaierait de démêler ce qui se passe dans la nuit obscure »  

Et dans son ouvrage publié en 1946, lorsqu’il fait le compte-rendu des fouilles de 1846, Paul Sainte-Claire Deville ne se pose aucune question sur la position précise du cercueil dans le mur de fondation, à l’origine de l’objection majeure qui sera présentée de nombreuses années plus tard par Michel Fleury !

 De même Jean-Pascal Romain, concentré sur l’arbitrage de tous les autres éléments de la controverse de la double inhumation de  « Louis XVII » et des lieux précis étudiés par les uns et les autres, a totalement négligé l’objection de la CVP qu’il a connue,  à la différence de Paul Sainte-Claire Deville, dont il reprend par ailleurs l’ensemble des conclusions !

On lit dans son ouvrage publié à titre posthume « Louis XVII roi de Thermidor » [1](p 84) :

«La nuit même de l’inhumation ou la nuit suivante, Bertrancourt creuse une fosse particulière perpendiculaire au mur de l’église, près de la chapelle de la Communion et y transfère le cadavre secrètement.»

Et p 80, on lit même un témoignage de Decouflet rapporté par l’abbé Raynaud en 1837 et publié par l’historien de Beauchesne, sur lequel nous serons appelé à revenir car il pourrait prendre une importance inédite, suite à notre découverte :

«  … Ils [Bertrancourt et Decouflet] avaient creusé une autre fosse sous la porte du cimetière donnant dans la chapelle de Saint-Vincent-de-Paul, [nom à cette époque de la chapelle de la Communion] et y avaient enfoui la bière du jeune Prince »

Mais c’est en vain qu’on cherche dans l’œuvre de Jean-Pascal Romain, à qui nous devons tant par ailleurs, une esquisse de réponse à l’objection de la CVP !  D’où l’aveu qu’on trouve sous la plume de Maurice Etienne,  dans l’édition du printemps 1982 de la revue   «  La science historique »,  fondée par Paul Watrin.

Après avoir fait le résumé de la position développée par Michel Fleury, Maurice Etienne a écrit p 22 : « Certes les dernières fouilles n’ont pas permis de trouver l’anfractuosité signalée par la veuve de Bertrancourt et Decouflet, mais ces deux derniers ne pouvaient pas deviner que par un effet du hasard, un enfant dont le signalement correspond à celui de l’enfant mort au Temple sous le nom de Louis XVII était enterré à cet endroit»

Maurice Etienne développe ensuite toutes ses conclusions contraires à celles de Michel Fleury, mais n’oppose aucune contre-argumentation sur la position très précise du cercueil !

Or il s’agit d’un argument crucial qui permet de refuser toute crédibilité aux témoignages de la veuve Bertrancourt  et de Decouflet et par là-même aux dires du fossoyeur Bertrancourt !  

Et ce n’est que dans le célèbre «  Louis XVII »  de Xavier de Roche qu’on trouve pour la première fois une tentative de réponse à l’objection majeure apportée par Michel Fleury, mais sans qu’il y soit fait référence de manière précise !

Xavier de Roche s’appuie p 141 sur le témoignage attribué au Dr Pelletan, publié dans la Revue Rétrospective (p 165-166) du 1er mars 1894 :

 «  … un document peu connu le « Mémoire historique sur les derniers jours de la vie de Louis XVII et sur la conservation de ses précieux restes », rédigé par le Docteur Philippe-Jean Pelletan, au moment des enquêtes de 1815-1817, déposé aux minutes de Me Paul Tollu notaire à Paris et publié dans la Revue Rétrospective, du 1er mars 1894, nous apprend que le Docteur alla rendre visite à l’abbé Dubois à Sainte-Marguerite et le bon curé lui montra le lieu où Bertrancourt avait ré-inhumé l’enfant du Temple …/…

« On retrouve ici, sous la plume du Docteur et sous une forme sans doute plus exacte, avec une plus grande propriété des termes, ce que Decouflet et la veuve Bertrancourt ont, peut-être plus maladroitement, exprimé dans leurs témoignages devant Simon et Petit, car ce n’est pas sous les pierres du mur de fondation que Bertrancourt a engagé le cercueil !

Mais (c’est) plus précisément  sous une avancée que  formait la pierre de fondation du pilastre de la porte, à gauche en entrant : cette précision topographique ressort bien des termes employés par Pelletan, qui a vu les lieux : l’abbé Dubois les lui a montrés, comme Bertrancourt et peut-être les autres témoins visés dans la déclaration du prêtre-sacristain les lui avaient montrés à lui-même.

Si donc un jour on veut vérifier matériellement l’exactitude de la version donnée par Bertrancourt, il faudra : creuser sous cette avancée de pierre du pilastre gauche de la porte de la chapelle ; trouver un autre cercueil que celui d’origine, puisque la bière de bois (d’origine), encore assez bien conservée, fut retrouvée vide, lors des fouilles Fouché-Savary et qu’il est avéré d’autre part que Bertrancourt utilisa un cercueil de plomb ; enfin, dans ce cercueil de plomb, trouver le squelette d’un enfant de sexe masculin, au crâne trépané. C’est ce qui aura lieu en 1846. »

Nous reviendrons plus loin sur ce témoignage du Dr Pelletan, suite à sa visite à l’abbé Dubois !

Pour l’instant retenons cette déclaration, telle qu’elle nous est parvenue, en y ajoutant cette observation : la petite porte mentionnée ici ne serait pas, aux yeux de certains auteurs, la porte du transept Nord qui nous intéresse tant en [NBP7][2], mais la petite porte latérale Ouest, du transept Nord, correspondant à [OAP5] !

Dans ce cas, le témoignage du Dr Pelletan pourrait conforter la théorie de Pascal-Sol[3], qui y a engagé des fouilles en 1979, suite à l’échec de 1970 ! Et comme on y trouve la confirmation de l’ensevelissement partiel du cercueil sous « l’une des  pierres des fondations du pilier de l’église (pour 1/3)  et le reste sous la terre », force serait donc de conclure : la théorie survivantiste ou simplement évasionniste n’a rien à opposer aujourd’hui à l’objection cruciale de Michel Fleury qui, seule, doit être raisonnablement retenue !  

Comment dès lors oser poursuivre notre projet qui vise à remettre en cause cette thèse officielle généralement admise ? C’est le rapport DHAAP 2008 qui, d’une manière tout à fait paradoxale et imprévisible, va nous offrir cette incroyable opportunité, en légitimant notre curiosité instinctive !

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[1] Cet ouvrage a été publié en 1995 ; son auteur, de son vrai nom, Jean-Pascal Roumanes, né en 1909, est décédé en 1985.

[2] Selon la codification que nous en avons déjà donnée, voir supra

[3] Nous verrons qu’il n’en est rien, bien au contraire en étudiant « Le témoignage de l’abbé Dubois rapporté par le  Dr Pelletan en 1894 ». 

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Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (58)

Voici la photo absolument inédite découverte par notre ami Philippe :

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Le texte qui l’accompagne permet d’affirmer qu’il s’agit d’une photo des fouilles de février 1904 ! En raccourci, c’est une simulation de ce qu’on aurait pu voir  le 12 juin 1816, si Louis XVIII n’avait pas suspendu l’exhumation du cercueil que l’abbé Haumet découvrira en 1846 à l’emplacement où il fera édifier l’appentis, visible à côté de la porte Nord d’entrée dans la chapelle de la Communion, que nous avons codifiée par « NBP7 » dans notre livre, par référence à la porte cotée « B » sur le plan de la CVP du 10/12/1979 ou « P 7 » sur celui du rapport DHAAP 2008 ! 

Et voici ce que nous avons écrit dans notre livre «  Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité  » ( p 225 et suivantes ) que nous pourrons compléter  dans une future édition [ voir ADDENDUM ci-dessous ] par cette photo : 

«  » …/… Un des opposants les plus farouches à la thèse évasionniste ou survivantiste, Paul-Eric Blanrue n’a-t-il pas écrit sur son site personnel[1] :

<< Le cimetière Sainte-Marguerite était, …/…, un lieu longtemps destiné au service des hôpitaux. A cet effet, une multitude de corps ayant subi des autopsies semblables à celle pratiquée sur le petit roi y furent inhumés. Y trouver un crâne scié n’a rien d’étonnant : c’est le contraire qui aurait été étrange. >>

Qu’est-ce donc qui est étrange aujourd’hui, si ce n’est le fait que, parmi la multitude d’ossements exhumés depuis 1846, on n’ait retrouvé aucun autre crâne scié présentant les stigmates de l’autopsié du 9 juin 1795 et pas le moindre vestige ou morceau d’un cercueil de plomb ? En résumé, en l’état actuel de nos connaissances, la question à laquelle nous devons répondre aujourd’hui est la suivante :

Quelle théorie a la plus forte probabilité d’être vraie et de rendre compte de la manière la plus juste possible de la réalité historique ?

*** Est-ce la thèse que nous pourrions appeler du hasard seul (ou thèse « H ») qui expliquerait qu’on ait retrouvé dans un cimetière un cercueil de plomb contenant la dépouille mortelle d’un inconnu, sans aucun lien de quelque nature que ce soit avec l’énigme Louis XVII ?

On notera en passant que cette thèse implique la présence nécessaire de deux crânes sciés dans l’ancien cimetière, celui de cet inconnu et celui de Louis XVII, enfoui quelque part dans la fosse commune, où la tradition historique rapporte qu’il a été inhumé et dont il n’aurait donc jamais été exhumé !

*** Est-ce la thèse que nous appellerons, thèse du jeune adulte de 18 ans substitué à Louis XVII et décédé au Temple sous l’identité de Louis Charles Capet (ou thèse « L17-18ans ») ?

Arrivé à ce point de notre réflexion, alors que tout concourt en faveur de la thèse « L17-18ans », nous disposons d’un nouvel argument que nous avons volontairement négligé jusqu’à maintenant, car il nous aurait éloigné de l’objet même de nos réflexions et de nos recherches, concentrées sur le seul lieu controversé de réinhumation des restes de « Louis XVII » désigné par la tradition historique !

Ce sont les résultats des fouilles réalisées par la CVP en 1904, dont la lettre de la Ville de Paris du 21/12/2004 fait état !

Voici le PV  de la CVP du 17/03/1904[2] que nous reproduisons intégralement en raison de l’importance décisive que ce document va prendre dans notre argumentation !

«  17. — Rapport présenté au nom de la 2° Sous-commission, par M. Charles Sellier, sur les fouilles de l’ancien cimetière Sainte-Marguerite.

M. Charles Sellier : Messieurs, je dois vous rappeler que, avant d’entreprendre les fouilles demandées par la Commission du Vieux Paris dans l’ancien cimetière Sainte-Marguerite, à l’effet de rechercher les restes de Louis XVII, dont l’inhumation a été indiquée par des documents officiels comme ayant eu lieu dans cet endroit, une première réunion de ladite Commission avait eu lieu à l’Hôtel de Ville, le 29 janvier dernier, pour entendre toutes communications relatives à cette question ; puis qu’un rendez-vous fut pris pour se réunir sur les lieux, le 4 février, afin d’examiner le terrain et de déterminer le point où il conviendrait d’exécuter les fouilles.

Le point désigné, ainsi que nous avons eu l’honneur d’en rendre compte dans notre précédent rapport; comportait un espace mesurant 5 mètres de long sur autant de large, à gauche de la croix du cimetière en tournant le dos à l’église Sainte-Marguerite. On avait alors décidé de creuser cet espace jusqu’à 1 m. 50 de profondeur et d’aviser la Commission aussitôt que cette profondeur aurait été atteinte, ce qui fut fait. Le 13 février, la Commission se rendit de nouveau sur place pour constater que cette fouille, arrêtée ainsi à 1 m 50 de profondeur, n’avait présenté aucun autre résultat que la rencontre de quelques ossements humains très épars dans le sol, lequel était très bouleversé par suite des exhumations successives dont il avait été l’objet depuis le commencement du XIXe siècle.

 C’est alors qu’il fut décidé de descendre la fouille à 0 m. 50 plus bas, et d’ouvrir une deuxième fouille contre le mur longeant la rue Saint-Bernard à 20 pieds (ou 6 m 66) du petit pavillon du sacristain attenant à ce mur.

Cette fouille devait avoir 2 mètres de long sur 2 mètres de large, et le point ainsi désigné était celui qu’indiquait une deuxième déposition du sieur Voisin, en 1816, et dont l’original avait été produit par M. Le Voyer. A cette réunion furent présents : M. Georges Villain, Froment-Meurice, Gosselin Lenotre, Georges Gain, Capitan, Augé de Lassus, Laugier, Léopold Gravierl, Gruillemet, Edgar Mareuse, César Caire, Lucien Lambeau, Tesson et Sellier ; M. Chausse, conseiller municipal … et M. Ginisty prirent part à ce rendez-vous.

La grande fouille de 5 mètres sur 5 mètres ayant été descendue, comme il avait été décidé, à 0 m. 50 plus bas et sans amener aucun résultat, le 18 février, la Commission se réunit encore une fois sur place pour faire la même constatation. Il fut alors adopté de ne pas poursuivre davantage cette fouille et de la remblayer aussitôt, Quant à la deuxième fouille, celle située contre le mur de la rue Saint-Bernard, comme elle n’était encore descendue qu’à 1 m 75 de profondeur, sans donner non plus le moindre résultat, il fut décidé de la poursuivre jusqu’à 0 m. 50 c. plus bas, puis de revenir le soir même à 5 heures, voir ce que cet approfondissement aurait donné. A cette réunion assistèrent     MM. Georges, Quentin-Bauchart, Capitan, Le Voyer, Gosselin Lenotre, Guillemet, Georges Cain, Laugier, Edgar Mareuse, Augé de Lassus, Lavedan, Lucien Lambeau et Sellier.

Le jour même, à cinq heures, je retournais au rendez-vous pris le matin, M. Mareuse seul y vint avec moi. Nous pûmes néanmoins faire constatation que l’approfondissement de 0 m 50  exécuté comme il avait été prescrit pour la deuxième fouille, n’avait amené de même aucun résultat. Ordre fut donné aussitôt de faire remblayer les fouilles immédiatement. Ces travaux ont été exécutés en régie par les soins du service des Carrières aux frais de la Commission du Vieux Paris.

Quant au petit hangar situé derrière l’église Sainte-Marguerite, on nous avertit de la très prochaine démolition, afin que nous nous en occupions au point de vue des fouilles qui  pourraient en résulter, M. l’abbé Tournaire, premier vicaire de Sainte-Marguerite, vient de nous informer qu’il n’y a encore rien de décidé et qu’il nous préviendra dès qu’il apprendra quelque chose à cet égard. Charles SELLIER. »

Dans l’ouvrage «  On tue encore Louis XVII » (Philippe Boiry, p 89) on peut lire ces précisions extraites de  « L’Echo de Paris » (19 février 1904):

« Hier matin, par un temps affreux, les membres de la commission sont venus se rendre  compte des travaux : des centaines de crânes s’entassent au fond de la fosse voisine de la croix

            Sur les déblais, des ossements, tibias, fémurs s’empilent en un amoncellement jaunâtre près du mur de la rue Saint-Bernard, chaque pelletée de terre amène des quantités de débris humains. Mais aucun de ces ossements n’est en place, tous sont confondus, mélangés, pêle-mêle dans un sol qui, si l’on en juge par des fragments de poterie et des morceaux de marbre a été complètement bouleversé. Et l‘on a I’ impression que les  » fouilleurs » et la commission exécutent là des recherches absolument inutiles ».

          [ ADDENDUM que nous pourrons ajouter avec l’autorisation de notre ami Philippe 

            Et voici qu’un ami vient de nous faire découvrir une photo de ces fouilles de 1904 qui n’ont donné aucun résultat, si ce n’est de nous apporter la preuve du caractère extraordinaire de la présence d’un seul crâne scié au milieu de tous les squelettes qui ont été exhumés du cimetière Sainte-Marguerite, depuis 1846 !…] 

             Avant de conclure, on rappellera que pour les défenseurs de la « vérité historique définitivement établie » (voir la lettre de la Ville de Paris du 21/12/2004) les restes de Louis XVII sont aujourd’hui enfouis quelque part dans la terre de l’ancien cimetière, sous le sol ou à proximité de la crèche municipale, construite peu de temps après les fouilles dont nous venons de faire état, grâce au PV de la  CVP du 17/03/1904 ![3] …

Selon la thèse « H », seul un extraordinaire hasard, permettrait de comprendre qu’on n’a jamais pu retrouver les restes de Louis XVII, au cours de toutes les fouilles et travaux de tous ordres réalisés de novembre 1846 jusqu’au chantier de l’INRAP de 2004/2005 !

Et par un hasard non moins extraordinaire, on aurait exhumé en 1846 les restes d’un inconnu, sans aucun rapport avec l’Affaire Louis XVII, alors que la thèse radicalement inverse « Louis XVII-18ans » présente un faisceau d‘indices, autorisant à conclure qu’il s’agit d’un jeune adulte d’environ 18 ans, décédé au Temple sous l’identité de Louis Charles Capet le 20 prairial an III ou 8 juin 1795 !

Où est le fantasme ? Dans cet appel à un extraordinaire hasard pour expliquer la pérennité, deux siècles après, de la plus grande énigme de toute l’histoire de France ou dans la recherche patiente de la vérité historique sur le destin du fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette ? …

Et alors que tout nous inclinerait à clore ici notre réflexion, nous devons revenir sur la dernière et grave objection présentée au siècle dernier par le très célèbre avocat Me Maurice Garçon, dans sa plaidoirie [4]en faveur de la thèse de la mort légale de Louis XVII : selon cette argumentation de référence jusqu’au PV de la CVP du 10/12/1979 et à la publication en avril 2000 des résultats des analyses ADN du « cœur dit de  Louis XVII » , il aurait été matériellement impossible au fossoyeur Bertrancourt d’exhumer la dépouille mortelle de Louis XVII enterrée dans un cercueil de bois blanc et de la réinhumer ensuite dans un cercueil de plomb !

C’est à l’étude de cette dernière controverse que nous allons nous attacher immédiatement …/…   

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[1]http://www.blanrue.com/dossier_louis_XV … ie%203.doc

[2] Pour en faire une bonne lecture et interprétation, se reporter au dossier «  Le témoignage de l’abbé Dubois rapporté par le  Dr Pelletan en 1894 »

[3] Nous ne saurions trop recommander à tout esprit curieux de lire sur Gallica le PV du 11/02/1904, qui fait un point complet sur cette affaire, aux dimensions historiques et politiques évidentes !… 

[4] « Louis XVII ou la Fausse énigme » Maurice Garçon Hachette, 1968 – 416 pages

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PS : Notons en passant que la croix élevée en 1717 sur le terre-plein du cimetière, ( qu’on peut voir encore sur cette photo de 1904 ) , a disparu du fait de la persécution anti-catholique de 1905, grâce à laquelle la République a préparé la France à l’immense catastrophe de la guerre de 1914-1918, vers laquelle elle roulait à tombeaux ouverts dans sa course folle vers l’abîme, ouvert sous ses pas en 1789-1793  ! …

Fouilles du cimetière Sainte-Marguerite en 2004-2005 (57)

Nous ne résistons pas au plaisir de vous faire partager une découverte dont notre ami Philippe nous a fait part hier soir par courrier privé. 

Allez voir p 310 et suivantes ( 1ère partie ) et p 327 et suivantes ( 2 ème partie) avec une photo INEDITE des fouilles de 1904 (  selon toute probabilité ) du cimetière sainte-Marguerite ! … 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k423888c/f313.image.r=cimeti%C3%A8re.langFR

Nous commenterons cette photo dès que possible car elle illustre exactement un élément essentiel de notre argumentation publiée dans notre livre ! … 

Titre : Le Journal de la jeunesse. Nouveau recueil hebdomadaire illustré

Éditeur : [s.n.?] (Paris)

Date d’édition : 1873

Type : texte,publication en série imprimée

Langue : Français

Format : application/pdf

Droits : domaine public

Identifiant : ark:/12148/cb327980835/date

Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Z-28

Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327980835

Description : Variante(s) de titre : En mai 1916 absorbe : « Magasin d’éducation et de récréation » et paraît sous le titre de : « Journal (Le) de la jeunesse. Magasin d’éducation et de récréation et Semaine des enfants réunis »

Description : Etat de collection : 1873-1919

Description : Appartient à l’ensemble documentaire : Pam1

Provenance : bnf.fr

Date de mise en ligne : 12/08/2008

" Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité" (2)

Notre ami Alain Texier nous a fait aujourd’hui un cadeau royal avec cette annonce publiée sur son site de la Charte de Fontevrault

Louis XVII n’est pas mort au temple. “Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité”

Nous nous sommes donné pour objectif de publier notre livre :

Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité

avant le 27 avril 2014 au plus tard ! 

http://cril17.org/

(A suivre; La Charte de Fontevrault vous informera en temps et heure , bien entendu).

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Et ce soir nous lisons en commentaire : 

voanther@libero.it says:

da Hervé J. VOLTO, Pdt Honoraire de la Charte de Fontevrault (Pdt 1991-1994), membre du Chapitre Général et Délégué Officiel sur l’Italie: je suis en train de travailler sur le Manuscrit de Trieste, qui démontrerait la très grande probabilité d’une présence de Louis XVII en Italie après la date supposée de sa mort au Temple. Je l’évoquerai dans un prochain article. Ce qui est certain, c’est que le cas Louis XVII continue de susciter des interrogations légitimes pour les Survivantistes !

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Il y a donc urgence pour la publication de notre livre  » Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité  » afin que nous puissions ensuite nous occuper des 2 seules questions qui aujourd’hui importent  :  

Quand et comment Louis XVII a-t-il été exfiltré et qu’est-il devenu ?  

Existe-t-il aujourd’hui encore une descendance Bourbon-Habsbourg issue du mariage de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette ? 

Pour info, et éviter tout malentendu ou confusion avec qui que ce soit : 

Ciel ! … Quel est donc ce secret que la Divine Providence nous révélera un jour ou l’autre et dont nous ignorons tout ?…