En humble sujet de Marie-Antoinette, dernière Reine de France …

Face au désastre, comment pourrions-nous espérer en la résurrection du Royaume de France, si nous ne prions pas Saint Michel Archange, protecteur de la France et gardien de la Légitimité Royale, de venir à notre secours ? 

merci au Salon Beige le 29 septembre : fête de Saint Michel Archange, Protecteur du Royaume de France.

============= publié le 28/09 =========
Voici ce que nous venons de découvrir, avec un immense regret, sur un forum de référence dédié à la Reine Marie-Antoinette  :

 Livrustkammaren: I love you madly

By Helena Olofsson
on September 5, 2017
New exhibition!
October 27, 2017 – January 6, 2019
Je vous aime à la folie
I love you to insanity
I love you to insanity and I never ceases to worship you even for a moment ”. *1*
So Marie Antoinette wrote to Axel von Fersen in a letter.
Now Livrustkammaren tells of their lives and impossible love in the exhibition I love you madly.
The whole Versailles only speaks of a certain Count von Fersen who came to the court dressed in the Swedish uniform, which the queen watched very thorough.”
Axel von Fersen made a success when he arrived in Paris in 1778. Soon the rumors began to run through the city’s society: Queen Marie Antoinette has an affair with the Swedish Count and Officer!
At the center of the exhibition I love you madly stands the letters Axel von Fersen and Marie Antoinette sent to each other for several years – from 1778 to Marie’s last time in captivity while she was waiting for her execution. For a long time one thought that many of the letters were lost. But in the 1980s some showed up on an auction. They exist today in the French National Archives. Some were written with code or had overlining. Some have researcher lately succeeded to decipher – among other the letter wiht Marie’s declaration of love to Axel.
The revolution broke through France and the Count stayed near his beloved queen. He also participated in an unsuccessful attempt to save the royal family. When Marie Antoinette was finally brought to the guillotine, she should have had a single piece of jewelry, a special ordered ring that had been her secret signet in the letters to Axel von Fersen. It had the inscription “Tutto a te mi guida” – Everything brings me closer to you.
Three decades later was Axel von Fersen beaten to death by a mob outside the Riddarhuset in Stockholm.
The exhibition also makes parallels to today’s digital communication – how would the Count and the French queen have sent their secret love greetings to each other if they lived today? And how would the misdirected hatred that led to their death be expressed?
Exhibition among spectacular wagons.
I love you madly opens in Livrustkammarens wagon hall on October 27, 2017. Here, at the bottom of the royal castle basement, we set out some of the world’s most spectacular and well-preserved historic waggons. Many of them originate from Axel von Fersen and Marie Antoinette’s time. The exhibition offers, among other things, costumes, excerpts from the letters and several original items. Among them is a gold pen that belonged to Marie Antoinette. It is today included in the collections at Skokloster Castle. We also put out a glass bite from the seven glass wagon Axel von Fersen traveled before he was killed by a mob on June 20, 1810. The glass bite comes from a pane that broke in the tumult. It has been borrowed from the Uppland Museum and has never before been exhibited.
Free entrance
Culture & Music | Stockholm
MyGuide2Stockholm
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Ce n’est donc pas en vain que le tsunami médiatique de 2015-2016 a cherché à détruire l’honneur de la Reine, dans le silence stupéfiant de toutes les organisations et associations royalistes de France et de Navarre,  tétanisées par le prétendu caractère scientifique des résultats des travaux, effectués en vue de décrypter l’écriture de la Reine, dans sa lettre à Fersen du 4 janvier 1792 *1*
Nous allons donc devoir plonger dans nos archives et reprendre ce dossier pour la défense de la mémoire de la Reine. 
En attendant, voici la fameuse phrase *1* qui aurait été écrite par la Reine et à laquelle nous refusons d’accorder tout crédit, pour les raisons que nous avons développées en temps et heure, face aux arguments avancés par tout ce qui peut haïr la mémoire de la Reine et de la Royauté Capétienne ; et nous convenons facilement que cela fait du monde, tant en France qu’à l’étranger.  
*1* » Je vais finire non pas sans vous dire mon cher et bien tendre ami que je vous aime à la folie et que jamais jamai je ne peu être un moment sans vous adorer  » *2*
Ainsi donc, par un effet domino facile à comprendre, car tout est effectivement lié, selon un célèbre aphorisme de Karl Marx, la question Louis XVII va revenir dans l’actualité, par la volonté de la  » Maison Royale de Suède  » qui ne peut qu’avoir donné son accord à une telle exposition prévue du 27 octobre 2017 au 6 janvier 2018 … 
Aussi devons-nous saluer la délicatesse de ceux qui ont dû oeuvrer dans le secret et qui ont dû très vraisemblablement s’opposer à ce que cette exposition soit ouverte le 16 octobre 2017 pour se terminer le 21 janvier 2018 !
*2* Cette prétention scientifique irréfutable, associée à l’autorité des organismes qui ont publié ces résultats n’est pas sans nous rappeler la question du « coeur dit de Louis XVII » . ( Voir notre mémoire : 
AFFAIRE LOUIS XVII – AUTOUR DE DEUX IMPOSTURES

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 7 )

Nous voici ramené à la question n°5 du questionnaire dit de Madame Royale à Turgy ! 

 » 5 ) Qu’est-ce que Simon vous avait chargé de me remettre et que vous me donnâtes un jour que je vous coupais les cheveux ? « 

Reprenons notre réflexion en tenant compte de ce qui a été écrit hier 10 avril sur le forum de BRH ! 

Nous sommes face aux hypothèses suivantes : 

H 0 : La fiabilité et la traçabilité historique du  document proposé par notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, et la critique historique ne sont pas suffisantes ! On peut donc passer à un autre dossier, voire même abandonner nos recherches sur la question Louis XVII ! Exit ! …

H 1 : La fiabilité et la traçabilité historique du  document proposé par notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, et la critique historique sont suffisantes pour que nous puissions continuer à nous y intéresser !  

  • H 1.1 Le libellé du texte correspond stricto sensu à une réalité historique et doit être accepté tel quel ! 
  • H 1.2 Le libellé du texte ne correspond pas stricto sensu à une réalité historique, et peut être corrigé et interprété, en raison des conditions dans lesquelles il a été composé ; il s’agit en effet et de toute évidence d’une transcription d’une déclaration orale reçue par un fonctionnaire de police, lors du procès de Rouen en 1817 de Mathurin Bruneau ; le manuscrit autographe original de Turgy, qui en est à l’origine,  ne nous est pas pour l’instant accessible !  

H 1.1 Le libellé du texte correspond stricto sensu à une réalité historique et doit être accepté tel quel !

Comme indiqué par François dans les échanges déjà publiés sur cette page,  la logique impose de conclure que Louis XVII et Madame Royale ont pu vivre ensemble dans le même appartement du Temple,  ne serait-ce qu’un jour ! Mais le fait que Simon ait pu charger Louis XVII de remettre quelque chose – qui aurait servi à identifier Louis XVII ou un imposteur en 1817 – nous soumet 

  • comment et pourquoi Simon aurait-il pu charger Louis XVII de remettre un objet O à Madame Royale, alors qu’il a pris ses fonctions le 3 juillet 1793, après la séparation de Louis XVII d’avec sa famille  ?  De deux choses l’une ;
    • ou bien on doit accepter que la tradition historique est incomplète ou erronée, sur le point très précis des dates pendant lesquelles Simon a été l’un des 144 commissaires du Temple, qui ont été répertoriés par le CEHQL17  !
      En effet le calendrier des tours de garde le plus complet que nous connaissons à l’heure actuelle, est celui que nous devons en particulier aux recherches d’un de ses regrettés membres, feue Mme Védrinne, qui a établi que Simon a été de garde au Temple, entre vendémiaire an II et thermidor de l’an II aux dates suivantes : les 3 et 29 ventôse ( 21 février 1794 et 19 mars 1794 ) 14 germinal ( 3 avril 1794 ) , 15 floréal (4 mai 1794 ) , 13 prairial ( 1er juin 1794 )  et 1 er  thermidor an II ( 19 juillet 1794 ) !
      Compte tenu de l’état des archives et de l’extrême difficulté de la tâche qu’a remplie Mme Védrinne, il n’est pas exclu qu’elle ait pu omettre une garde effectuée par Simon avant le 3 juillet 1793 !
      Dans ce cas le texte de la question n°5 serait parfaitement valide ! On pourrait en effet concevoir – sauf preuve contraire à apporter – que Simon, alors de garde au Temple en tant que commissaire, ait pu charger Louis XVII de remettre un objet O à Madame Royale qui l’a réceptionné alors qu’elle lui coupait les cheveux ! 
    • ou bien on doit accepter que la tradition historique selon laquelle Louis XVII a été séparé de sa famille le 3 juillet est totalement fausse, pour que le texte de la question n°5 soit juste stricto sensu !  Pour l’heure c’est une hypothèse que nous n’oserons pas envisager une seconde de plus, si ce n’est en ajoutant que dans ce cas purement théorique, l’événement dont il rendrait compte aurait dû  » logiquement  » avoir lieu après le transfert de la Reine à la Conciergerie, afin d’expliquer pourquoi Simon aurait pu charger Louis XVII de remettre un objet O à Madame Royale et non à la Reine ! …    

H 1.2 Le libellé du texte ne correspond pas stricto sensu à une réalité historique, et peut être corrigé et interprété … 

Nous renvoyons à notre précédente hypothèse, développée sur cette page,  sans pour autant rejeter a priori toute autre hypothèse qui pourrait nous être proposée et que nous examinerons avec toute l’attention requise par l’enjeu ! 

5 )  » qu’est-ce que Simon vous avait chargé  de me remettre et que vous me donnâtes un jour qu’il  vous coupait les cheveux ? « 

Parce qu’on n’est jamais assez précis dans cette affaire Louis XVII, il est évident que cette hypothèse exige que cet événement ait eu lieu grâce au concours de Turgy, avant son expulsion du Temple en septembre 1793, et donc avant la rencontre présumée du  7 ou 8 octobre 1793 entre Madame Royale et son frère, selon le Mémoire de Madame Royale !  

C’est très volontiers que nous soumettons ces observations à la critique de nos lecteurs qui auront la bienveillance de s’y intéresser ! 

ADDENDUM 17 h 15 

Et voici que nous découvrons -puissance des moteurs de recherche oblige – une information tout à fait anodine en soi que nous avions dû lire à TGV et que nous n’avions pas retenue, mais qui aujourd’hui prend pour nous une importance considérable car elle validerait à elle seule  non seulement le questionnaire Turgy – Madame Royale mais aussi le modèle sur lequel il est construit ! 

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MUNICIPALITÉ DE PARIS

Du 3o avril 1793 an II de la République

Extrait des registres des délibérations du Conseil Général de la Commune

Appert par le procès verbal de ce jour que les citoyens Canon et Simon sont nommés commissaires pour vérifier six paires de souliers destinées aux prisonniers du Temple et savoir si dans leur couverture il n’existe rien de suspect

PACHE maire ; DORAT CUBIERES secrétaire greffier adjoint

Revue rétrospective, ou bibliothèque historique: 1837 ( pp 255-256 ) 

Jules-Antoine Taschereau
H. Fournier et cie, 1837 

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Dès lors, serait-ce un fantasme d’imaginer, qu’après avoir inspecté les 6 paires de souliers, Simon en ait remis deux paires ( ou plus ) à Louis XVII en le chargeant d’en remettre une à Madame Royale, ce qu’il fit un jour de mai 1793 ? 

Et comme on peut comprendre que Madame Royale, jeune adolescente de 15 ans en 1793, se soit souvenue en 1817 de ce jour, où elle reçut une nouvelle paire de souliers !

Mais par contre n’est-il pas invraisemblable et impossible que Madame la duchesse d’Angoulême ait omis d’évoquer sa rencontre avec son frère du 7 ou 8 octobre 1793, si cet événement avait réellement existé et si cela n’avait pas été un pur fantasme, imaginé par les révolutionnaires pour faire valider  par Madame Royale en 1795,  la présence à cette date de Louis XVII au Temple , en contrepartie de sa propre libération qui interviendra le 18 décembre 1795 ? 

A chacun de conclure en son âme et conscience ! 

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 5 ) MAJ 8 / 04

MAJ 8/04 – 15 H 15 

 Et si  SIMON cité dans la question (5) n’était pas le gardien de Louis XVII mais SIMON, commissaire et député de la Convention, qui avait accompagné HERAULT DE SECHELLES en Savoie, pendant le procès du Roi Louis XVI ? 

Vers un scoop incroyable, grâce à la contribution éminente de BRH ( voir  3 Comments ») ?

Ce serait la validation définitive du document de police, objet de notre réflexion !

17 000 mercis à BRH ! Et quelle magnifique preuve de la nécessité de travailler en équipe ! 

Et quel indice extraordinaire en faveur de la théorie de l’exfiltration de Louis XVII par Hérault de Séchelles et Danton ! On peut en effet imaginer que SIMON compagnon de route d’Hérault de Séchelles ait demandé à Simon de faire la démarche décrite par la question 5 !

Il est évident que pour valider une telle hypothèse, comme pour celle correspondant à Simon, gardien au Temple, il nous faut trouver une ou plusieurs sources documentaires permettant de penser que l’un ou l’autre ont pu être en contact direct avec Louis XVII avant le 3 juillet 1793 !

A SUIVRE dès que possible …/… 

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« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »
De l’art poétique (1674) – Chant I Nicolas Boileau

Reprenons notre addendum posté ICI 

Addendum 15 h 30

Comment se fait-il que dans le questionnaire remis à Turgy en 1817 par Madame la duchesse d’Angoulême il n’y ait aucune question sur sa rencontre avec » son frère » , alors que la 5 ème question fait référence à Simon ?

N’est-ce pas là un indice majeur que cette rencontre du 8/10/1793 n’a pas eu lieu ?

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Grâce aux archives mises à notre disposition par notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, nous connaissons le degré de fiabilité de la traçabilité historique du document de police, extrait des archives du procès de Rouen de 1817, cité par Xavier de Roche dans son  Louis XVII   où on peut lire pp 217-218 :

 »  Questions données par une personne qui est est placée auprès de Madame et qui pendant le séjour au Temple, dit quel était chargé de la correspondance extraire (  en marge on lit Turgy NDLR )  

1 ) Que se passa-t-il le 21 janvier, lorsqu’on entendit tirer le canon ? Que dit alors votre tante et que fit-on pour vous contre l’ordinaire ?

2 ) Où ramassiez-vous ma correspondance ? dans quelle chambre ?

3 )  Que m’avez-vous fait le jour de l’an, et comment, dans quelle pièce ?

4 ) Quel était votre moyen d’amusement ? Que faisiez-vous avec de l’eau de savon? 

5 ) Qu’est-ce que Simon vous avait chargé de me remettre et que vous me donnâtes un jour que je vous coupais les cheveux ? ( *** Voir la note à suivre *** ) 

6 ) Qu’avez-vous dit un jour à votre mère parlant de Marchand ( garçon servant ) et commençant par :  » maman, la fenêtre est ouverte  » , à quoi elle répondit : » non mon fils vous vous trompez ». Quelle figure avait ce Marchand  ?

 7) Où étaient placés les droits de l’homme ? dans quelle pièce ?

*** NOTE préalable sur la question (5) :

Il est évident que, pris dans son sens strict, le libellé de cette question est absurde et ne peut correspondre à aucune situation ayant réellement existé.

Compte tenu du fait que le document de police d’où est extraite cette citation est le résultat d’une transcription écrite de questions posées par Madame la duchesse d’Angoulême et transmises par Turgy en premier et ensuite par deux personnes dignes de foi ( comtesse de la Tour d’Auvergne, abbé Bonnier ) , nous pensons être en droit de rectifier l’erreur logique commise par le fonctionnaire de police, auteur du rapport ;  si on rapproche la question (5) de toutes les autres questions posées directement à celui qui, en 1817, faisait l’objet du procès de Rouen et qui prétendait alors être Louis XVII ( Mathurin Bruneau ) et afin que la question posée puisse correspondre à une situation réelle, force est d’admettre l’hypothèse vraisemblable suivante !

Si la transcription avait été correcte  on aurait dû lire – nous semble-t-il – la formulation suivante :

5 )  » qu’est-ce que Simon vous avait chargé  de me remettre et que vous me donnâtes un jour qu’il  vous coupait les cheveux ? « 

Une telle hypothèse ouvre une sous-hypothèse : celle des révolutionnaires qui voulaient montrer qu’ils avaient toujours Louis XVII en leur pouvoir, en faisant remettre une mèche de cheveux du vrai Louis XVII à sa soeur, alors qu’il se disait peu après le 3 juillet 1793, qu’on l’avait vu à l’extérieur du Temple !… 

Quoi qu’il en soit de cette hypothèse et de la sous-hypothèse qui est ainsi ouverte – que nous chercherons à valider ou à abandonner – il n’en demeure pas moins que la réponse à la  question (5)  posée par Madame Royale lui aurait permis de  dater la présence de son frère au Temple, sous la garde de  Simon, après le 3 juillet 1793  !

Mais quel aveu quand on considère que les 6 autres questions concernent la période antérieure au 3 juillet 1793 l Cela ne  signifie-t-il pas  que Madame Royale s’interrogeait sur la présence même de son frère au Temple entre le 3 juillet 1793 et le 19 janvier 1794 ?

Il ne nous reste plus qu’à confronter maintenant ce document capital avec ceux que nous avons déjà présentés ici au cours d’échanges précédents : le PV du 7 octobre 1793 et le témoignage rendu par Madame Royale elle-même lors de son déplacement à Nantes, grâce à la petite fille au manteau rouge ! 

Confrontation du Mémoire de Madame Royale rapportant  » sa rencontre avec son frère  en date du  8 octobre 1793  »  avec le PV du 7 octobre 1793 

Examinons successivement chacune des deux hypothèses qui s’offrent  à la critique historique :

H 1 : Ce jour là ( 7 ou 8 octobre 1793 ) , Madame Royale a embrassé tendrement son frère !

Mais alors n’avait-elle pas un moyen infaillible de reconnaître son frère ou tout imposteur en lui demandant simplement comment s’était déroulée cette entrevue ? Comment peut-on expliquer un tel oubli à propos d’un tel événement au cours duquel elle a vu son frère pour la dernière fois ? Et pour se convaincre du caractère absurde d’un tel oubli inexplicable, il suffirait, si nécessaire, de lire tout le roman que Beauchesne a imaginé à ce propos dans un de ses livres !

H 2 Ce jour là ( 7 ou 8 octobre 1793 ) , Madame Royale n’a été confrontée ni à son frère, ni à un substitué !

Comme nous l’avons déjà expliqué, son  témoignage n’est qu’un mensonge parfaitement compréhensible comme étant  le prix à payer pour sa libération ( qui a d’ailleurs bien tardé ) , alors qu’on l’avait persuadée que son frère était décédé au Temple  ! 

Dès lors l’absence, dans le questionnaire remis à Turgy,  de toute mention de sa rencontre du 8/10/1703 n’est-elle pas d’une logique irrésistible qui obligerait à conclure, à elle seule ?

Mais ce n’est pas tout quand on considère l’année 1817 où ce document a été élaboré ! On dispose en effet d’une autre preuve qui montre que Madame Royale devenue Madame la duchesse d’Angoulême était tourmentée dès cette époque par le destin de son frère !  

C’est la preuve apportée par l’abbé Jehan Durat, que nous devons à notre ami « chouandecoeur «  et à des fidèles lecteurs de la Charte de Fontevrault, selon laquelle : 

Lors de son séjour à Nantes les 19,20 et 21 septembre 1823, SAR Madame la duchesse d’’Angoulême savait que son frère Louis XVII n’était pas mort au temple le 8 juin 1795 !  

Voir nos archives, et en particulier : 

Le chapelet de la Reine Marie-Antoinette [ MAJ 06/12 – 17 h 40 ]

La question Louis XVII et Madame la Duchesse d’Angoulême (5)

A chacun de conclure en son âme et conscience ! 

Compte tenu de l’enjeu de ce dossier, nous serions particulièrement reconnaissant à nos lecteurs de bien vouloir nous faire partager leurs réactions, avant de passer à l’étape suivante, avec la présentation d’un nouveau modèle d’exfiltration de Louis XVII,  qui tiendra le plus grand compte des observations dont nous aurons connaissance.

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 4 )

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »
De l’art poétique (1674) – Chant I Nicolas Boileau

Nous avons écrit ICI :

 » …/… 

De deux choses l’une : 

  • 1.1 Ou bien ces PV ( des 6 et 7/10/1793 ) rendent  compte de 2 confrontations qui n’ont pas existé et ont été intégralement inventées ! 
  • 1.2 Ou bien ces PV rendent compte de 2 confrontations réelles qui ont eu lieu !
    Mais de même que Louis XVII a été remplacé par  un substitué, n’est-on pas obligé de faire l’hypothèse que Madame Royale et Madame Elisabeth auraient été elles aussi remplacées par deux femmes ?

Et c’est alors qu’il nous revient en mémoire une hypothèse a priori hallucinante, selon laquelle Chaumette et Hébert auraient pu introduire des prostituées au Temple ; c’est grâce au site de référence – malheureusement disparu – de recherches historiques dédiées à la mémoire de Robespierre ( NEA Royet)  que nous avions découvert la proximité habituelle de Chaumette avec des prostituées  ! D’où notre hypothèse que deux d’entre elles auraient eu à  » s’occuper de  » Louis XVII « , en vue d’établir l’acte insensé d’accusation d’inceste contre  » sa mère  » , que seul l’enfer a pu imaginer et sur lequel étaient branchés les fourneaux du père Duchesne !   

Dès lors, qu’est-ce qui interdit de faire l’hypothèse que deux prostituées auraient été substituées à Madame Royale et à Madame Elisabeth, pour assurer un simulacre de confrontation devant les révolutionnaires, qui ont ensuite signé les PV ?Nous ne doutons pas qu’une telle hypothèse puisse apparaître complètement absurde et insensée aux yeux de nos lecteurs, mais n’est-ce pas Chaumette qui a organisé un mois plus tard, le 10 novembre 1793, l’hallucinante profanation de Notre Dame de Paris, en installant des prostituées sur les autels, pour y représenter les nouvelles déesses de la Révolution ?

Si nous osons présenter une telle hypothèse, ce n’est pas sans avoir au préalable relu quelques-unes des sources documentaires qui seules peuvent nous permettre de comprendre ce qui nous semble inimaginable !

Mais après tout, en quoi est-ce plus inepte et absurde que le contenu de ce document du 6/10/1793,  unique dans toute l’histoire de l’Humanité, signé par  » Louis Charles Capet  » et par lequel il accuse  » sa mère «  d’actes incestueux commis à plusieurs reprises entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793 ? …/…  »

Aux sources documentaires que nous avions données, nous ajouterons aujourd’hui celles-ci qui viennent étayer notre hypothèse de la substitution de Madame Royale et de Madame Elisabeth par des prostituées pour leur présumée confrontation avec  » Louis XVII  » ; et nous conclurons même par un argument tout à fait inédit !  

Dans un premier temps nous nous bornerons à renvoyer nos lecteurs au livre de Jean-Pascal Romain Louis XVII le Roi de Thermidor ( p 196 – 202 ) et principalement au débat ouvert avec Me Maurice Garçon, à propos du crédit à accorder aux rapports que des espions anglais ont envoyé à Lord Grenville, à partir des documents présentés par les auteurs de référence que sont Gustave Bord et Louis Hastier  !…

Dans notre livre dédié à l’énigme du cimetière Sainte-Marguerite, nous avons examiné très attentivement l’argumentation de Me Maurice Garçon sur la question précise du lieu d’inhumation de  » Louis XVII  » ! Intimement persuadé de l’avoir détruite, nous adopterons ici sans hésiter les conclusions de Jean-Pascal Romain, qui a rejeté celles du célébrissime avocat parisien du XX ème siècle, pour qui il était impossible d’accorder le moindre crédit aux rapports anglais sous prétexte d’invraisemblances criantes :  » ils cautionnent par ailleurs de si incohérentes sottises et des mensonges si flagrants  qu’on ne peut guère en tenir compte  » ( Me M. Garçon – Louis XVII ou la fausse énigme ).

 Au terme de sa controverse avec Me Maurice Garçon, Jean-Pascal Romain a écrit pp 201-202 : 

 » Certes la scène décrite par l’enfant [ de l’accusation contre sa mère ] a bien dû avoir lieu , en effet, mais ce n’étaient pas , on s’en doute, sa mère et sa tante  » qui s’étaient amusées à lui voir répéter ces pratiques devant elles  » mais plutôt ces  » jeunes filles emputinées  » qu « Hébert lui-même amenait »  à l’enfant et qui passaient avec lui  » plusieurs heures pour lui pervertir le coeur et « ajoutait Simon ( informateur de l’espion anglais  NDLR )  » lui ruiner la santé « 

Un peu plus loin Jean-Pascal Romain écrit p 202 : 

 » Si l’on n’a plus présenté de prostituées à l’enfant depuis la mort de la Reine, c’est que le rôle, tout épisodique de ces filles … était surtout de lui faire la leçon … en vue de le préparer aux interrogatoires des 6 et 7 octobre …/… « 

Lire c’est relire, selon la devise même de notre site !  Aujourd’hui, après mûre réflexion, tant ces PV des 6 et 7 octobre 1793, complétés par notre découverte de l’estampe  » David-Carteaux-X «   nous semblent être une pièce à conviction majeure, nous oserons corriger les hypothèses de Jean-Pascal Romain et la nôtre en avançant un argument inédit, suggéré par le Mémoire de Madame Royale ! 

En effet, selon ce document, ce n’est pas le 7 octobre 1793, mais le 8 octobre 1793, que les deux interrogatoires ont eu lieu sans aucune confrontation avec  » Louis XVII  » ! 

D’où notre hypothèse, par laquelle nous terminerons l’étude de ce dossier, dans l’attente de tout document ou fait nouveau significatif : 

Chaumette et Hébert ont organisé les interrogatoires du substitué à Louis XVII pour l’établissement des PV des 6 et 7 octobre 1793, grâce au concours de prostituées, qui ont joué le rôle de Madame Royale et de Madame Elisabeth lors de leur confrontation supposée du 7 octobre ! Et c’est le lendemain que Madame Royale et Madame Elisabeth ont été successivement interrogées, sans être opposées à leur frère et neveu, ainsi qu’en fait état le Mémoire de Madame Royale  !

Quant à la rencontre, le 8/10/1793, de Madame Royale avec son frère, qu’elle aurait tendrement embrassé, le compte-rendu qui en est fait nous semble tout à fait invraisemblable, tel qu’il est rapporté deux ans après, alors que Madame Royale sait qu’elle ne le reverra plus !

Nous persistons à penser que ce mensonge de Madame Royale a été le prix à payer pour sa libération, pour les raisons et dans les conditions que nous avons déjà développées, sur nos précédents forums ! 

Addendum 12 h 15 

Et nous savons aujourd’hui que, contrairement à ce qui est même admis par Jean-Pascal Romain, ce n’est pas avec l’enfant de 8 ans, qu’était alors Louis XVII, que les filles emputinées se sont amusées, mais avec ce jeune adolescent,  figuré sur cette estampe ( mise en ligne en 2010 que Gallica vient de nous faire découvrir tout récemment !  

Louis Charles de France, né le 27 mars 1785 : fils de Louis XVI, mort prisonnier en la Tour du Temple à Paris, le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après le tableau original

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Addendum 15 h 30 

Comment se fait-il que dans le questionnaire remis à Turgy en 1817 par Madame la duchesse d’Angoulême il n’y ait aucune question sur sa rencontre avec  » son frère  » , alors que la 5 ème question fait référence à Simon ?

N’est-ce pas là un indice majeur que cette rencontre du 8/10/1793 n’a pas eu lieu ? 

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 3)

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »
De l’art poétique (1674) – Chant I Nicolas Boileau

Allons jusqu’au terme logique de la réflexion que nous avons engagée, pour tenter d’établir la date ou la période la plus vraisemblable de l’exfiltration de Louis XVII, grâce à notre découverte de l’estampe de  » Louis XVII  » que nous appellerons estampe de  » David-Carteaux-X  » , pour résumer son processus de composition à partir d’un dessin de David, repris par Carteaux sur une peinture en émail, et gravé ensuite par un anonyme ! 

Madame Royale a écrit dans son Mémoire :  

 » Nous montions souvent sur la tour. Mon frère y montait tous les jours et le seul plaisir de ma mère était de le voir passer de loin par une petite fenêtre. Elle y restait des heures pour guetter l’instant de voir cet enfant si chéri. Ma mère n’en savait des nouvelles que très peu, par les municipaux et par Tison, qui descendait les jours de blanchissage, voyait Simon [ et par ] là en savait des nouvelles.  …/… Nous savions un peu de nouvelles de mon frère par les municipaux, mais cela ne dura pas longtemps. …/… Il était extrêmement engraissé …/…[voir Addendum 18 h 30 ]

Si nous avons accordé du crédit à ce témoignage de Madame Royale sur l’état physique de son «  frère » , que nous avons rapproché de l’estampe de  » David-Carteaux-X  » pour conclure à l’identification possible d’un substitué à  » Louis XVII  » , la logique exige que nous accordions au moins le même crédit au reste de la narration, qu’on peut lire dans le Mémoire ! 

Et nous sommes conduit à le faire d’autant plus facilement que Madame Elisabeth confirme les dires de Madame Royale pour cette période bien précise qui va se terminer le 2 août, avec le transfert de la Reine à la Conciergerie.

On lit en effet ce témoignage de Turgy rapporté p 371  dans les Mémoires de Madame Elisabeth de France, annotés et mis en forme par Barghon de Fort-Rion ( 1858) : 

 » Je vais transcrire plusieurs autres billets de Madame Elisabeth, depuis les premiers jours de juillet jusqu’à la fin de septembre …/… Donnez à Fidèle ( Toulan ) ce billet de notre part. Dites-lui, ma soeur a voulu que vous le sachiez que nous voyons tous les jours le petit ( Louis XVII ) par la fenêtre de l’escalier de la garde-robe ; mais que cela ne vous empêche pas de nous en donner de nouvelles  » 

En raison de la complexité même de la topographie du Temple, nous croyons savoir que les meilleurs historiens se divisent sur l’identification même de l’endroit très précis, d’où la Reine aurait pu voir son fils, ou simplement l’apercevoir ne serait-ce qu’un très court instant ! 

Suite à la destruction du Temple en 1808 par Napoléon en 1808, pour éviter que ce monument ne devienne un lieu de pèlerinage royaliste, nous sommes dans l’impossibilité de vérifier ou de contester, d’une manière quelconque, la pertinence des témoignages de Madame Royale et de Madame Elisabeth, tels qu’ils nous ont été rapportés par la tradition historique, alors qu’il s’agit d’une question capitale pour déterminer la date ou la période durant laquelle Louis XVII a pu être exfiltré.

Aussi ne pouvons-nous que constater l’alternative suivante après examen de ces source documentaires :

  1. soit elles n’ont aucune valeur, et nous n’avons rien à corriger dans notre modèle ;
  2. soit elles sont incontournables, et il est évident que les témoignages de Madame Royale et de Madame Elisabeth contredisent de manière radicale la théorie que nous avons empruntée à Michel Jaboulay de l’exfiltration de Louis XVII, dans la soirée du 3 juillet 1793 ou dans les jours qui ont immédiatement suivi, dans l’hypothèse où Louis XVII aurait pu rester caché un ou plusieurs jours dans l’Enclos du Temple, avant sa libération complète.  Dans ce cas il conviendrait de repousser la date de l’exfiltration de Louis XVII à une période postérieure au 2 août 1793, date du transfert de la Reine à la Conciergerie.

Et c’est ici que nous sommes invité à corriger notre modèle, si nous voulons être cohérent ! 

En effet nous avons retenu l’information donnée par Madame Royale sur l’engraissement physique de son frère, pour conclure que le portrait  » David-Carteaux-X  » pouvait être celui du substitué ! Dès lors  ne sommes-nous pas logiquement contraint et forcé d’admettre que la période pendant laquelle Louis XVII a pu être exfiltré du Temple se situe entre le 2 août et la nuit du 2 au 3 septembre 1793 et non entre le 3 juillet 1793 et la nuit du 2 au 3 septembre 1793 ?

Précisons qu’en l’absence de toute source documentaire ( autre que celle du Mémoire de Madame Royale sur sa rencontre avec «  son frère «  d’octobre 1793 ) affirmant que Madame Royale et Madame Elisabeth ont pu voir ou apercevoir  » Louis XVII  » après le 3 septembre, nous nous croyons autorisé à conserver cette date comme terminus ad quem, date de la tentative d’évasion de la Reine de la Conciergerie  !*** 

Dès lors, il convient de reprendre tout notre modèle à partir de cette nouvelle hypothèse et de rechercher tous les éléments qui peuvent l’accréditer ou au contraire l’invalider ! 

[ *** Pour mémoire, nous rappellerons que :

  • la Reine ayant toujours refusé de s’évader seule du Temple, sans ses enfants, nous considérons cet événement comme un indice majeur en faveur de l’exfiltration de Louis XVII du Temple, dont la Reine aurait eu nécessairement connaissance ;
  • la célèbre lettre de la Reine à Madame Elisabeth du 16 octobre 1793, si mystérieusement conservée et retrouvée, est selon nous un faux destiné à faire attester par la Reine que son fils était toujours prisonnier au Temple, après son hallucinant acte d’accusation d’inceste qu’il aurait signé le 6/10/1793 … ] 

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Addendum 18 h 30 

Il est très important de noter que l’expression utilisée par Madame Royale dans son Mémoire  » Il était extrêmement engraissé  » concerne la période où la Reine n’est plus au Temple ! Il est écrit de manière explicite «   : Le changement de vie et les mauvais traitements rendirent mon frère malade à la fin d’août. Simon le faisait manger horriblement  …/… Il était extrêmement engraissé … »   

Au lendemain de l'anniversaire de la naissance du duc de Normandie … [ Dernière minute 20 h 20 ]

Semaine spéciale Marie-Antoinette avec Franck Ferrand

Semaine spéciale Marie-Antoinette avec Franck Ferrand

AU COEUR DE L’HISTOIRE – Franck Ferrand consacre une semaine spéciale à Marie-Antoinette à partir du 28 mars.

Marie-Antoinette ne cesse de fasciner les foules. De l’archiduchesse volage à l’Autrichienne, de la mère aimante à l’épouse délaissée, qui était réellement Marie-Antoinette ? Franck Ferrand éclaire les auditeurs d’Europe 1 en consacrant son émission Au cœur de l’histoire à cette souveraine souvent controversée, du 28 mars au 1er avril 2016.

Au programme de cette semaine exceptionnelle, chaque jour de 14h à 15h :

  • Lundi 28 mars : « Marie-Antoinette au Petit Trianon »

Pour évoquer l’histoire de ce bâtiment initialement édifié pour Mme de Pompadour, mais qui fut offert à Marie-Antoinette par Louis XVI, afin qu’elle puisse y mener une existence éloignée des obligations de la Cour, Franck Ferrand reçoit Alexandre Gady, universitaire et historien spécialiste de l’architecture française.

…/…

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Merci à nos lecteurs de bien vouloir nous faire part de leurs réactions au fil de la semaine, dans l’attente de savoir comment Franck Ferrand va traiter l’hallucinant tsunami médiatique de ces dernières semaines autour du prétendu décryptage de la lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792 …

  •  Vendredi 1er avril : « L’énigme Fersen »

Hans-Axel de Fersen a joué un rôle prépondérant dans la vie de Marie-Antoinette, qu’il rencontre, encore dauphine, lors du bal de l’Opéra le 30 janvier 1774. Le Suédois organisera la fuite de la famille royale à Varennes, et mettra tout en œuvre pour tenter de sauver la reine de l’échafaud. Franck Ferrand revient sur cette relation passionnée, aux côtés de  Patricia Bouchenot-Déchin, biographe et chercheur associé au Centre de Recherche du château de Versailles.

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http://www.europe1.fr/emissions/au-coeur-de-l-histoire/marie-antoinette-au-petit-trianon-2705029

DERNIERE MINUTE  20 h 20  : On peut craindre le pire pour vendredi, puisque Franck Ferrand a fait l’éloge du Forum de Marie-Antoinette qui s’est pleinement associé ( sauf une très légère réserve momentanée … ) au tsunami médiatique qui a voulu déshonorer la Reine Marie-Antoinette, par le prétendu et scandaleux décryptage de sa lettre à Fersen du 4 janvier 1792 … 

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Re: Au coeur de l’histoire – Semaine spéciale Marie-Antoinette

Message par Mme de Sabran Aujourd’hui à 18:13

Vous avez été très bien, comme d’habitude, chère Marie-Antoinette [ Mme Lorin sauf erreur NDLR ]  , et Frank Ferrand a fait un magnifique éloge de notre Forum !
Vive nous !!!
Merci pour ce lien, Majesté . Very Happy

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Et comme chacun sait, tout étant lié, peut-être est-il opportun, voire même indispensable, de ré-ouvrir le dossier dit du Journal de Louis XVI que nous avons laissé en suspens, il y a maintenant plus de quatre ans (!) ;  voir nos archives ! En effet ne lit-on pas à la date du 27 mars 1785 ces lignes qui ont provoqué les interrogations les plus diverses de la critique historique  ? … 

« Dimanche 27 [mars 1785]. Couches de la reine du duc de Normandie à 7 heures et demie. Tout s’’est passé de même qu’’à mon fils. »

Archives de Michel Jaboulay

Nous lisons – avec un peu de retard – une information que nous n’avions encore jamais lue, exprimée d’une manière aussi explicite et à laquelle nous ferons une objection immédiate, bien qu’elle soit compatible par ses conséquences avec notre modèle, selon lequel Louis XVII aurait été exfiltré du Temple entre la soirée du 3 juillet 1793 et la nuit du 2 au 3 septembre 1793 !   

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Re: Archives de Michel Jaboulay

Message par François » Jeudi 03 Mars 2016 19:43:27

Il est essentiel de rappeler que Madame Royale, seul témoin crédible parmi les survivants des événements d’octobre 1793, rapporte bien son interrogatoire et celui de sa tante dans ses mémoires, mais nullement une confrontation avec son frère. Elle dit seulement l’avoir rencontré très engraissé à son arrivée chez Simon, mais la mère Simon a aussitôt séparé les enfants. On comprend qu’il ne s’agissait pas de Louis XVII et que la mère Simon voulait éviter que Mme Royale eût le temps d’en prendre conscience.
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Si on admet qu’il est impossible que ce soit Louis XVII qui ait signé l’accusation d’actes incestueux contre «  sa mère « , commis à plusieurs reprises, entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793, en présence et sous les yeux de Madame Elisabeth, et qu’il est tout aussi impossible que ce soit lui qui ait été confronté à Madame Elisabeth le 7 octobre 1793, comment la mère Simon aurait-elle pu arracher des bras de Madame Royale celui qu’elle embrassa tendrement et qui a osé ensuite défier  » sa tante  » comme le rapporte la tradition historique désormais établie ? 

" Le secret professionnel des lettres censurées de Marie-Antoinette " , selon France Culture [ MAJ 26/02 10 h 50 ]

MAJ 26/02 10 h 50 

Notre ami chouandecoeur m’informe par courrier privé que l’article de Wikipedia, que nous avions précédemment cité, a été mis à jour avec l’information suivante : 

Application

Cette technique a été utilisée en 2014, par le Centre de Recherche sur la conservation des collections (CRCC), pour analyser en particulier, les papiers de la reineMarie-Antoinette, dont sa correspondance secrète avec Hans Axel de Fersen. Les archives de la reine, sont conservées aux Archives nationales sous la cote 440AP, et la consultation se fait uniquement sous forme de microfilms45.

L’analyse de l’encre des mentions occultées d’une de ses lettres à Hans Axel de Fersen a permis de confirmer les sentiments amoureux qu’elle lui manifestait46. En effet, celle-ci a permis de différencier les concentrations de sulfate de cuivre, dans les encres utilisées à l’époque, et d’extraire l’écriture originale de Marie-Antoinette, dont les mentions caviardées, a posteriori.

Dans la lettre analysée et datée du , Marie-Antoinette a précisé : « je vais finire, non pas sans vous dire mon bien cher et tendre ami que je vous aime a la folie et que jamais jamais je ne peu etre un moment sans vous adorer »47.

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MAJ 25/02 14 h 30 Lu sur le Forum de Marie-Antoinette   

Sciences et Avenir  mars 2016 

MAJ 25/02 14 h 30  

Après tous les détails –  ( voir ci-dessous MAJ du message du 24/02 ) – destinés à impressionner le public, Florian Kergorlay nous a révélé dans les dernières minutes de son interview son secret professionnel, selon le verbatim suivant, sauf erreur ou omission majeure que nous prions nos aimables lecteurs de nous signaler pour correction à suivre … 

 » C’était assez rigolot … cela a été un travail de 2 semaines en continu pour quatre lignes ...  il y a eu toute la période en amont pour déterminer … mais ensuite une fois qu’on savait qu’on allait pouvoir extraire le texte, c’est donc 2 semaines tous les jours avec des petites cartographies de quelques millimètres carrés qui faisaient apparaître caractère par caractère ... par contre c’était super-excitant … on reconstruisait le texte au fur et à mesure … on avait un premier caractère il faut aussi s’imaginer que l’écriture de Marie-Antoinette … en fait pas forcément que de Marie-Antoinette … mais disons que la forme des caractères était légèrement différente c-à-d qu’on pouvait commencer à apercevoir un caractère mais çà pouvait très bien être un « c » un « e »  enfin pouvoir voir plusieurs interprétations … enfin çà se construisait au fur et à mesure qu’on avait le mot … et çà effectivement c’était quand même assez jouissif parce qu’on commençait à construire le sensje me souvenais par moment là je me trompais sur l’interprétation il y avait des … j’ai un très bon souvenir de ces deux semaines en tête à tête avec cette lettre et ce paragraphe et ce passage qui est assez touchant … c’était une lettre autographe … c’est pas une révolution en termes d’information vous savez  qu’il y avait un attachement très fort çà dit pas vraiment plus  »  

Que vous adoriez ou non le résultat du décryptage qui nous est offert par les AN et le CRCC nous vous invitons à prendre un moment pour écouter et au besoin réécouter  les 5 dernières minutes de l’intervention de Florian Kergorlay sur France Culture, afin de vérifier si le verbatim rapporté ci-dessus est exact ou non ; nous n’allons pas tarder en effet à en tirer des conséquences lourdes de sens, dès que nous aurons reçu l’autorisation de publication de l’avis que nous avons sollicité d’une autorité reconnue par ses pairs et de plus en plus passionnée par l’aspect strictement scientifique qu’a pris ce dossier ! 

En effet nous ne pouvons qu’être extrêmement surpris par l’étalage qu’a fait Florian Kergorlay des deux méthodes qui n’ont pas été utilisées et qui correspondent aux deuxième et troisième hypothèses ( voir infra )  – ô combien impressionnantes pour le public, n’ayant comme nous, que des notions scientifiques basiques ou rudimentaires : … – alors qu’il a gardé le silence le plus complet sur l’identité précise du marqueur chimique, qui a permis d’afficher le texte du décryptage !

Or il y a, dans l’opération de communication à laquelle nous assistons médusé, une grave contradiction qui discrédite, à elle seule, le résultat qui nous est proposé, – nous dit-on – au moyen des techniques les plus avancées, mises au service de la recherche scientifique, historique et archivistique !

Pour les uns ( JT TF1, infra ), c’est l’absence totale de cuivre dans une des deux encres qui aurait permis de faire la discrimination nécessaire entre elles, tandis que pour d’autres ( infra ) ce serait  grâce à une simple et légère différence d’intensité ou de densité de présence de cuivre ( ou légères variations dans les concentrations ) qu’il aurait été possible d’extraire le texte de l’écriture censé être celui de la Reine, au-dessous de l’encre de caviardage …   

Or Florian Kergorlay, ingénieur chargé de l’opération de décryptage, vient de nous apprendre comment il a reconstruit le sens du texte, caractère après caractère ! 

Le secret professionnel des lettres censurées de Marie-Antoinette

http://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-des-lettres-censurees-de-marie-antoinette

Aussi, après nous être fait un sang d’encre dans l’attente de connaître la vérité sur le secret du décryptage de la lettre du 4 janvier 1792 de la Reine à Fersen, avons-nous le plaisir de vous informer que nous allons insérer une annexe spécifique, dédiée à ce dossier, dans une prochaine réédition de notre livre sur la question Louis XVII.  

Voici en effet le témoignage que nous venons de recevoir de Mme Thérèse Poudade, agrégée de l’Université et membre du CEHQL17, à qui nous avions pu offrir, tout récemment, l’un des derniers exemplaires de notre édition de juin 2015, à titre de reconnaissance pour son étude biographique du comte Axel von Fersen, intégralement reprise ici sur le Boudoir de Marie-Antoinette  :  

 » Merci pour votre envoi. Toutes mes félicitations. C’est un ouvrage magistral qui fera date dans  » l’affaire « . Remarquablement composé, documenté et raisonné.  » 

LOUIS XVII AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE

L’Affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ?

Ce livre inédit est construit sur le rapport publié en 2008 par la Commission du Vieux Paris, suite aux fouilles réalisées en 2004/2005 dans l’ancien cimetière Sainte-Marguerite, par l’Institut National des Recherches Archéologiques et Préventives.

Les travaux de Jean-Pierre Babelon publiés en 1979/1980 et l’ensemble des archives mises à la disposition de l’auteur par Christian Crépin, permettent d’affirmer que les restes, conservés sous la stèle funéraire dédiée à « L XVII 1785-1795 », sont ceux d’un jeune adulte, décédé au Temple à l’âge de 18 ans environ, le 20 prairial an III (8 juin 1795), sous l’identité de « Louis Charles Capet ».

Le Pr Gérard Lucotte, Institut d’Anthropologie Moléculaire à Paris, vient de révéler que les cheveux de ce substitué étaient naturellement roux et qu’il est impossible qu’ils soient ceux du fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette !

Grâce à l’étude critique des sources historiques les plus sûres, cet ouvrage élimine la théorie selon laquelle Karl-Wilhelm Naundorff aurait été Louis XVII et permet d’espérer que l’acte de décès, de l’état civil de Paris, de « Louis Charles Capet » du 24 prairial an III, soit prochainement annulé.

ISBN: 9782954946863 – COPY-MEDIA 17645 — 330 pages – 50 exemplaires –

Prix : 25,00 €

Pour commander l’ouvrage :  ICI  ou sur la page dédiée sur le site des Auteurs Libres du Limousin :

LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE

Pages Libres du Limousin

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MAJ 24/02 19 h 45 Comme c’est curieux ! Désolé, cette vidéo (pourtant si intéressante)  n’est plus disponible ici  !

[ pour mémoire :  » Nous avons pu enfin  visionner la vidéo du JT de TF 1 dédiée au décryptage de la lettre de la Reine Marie-Antoinette à Fersen du 4 janvier 1792 d’où nous extrayons cette image.

CRCC-Tf1-courbes-comp

En commentaire, il est dit :  «  les écrits de Marie-Antoinette sont cachés sous les boucles de ratures. Deux écritures distinctes sont apparues. On constate la présence de cuivre dans une encre et pas dans l’autre. …/… ( ??? ) …./… En cartographiant les éléments de cuivre on arrive à retracer le mot  » non  » …/… »

Y aurait-il un lien de cause à effet entre cette affirmation entendue au JT de TF1 selon laquelle il n’y a pas de sulfate de cuivre dans l’une des 2 encres et le fait que Florian Kergorlay ne nous dit rien, à l’antenne de France Culture, sur l’identité précise du marqueur chimique, qui a permis de discriminer les 2 encres ?  

Fausse alerte ? La vidéo ( SCIENCES 3min 08s est toujours accessible ici :  

http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/2016/marie-antoinette-et-le-comte-fersen-la-correspondance-des-amants-8710860.html

A noter ici : 

« …/…   Des cartographies chimiques ont été réalisées sur la lettre « 4401_1-43 » datée du 4 janvier 1792, une des rares lettres autographes de Marie-Antoinette. Grâce à de légères variations dans les concentrations de cuivre entre les deux encres, la fluorescence de rayons X sous micro-faisceau (?XRF) a permis de distinguer les deux niveaux d’écriture et d’extraire le texte original (les mots en italique sont interpolés) …/… :

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Le secret professionnel des lettres censurées de Marie-Antoinette

http://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-des-lettres-censurees-de-marie-antoinette

En ce qui nous concerne, après avoir  écouté, réécouté, … réécouté x fois , Florian Kergorlay, nous maintenons notre contestation du texte qui nous est présenté par les AN et le CRCC ; nous ne saurions en effet nous laisser impressionner par les arguments présentés, destinés de toute évidence à recueillir les fonds nécessaires au financement des opérations de décryptage qui sont plus ou moins en cours, voire suspendues …

Avant de poursuivre notre réflexion critique du soi-disant décryptage de la lettre du 4 janvier 1792, voici ce que nous avons retenu, en résumé, de l’intervention de Florian Kergorlay sur France Culture ! 

En guise de préalable il est indiqué que l’encre de caviardage est une encre noire superposée sur une encre noire, la couleur noire étant le résultat d’une réaction chimique des tanins végétaux ( de la noix de galle et de la gomme arabique ) et des sels minéraux ( sulfates de fer et de cuivre ) qui ont servi à la fabrication  des encres. 

A partir du préalable selon lequel les encres étaient probablement composées d’éléments similaires, Florian Kergorlay indique que 3 hypothèses ont été faites, avant de passer à l’opération de décryptage, au cours de laquelle chaque hypothèse a été soumise à une méthode d’analyse spécifique destinée à la valider. 

Première hypothèse ( H1 ) préalable  de travail ( qui s’est révélée juste ) : 

Avec un peu de chance, peut-être y-a-t-il 2 encres métallo-galliques composées d’éléments chimiques certes  similaires mais pouvant être différenciés grâce à un marqueur chimique discriminant qu’il sera possible de suivre.  

C’est cette hypothèse qui a pu être vérifiée grâce à la méthode dite de  » Spectrométrie de fluorescence des rayons X »  

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»  La spectrométrie de fluorescence des rayons X (SFX ou FX, ou en anglais XRF pour X-ray fluorescence) est une méthode d’analyse chimique utilisant une propriété physique de la matière, la fluorescence de rayons X.

Lorsque l’on bombarde de la matière avec des rayons X, la matière réémet de l’énergie sous la forme, entre autres, de rayons X ; c’est la fluorescence X, ou émission secondaire de rayons X.

Le spectre des rayons X émis par la matière est caractéristique de la composition de l’échantillon, en analysant ce spectre, on peut en déduire la composition élémentaire, c’est-à-dire les concentrations massiques enéléments.

L’analyse du spectre peut se faire de deux manières :

  1. par analyse dispersive en longueur d’onde (WD-XRF, wavelength dispersive X-ray fluorescence spectrometry) ;
  2. par analyse dispersive en énergie (ED-XRF, energy dispersive X-ray fluorescence spectrometry).  » ( extrait de wikipedia )

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C’est donc en suivant le marqueur chimique différenciant qu’a été obtenu le résultat qui nous est proposé par les AN et le CRCC ! On notera qu’il ne nous est pas dit quel est très précisément ce marqueur differenciant ! Est-ce l’absence ou non de sulfate de cuivre, de fer, de zinc ou autre dans l’une des  2 encres ?  …

Et quand on lit ici quelles sont les sources d’erreur d’analyse possibles, on comprendra facilement que nous restions perplexe, après avoir entendu urbi et orbi que c’était cette méthode de spectrométrie de fluorescence des rayons X, qui avait permis de découvrir le secret de la lettre du 4 janvier 1792 de la Reine à Fersen ! 

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Deuxième hypothèse (H2) préalable de travail ( qui n’a pas pu être vérifiée ) : 

L’idée était de pouvoir discriminer les 2 encres, grâce à leurs signatures spectrales différentes ! Mais l’expérience a révélé que les 2 encres avaient des signatures spectrales très similaires, qu’il n’a pas encore été possible de différencier ! 

Voir  la méthode dite du Principe de l’imagerie hyperspectrale d’où nous extrayons ceci :

 »  C’est la notion de spectre continu, donc de bandes spectrales étroites et contiguës, qui est essentielle et permet d’exploiter au mieux l’information. Il est ainsi possible d’identifier des objets en surface (ou des gaz/particules atmosphériques) et de mesurer leurs propriétés optiques par l’analyse de leurs caractéristiques spectrales fines. L’imagerie hyperspectrale permet de reconnaître dans le pixel la « signature spectrale » des constituants qu’il contient, c’est-à-dire de les identifier. La position en longueur d’onde des pics d’absorption spécifiques dépend de leur composition chimique. Leur amplitude va quant à elle donner des indications sur la quantité (ou la concentration) des constituants présents. Enfin, la forme générale du spectre (ou continuum) dépend des propriétés physiques de la surface (granulométrie, rugosité, humidité, etc.). On peut ainsi non seulement identifier les différents matériaux présents (minéraux, végétaux, constituants chimiques, etc.), mais également en déterminer les concentrations et les caractéristiques physiques, ajoutant ainsi une dimension quantitative à la cartographie de paramètres d’intérêt dans des domaines d’application très divers. » 

…/…

Quelles informations ? Quelles applications ?

Cette technologie, classiquement utilisée en exploration planétaire, existe maintenant depuis plus de 25 ans en observation de la Terre sous forme aéroportée et depuis plus de 10 ans sous forme spatiale avec le démonstrateur américain Hyperion. Elle a clairement fait ses preuves dans des domaines d’applications très variés (voir par exemple le rapport du GSH : Synthèse sur l’imagerie hyperspectrale).

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Troisième hypothèse préalable de travail 

Discrimination des encres grâce à la thermographie infra-rouge qui permettrait de cartographier les éléments des encres en fonction de leur comportement thermique

Cette technique, tout comme la précédente, n’a pas encore donné de résultats exploitables ou significatifs …

Et voici l'aveu de l'Archipel du mensonge et de la calomnie … [ MAJ 24/02 – 15 h 00 ]

Evelyne Farr s’interroge – tu parles Charles !… – sur l’identité de Louis-Charles, second fils  de la Reine et héritier du trône de France …

Re: Evelyn Farr : Marie-Antoinette et le comte de Fersen, la correspondance secrète.

En attendant la suite, merci pour ce moment que nous ne cessons d’adorer …

 

adorer-004

lettre4janv1792-décryptée-AN-retouchée-L5

Ci-dessous  2 extraits de l’écriture du mot «  moment  » dans une lettre de la Reine de  décembre 1791 ; à nos lecteurs de prendre un moment pour faire le rapprochement avec la transcription faite par le CRCC de la lettre du 4 janvier 1792 … avant d’adorer le résultat comme on peut le lire ici ou là …

lette_20 - moment2  lette_20-moment

 

 

A l’attention de nos nouveaux lecteurs qui découvriraient éventuellement cette controverse, nous rappellerons qu’il n’existe – en ce moment et à notre connaissance – dans aucun écrit de la Reine, une lettre  » d  »  écrite comme dans le résultat affiché par les AN et le CRCC avec une boucle du bas de la lettre  » d   » ouverte vers la droite ! Dans tous les écrits que nous avons pu examiner la boucle du  » d  » , située sous la hampe, est TOUJOURS OUVERTE SUR LA GAUCHE ! 

Si ce petit détail nous permet d’affirmer que Fersen a très probablement trafiqué l’écriture de la Reine, et afin d’éviter tout malentendu de quelque nature que ce soit, peut-être est-il opportun et nécessaire, d’ajouter que nous ne mettons nullement en cause l’honnêteté intellectuelle des chercheurs du CRCC ! Mais on voudra bien nous autoriser à faire preuve d’esprit critique et de la prudence qu’exige l’enjeu du débat, devant un résultat obtenu selon une méthode tout à fait expérimentale, avec des outils absolument inédits ! … Peut-être aurait-il été judicieux de les tester sur d’autres documents que cette lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792, avant d’en livrer des résultats que nous osons contester au nom même de la liberté de la recherche historique et avec les moyens dont nous pouvons disposer  … en ce moment ! 

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Addendum 23/02 : à l’attention des esprits critiques qui ont observé qu’il était question de présence d’éléments de cuivre, de fer et de zinc dans les encres de la lettre du 4 janvier 1792, d’après les légendes du diagramme présenté lors du JT de 20 h de TF 1, voici un ouvrage qui pourrait les préparer à suivre les développements que ce dossier ne devrait pas tarder à connaître …    

CRCC-Tf1-courbes-comp

Addendum 23/02 18 h 00

Voici une glanure bibliographique, en guise de premier plongeon dans l’immense controverse des questions posées par l’historiographie des écrits de la Reine, qu’il est désormais impossible d’éviter, et pour laquelle notre compétence est très proche du ZERO pointé ! Nous n’oserions pas nous aventurer dans cette terra incognita, si nous ne savions pas que nous pouvons compter sur la science de nos partenaires actif et passif du Boudoir de Marie-Antoinette et du Forum de Marie-Antoinette … 

Louis XVI, Marie-Antoinette et Madame Elisabeth: lettres et documents inédits

Henri Plon, 1865 – 502 pages

Extrait de la Note de bas de page XI et XII 

M le comte de Manderström me pardonnera-t- il l’ indiscrétion d avoir laissé subsister le passage relatif à la correspondance présumée de Marie Antoinette avec Fersen. Ce passage a un intérêt dans la question historique. Il y a trois ans à peu près que j ai eu l honneur de me rencontrer avec la petite fille du comte de Fersen madame la comtesse de Gyldenstolpe et que je lui demandai s il existait dans ses papiers de famille des lettres de la Reine Marie Antoinette adressées au comte de Fersen. Elle m’affirma qu il ne s’y trouvait pas le moindre billet de la main de cette Princesse et que du reste on professait parmi tous les siens pour cette grande infortune un respect profond, une sorte de culte traditionnel. Depuis un petit neveu de ce même seigneur suédois M de Klinckowström, dernièrement secrétaire de la légation de Suède en Autriche et maintenant fixé à Stockholm m’a fait confirmer par le ministre de France à la cour de Suède, M Fournier, que ni dans la branche de Madame de Gyldenstolpe, ni dans la sienne propre on n’avait en réalité aucun souvenir écrit quelconque de la Reine. Le préjugé plus fort que la vérité veut qu’il en existe. Le préjugé s appuierait il sur quelque exception ( Note de l’éditeur ) . 

Addendum 19 h 00 

Et si vous voulez tout savoir sur la fabrication des encres, selon l’état des connaissances en vigueur en 1828 … c’est ici à partir de la page 238 … Manuel complet du marchand papetier et du régleur, contenant la connaissance des papiers divers, la fabrication des crayons… des encres … par MM. Julia de Fontenelle et P. Poisson,… – 1828

Vous pourrez y trouver quelques éléments qui devraient nous être utiles pour comprendre les détails techniques qui devront nous être donnés un jour ou l’autre, sur les critères qui ont permis aux experts de discriminer les encres d’écriture de la lettre de la Reine du 4 janvier 1792 … en fonction de la présence ou de l’absence d’éléments de cuivre, de fer et/ou de zinc …

Addendum 24/02 Voici les premiers détails techniques précis  donnés par Florian Kergorlay sur les méthodes utilisées, à l’antenne de France Culture …  

Le secret professionnel des lettres censurées de Marie-Antoinette

http://www.franceculture.fr/emissions/secret-professionnel/le-secret-professionnel-des-lettres-censurees-de-marie-antoinette

21.02.2016 – 29 min

A écouter très attentivement – et même à réécouter – à partir de la quinzième minute environ … Voir 4 Comments »

 

Nous prions nos aimables lecteurs de bien vouloir nous excuser d’avoir dû reprendre et corriger notre résumé à plusieurs reprises, après avoir réécouté l’exposé de Florian Kergorlay, car nous sommes confronté ici à des concepts tout à fait inédits pour nous et que nous devons assimiler après les avoir croisés avec toutes les informations disponibles à ce jour …

MAJ 15 h 00 

verbatim :  » Assez rigolot … jouissif … On a interprété le sens du texte  … lettre après lettre …  millimètre carré par millimètre carré … Deux semaines de travail pour décrypter les 4 lignes de texte dès qu’on a su qu’on pourrait l’extraire …   » 

» Le secret professionnel des lettres censurées de Marie-Antoinette  » , selon France Culture

 

Des lettres de la Reine Marie-Antoinette à Fersen ( 32 ) Essai de modélisation (3) ( MAJ 17/02 + ADD 18 h 30 )

MAJ 17/02

Fidèle à notre heuristique Louis XVII, nous allons donc considérer le résultat du décryptage de la lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792, affiché par les AN et le CRCC, comme une hypothèse que nous allons chercher à détruire, en lui opposant le moindre fait historique qui en apporterait la preuve contraire, si elle existe. A défaut nous serions contraint de la valider et de reconnaître que la Reine Marie-Antoinette aurait vraiment écrit :

 » Je vais finire non pas sans vous dire mon cher et bien tendre ami que je vous aime à la folie et que jamais jamai je ne peu être un moment sans vous adorer  » 

Nous en tirerions aussitôt les conséquences en sabordant ce site et les deux autres qui lui sont associés, actuellement en déshérence !…

Dans un premier temps nous irons à l’essentiel en mettant en valeur la contradiction radicale qui existe dans le texte proposé avec quelques  faits ou documents historiquement établis ; dans un deuxième temps nous esquisserons la version 0.0 d’un modèle destiné à comprendre la réalité médiatique à laquelle nous sommes aujourd’hui confronté !

 

I Eléments en contradiction avec la théorie dominante désormais en vigueur 

1 / Dans sa lettre du 5-9 décembre 1791, la Reine a écrit :

» … il est absolument impossible que vous veniez ici dans ce moment. Ce serait risquer notre bonheur. Et quand je le dis on peut m’en croire car j’ai un extrême désir de vous voir …/… je n’ai pas un moment à moi, entre les personnes qu’il faut voir, les écritures et le temps que je suis avec mes enfants ; cette dernière occupation qui n’est pas la moindre fait mon seul bonheur [ suit un texte raturé de 2 à 3 mots ] et quand je suis bien triste, je prends mon petit garçon dans mes bras je l’embrasse de tout mon coeur et cela me console dans le moment … » ( Voir Des lettres de la Reine Marie-Antoinette à Fersen …( suite 4 ) — )

2 / Personne ne nous a encore expliqué comment il est possible que la Reine aurait pu écrire en clair sa déclaration d’amour fou à Fersen dans cette lettre du 4 janvier 1792 …

3 / A supposer que ce texte soit vrai, comment est-il possible que Fersen, après être entré aux Tuileries –  grâce à quelles complicités et contrairement à la volonté exprimée par la Reine en décembre 1791 ! –  dans la nuit du 13 au 14 février 1792 et y être, soi-disant, resté seul sans voir le Roi, ait pu repartir sans emmener la Reine avec lui  ?   

4 / Comment est-il possible que la Reine ait toujours refusé de s’évader seule du Temple après le 21 janvier 1793 ? N’aurait-elle pas eu alors  toute liberté pour être à  jamais un moment sans adorer Fersen ?

5 / Et puisque nous avons lu ici ou là que Fersen aurait pu être l’instigateur de la tentative d’évasion de la Conciergerie, dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793, nous prendrons la liberté d’y opposer notre modèle toujours en cours, selon lequel la Reine a tenté effectivement de s’évader parce qu’elle savait que son fils avait été exfiltré du Temple !

6 / Le mot « adorer »  affiché dans le décryptage n’a pas été écrit par la Reine ; dans aucun autre texte écrit par la Reine on ne trouve une lettre « d  » écrite de manière identique.

II Esquisse de modélisation pour essayer de comprendre ( V 0.0 ) 

L’autorité scientifique que nous avons consultée nous a fait part de sa conviction qu’il y a plus de 2 encres d’écriture dans la lettre du 4 janvier 1792. Fort de cet avis d’un expert, nous oserons donc avancer les hypothèses suivantes :    

1 / Fersen a trafiqué le texte de la Reine et en particulier a ajouté la hampe nécessaire à la lettre écrite par la Reine pour en faire une lettre  » d » ; il est en outre sûr et certain qu’il existe un texte écrit par la Reine après le mot  » adorer  » qui n’a pas été pris en compte par le CRCC !

2 / Fersen ou ses héritiers  ont ensuite caviardé les lignes en cause pour des raisons qu’il reste à découvrir et qui pourraient parfaitement trouvé leurs justifications  dans les circonstances politiques de l’époque ! Il est en effet étrange que Gustave III, Roi de Suède, qui était alors le seul véritable souverain d’Europe à vouloir se porter, de manière réellement opérationnelle, au secours de Louis XVI ait été assassiné le 29 mars 1792 !

… /… A suivre dès que possible … / …

III Addendum 18 h 30 ! Tiens donc nous  » découvrons  » :

  • qu’il y aurait une énigme Fersen ! 

L’énigme Fersen, de Françoise Wagner

  • que la Reine aurait eu de graves problèmes de santé et en particulier des troubles de la vue durant ses derniers jours de captivité à la Conciergerie !

Marie-Antoinette borgne, selon le Dr Soubervielle

Voilà qui nous renvoie très curieusement à la question que nous évoquions ce matin de la tentative d’évasion de la Reine ! En effet selon notre modèle, si la Reine a tenté de s’évader, parce qu’elle savait que son fils n’était plus prisonnier du Temple, la lettre du 16 octobre 1793 qu’elle aurait adressée à Madame Elisabeth et qui est considérée comme son testament est apocryphe pour les multiples raisons que nous avons développées il y a maintenant un certain temps !

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Face au tsunami médiatique en cours et qui vient d’atteindre même le Canada ***, des circonstances indépendantes de notre volonté nous interdisent d’intervenir comme nous le souhaiterions, avec la rigueur exigée par l’enjeu. 

Dès que nous le pourrons nous vous proposerons nos premières réflexions destinées à construire  une esquisse de modélisation qui permette de comprendre la réalité à laquelle nous sommes confrontés … /… 

*** voir le dernier post de Le Vengeur sur Le Forum de Marie-Antoinette


Re: La correspondance de Marie-Antoinette et Fersen
…/…

Je viens de regarder l’émission Bibiothèque Médicis, donnée à nouveau, hier soir, sur la chaîne LCP Public Sénat .

Elle est formidable, ne la manquez pas !!!

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Nous l’avons vue effectivement tout récemment ; voir notre compte rendu :

Face à l’infâme rumeur propagée par le tsunami médiatique en cours, voici l’image anticipée de la preuve qui tôt ou tard la détruira ! Vive le Roi ! [ Addendum 19 h 00 + MAJ 13/02 : ERRATUM ]