Vers la résolution de l’énigme Naundorf (43) [ MAJ 31/01]

MAJ 31/01 

Nous sommes heureux de pouvoir vous proposer aujourd’hui un nouveau communiqué de Mme Laure de La Chapelle.

La confrontation qui va se poursuivre devrait nous mener inéluctablement à la résolution de cette énigme Naundorf qui, depuis bientôt deux siècles, pollue la recherche de la vérité historique sur le destin de Louis XVII !

Aussi en profiterons-nous pour rappeler à nos nouveaux lecteurs, qui pourraient l’ignorer encore, que l’objectif de notre CRIL17 est de faire annuler l’acte de décès, à l’Etat-Civil de Paris, de «  Louis Charles Capet  » du 24 prairial an III, avant le 17 juillet 2029 au plus tard !

C’est toute la raison d’être de ce site !   

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Voici certains  renseignements complémentaires :

1°/  Important témoignage de Charles Leschot, cousin de Frédéric Leschot, au procès de Brandebourg (Papiers Naville, numérisés par Christian Crépin):
“Il semble même qu’il ((Charles Leschot) a été appelé au procès de Brandebourg comme témoin à charge pour constater que Naundorff n’était pas Louis XVII, mais Perrin”(souligné dans le texte original.)
2°/  Voici la raison de l’implication de l’historien  suisse Eugène Albéric Naville dans les recherches considérables qu’il a faites sur  l’affaire Louis XVII à la Bibliothèque de Genève.
Eugène Albéric Naville était le petit-fils de François Marc Louis Naville (1784-1846), nommé pasteur le même jour que son ami Jean Jacques Caton Chenevière, fils de Nicolas,( pasteur de Saconnex de 1783 à 1789, ville où naquit Jean Perrin,)  Nicolas Chenevière fut député en 1793 à l’Assemblée Nationale française et secrétaire de l’Assemblée le 29/04/1793.
Quant à François Marc Louis Naville, il était  le trisaïeul des Chenevière-Naville actuels.( Etude sur la famille Chenevière  par  William Guex , commandée  par Edmond Chenevière en 1931 et reprise par Marc Chenevière en 1981.)
Il est important de noter les liens familiaux entre les Chenevière et les Naville, qui ouvrent la possibilité de renseignements issus de documents ou de traditions recueillis par l’historien Eugène Albéric Naville

Laure de La Chapelle 

Présidente du CEHQL17

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30/01 Dans le cadre du débat qui s’est ouvert sur l’énigme Naundorf et en attendant de pouvoir aller plus loin, grâce à divers documents d’archives destinés à faire les derniers arbitrages nécessaires, que nous espérons recevoir très prochainement, voici le communiqué que Mme Renée Lescaroux nous demande de publier : 

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 » Je connais assez bien le procès de Brandenburg, et pas seulement l’interrogatoire récemment traduit [ que nous vous proposerons dans peu de temps. NCRIL17] .

Il y avait un seul procès avec deux accusations : pour l’incendie le fait n’a pas pu être prouvé car le directeur du théâtre a attesté que la porte du grenier était ouverte depuis toujours ; pour la fausse monnaie le principal témoin était le caissier du dépôt mais il n’a pas voulu jurer sur la bible que son témoignage était vrai, cela a fait mauvaise impression et il s’est suicidé.

Naundorf n’était pas quelqu’un de calme, il perdait facilement ses moyens et c’est pris de colère qu’il a crié qu’il était le fils du Roi de France. Il a donc été condamné pour mensonge ; son dossier a été soigneusement étudié par le directeur de la prison de Altstatt qui était persuadé qu’il était innocent. Mais tous ces faits n’ont rien à voir avec son appartenance aux rothwelsch qui était réelle. Frédéric Leschot avait été mystérieusement prévenu et se trouvait dans le public ; aucun autre Suisse n’était là. Les notes de von Rönne étaient en annexe dans le dossier Naundorf que Pezold avait réclamé au tribunal de Brandenburg. Après lecture Pezold les a détruites et a renvoyé le dossier à Brandenburg.

Il y avait un seul dossier et personne n’a remarqué le manque ; les recherches de Madame de la Chapelle sont basées non-pas sur des documents référencés mais sur les écrits de Naville qui était un naundorfiste acharné. 

Mme Renée Lescaroux, membre du CEHQL17

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (42) [ Addendum 28/01 ]

Chers amis lecteurs, 

Après une petite pause générée par l’attention à la réalité qui nous entoure et dont il nous a été impossible de nous désinteresser – postulat de Jeanne d’Arc – Le Verrier oblige ! – nous reprenons nos réflexions sur l’énigme Naundorf à la faveur d’un échange privé qui a eu lieu en novembre 2016 entre Mme Laure de La Chapelle et le professeur Gérard Lucotte, qui nous font l’honneur de nous autoriser à le rendre public. 

Sous réserve d’erreurs qui seraient dues aux differentes opérations que nous avons dû réaliser sur le fichier d’origne et que nous corrigerions dès que nous en aurions connaissance, voici la transcription du contenu de la lettre de Mme Laure de La Chapelle en réponse à la demande du Pr Gérard Lucotte, suite à l’exposé de la thèse inédite de Mme Renée Lescaroux, que nous avons présentée ici même. 

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Monsieur le Professeur,

Merci de votre information : je connais parfaitement par ailleurs l’hypothèse Lescaroux sur Naundorff, à laquelle je ne puis adhérer. …/… Pour information, je vous fais part de ma propre hypothèse, très différente. Naundorff serait un franco-suisse, né à Saconnex le 29/01/1786 de Jean Perrin et Jeanne Bastian ) (Le dialecte du pays de Gex était — et reste – fortement germanisé) En 1797, il rentre comme apprenti horloger à Genève chez Jean Frédéric Leschot,où il est répertorié comme Perrin l’Aîné. Les autres ouvriers horlogers sont Louis Chenevière et Tite Leschot. C’est Charles Leschot , fils de Tite, qui vendra la mèche. Au procès de Brandebourg, d’après Naville , “Frédéric Leschot aurait reconnu Naundorff comme le Dauphin, mais Charles Leschot avait vu en lui un Perrin”. (Fonds Naville , Bibliothèque interuniversitaire de Genève, référence : 4496/3).

Origine du nom de Naundorff. Témoignage de Marie Leschot à l’historien Naville : « j’ai la certitude d’avoir entendu M. Chenevière (Louis) mon oncle, raconter qu’il avait voyagé et habité un certain temps l’Allemagne avec un passeport au nom de Naundorff. Chenevière déclara avoir remis le passeport (au futur Naundorff) en ajoutant « il a pu lui être utile, tant mieux; il a fait sous ce nom un assez joli chemin, et c’est moi qui l’ai ainsi baptisé. »

Ce passeport au nom de Naundorff aurait été remis à Louis Chenevière à Londres par Pigault Lebrun, avant le mariage subséquent de Chenevière avec Marianne Sophie Leschot, fille de Jean Frédéric ,( le maître horloger de Genève )et soeur de Frédéric, l’ami de Naundorff-Perrin.

Les Chenevière : Nicolas, (1748-1805), père de Louis, était au service de Louis Philippe d’Orléans, père de Philippe Egalité.Il avait épousé en 1778 Jeanne Du Chesne, fille d’un intendant du comte d’Artois. Leur fils Louis, né en 1779, fut compagnon d’études du duc d’Angoulême.

Nicolas Chenevière, avait d’étroites relations avec Barras qu’il rencontrait dans sa propriété des Eygalades.

Son cousin germain, également prénommé Nicolas (Chenevière) – 1758-1806- fut pasteur de Saconnex de 1783 à 1789. Jean Perrin naquit dans ce bourg en 1786.

J’ajoute que plus tard, et pour détourner une identification possible, Naundorff déclara être le fils adoptif d’un ménage Perrin (A ne pas confondre avec un ménage Perrin de Tramelan, dont parle Xavier de Roche : aucune parenté !)

Il faut rechercher l’implication de Barras dans la création de ce prétendant, création nécessaire s’il avait découvert que l’enfant trouvé au Temple le 9 thermidor n’était pas le fils de Louis XVI. Cordialement. 

P.S. Naundorff-Perrin étant de parents français, une origine génétique ancienne Bourbon (13ème siècle) serait donc possible.

Laure de La Chapelle 

Présidente du CEHQL17

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Addendum 28/01/2017 : 

Voici une précision apportée par courrier privé par Mme Laure de La Chapelle, que nous remercions pour son autorisation de publication :   

 » Il n’est pas inutile de préciser qu’il y a eu deux procès de Brandebourg , impliquant Naundorff dans deux affaires différentes (fausse monnaie et incendie volontaire). Les minutes du premier procès ont été  inexplicablement supprimées : elles comportaient, d’après la tradition des familles concernées ,les convocations de témoins de notoriété du prévenu.
L’historien suisse Eugène Albéric Naville (1850-1939) n’a donc pu avoir accès aux minutes du procès et a du se contenter d’ enquêter auprès des descendants des témoins convoqués.  Enquête longue et très approfondie par ailleurs .
Papiers Eugène Albéric Naville .Cote Bibliothèque de Genève : CH BGE Ms.fr.4490-4500. Importance matérielle : 0,7 m. » 

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (41)

Suite à l’intervention de notre ami Philippe et en attendant de pouvoir vous annoncer la prochaine publication d’une réédition enrichie de notre livre, Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité nous vous proposons 2 pièces à conviction inédites pour nous, extraites du livre de Georges de Manteyer et qui s’inscrivent dans la logique de l’argumentation que nous avons développée jusqu’à maintenant. 

La première établit la preuve que Karl-Wilhelm Naundorff utilisait un dialecte appelé rothwelsch, dont Mme Renée Lescaroux nous a dit qu’il fallait de nombreuses années de pratique pour en avoir la maîtrise et au sujet duquel vous trouverez ici le commentaire d’un expert – semble-t-il – en linguistique :  

Rotwelsch (allemand)

Charles  Animateur

 » En comparaison avec l’argot français, dont 80% sont compréhensibles avec un minimum d’effort aux locuteurs actuels, le Rotwelsch est pratiquement incompréhensible pour un germanophone ordinaire. Seuls quelques rares termes sont passés (souvent via le berlinois) en allemand standard. »

brandenburg-485

Quant à la seconde pièce à conviction, il s’agit d’une pièce d’écrou qui établit la preuve que Karl-Wilhelm Naundorff, dont les cheveux étaient bruns,  ne pouvait pas être Louis XVII, avec ses cheveux blonds, ainsi que nous en avons aujourd’hui encore la preuve sous les yeux, grâce à la relique conservée par Christian Crépin, notre archiviste du Roi Louis XVII qui a pu la faire analyser par le Pr Gérard Lucotte.

ADNmt de Louis XVII et de Naundorff – Résultats des recherches du Pr Gérard Lucotte

écrou

Tribune offerte à nos contradicteurs naundorfistes – Epilogue (quater)

Merci à notre ami Philippe  *** qui vient de nous proposer en commentaires de cette page un point aussi définitif qu’inédit, sur la fameuse question de l’ordre des prénoms Louis Charles ou Charles Louis de Louis XVII, que nous avions évoquée récemment à la faveur de notre travail toujours en cours sur le livre de Georges de Manteyer, et sur lequel nous allons revenir très prochainement.   

Une preuve parmi d’autres de l’hallucinante imposture de Karl-Wilhelm Naundorf ; vers la résolution de l’énigme Naundorf (40) (PS 19/11)

Philippe dit :

J’ai toujours trouvé ce débat sur les prénoms de Louis XVII totalement hallucinant. A croire que tout le monde chez les pro et anti Naundorff ont perdu le sens commun. Je ne sais pas ce qu’il ressort de cette histoire de grattage sur l’acte de naissance qui semble grotesque. Quand on se trompe sur un acte, on biffe on ne gratte pas.
Louis XVII a toujours été prénommé Louis Charles, comme son acte de baptême l’atteste, comme les gazettes de l’époque l’ont également annoncé. Il ne sait jamais prénommé Charles Louis.
Naturellement on l’a appelé Charles, comme on a appelé Joseph (Louis Joseph) son frère, car le prénom de Louis était déjà porté par leur père Louis XVI, de ses prénoms complets Louis Auguste. Cet usage est normal et régulier, et se rencontre quelque soit la famille, qu’elle soit royale ou modeste. Il faut vraiment ne s’être jamais intéressé à la généalogie pour s’en étonner.
Évidemment de nos jours tout le monde porte un prénom différent de celui de son père, on a du mal à comprendre, mais fut un temps ou de père en fils on portait souvent le même prénom, les fils portant heureusement un deuxième prénom qui devenait leur prénom usuel. Sauf que parfois ils pouvaient retrouver leur premier prénom a l’âge adulte et après la mort de leur père. C’est ce qui rend parfois les recherches généalogiques complexes.

Pour autant que l’on change de prénoms d’usage, on ne perd pas ses autres prénoms. Légalement Louis Charles s’appelle toujours Louis Charles qu’on le prénomme Charles durant son enfance ou Louis XVII. En aucun cas on a supprimé, d’une façon quelconque, son autre prénom.

Si Louis Charles s’était appelé Charles Louis, il n’aurait jamais été reconnu comme Louis XVII par son oncle Louis (Louis Stanislas Xavier) XVIII, mais comme Charles IX. Charles X s’appelait lui Charles Philippe. On respecte logiquement l’ordre des prénoms pour la dénomination du titre royal. Bien sur il peut y avoir des exceptions, mais cela est rare et est « motivé ». Mais dans le cas de Louis XVII il n’y a pas à en avoir car il s’appelle bien Louis Charles et non Charles Louis et son oncle le savait bien, car il était son oncle et également son parrain, il était donc la à son baptême et il n’était pas sénile au point de ne plus savoir comment s’appelle son filleul !!!

Par contre Naundorff a cru intelligent, malgré le fait qu’il n’y a rien qui n’ait jamais prouvé que Louis XVII s’appelait Charles Louis et non Louis Charles et pour cause tout prouvant le contraire, de changer l’ordre des prénoms. Pour moi un tel acte prouve qu’il n’était pas Louis XVII, mais un usurpateur, manipulateur, de talent mais également un sombre idiot. N’étant surement pas au fait des usages, il ne comprenait pas que le vrai Louis XVII ait pu se faire appeler Charles, alors que ses prénoms étaient Louis Charles, il en a donc fini par conclure, avec l’aide de la coquille de l’almanach de Versailles de 1785, que ses vrais prénoms devaient être Charles Louis. Ce qui reste incompréhensible, c’est, pourquoi parmi tous ceux qui gravitaient autour de lui, il n’y en pas un qui ait été surpris par ce changement d’identité et s’en ai étonné auprès de lui. A moins que tout le monde est trouvé normal et ça a l’air encore d’être le cas pour certains que l’on puisse oublier comment on s’appelle !

En bonus, la gazette de France annonçant la naissance de Louis Charles : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62465968/f5.item

Bonne année 2017 à tous les lecteurs du blog.

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Notre ami Philippe est l’animateur de Louis XVII – forum actif qui présente l’ensemble des fonctionnalités habituelles à tout forum et dont nous ne disposons pas ici. 

 

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf (7)

Après le séisme spirituel, politique et moral survenu le 1 er décembre 2016 et parce que les Ténèbres de la culture de la mort n’auront pas le dernier mot, nous avons repris l’étude critique de la thèse de Georges de Manteyer, que nous avions interrompue un moment. 

Mais la complexité de son argumentation et son jeu continuel d’hypothèses, justifié en apparence par la transcription en langue allemande d’un impressionnant stock de justificatifs tiré des archives de Prusse, rend difficile, voire même périlleuse, toute publication de notre analyse par posts successifs.

C’est pourquoi nous travaillons actuellement à la rédaction d’un document de synthèse, où nous ferons l’état de la question, en vue de pouvoir le présenter lors de la future journée du livre à Nantes, le 11 décembre.

En attendant, grâce au Salon Beige, vous avez la possibilité, chers amis lecteurs, de retrouver les 

Interventions des écrivains à la fête du livre de Renaissance catholique

si vous n’avez pas pu venir hier à la fête du livre organisée par Renaissance catholique.

Conférence de Michel De Jaeghere sur son livre « La compagnie des Ombres. »

Conférence de Mathieu Bock-Côté « Le multiculturalisme comme religion politique. »

Conférence d’Eric Zemmour sur son livre « Un quinquennat pour rien. »

Conférence de Philippe de Villiers « Les cloches sonneront-elles encore demain ? »

Avec un cadeau suprise qui nous est offert par Vexilla Galliae, à qui nous tenons à exprimer notre plus vive reconnaissance, pour avoir accepté de publier notre commentaire sur cette page !

Emmanuel Macron demande audience à nos rois à Saint-Denys !

 

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf (6)

Reprenons notre analyse critique de la thèse de M Georges de Manteyer ! 

 » il est clair qu’il s’est attribué alors les papiers de Wilhelm Naundorff, né, non pas le 15 février, mais le 15 janvier 1775, à Halle, fils du bonnetier Gottfried Naundorff et dc Sophia Günter. « 

Si nous avons bien compris la conclusion du  raisonnement de Georges de Manteyer, il est clair que Karl Wilhelm Naundorf se serait donc attribué en fait les papiers de Wilhelm Naundorf, alors qu’il aurait été Carl Werg !

N’est-ce pas ce qui ressort de la lecture de cette revue de référence de l’époque, qui a étudié le livre de G de Manteyer, dès sa parution en 1927 ( 1927 (NOUV SER,T270 = T306 ; pp 903-909) 

 Titre :  Le Correspondant : revue mensuelle : religion, philosophie, politique… / directeur E. Wilson ; gérant V.-A. Waille
Éditeur :  V.-A. Waille (Paris)
Date d’édition :  1927

où on lit p 905 :  

  » Naundorff, alias Charles-Louis de Bourbon, Duc de Normandie, Dauphin de France et Roi, s’appelait en réalité Carl Benjamin Werg, né à Halle sur la Saale, le samedi 3 mai 1777, à 4 heures du matin. Son père s’appelait Johann Gottfried Werg, bourgeois, brasseur associé, jadis marchand de chevaux, et sa mère portait le nom peu romantique, de Catharina Friederika Zinck. Les parrains de l’enfant furent le sieur Benjamin Hermann Dryander, conseiller du roi de Prusse et juge du bailliage royal voisin de Giebischenstein, dame Elisabeth, épouse de Johann Friedrich Gottlieb Goldhagen, professeur en médecine, sieur Carl Gottlob Büttner avocat, et dame Johanna, Maria Elisabeth, épouse de Matthäus Wucherer, commerçant. Au lieu de Versailles, les parents habitaient au numéro 7 de la Grosse Ulriohsstrasse. Carl Benjamin Werg avait donc huit ans de plus que le véritable Dauphin, sans compter certaines petites différences de nationalité et d’origine. » 

Comment Georges de Manteyer est-il arrivé à une telle conclusion, grâce à son suivi de Hanna Hassert  ? C’est ce qu’il importe maintenant d’étudier à défaut de le comprendre … clairement ! 

 » Quel est donc le soi-disant Carl-Wilhelm Naundorff, originaire de Halle, fils de Gottfried, avec lequel Johanna Hassert vit ainsi à Berlin, de 1811 à 1812, puis à Spandau, de 1812 à 1818, jusqu’à sa mort après avoir perdu ses deux maris Jacob Sonnfeld (1795-1796) et Johann ­Christian Müller (1800-1802) ?

[ NCRIL17 : Ainsi donc, sans aucune preuve autre que l’apparence d’une correspondance du nom Naundorf et de la date de naissance  – à 1 mois près – entre le 15 février 1775 à Weimar et le 15 janvier 1775 à Halle, et après avoir simplement affirmé  » il est clair qu’il s’est attribué les papiers de Wilhelm Naundorf  ( décédé peu de temps après et donc dans l’impossibilité de contester cette substitution d’identité ) on passe de Karl-Wilhelm Naundorf à Wilhelm Naundorff, originaire de Halle, fils de Gottfried Naundorf et de Sophia Günter ! N’est-ce pas ce qu’on appelle en science un  » biais d’observation  ou de confusion  » qui ruine le crédit à accorder à toute conclusion tirée de la méthode mise en oeuvre ? Et s’il n’y avait pour nous l’enjeu d’en finir avec cette énigme Naundorf, nous pourrions arrêter ici, à cet instant précis, notre étude critique de l’argumentation de G de Manteyer, en raison de cette rupture de traçabilité historique.

Aussi soulignerons-nous que cette faille logique ouvre aussitôt la voie à l’hypothèse radicalement opposée, avancée par Mme Lescaroux et le professeur Gérard Lucotte, selon laquelle Karl Wilhelm Naundorf n’a jamais changé d’identité de 1810 au 18 avril 1825 ! Et pour que la pertinence de cette hypothèse soit établie et devienne une certitude, il conviendra donc de vérifier en temps et heure toutes les pièces justificatives correspondantes !

Mais restons, pour l’instant, dans l’étude de la thèse de G de Manteyer en observant, pour étayer nos dires que la consultation des archives numérisées de Thüringe et de Saxe, aujourd’hui accessibles grâce à Internet, nous apporte la certitude que le nom de  Naundorf était répandu à la fin du XVIII ème siècle dans ces provinces proches de la Prusse ! Et pour être aussi précis que possible, si nous admettons que Karl-Wilhelm Naundorf a pu mentir sur sa date et son lieu de naissance, qu’est-ce qui interdit de penser qu’il est né ailleurs qu’à Weimar ou à Halle, à une autre date que le 15 février 1775, et qu’il n’existe de ce fait aucun lien entre lui et Wilhelm Naundorf, dont G de Manteyer prétend qu’il s’est attribué les papiers, évènement virtuel qui n’est pas sans rappeler des faits tout aussi imaginaires inventés par les naundorfistes, à l’ombre ou à la faveur des bouleversements politiques et militaires de cette époque ! … Et c’est d’ailleurs, très probablement, pour répondre à une telle objection non formulée de manière explicite dans son livre, que G de Manteyer va développer un ensemble d’hypothèses, pour répondre aux questions qu’il a dû se poser et que nous étudierons un peu plus loin. Mais retrouvons le fil de l’argumentation de G de Manteyer où on lit : ]

 » Quel est donc le soi-disant Carl-Wilhelm Naundorff, originaire de Halle, fils de Gottfried, avec lequel Johanna Hassert vit ainsi à Berlin, de 1811 à 1812, puis à Spandau, de 1812 à 1818, jusqu’à sa mort après avoir perdu ses deux maris Jacob Sonnfeld (1795-1796) et Johann ­Christian Müller (1800-1802) ? 

Quand Jacob Sonnfeld abandonne sa femme, celle-ci ne tarde pas à quitter la maison n° 600 où elle venait de vivre quelques mois avec ce mari volage, si lent à épouser, si prompt à disparaître. C’était en 1796, au plus tard : elle avait vingt-deux ans et elle trouve de suite un conso­lateur, âgé de dix-neuf ans, avec qui elle va se fixer dans la maison  n°647.

Ce jeune consolateur était encore un soldat. Le 16 août 1797, elle en eut un fils Carl-Christian-Gottlieb, baptisé le 18 par le pasteur militaire du très louable régiment d’infanterie de Thadden avec l’assistance de son propre père, le sous-officier Gottlieb Hassert, de Christian Hauschild et de Maria Huch. Elle en eut encore, le premier novembre 1798, unc fille Johanne-Maria, baptisée le 5 novembre par le même pasteur avec l’assistance de Johanne Tôner, du soldat Johann Rosenfehl et de Maria Haller. Cette fille mourut le 27 novembre 1799, âgée d’un an et trois semaines; on l’inhuma le 3o en passant par l’église Saint-Maurice. Mais le fils vécut et c’est ce fils, Carl-Christian-Gottlieb, que Johanna Hassert laissera à son soi-disant époux Carl-Wilhelm Naundorff, le 15 septembre 1918, en mourant à Spandau. » 

Georges de Manteyer ayant présenté un impressionnant stock de pièces justificatives, il convient maintenant d’examiner leur correspondance avec chacun des éléments de sa démonstration ci-dessus !

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf (5)

Voici un premier inventaire des pièces directement liées à Karl-Wilhelm Naundorf, selon l’argumentation de Georges de Manteyer déjà citée, avec les justificatifs présentés en annexes :

25 janvier 1774 – Halle sur la Saale : Baptême de Johanna-Christiana Hassert

19 janvier 1775 – Halle : Baptême de Johan- Wilhelm Nauendorff, né le 15 

16 août 1781 – Halle : acte d’inhumation de Johan-Wilhelm Nauendorff, décédé le 14

24 avril 1812 – Berlin : nomination de M P-L Le Coq, Président de gouvernement et de police de Berlin 

2 novembre 1812 – Berlin : certificat de bonne conduite délivré à Karl-Wilhelm Nauendorff par Le Coq

2 novembre 1812 – Berlin : lettre d’envoi du certificat susdit au magistrat de Spandau 

25 nov 1812 – Spandau : comparution de KWN avec johann-Christian-Samuel Berckmann à l’Hotel de ville de Spandau pour demander l’obtention du droit de bourgeoisie 

8 décembre 1812 – Spandau : prestation de serment des 2 susdits 

8 décembre 1812 – Spandau : lettres de bourgeoisie accordées à KWN

18 sept 1818 – Spandau : inhumation de Hanne Hassert épouse légitime de Karl-Wilhelm Naundorff 

1,8 et 15 nov 1818 – Rathenow : publication des bans de mariage à Spandau de KWN avec Johanna-Friederike Einert 

19 nov 1818 – Spandau : mariage de Karl-Wilhelm Naundorff, fils de feu Gottfried Naundorff, âgé de 45 ans avec Mlle Johanna-Friederike Einert 

19 sept 1819 – Spandau : baptême de Johanna-Amalie, fille des susdits

19 août 1821 – Spandau : baptême de Carl-Edouard, fils des susdits

5 février 1822 – Spandau ; requête de KWN demandant un certificat de bonne conduite => Brandebourg

5 février 1822 – Spandau : certificat de bonen conduite accordé à KWN

26 février1822 – Brandebourg : autorisation accordée à KWN des droits de bourgeoisie ( 2 pièces)

23 nov 1823 – Brandebourg : baptême de Berta-Juliana, fille de KWN et de dame Einert

28 janvier 1824 – Berlin : rescrit du Roi de Prusse à Naundorf en réponse à une demande de privilège (???)

24 mars 1824 – Brandebourg : incendie du théâtre

28 juin 1824 : Berlin : supplique de KWN pour emprunter 600 thalers, avec refus en 3 mots

18 sept 1824 : Brandebourg : déposition de KWN

18 sept 1824 : Brandebourg : rapport de Kureck suite à arrestation de KWN

23 oct 1824 : Brandebourg : déposition de Carl-Wilhelm Naundorff devant le tribunal ( « Ich bin aus Weimar gebürtig …/… «  )    [ Voir Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf (4) ]

…/… A suivre ( peut-être ) …/… 

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf (4)

Entreprenons maintenant la dissection de l’argumentaire de Georges de Manteyer, ligne après ligne, mot après mot ! 

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 » Si l’on rapproche ces déclarations de 1810 faites par l’inconnu en arrivant à Berlin avec son témoignage du 22 décembre 1824, il est clair qu’il s’est attribué alors les papiers de Wilhelm Naundorff, [*1*] né, non pas le 15 février, mais le 15 janvier 1775, à Halle, fils du bonnetier Gottfried Naundorff et dc Sophia Günter. Les noms et les prénoms concordent l’erreur d’un mois dans sa mémoire est peu de chose pour la naissance de ce Wilhelm cinquante ans après. La draperie et la bonneterie sont des métiers analogues.

De 1810 au 18 avril 1825, l’inconnu se disant Carl-Wilhelm Naundorff soutient donc être ce Wilhelm Naundorff, né le 15 janvier 1775, mais il substitue Weimar à Halle pour voiler son origine exacte.

Cependant, ce Wilhelm Naundorff, né le 15 janvier 1775 ne s’appelait pas Carl-Wilhelm: il s’appelait Johann-Wilhelm. Au surplus, il était mort dès le 14 août 1781, âgé de 6 ans 7 mois 2 jours et, ainsi, il ne pouvait protester.

L’inconnu, originaire de Halle, a donc trompé la police en 1810 en prenant ce nom et même cette profession, puisqu’il était horloger.

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[ *1* ] Georges de Manteyer affirme donc sans aucune preuve et sous forme de postulat ( qui ne dit pas son nom ) que celui qui est, selon notre modèle d’aujourd’hui, Karl-Wilhelm Naundorf, arrêté par la police de Prusse le 18 septembre 1824, inculpé le 23 octobre 1824, déclarant le 22 décembre 1824 être né le 15 février 1775 à Weimar, et qui a commencé à prétendre être le fils de Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette APRES le 18 avril 1825,  n’était pas en réalité Karl-Wilhelm Naundorf, mais un autre Naundorf,  inconnu comme lui, puisqu’il  est écrit «  il est clair qu’il s’est attribué alors les papiers de Wilhelm Naundorff, [*1*] » !

Cliquer successivement 3 fois pour lire le texte des images extraites du livre de Georges de Manteyer, correspondant aux divers évènements répertoriés ci-dessus.  

1824-1

 

1824-2

1824-3

1824-4

 

 

 

 

 

 

 

1775-1-jwn

 

 

1781-jwnCela étant posé, notre futur prétendant à l’identité de Louis XVII n’étant, ni pour les naundorfistes, ni pour Georges de Manteyer, Karl-Wilhelm Naundorf né à Weimar le 15 février 1775, Georges de Manteyer va chercher quelle peut être sa véritable identité pour conclure, ainsi que nous le verrons plus ploin, par l’identifier à Carl Werg ! …

Dès lors, nous comprenons pourquoi la thèse de Georges de Manteyer n’a pas pu résoudre définitivement l’énigme Naundorf au regard de la critique historique du XX ème siècle, malgré son impressionant stock d’archives de Prusse et n’a emporté l’adhésion que de ceux qui cherchaient des raisons de rejeter la candidature de Karl-Wilhelm Naundorf à l’identité de Louis XVII ! 

Or il existe une première et grave objection à la thèse de G de Manteyer, fondée sur la documentation qu’il a pu rassembler avec le concours de celui qui en a assuré la transcription intégrale …  

Georges de Manteyer présente en effet, diverses pièces relatives à la vie de Karl-Wilhelm Naundorf, avant son arrestation par la police de Prusse pour la période du 2 novembre 1812 au 18 septembre 1824 : certificat de bonne conduite délivré par Le Coq pour le temps pendant lequel il a habité Berlin, documents divers liés à sa demande de lettres de bourgeoisie,  mariage avec Johanna-Friederik Einert, le 19 novembre 1818, … et supplique à son très gracieux Roi de Prusse pour emprunter  600 thalers pendant 6 mois, et une déposition dans la journée du 18 septembre 1824, avant son arrestation à 10 h du soir de cette journée … ).

A la lecture de ces douments et compte tenu du contexte politique et militaire de la Prusse, durant cette période, on ne discerne aucune raison logique prégnante qui aurait pu obliger Karl-Wilhelm Naundorf à s’attribuer une identité qui n’aurait pas été la sienne et à prendre celle de Johann-Wilhelm Naundorf, mort le 14 août 1781, à l’âge de 6 ans 7 mois 2 jours! …

On se bornera à rappeler par exemple que pour Me Jules Favre, c’est l’occupation en 1806 de Berlin, par les troupes de Napoléon, qui auraient obligé Louis XVII a emprunter l’identité de Karl-Wilhelm Naundorf …

Par contre on peut relever divers détails qui n’obligent en rien à accepter les hypothèses avancées par Georges de Manteyer, pour pallier à l’absence de traçabilité historique flagrante dans son argumentation relative au suivi administratif de Karl-Wilhelm Naundorf  ! 

1 / Que Naundorf, pour des raisons totalement étrangères à sa prétention d’identité avec Louis XVII, ait menti àBrandebourg, le 23 octobre 1824, en déclarant être né le 15 février 1775 à – ou près de (?) – Weimar, on peut facilement l’admettre ; mais pourquoi aller chercher une identité de substitution à Halle ?  Pourquoi pas dans d’autres villes ou villages de Thüringe ou à Altenburg par exemple, tout aussi éloigné de Weimar que Halle et où on peut facilement trouver la trace du nom Naundorf ?  ( Voir par exemple  Die Bürgerbücher der Stadt Altenburg in Thüringen 1700–1838)

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Dans l’immédiat, si nous ne pouvons que constater l’absence de tout document certifiant la naissance de Karl-Wilhelm Naundorf à Weimar ou à Halle, le 15 février 1775, il n’en demeure pas moins que rien ne nous oblige à conclure que tel n’était pas son nom, d’autant plus que nous ignorons quasiment tout des conditions réelles dans lesquelles Georges de Manteyer a pu faire son enquête, avant la guerre de 1914/1918 et dans les années qui ont suivi ! 

Mais quoi qu’il en soit, la très riche documentation que G de Manteyer a pu rassembler, n’est pas sans nous offrir de précieuses informations que nous allons étudier en poursuivant l’analyse de sa thèse. 

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf – 3

Après avoir donné un premier aperçu de l’argumentation de Georges de Manteyer, à la faveur de la découverte sur un site à vocation généalogique d’une curieuse coïncidence avec ce qui est – nous semble-t-il – une erreur de date causée par une simple coquille – revenons maintenant au coeur de sa démonstration, développée dans le chapitre XIII de son livre ( pp 85- 89 ) ; peut-être découvrirons-nous pourquoi la thèse de Georges de Manteyer n’a pas réussi à clore cette énigme Naundorf, comme l’impressionante justification de 700 documents tirés principalement des archives de Prusse aurait dû le permettre ?

Dans ce cas, la voie serait libre pour retenir tout ou partie de la théorie de Mme Renée Lescaroux, qui semble par ailleurs si séduisante ! Et si nous recevions prochainement ( d’ici 1 à 3 mois ? ) des informations fiables des archives de Saint Petersbourg, sur l’identité du petit domestique allemand de Mme Vigée Le Brun, que la célébrissime peintre de la Reine Marie-Antoinette a sauvé in extremis de la pendaison, peut-être sera-t-il possible d’en terminer enfin avec cette énigme Naundorf ?  

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L’identité de Naundorff et de Werg prouvée par Hanne Hassert

(Halle, 16 août 1797-Spandau, 15 septembre i818)

On a désormais sous les yeux le texte des huit interrogatoires subis par le bourgeois prussien à Brandebourg, le 18 septembre, le 23 octobre, le 22 décembre 1824, le 17 janvier, le 15 mars, le 15 avril, le 18 avril et vers le début de mai 1825 : quand on y joint sa déclaration du 23 septembre 1825, son serment de fidélité au roi de Prusse du 8 décembre 1812 à Spandau, l’acte d’inhumation de sa soi-disant femme légitime Hanne Hassert, âgée de 45 ans, à Spandau, le 18 septembre 1818, l’acte de son mariage avec Johanne-Friedericke Einert, âgée de quinze ans et demi à Spandau, le 19 novembre 1818, les actes de baptême de ses enfants tous luthériens, à Spandau, le 18 septembre 1819 et le 19 août 1821, à Brandebourg, le 23 novembre 1823, le rapport du commis­saire de police Winckler, daté de Berlin, le 16 décembre 1824 et sa réponse du 6 avril 1825, des faits positifs se dégagent de ces dix-sept pièces essen­tielles.

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Se disant Carl-Wilhelm Naundorff, horloger, fils unique de feu Got­tfried, âgé de 43 ans, le 19 novembre 1818, de 48 ans, le 18 septembre 1824, de 5o ans, le 18 avril 1825 et de religion luthérienne, il prétend, avec plus de précision encore, le 22 décembre 1824, être né à Weimar, le 15 février 1775, avoir appris de son père, jusqu’à l’âge de 15 ans, le métier d’horloger et avoir quitté son pays natal à â 16 ans, soit six mois à peu près, après la mort de son père, il  partit alors (en 1791) pour la Suisse, dit-il le 23 octobre 1824 et, après de longs voyages, il s’établit à Berlin, où il passa d’abord un an comme ouvrier chez l’horloger Braetz auquel il avait fourni en arrivant le certificat d’apprentissage qu’il tenait de son père avec son extrait baptistaire.

En ce qui concerne Weimar, le conseil municipal de cette ville saxonne déclare, le 7 décembre 1824, que jamais un Gottfried Naundorff, père d’un Carl-Wilhelm n’y a habité en 1775. Par contre, le commissaire de police Winckler déclare, le 16 décembre 1824, d’après les livres d’ins­cription par quartier des habitants qui vivaient à Berlin en 1810,  » qu’un ouvrier drapier Carl Naundorff, âgé de 27 ans, originaire de Halle s’y trouvait alors avec sa soi-disant femme légitime, née Christiane Hassert, âgée de 34 ans, originaire également de Halle qui vint l’y rejoindre deux semaines après son arrivée et, huit mois après être venu habiter Schiitzenstrasse, n° 52, il se rendit à Spandau. Cet ouvrier gagnait sa vie en colportant et en réparant des horloges en bois ».

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Voilà les informations tirées des archives dont Georges de Manteyer donne tous les détails et justificatifs nécessaires dans ses annexes, avant de présenter  son argumentation destinée à apporter la preuve que Karl-Wilhelm Naundorf était en réalité Carl Werg, en commençant par

 » Si l’on rapproche ces déclarations de 1810 faites par l’inconnu en arrivant à Berlin avec son témoignage du 22 décembre 1824, il est clair qu’il …/… « 

Et , selon un célèbre oxymore, l’obscure clarté des étoiles du ciel de Prusse tombe aussitôt sur nous et nous oblige à lire et relire pour tenter de suivre, un siècle après, tout le cheminement de la pensée de Georges de Manteyer …

Mais avant de commencer notre dissection de la démonstration de Georges de Manteyer, soulignons la certitude irréfutable – sauf erreur –  sur le terminus a quo commun à toutes les théories en présence

Un inconnu arrive à Berlin en 1810 …  

 » C’est seulement à partir 1810 que l’on peut suivre avec certitude la vie de celui à qui les polices d’état ont imposé le nom de Charles Guillaume Naundorff, réputé né à Weimar en 1775, brun aux cheveux noirs, alors, qu’il avait 10 ans de moins, et comme le Dauphin, était blond aux yeux bleus ! Jamais il n’a pu être trouvé de lieu de naissance à Naundorff, pas plus à Weimar qu’en Prusse ou ailleurs. » ( source  naundorfiste )  

… et c’est parce qu’on n’a jamais pu trouver de lieu de naissance à Naundorf, pas plus à Weimar qu’en Prusse ou ailleurs, que TOUTES les théories naundorfistes affirment que cette absence est la PREUVE SUFFISANTE EN SOI que Karl-Wilhelm était nécessairement le duc de Normandie, devenu Louis XVII depuis le 21 janvier 1793, … à moins que ce ne soit le fils caché de DARK VADOR de Star Wars ! …

Esquisse d’un modèle de résolution de l’énigme Naundorf – 2

Jusqu’à preuve contraire irréfutable, nous admettrons en guise de préalable la conclusion capitale proposée par les recherches de Mme Renée Lescaroux, selon laquelle Karl-Wilhelm Naundorf a donné sa véritable identité, ainsi que son âge jusqu’au 19 avril 1825 inclus ! 

En effet, après avoir rejeté les arguties naundorfistes, il n’existe plus aucune raison sérieuse pouvant expliquer que Naundorf aurait pu être obligé de prendre une identité qui n’était pas la sienne et qu’il aurait empruntée à un inconnu ou à un ami, du 19 novembre 1818 ( date de son mariage avec Johanna Frederique Einert ) au 19 avril 1825, ( date de son interrogatoire par le Tribunal de Brandebourg ) !

Ce postulat induit que Georges de Manteyer aurait été abusé, lors de son enquête, avant et après la guerre de 1914-1918, par les divers services administratifs de la Prusse, qui auraient fait prévaloir l’hypothèse de l’identité de  Carl Werg ; cette conclusion n’est au demeurant que le fruit d’une série de réflexions présentées de manière aussi logiques que possible dans son chapitre XIII «  L’identité de Naundorff et de Werg prouvée par Jeanne Hassert « .  

Pour commencer notre esquisse, voici donc une étonnante découverte, où on lit que Karl-Wilhelm Naundorf serait né le 17 mars 1775.

Or 1775 est l’année de naissance, vers laquelle convergent les informations tirées des archives, publiées par Georges de Manteyer, aux dires mêmes de Naundorf, dans les actes d’état civil ou dans les affaires judiciaires le concernant !

 » Se disant Carl-Wilhelm Naundorff, horloger, fils unique de feu Got­tfried, âgé de 43 ans, le 19 novembre 1818, de 48 ans [ #49 ans pour année de naissance en 1775  ],  le 18 septembre 1824, de 5o ans, le 1g avril 1825 et de religion luthérienne, il prétend, avec plus de précision encore, le 22 décembre 1824, être né à Weimar, le 15 février 1775, avoir appris de son père. jusqu’à l’âge de 15 ans, le métier d’horloger et avoir quitté son pays natal à 16 ans, soit six mois à peu près après la mort de son père. Il partit alors (en 1791) pour la Suisse, dit-il le 23 octobre 1824 et, après de longs voyages, il s’établit à Berlin  » ( Source Georges de Manteyer, T I, p 85 )

Karl Wilhelm Naundorff

Also Known As: « Louis Charles Guillaume de Bourbon born Naundorf », « Carl Wilhelm Naundorff »
Birthdate:
Death: Died in Delft, Delft, Zuid-Holland, The Netherlands
Famille proche : Époux de Johanna Frederique Einert
Père de Marie-Antoinette Naundorff; Amélie Jeanne Martin Laprade; Charles Edouard Naundorff; Louis Charles Naundorff; Berthe-Juliane Naundorff et 4 autres
Occupation: Clock and watchmaker
Managed by: Private User
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Nous allons bien sûr interroger l’auteur de cette page ( qui semble être néerlandophone ) , pour tenter de savoir d’où sort la date de naissance du 17 mars 1775 … en espérant qu’il ne s’agit pas d’une coquille d’impression qui aurait substitué cette date à celle du 27 mars 1785 …