De la tête d’Henri IV au coeur de Louis XVII …(2)

 Ainsi que nous venons de l’écrire sur cette page de commentaires la controverse autour de la tête retrouvée d’Henri IV prend corps  et nous incite à faire un état du dossier, qui, pour une raison de méthode, semble être lié à notre énigme Louis XVII ! …

Nous allons donc nous appuyer pour cela sur les résultats des recherches que notre ami François-Marie a publiés sur le site « Tribune Histoire «   dans la discussion  On aurait retrouvé la tête d’Henry IV !!! ! en nous efforçant d’y apporter une valeur ajoutée aussi marginale soit-elle ! 

1 / Les témoignages en faveur de l’authentification de la découverte de la tête d’Henri IV :

http://www.bmj.com/content/341/bmj.c6805.full

http://www.youtube.com/watch?v=gvdHKiGiwFI

http://lci.tf1.fr/science/histoire/2010-12/les-tribulations-de-la-tete-d-henri-iv-6187505.html

http://www.larevuedupraticien.fr/images/stories/articles/1474_rdp10_MEM_Charlier.pdf

http://leblogdeliemarie.wordpress.com/2010/12/16/on-recherche-un-corps/#comment-543

2 / La controverse sur l’authenticité de la tête d’Henri IV !

2.1 La réaction de Philippe Delorme

http://www.youtube.com/watch?v=nsXY9d8WjRg 

2.2 Les premières réactions du forum « Tribune Histoire « 

2.2.1 François » Jeudi 16 Décembre 2010 21:53:45

Je suis frappé par la légèreté des éléments d’identification ! La traçabilité est encore plus douteuse que celle du coeur de Louis XVII . Et on nous explique que la recherche de l’ADN est impossible tout en présentant la conclusion comme certaine !…/…


BRH » Jeudi 16 Décembre 2010 23:16:24

Je partage votre opinion, François. Il est invraisemblable de ne pas procéder à une analyse ADN, d’autant que deux autres « têtes » d’Henry IV seraient aussi en « circulation »… Le Pr. Lucotte lui-même s’étonne que l’équipe ne cherche pas à aller plus loin. Qu’est-ce que cela cache ?

 

2.3 L’argumentation de François-Marie 

2.3.1 François » Samedi 18 Décembre 2010 10:59:18

L’erreur d’attribution de ce crâne à Henri IV a été mise à jour dans un article du 4 septembre 1924(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2 … %22.langFR) par Georges Montorgueil, alias Octave Lebesgue , alias Job,patron de l’Intermédiaire des chercheurs et des curieux et rédacteur en chef du Temps

( NDLR : nous vous livrons » brut de décoffrage » les textes numérisés par Gallica et récupérés tels quels par nos outils bureautiques ; si possible nous les corrigerons ultérieurement … )

  » Le Temps  » 1924/09/04 (Numéro 23035).

 » La tête de Henri IV à Dinard « 

On accueille avec plus ou moins de scepticisme
la nouvelle, qui nous vient de Bretagne, de la
couverte de la tête de Henri IV. Pour l’histoire, et
d’après les témoins oculaires de la violation des
tombeaux, la tête du Béarnais suivit le reste du
corps sur le lit de chaux vive on le précipita.
Pour M. Bourdais, de Dinard, elle est chez lui.
C’est M. Camille Le Mercier d’Erm qui nous en in-
forme dans le Journal de Dinard, par un article
intéressant, d’une érudition prudente. « Que M.
Joseph Bourdais, écrit-il, soit un mystificateur,
je ne le crois pas. Un illusionné? On le verra
bien. » On le verra

Le détenteur de la tête de Henri IV est un col-
lectionneur original jusqu’au pittoresque. Il a
meublé, rue du Casino, une vaste saille qui offre
le plus hétéroclite des désordres. Dans ce caphar-
naùm, les toiles sont nombreuses; aux yeux de
leur, propriétaire, elles sont toutes illustres un
Rembrandt par lui-même, un GéTicault par lui-
même, un Millet par lui-même, un Greuze, un
Proudhon, des Delacroix, des Chardin, des Ribeira
comme s’il en pleuvait. Pas une de ces toiles ac-
quises dans les prix doux, chez des brocanteurs ou
au marché aux puces, qui ne soit attribuée à un
maître de la peinture.

L’amateur qui ne peut pas trouver une toile
sans qu’elle soit de Murillo ou de Rubens ou de
quelque génie qui en approche, s’-il trouve un
crâne, ne peut faire moins que de le croire celui
d’un grand de ce monde. En 1920, il flânait à l’hôtel
Drouot. On vendait un mobilier venu du garde-
meuble, qui avait appartenu à une dame Poussin,
laquelle faisait du modelage en 1870. Parmi les ob-
jets en vente, il y avait trois crânes.On les lui adju-
gea pour, cent sous. En rentrant chez lui, leur pos-
sesseur les examina, il en écarta deux pour s’atta-
cher à une tête momifiôe,parcheminée,les paupières
..closes, sectionnée à la base du cou, ia bouche ou-
vèif-e, » distendue,1′ sans dents, sans joue et sans
oreille gauche, ni cheveux, ni barbe, le nez bour-
bopien. Et plus il la regardait, plus il lui sem-
blait avoir vu cette têtç-Jà quelque part. Une
lueur se fit dans son esprit c’était la tête de
Henri IV..
|Nous en avons la photographie sous les yeux;
aîec la meilleure volonté du monde, nous ne trou-
vons aucune ressemblance entre cette tête et le
masque du Béarnais, moulé sur nature. On nous
invite à nous le persuader en raisonnant sur les
documents historiques. C’est que précisément les
documents historiques vont à rencontre de cette
audacieuse identification.

Sur .la violation des tombeaux de Saint-Denis
et notamment de celui de Henri IV, nous possé-
dons plusieurs relations des manuscrits, de Gau-
tier, l’organiste de l’Abbaye: le journal de Druon,
ex-bénédictin qui était là, et qui a fait un histo-
rique de l’extraction; un manuscrit d’un ancien
religieux de l’Abbaye, dom Laforcade; et ce qu’a
dit Lenoir, qui fut le sauveteur autorisé des mo-
numents.

On sait par ces témoins que du cercueil de
plomb ouvert surgit le corps du roi, admirable-
ment conservé avec sa barbe presque blanche et
les traits à peine altérés. On le dressa contre un
pilier, chacun put le venir contempler. On
raconte qu’un soldat, par enthousiasme, d’un coup
de sabre, lui enleva une mèche de sa moustache.
Un reliquaire dispersé à la vente Pourtalès en
1865 contenait, disait le catalogue, « une partie
de la moustache de Henri IV, roi de France, trou-
vée entière lors de l’exhumation des corps des
rois, à Saint-Denis, en 1793 ». Un certain dom
Coutance, sous la Restauration, se vantait d’avoir.
assisté à l’ouverture du cercueil, et, un jour que
le; cadavre avait été bousculé par.des furieux,
-d’avoir .profité du tumulte pour. s’emparer d’une
poignée de la barbe du roi, dont il fit cadeau plus
tard à l’élevé dont il était le précepteur et dont
le père nous a rapporté ce détail.

Ces prélèvements sur la face du Béarnais ont
suivre le moulage qui aurait été fait de son
visage à ce moment. Michelet le mentionne
« ? L’irrécusable document que nous avons de ce
visage, écrit-il, c’est le plâtre pris sur lui en 1793,
quand on le trouva si bien conservé. » DTîeylli,
d’ans les Tombeaux de Saint-Denis, cite une lettre
adressée à Jules Claretie en 1866, et signée des
initiales du sculpteur. Il lui dit avoir connu le
fils d’un officier municipal nommé Comperot, qui
avait été chargé par la Commune de l’extraction
du corps et en avait fait un moulage. « Ce mou-
lage, très bien fait, très ressemblant, ajoute-t-il,
fut le type de toutes les épreuves qui se ven-
dirent depuis, chez tous les mouleurs. »
Il n’y a aucune trace dans les procès-verbaux
officiels de cette scène de moulage qui ne corres-
pond: guère à l’esprit dont les profanateurs étaient
animés. Aussi s’est-on demandé s’il ne s’agirait
pas plutôt du moulage fait à la mort du roi, ainsi
qu’il résulte d’une lettre du 4 novembre ^1622,
écrite par Maugis, abbé de Saint-Ambroise, â Ru-
bens, qui avait été chargé par son entremise des
peintures de la galerie du Luxembourg. Cette
lettre, dont la Nationale a l’original, porte en pro-
pres termes « Je ne manqueray pas de vous en-
voyer la teste du roy deffunt en plâtre bien faicte,
qui aura esté moulée sur le ‘naturel. »

Par la perfection des traits respectés, l’ensem-
ble de la physionomie encore sereine, le masque
de Henri IV, dont le moulage court les rues, ré-
ponc} beaucoup mieux à cette opération faite au
lendemain de la mort, que faite sur la face, malgré
tout ravagée, du cadavre de Saint Denis.
serait l’original de ce masque qu’il ait …???

 2.3.2 François » Samedi 18 Décembre 2010 10:59:18 (suite)

La contre-preuve décisive me paraît être le témoignage direct de Lenoir , qui assista à la profanation et qui vit le crâne sciée du roi dont le cerveau avait été enlevé(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2 … %22.langFR).

Le Figaro en « remit une couche »( http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2 … %22.langFR)

 » Le Temps « 1924/09/08 (Numéro 23039).

 La prétendue tête de Henri IV à Dinard
?Nous » recevons la lettre suivante :’

Monsieur, 

J’ai ‘lu avec grand intérèt votre artiole sur la tête,
momifiée de Henri IV. Permettez-moi de vous signa-
ler que Lenoir a laissé non seulement des nojes suc
l’ouverture du tombeau, mais encore une aquarelle
d’après la momie. Les héritiers de sa famille ont gé-
néreusement fait don au musée du Louvre de plu-
sieurs albums de dessins, relatifs au musée des. mo-
numents français bu à Saint-Denis. L’un d’eux (R. F.,
5,282), contient’des dessins exécutés par Lenoir d’apres
les momies ou squelettes de Louis VIII, Henri IV, Tu-
renne et Louis XV, exhumés les iï), 12 et 16 octobre
1193. Cet album renferme également une gravure avant
la lettre sur laquelle on lit, de la main de Lenoir
« Momie du roi Henri IV, telle qu’elle a été vue dans
l’abbaye de Saint-Denis les 12, 13 et 14 octobre 1793.
Le dessin a été fait sous mes yeux par Langlois, élève
de David. Cette gravure nous montre le cercueil da
Henri IV dressé contre une colonne. Le roi y appa-
raît, enserré, tel Lazare, en un réseau de bandelettes,
Les épaules et la tête ont été dégagées. Il semble bien
que Langlois, ou le graveur, se soit inspiré du mou-‘
lage de la tête royale. L’aquarelle de ‘Lenoir est en
effet autrement réaliste la figure s’est desséchée, la
barbe et les cheveux, bien peignés chez Langlois, s’é-
chappent en mèches, les clavicules ressortent; le ca-
davre, libéré de ses bandelettes, est étendu sur. une
dalle. Cette aquarelle, d’ailleurs sommaire, inspire plus
de confiance que la gravure très apprêtée exécutée
d’après Langlois.

La comparaison avec ces documents des divers chefs
dits de Henri IV permettrait peut-être quelque conclu-
sion.

Je vous prie d’agréer, monsieur, l’assurance de ma
considération la plus distinguée. r

L. Hàutecoeur,
conservateur adjoint des peintures*

—-

Le Figaro  1924/09/04 (Numéro 248)

Henri IV, pourtant, n’avait qu’un crâne

Le Masque de Fer disait, hier matin, que
la journée ne s’achèverait pas sans qpibn
entendit parler d’un second crâne d’Hen-
ri IV. Voici la conclusion d’un article de
M. Georges Montorgueil paru dans le
Temps d’hier soir

« Que l’original collectionneur de Di-
nard perde ses illusions, et s’en console.
Pour retrouver la tête d’Henri IV on ne
l’a pas attendu. Un gentilhomme proprié-
taire du château d’Erbaçh, dans l’Olden-
wald, la faisait voir orgueilleusement, or-
née d’une pancarte à ses armes. Il attes-
tait l’avoir acquise en I7Ç)3, d’un fossoyeur,
à Saint-Denis même. Il aurait pu, de nos
jours, la trouver à Pantin. »

M. Montorgueil fait, en outre, remar-
quer que le crâne de Dinard est intact,
alors que celui d’Henri IV avait été scié.
Et il cite son auteur

!( Ce cadavre dit Lenoir, qui sauva
les monuments de Saint-Denis «vait le
crâne scié et contenait, à la place de la
cervelle, qui en avait été ôtée, de l’étoupe
enduite d’une liqueur exfraite d’aromates
qui répandait une odeur si forte qu’il était
presque impossible de la supporter. »

2.3.3 François » Samedi 18 Décembre 2010 15:00:13

Le dessin de Lenoir: (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8 … 793.langFR)

Inaccessible cher François-Marie !

2.3.4  François » Samedi 18 Décembre 2010 16:11:36

Georges d’Heylli restitue en 1872 le récit de dom Poirier , bénédictin chargé par l’Institut de « surveiller l’exhumation » en 1793

(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5 … pagination) :

il confirme que le crâne d’Henri IV était scié et que les aromates qui y avaient été mises à l’emplacement du cerveau dégageaient une odeur très forte ( http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5 … pagination)

Extrait de

 » Les tombes royales de Saint-Denis : histoire et nomenclature »  ( p 98-100)

 »  On a ouvert ensuite le caveau des Bourbons, du
côté des chapelles souterraines, et l’on a commencé
par en tirer le corps de Henri IV, mort en 1610, à
l’âge de $7 ans, ainsi que l’annonçait la plaque de
cuivre posée sur son cercueil.
Le corps de ce prince s’est trouvé dans une telle
conservation, que les traits de son visage n’étaient
point altérés (i). Il fut déposé dans les chapelles
basses , enveloppé dans son suaire, qui était égale-
ment conservé. Chacun eut la liberté de le voir jus-
qu’au lundi matin 14 , qu’on le porta dans le choeur,
au bas des marches du sanctuaire , il est resté
jusqu’à deux heures après midi ; il fut transporté de
dans le cimetière dit des Valois, puis jeté dans une
grande fosse creusée dans le bas, à droite, du côté
du nord, et remplie de chaux. Ce cadavre , considéré
comme
momie sèche, avait le crâne scié, et contenait à la place de la cervelle, » qui en avait été ôtée, de l’étoupe enduite d’une liqueur extraite d’aromates, qui  répandait une odeur encore tellement forte qu’il était presque impossible de la supporter. Un soldat qui était présent, par un martial enthousiasme au moment de l’ouverture du cercueil, se précipita sur le cadavre du vainqueur de la Ligue, et, après un long silence d’admiration, il tira son sabre, lui coupa une
longue mèche de sa barbe , qui était encore fraîche,
et s’écria en même temps, en termes énergiques et
vraiment militaires : Et moi aussi je suis soldat français !
Désormais je n’aurai plus d’autre moustache. Et, plaçant
cette mèche précieuse sur sa lèvre supérieure : Main-
tenant je suis sûr de vaincre les ennemis de la France, et
je marche à la victoire! (i)

Le même jour 14 octobre, après le dîner des ou-
vriers, vers les trois heures après midi, on continua
l’extraction des autres cercueils des Bourbons,
savoir :

Louis XIII, mort en 1643, âgé de 42 ans;

Louis XIV, mort en 171 >, âgé de 77 ans ;

Marie de Médicis, seconde femme de Henri IV,
morte en 1642, âgée de 68 ans ;

Anne d’Autriche , femme de Louis XIII, morte en
1666, âgée de 64 ans ;

Marie Thérèse , infante d’Espagne , épouse de
Louis XIV, morte en 1683, âgée de 45 ans ;

Louis, dauphin , fils de Louis XIV, mort en 1711,
âgé de 50 ans.

2.3.5 François » Samedi 18 Décembre 2010 17:08:06

L’incroyable roman imaginé pour tenter de détruire le témoignage Lenoir auquel se heurte le scoop de « l’équipe des chercheurs »(http://www.parismatch.com/Actu-Match/So … V-232164/#)

2.3.6 François » Samedi 18 Décembre 2010 19:54:08

[b]Le texte même de Lenoir qui confirme qu’il est bien l’auteur du témoignage sur le crâne scié d’Henri IV rempli d’aromates (http://books.google.fr/books?id=jyh1sjv … CC0Q6AEwAQ ;à la page 104 en chiffres romains :CIV). Comment peut-on se permettre aujourd’hui de taxer Lenoir de mensonge ? Il faudrait supposer que Lenoir ait inventé que le crâne était scié pour dissimuler son larcin de ce crâne non scié ? Invraisemblable ! /b]

 

 » Musée des Monuments français ou Description historique et chronologieque des Statues en marbre et en bronze,Bas-reliefs et Tombeaux des Hommes et des Femmes célèbres pour servir à l ́histoire de France et à celle de l ́art »

 

 

Alexandre LENOIR  

Guilleminet, 1801

 » On a ouvert ensuite le caveau des Bourbons, du côté des chapelles souterraines, et l’on a commencé en tirer le cercueil de Henri IV, mort en 1610, âgé de 57 ans, ainsi que l’annonçait la plaque de cuivre posée sur son cercueil.

REMARQUES.

Le corps de ce prince s’est trouvé dans une telle conservation, que les traits de son visage n’étaient point altérés. Il fut déposé dans le passage des chapelles basses, enveloppé dans son suaire, qui était également conservé. Chacun eut la liberté de le voir jusqu’au lundi matin 14, qu’on le porta dans le chœur, au bas des marches du sanctuaire, où il est resté jusqu’à deux heures après midi, et il fut transport? de là dans le cimetière dit de Valois, ensuite dans une grande fosse creusée dans le bas, à droite, du côté du nord. Ce cadavre, considéré comme momie sèche, avait le crâne scié, et contenait, â la place de la cervelle, qui en avait été ôtée, de l’étoupe, enduite d’une liqueur extraite d’aromates, qui répandait encore une odeur tellement forte, qu’il était presque impossible de la supporter. Un soldat qui était présent, mu par un martial enthousiasme au moment de l’ouverture du cercueil, se précipita sur le cadavre du vainqueur de la ligue, et, après un long silence d’admiration, il tira sou sabre, lui coupa une longue mèche de sa barbe, qui était encore fraîche, s’écria en même-temps, eu termes énergiques et vraiment militaires: Et moi aussi je suis soldatfrançais! désormais je n’aurai plus d’autre moustache, en plaçant cette mèche précieuse sur sa lèvre supérieure; maintenant je suis sûr de vaincre les ennemis de la France, et je marche à la victoire. Il se retira.

Le même jour 14 octobre, après le dîner des ouvriers, vers les trois heures après midi, on tontinua l’extraction des autres cercueils des Bourbons; savoir, de Louis XIII, mort en 164^, âgé de 42 ans; de Louis XIV, mort en 1715, âgé de 77 ans; de Marie de Médicis, seconde femme de Henri IV, morte en 1642, âgée de 68 ans; d’Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, morte en1666, âgée de64ans; de Ma rie-Thérèse, infante d’Epagne, épouse de Louis XIV, morte en 1688, âgée 45 ans; de Louis, dauphin, fils de Louis XIV, mort en 17II, âgé de 5o ans.

2.3.7 François » Dimanche 19 Décembre 2010 19:10:16

Dès 1924, on a radiographié le crâne et vérifié l’hypothèse du trou pratiqué par les embaumeurs . La conclusion négative à cet égard de l’équipe de 2010 était donc déjà acquise il y a 86 ans !Cherchez bien! : à la 3° col. de la p.3 du Journal des Débats du 23 septembre 1924 (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4 … %22.langFR)

 

Journal des débats politiques et littéraires
1924/09/23 (Numéro 265).

 

 » Le crâne de Henri IV. Le docteur Stei-
be! a procédé, hier, à Saint-Mato, à la radio-
graphie du crâne présumé de Henri IV il a
pris trois c)ichés. un de face et deux de pro-
fit sur aucun .i! n’a relevé de trace du trou
qui aurait été percé par les praticiens ita-
liens avant procédé à l’embaumement du roi.
Cependant le docteur Steibe) ne fera cas
connaître officiellement ses cone)usion9
avant d’avoir recueilli ]’opinion du docteur
Menard. de Paris, dont il fut t’éiève et au-
que) i)’ va soumettre les épreuves de ses
clichés.  « 

 

2.3.8 François » Dimanche 19 Décembre 2010 20:19:27

L’Intermédiaire s’est penché sur la question dès 1874 , et en particulier sur l’autre tête attribuée à Henri IV , détenue dans son château par le comte d’Erbach qui disait avoir été témoin de la profanation et avoir acheté la tête du roi à un fossoyeur. L’équipe des chercheurs de 2010 prétend que ce crâne est un faux . Or l’Intermédiaire de 1874 rapporte des témoignages dont il résulte que Henri IV a été mis en pièces par la tourbe ( p.127 – http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 … ion.langFR), qu’il manque un morceau au crâne d’Erbach (p.85 – http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 … ion.langFR) et que ceci concorde avec un trou pratiqué pour en extraire la cervelle , conformément au témoignage d’Alexandre Lenoir ( p.345 – http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6 … ion.langFR) . Et si le vrai crâne était celui d’Erbach?

Les fichiers correspondant aux articles de l’ICC découverts par notre ami François-Marie sont accessibles en PJ  :

icc1.pdf

icc2.pdf

icc3.pdf

Et grâce à BRH et à ce fichier nous retrouvons le lien de la tête d’Henri IV avec le coeur de Louis XVII

 2.4 BRH » Lundi 20 Décembre 2010 17:59:17


Thomas Delvaux, héraldiste et généalogiste, doctorant d’Histoire à l’Université d’Artois, rejoignant la position de Philippe Delorme, vient de réaliser un résumé excellent des critiques historiographiques à opposer à l’authentification hâtive de la prétendue tête de Henri IV :

http://www.morinie.com/J&E_3.pdf

ou ici :

je_3.pdf

Nous y souscrivons en tout point
[ NDLR : Vraiment cher Bruno ? Souscrivez-vous en tout point ? Même à ceci ?  ]

——–

 L’analyse de Jean-Noël
Vignal rend son visage à la momie.
La reconstitution faciale montre à
l’évidence une grande similitude
de traits entre la tête momifiée et
les portraits du Vert-Galant mais
ainsi qu’il l’indique lui-même : « Si
ce n’est pas Henri IV, c’est son
sosie ! »16 En effet, en l’absence de
plus d’éléments il est difficile
d’aller plus loin : la tête analysée
est celle d’un homme âgé aux
oreilles perçées, ayant reçu une blessure au dessus de la bouche. Son corps n’a pas été embaumé. Il
ressemble à Henri IV. Est-ce suffisant pour conclure à une réelle identification formelle ? Les autorités
semblent s’en accommoder : déjà Louis-Alphonse de Bourbon a officiellement recueilli la « relique »,
Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme évoque une « vengeance des Bourbon »17 par-delà la mort et l’on
parle déjà d’une ré-inhumation à Saint-Denis en 2011, le 14 mai (jour de son assassinat) ou le 1er juillet
(date de la première inhumation). Pour autant l’enquête historique n’en est qu’à ses balbutiements : si
les examens scientifiques ont rendu leur verdict18, la parole doit revenir nécessairement aux historiens
pour trancher la question. En effet, que penser de la liste des 19 scientifiques participant à cette étude ?
La plupart sont issus de professions médicales ou légales, trois autres spécialistes sont intervenus dans
leurs domaines (deux parfumeurs et un historien de l’art) mais personne ne semble avoir requis les services des historiens pour faire parler les archives et essayer d’établir une réelle traçabilité de la tête momifiée comme cela fut le cas pour le coeur de Louis XVII (19)

(19 ) Philippe Delorme, Louis XVII la vérité, Sa mort au temple confirmée par la science, Paris, 2000

2 réflexions au sujet de « De la tête d’Henri IV au coeur de Louis XVII …(2) »

  1. Votre lien pour accéder au dessin de Lenoir est actif, Charles,mais il n’apparaît qu’après 2 à 3 minutes d’attente.Vous disposerez d’un zoom en haut à droite qui permet de vérifier que la bouche du roi est fermée et non béante comme sur le crâne de Bourdais,même si on peut songer à une certaine ressemblance dans la morphologie des deux crânes , ce qui explique que Bourdais,toujours en quête de sensationnel, ait « voulu » voir dans son crâne celui d’Henri IV.

  2. J’ai attendu … bouche bée et n’ai rien vu venir !
    Ce n’est pas grave !
    Sauf erreur d’interprétation de tout ce que j’ai pu lire, l’essentiel est qu’il est désormais possible de conclure qu’il n’existe aucune certitude que ce soit la tête d’Henri IV et qu’il y aurait même une très forte probabilité voisine de 1, selon laquelle ce n’est pas le crâne d’Henri IV !

    Merci de bien vouloir me confirmer votre analyse, sur laquelle je m’appuierai pour clore provisoirement ce dossier et revenir à nos recherches sur la question Louis XVII plus actuelle que jamais ! …

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