De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(24)

De la confrontation de toutes les informations présentées dans nos derniers messages il ressort le nouveau modèle d’hypothèses suivant :

0 / Nous ne pouvons faire que les conjectures les plus diverses au sujet de la mission du Dr Carrière à Paris en 09/1868 ! …

1 / Le Dr Carrière a ignoré la remise du  » coeur L17-PP  » à Frohsdorf, quelle qu’en ait été la date  !

2 / La remise très discrète de ce coeur a été faite, soit durant l’une de ses absences de Frohsdorf, soit plus probablement après la mort du Dr Gabriel Pelletan le 11/10/1879 et avant le 24/08/1883, pendant la retraite du Dr Carrière à Paris ! 

3 / Quant au  » coeur L17-GP  » que le comte de Chambord a refusé, malgré les propositions qui lui ont été faites du vivant de Gabriel Pelletan et ensuite par X,Y ou Z , comment ne pas faire l’hypothèse qu’il a été présenté publiquement pour la première fois en fin d’année 1892, lors d’une mise en vente aux enchères de Drouot qui finalement n’a pas eu lieu ?

Nous réfléchirons ultérieurement à la question de l’apparence du coeur et de son contenant ! Essayons tout d’abord d’établir un modèle cohérent que nous confronterons ensuite aux diverses descriptions faites par les uns et les autres et après avoir osé cette dernière question iconoclaste [ fort de la fameuse expérience du canal médullaire des cheveux de Louis XVII du Dr Locard …] :

et si le  »  coeur L17-GP  » n’était qu’un coeur tiré en 1852-1853 de la collection personnelle du Dr Gabriel Pelletan, tandis que l’autre  » coeur L17-PP  » aurait été effectivement récupéré par Pierre Pelletan au moment même de l’émeute et du sac de l’archevêché de Paris en juillet 1830, sans que ce soit pour autant le coeur de l’enfant décédé au Temple ou même le coeur du premier Dauphin ?

En effet contrairement au modèle de Laure de La Chapelle, nous pensons que c’est Pierre Pelletan qui a présenté un coeur à la duchesse d’Angoulême ! Si ce coeur avait été celui du premier Dauphin qui aurait été remis secrètement à Mgr de Quelen sur les ordres de Louis XVIII, il nous semble impensable que la duchesse d’Angoulême n’en aurait pas été informée d’une manière ou d’une autre, soit par Mgr de Quelen lors de son entrevue avec l’Archevêque de Paris dont a fait état l’historien Pierre Laurentie, soit par ses oncles Louis XVIII ou Charles X !

Dans ces conditions, quels qu’aient pu être les doutes légitimes de la duchesse d’Angoulême sur l’identité du coeur qui lui a été proposé par Pierre Pelletan, lors de son exil à Holyrod, s’il s’était agi du coeur du premier Dauphin, la duchesse d’Angoulême n’aurait pas pu le refuser !… 

Mais pour que ce modèle, fruit d’une simple intuition étayée par toutes les sources documentaires qui ont été présentées ici, soit pertinent, il existe une CONDITION SINE QUA NON dont il nous est impossible d’apporter la preuve, car elle échappe totalement à nos compétences nulles en matière de génétique moléculaire ( si l’expression est juste ) ! 

Il est en effet nécessaire qu’il existe une probabilité significative pour qu’un coeur X, sorti on ne sait d’où, présente un profil génétique semblable à celui qui a été analysé en l’an 2000, et dont les résultats ont permis d’affirmer qu’il appartenait à la lignée féminine de la Reine Marie-Antoinette ( sous réserve là encore que cette formulation soit juste … ) ?

S’il y a bataille d’experts en la matière, peut-être apparaîtra-t-il alors indispensable d’organiser une analyse des cheveux  » Louis XVII – de Reiset  » selon les préconisations que nous avons développées dans la discussion ci-dessous ? 

Vers la découverte de la vérité sur Louis XVII, grâce aux futures analyses ADN de la mèche de cheveux ” Louis XVII – de Reiset ” ? …(16)

7 réflexions au sujet de « De la traçabilité historique du ” coeur Louis XVII – Pelletan ” …(24) »

  1. J’espère que vous allez présenter à notre ami Delorme une synthèse claire et rapide de tout cela ! Sinon, il va encore vous rire au nez. Cette homme-là est prêt à tous les coups. Son dossier est vide. Son dossier est celui de Cassiman et de la « Noblesse Française ». (triste tableau)

  2. Vous me faites beaucoup d’honneur, cher Septique Sévère !
    Merci pour votre encouragement, mais pour pouvoir passer à l’acte, il me manque encore quelques pièces qui puissent conforter le modèle esquissé dans le message ci-dessus !
    Et en particulier l’avis concordant d’experts en génétique moléculaire pour savoir si la statistique avancée par le professeur Pascal et étayée par la décision prise par le procureur de Mülhouse, dans une sordide affaire criminelle, est pertinente, OUI ou NON !…

  3. A l’attention de ceux qui suivent nos réflexions, voici l’information publiée sur  » Lepoint.fr – le 30/03/2009 à 09:14  » à laquelle nous faisons référence dans notre argumentation :

    Meurtre : un homme confondu par un test ADN innocenté cinq ans plus tard

    Les analyses ADN sont-elles sûres à 100 % ? C’est la question qui se pose après qu’un homme mis en examen en 2004 pour le meurtre de son épouse sur la base d’une analyse de son ADN mitochondrial a été définitivement mis hors de cause, une information révélée vendredi soir par le procureur de la République de Mulhouse.

    …/…

    Deux types de tests ADN

    Les traces d’ADN mitochondrial correspondaient à son empreinte génétique, mais l’expertise n’indiquait pas la possibilité qu’une autre personne puisse avoir la même. La consultation, en 2007, du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) a finalement permis d’attribuer l’ADN retrouvé à un homme connu pour des faits de proxénétisme et décédé.

    Le mari de la victime et l’autre homme, sans lien de parenté, avaient le même profil d’ADN mitochondrial. La fiabilité d’un test dépend en fait du type d’ADN utilisé. L’ADN mitochondrial, qui provient de la superficie de la cellule, peut être partagé par deux personnes sans lien de parenté, alors que le test d’ADN provenant du noyau d’une cellule semble très fiable.

    http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-03-30/meurtre-un-homme-confondu-par-un-test-adn-innocente-cinq-ans-plus/920/0/330264

    ========

    Toute la question est donc de savoir avec précision de quoi on parle à propos des résultats des analyses ADN pratiquées en l’an 2000 sur le coeur inhumé à saint-Denis depuis le 8 juin 2004 ! …

  4. Voici l’information qu’on peut trouver sur le site naundorfiste et qui est particulièrement interessante si on « zappe  » sur tout ce qui a trait à l’imbroglio de la défense de Naundorf …

    ===
    http://www.louis-xvii.com/lasurvivance.html

    CHARLES LOUIS EDMOND de BOURBON
    « La Survivance de Louis XVII, les Preuves »

    ANNEXE COMPLEMENTAIRE

    CONTESTATIONS EXPRIMEES SUR LA PROCLAMATION QUE LE CŒUR ANALYSE
    REPUTE ETRE CELUI DE L’ENFANT MORT AU TEMPLE EST CELUI DE LOUIS XVII

    1- Le comte de Paris – bien que n’en ayant pas le droit – a fait opposition à ces analyses ADN mais avait parfaitement raison sur le fond car elles sont soumises à une législation très stricte et répressive qui n’a pas été respectée, ni le duc de Bauffremont, ni M. Delorme n’étant parent direct de « Louis XVII ». Serait-ce donc que ces personnes estimaient que cet enfant est un inconnu, tombé de ce fait dans le domaine public? Mais c’est en contradiction avec les résultats proclamés.

    2 – Pourquoi les prélèvements sur ce cœur et sur le squelette du cimetière Sainte Marguerite ont-ils été refusés en 1992 à M.M. J.Hamann et G. Guicheteau – véritables et premiers instigateurs de ces recherches- au motif invoqué par le Ministère de la Culture que ces analyses étaient inutiles puisqu’il était avéré qu’il ne s’agissait pas des restes de Louis XVII ? (N° 29 Historama février 1993) Qui a donné les autorisations cette fois ? Une démarche auprès de la Mairie de Paris, du Doyen Boiry expert assermenté près de la Cour de Paris, en décembre1997, s’est heurtée au même refus.

    3 – Le squelette du corps de l’enfant enterré au cimetière Sainte Marguerite correspondait bien à celui autopsié au Temple et ne pouvait pas être celui de Louis XVII, puisque appartenant à un adolescent de 14 à 18 ans, bien plus grand que le petit Roi, âgé de 10 ans 2 mois le 8 juin 1795. Dans ces conditions comment ce cœur, appartenant au même corps, peut-il être celui de Louis XVII?

    4 – La personnalité du docteur Pelletan se révèle pour le moins ambiguë à la lecture de ses mémoires, publiées dans « La Revue Rétrospective » de 1894: mensonger, puisqu’il prétend avoir donné ses soins pendant 20 jours à l’enfant du Temple et avoir assisté le docteur Desault, alors qu’il n’a été nommé que le 5 juin 1795, révolutionnaire actif au point de donner un an de son salaire à l’Assemblée Nationale, il encense ensuite Napoléon, puis se dit fervent royaliste à la Restauration, quémandant des postes importants à chaque régime, se disant victime de la jalousie de ceux de ses collègues qu’on lui préférait, tel le célèbre docteur Dupuytren.

    Le Docteur Pelletan s’est vu refuser ce cœur par Louis XVIII à la Restauration puis, par la duchesse d’Angoulême et Charles X. Mgr de Quélen, évêque de Paris, ayant insisté auprès de la duchesse, elle le refusa encore et l’évêque, sur les instances de Pelletan, le garda en attendant une décision. L’héritier du docteur Pelletan présenta aussi ce cœur au comte de Chambord au début de 1883 qui le refusa encore.

    5 – Pourquoi le duc de Bauffremont et M. Delorme n’ont-ils pas pris en considération l’offre du docteur Pascal de l’Université de Nantes, en parallèle avec le Laboratoire de l’Armée Américaine, de pratiquer gratuitement ces mêmes examens? (le duc de Bauffremont a fait une souscription de 50.000F pour payer les deux laboratoires de Louvain et Münster et les frais divers, finalement payés par le propriétaire des Bateaux Mouches de Paris).

    6 – Les Analyses ADN mitochondriales sont remises en question par une éventuelle influence paternelle par Philip AWADALLA, généticien à l’Université d’Edimbourg dans un article de « Science », revue américaine, dont fait état l’article du Figaro du 27 décembre 1999. Voir
    aussi les réserves exprimées par Bertrand Jordan dans son livre « Les Imposteurs de la Génétique » (Seuil avril 2000). Comme ici, la divulgation de résultats qui peuvent être remis en question détruit l’honneur d’une Famille.

    7 – Ayant appris que deux parties de l’os de son aïeul ayant servi à une recherche d‘arsenic avaient été retrouvé, le Prince Charles de Bourbon avait écrit à l’Université de Leiden, le 15 juin 1995, pour en revendiquer la propriété, en spécifiant son accord pour en remettre un morceau au professeur Cassiman aux fins d’analyse ADN. L’Université ne lui a pas répondu et a remis les deux morceaux à Monsieur Pétrie (auteur d’une thèse tendant à prouver que Louis XVII est mort au Temple!) pour le professeur Cassiman le 30 août 1995.

    8 – Lors de la proclamation des résultats des analyses ADN sur « l’os réputé de Naundorff-Louis XVII » à Louvain, en 1998, sur l’initiative du seul professeur Cassiman, plusieurs clauses de la convention signée n’avaient pas été respectées, dont celle de la publication de ces
    résultats, avant la conférence de presse, dans la revue internationale de renom, « Nature Genetics » (qui les a refusés). L’embargo n’était donc pas levé puisque la revue de moindre envergure qui les a publiés l’a fait après cette conférence; il en fut de même pour les résultats ADN du « cœur », publication dans une revue scientifique, après la conférence, donc embargo non levé. De plus, le duc de Bauffremont n’a pas signé la convention concernant l’utilisation du code trouvé sur le « cœur ».

    9 – Le docteur Pascal du CHU de Nantes, a contesté en 1998 les résultats obtenus par le professeur Cassiman de l’Université Catholique de Louvain sur l’analyse de l’ADN des cheveux de Marie-Antoinette et de ses sœurs, cheveux trop anciens, sans bulbe, en mauvais état, dont le code diffère d’ailleurs de deux éléments avec celui des deux descendants Bourbon-Parme vivants (distants de 9 générations avec l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche), code de ces derniers seul retenu pour comparaison avec « l’os » comme avec « le cœur ». On peut se poser la question de savoir si le code des Bourbon-Parme vivants est bien celui de la reine Marie-Antoinette, puisqu’il semble qu’il y ait eu deux mutations…?
    Or, il n’y a que deux différences aussi entre le code ADN de « l’os réputé provenir de l’exhumation de 1950 de la tombe de Louis XVII à Delft » et celui des Bourbon-Parme, réputé être celui de la Reine!
    Ce code des Bourbon-Parme vivants a été retrouvé deux fois sur un échantillon de 1961 individus caucasiens, soit plus de 2 pour mille: il n’est donc pas totalement représentatif.
    Autre élément troublant: c’est le seul professeur Cassiman qui a donné la conclusion des tests sur le « cœur » pour son laboratoire et pour celui de Münster, alors que ce dernier laboratoire avait trouvé un élément, non trouvé – ou non révélé – par celui de Louvain, qui exclurait la
    parenté.

    10 – Le professeur Cassiman, à l’antenne, emploie textuellement la même formule que les médecins qui ont autopsié le corps de l’enfant mort au Temple « Les historiens nous ont dit qu’il s’agissait du cœur de l’enfant décédé au Temple » (formule qui dégageait les 4 cosignataires du Temple de toute reconnaissance d’identité) et en réponse à un journaliste de la conférence de presse il spécifie: « La carte ADN n’est pas une carte d’identité: je ne peux dire que ce cœur est celui de Louis XVII, mais seulement qu’il est celui d’un parent de Marie-Antoinette ». Donc de n’importe quel proche Habsbourg?
    Qu’a voulu dire M. Delorme par cette phrase: « J’ai réussi à trouver de quoi faire l’analyse ADN? » Il est fait état du certificat par lequel M. Georges Albert Salvan, ami de la princesse Massimo reconnaît, le 16 juin 1999 le reliquaire qu’il a vu 23 ans avant, à Rome. Le reliquaire, bien, mais son contenu? Or le 19 juin 1895, ce cœur a été examiné et décrit par 4 médecins dont le docteur Martellière: il mesurait 8cm de haut sur 3cm de large et avait
    le ventricule droit aplati. Le 15 décembre 1999, le professeur Pfeiffer de Münster a mesuré lui aussi le cœur avant d’en faire un prélèvement: il ne mesurait que 6cm de haut sur 3cm de large et avait les deux ventricules ouverts. La description est différente. (Voir pages 193 et 251 du livre de Philippe Delorme « Louis XVII, La Vérité » avril 2000 Ed.Pygmalion). Il ne peut donc absolument pas s’agir du même organe!

    11 – Devant la non traçabilité du prélèvement qui met en lumière l’incertitude sur l’origine du « cœur », le docteur Pascal du service de génétique médicale du CHU de Nantes, expert auprès de la Cour d’Assises de Rennes, affirme que cette expertise ne serait pas recevable en justice.

    12 – C’est là que nous posons cette question: qu’est devenu le cœur du fils aîné de Louis XVI, mort en 1789 à l’âge de 7 ans et demi, sauvé du sac du Val de Grâce par Legoy et remis en 1817 à la mairie du 12ème arrondissement de Paris (devenu le 5ème arrondissement) proposé à Louis XVIII et qu’on ne retrouve plus?

    13 – Pourquoi le bourgmestre de Delft refuse-t-il une nouvelle exhumation de Naundorff-Louis XVII et pourquoi Otto de Habsbourg refuse-t-il le prélèvement d’un os d’une sœur de Marie-Antoinette qui permettraient enfin une analyse sur des témoins fiables ?

    14 – Là où est la véritable imposture, c’est dans le mépris du dossier historique, dans l’utilisation d’éléments douteux et contestés comme bases d’analyses, dans la forme définitive donnée aux éléments scientifiques, alors que leur nature est remise en question en permanence, dans le mépris des dispositions légales en vigueur et enfin
    dans le mépris des lois morales jetant une famille dans l’ignominie.

    Les Princes Charles-Louis Edmond de Bourbon et Charles-Louis de Bourbon, son cousin, demandent une nouvelle exhumation de leur aïeul et une contre-expertise : deux laboratoires neutres et gratuits, qui n’ont pas été retenus, y sont prêts, celui de Nantes et celui de l’Armée Américaine. Cette fois il faut obtenir des éléments indiscutables et de la même époque, par exemple des ossements d’une des sœurs de Marie-Antoinette et des ossements à être prélevés dans la tombe de Delft du pseudo-Naundorff qui y est enterré sous son nom réel de LOUIS XVII.

    Pour tous renseignements s’adresser à
    L’Institut Louis XVII
    3, rue des Moines 75017 Paris
    Tél./Fax: 01 42 28 61 00
    Internet: http://www.louis-XVII.com/
    Courriel: institut@louis-XVII.com

    page d’accueil
    http://www.louis-xvii.com/LOUIS_XVII.htm#14

  5. On parle d’identité, encore est-ce à priori assez facile mais l’enjeu, au-delà, que ne gobe peut-être pas la « noblesse française » et les « noblesses européennes », c’est qu’une lignée royale ayant assez frayé avec le peuple puisse être encore royale. Ce serait un scandale qui
    ruinerait le particularisme nobiliaire et ce qui va avec.
    L’autre hypothèse, peut-être à voir dans le règne animal: chez les abeilles, par exemple, une reine et diverses
    sortes d’abeilles « ordinaires ». On est, encore loin de là,
    à apprécier, dans le capital génétique, ce qui ferait la
    particularité royale et, à l’époque actuelle, à savoir à
    quoi sert un roi. Si on savait, on pourrait avoir une autre approche qui nous permettrait de trancher le problème, l’énigme qui nous occupe.

  6. pour rappel, voici l’argumentation du professeur Pascal évoquée dans notre argumentation et extraite de cette page de  » CONTROVERESES  » :

    http://cril17.org/du-nouvel-etat-de-la-question-louis-xvii/

    5.1 /Le 18/08/2010 à 17:00
    Le Dr Olivier Pascal du CHU de Nantes, expert national en matière de génétique, expert près la Cour de cassation, s’exprime au sujet de l’analyse du coeur conservé à la Basilique Saint-Denis, sous le titre : Le mythe de la preuve absolue.

    ” Dans l’affaire Louis XVII, deux faits objectifs :
    * Louis XVII est mort et un enfant est décédé au Temple en 1795 ;
    * un fait scientifique incontestable (les équipes des professeurs Cassiman et Brinkman sont de réputation internationale) : le code génétique de l’ADN mitochondrial des descendants de Marie-Antoinette est identique au code génétique de l’ADN mitochondrial d’un coeur conservé à la basilique Saint-Denis.

    De ces éléments objectifs sont déduits à la vitesse d’un e-mail que l’enfant mort au Temple est Louis XVII … ” Ite missa est “!
    Il est surprenant qu’au pays de Voltaire et de Rousseau cette démonstration n’ait fait l’objet d’aucune critique scientifique. Tout d’abord un code génétique mitochondrial est identique pour tous les individus d’une même lignée maternelle (tous les frères et soeurs ont le même) et souvent il n’est pas unique. Par curiosité, j’ai recherché la fréquence du profil génétique de Marie-Antoinette dans la banque de données que nous utilisons pour les affaires pénales. J’ai retrouvé ce code deux fois parmi 1961 individus caucasiens (de race blanche). Mais, à mon sens, l’élément le plus important est l’origine du coeur. Comment attester sérieusement que ce coeur, au parcours rocambolesque, qui a été volé, perdu, retrouvé sur des gravats, est celui de l’enfant du Temple ? D’autant que certains rappellent que le coeur du premier dauphin (mort en 1789) a été prélevé et conservé (sans que l’on ait pu retrouver sa trace). A une époque où un consensus s’établit pour exiger une traçabilité parfaite des pièces à conviction, comment ne pas s’interroger sur la validité de l’origine de cet élément de preuve ? Tout au plus, peut-on dire qu’un coeur déposé à la basilique Saint-Denis est probablement le coeur d’un (ou d’une) individu apparenté à la famille de Marie-Antoinette par les femmes, sachant que ce code génétique n’est pas unique et peut être retrouvé en dehors de cette famille.

    5.2 Libération du vendredi 26 mai 2000 Combien ce parler franc tranche avec celui des journalistes avides de sensationnel qui ont rempli l’espace médiatique pendant ce mois d’avril 2000.
    L’intervention téléphonique du Dr O.Pascal provient du ” Libre Journal des Auditeurs ” de Radio Courtoisie (95.6 à Paris) du 11.06.00.
    Dans la lettre qu’il avait adressée le 27 avril 2000 à Charles Louis Edmond de Bourbon, descendant de Naundorf, le Dr O.Pascal écrivait :

    ” Sur le plan scientifique : Les résultats obtenus à partir du cœur semblent indiscutables car réalisés par deux équipes indépendantes et compétentes. La comparaison a été effectuée par les experts avec l’ADN des descendants de la famille de Marie-Antoinette (Anna et André).

    Il est intéressant de remarquer que le code génétique tiré des cheveux “anciens” (Marie-Antoinette et ses sœurs) ne correspond pas au code génétique du cœur,confirmant mes doutes sur la validité des résultats obtenus pour mon collègue CASSIMAN sur ces éléments pileux.

    La fréquence du code génétique du cœur est de 0,5 % pour une banque de donnée multiethnique de 4360 individus non apparentés.

    Sur le plan de la traçabilité du prélèvement : Il n’existe aucune certitude sur l’origine de ce cœur. Est-il celui du premier ou du deuxième dauphin ?

    Une telle expertise ne serait pas acceptée aujourd’hui devant une cour d’assise. En conclusion : Une nouvelle expertise du cœur n’est pas nécessaire car les résultats sont pour moi, sur le plan scientifique, parfaitement crédibles.

    Seule une nouvelle exhumation du corps de votre ancêtre permettrait de lever l’incertitude, car dans ce cas, nous pourrions attester de l’origine des prélèvements, ce que ne peut faire Monsieur DELORME pour le cœur de Saint-Denis. Veuillez croire,…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *