De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (27) [ ADDENDUM ]

[ ADDENDUM  13 h 35 ] 

Nous venons de retrouver ce que Philippe Delorme  a écrit dans son livre  » Louis XVII La Vérité  » ( p 172 – 173 ) dans sa note 80,  que nous reproduirons dans l’après-midi et que vous pouvez d’ores et déjà lire si vous avez le livre  et qui commence par 

 » Il est également utile de faire remarquer [ …] qu’au moment de la Restauration …. »

à rapprocher de la transcription ci-dessous qu’en a faite Laure de La Chapelle …

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Chers amis,  

Hier soir nous n’avions pas eu le temps de rechercher LA SOURCE DOCUMENTAIRE CAPITALE, qui est lDOCUMENT DE REFERENCE DANS CETTE AFFAIRE, que Laure de la Chapelle a découverte et que nous extrayons de son étude historique, dans la  version accessible sur le musée Louis XVII !

Et que découvrons-nous aujourd’hui ? Un détail sans importance, qui ne fait qu’ajouter à la confusion générale ou un  » SCOOP AFFOLANT  » , pour paraphraser notre ami CSQHB  ?

Rapprochons en effet les deux textes écrits par Maurice Pascal, deus ex machina de l’opération de remise du coeur de Louis XVII au duc de Madrid en juillet 1895 …  

Le  20 février 1898 Maurice Pascal a écrit au rédacteur du quotidien « Le gaulois » selon la copie reproduite dans l’ICC  1898/01 (VOL37 = A34)-1898/06 p 793 : 

 

” …

Lorsque le coeur de Louis XVII fut surpris par la Révolution de 1830 à l’Archevêché, il était à la veille de connaître les honneurs funèbres de Saint – Denis  de Paris ; il y a près de deux ans j’ai remis à M Sardou  des gravures de l’armoire des coeurs à saint-Denis indiquant la place qui y avait été assignée pour recevoir le coeur du petit Roi  [** NDCRIL17 ***]; et en étant à l’Archevêché de Paris, le coeur de Louis XVII ne faisait que suivre la même filière qu’avait suivie le coeur du premier Dauphin, fils de Louis XVI, avant d’être réintégré au val de Grâce, coeur sauvé aussi pendant la Révolution et sur l’authenticité duquel jamais aucun doute ne s’éleva. “ 

[ *** NDCRIL17 : ce qui nous renvoie incidemment à  notre étude …

Le caveau des Bourbons à Saint-Denis (23) *** ]

Et que lit-on dans l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 ?  Ceci, d’après la transcription qu’en a faite Laure de La Chapelle :

…/….

En mai 1829, peu de temps avant la mort de Pelletan, Mgr de Quelen , embarrassé par ce dépôt, demanda au roi Charles X de bien vouloir ordonner une enquête (La confiance ne régnait toujours pas au sujet du médecin) et de faire déposer le coeur soit à Notre-Dame, soit à Sainte Geneviève, soit à Saint Louis. Notez qu’il n’est pas question de Saint Denis ou du Val de Grâce, qui accueillaient les dépouilles royales.

Il n’y eut aucune décision de la Cour. Que devint le coeur du Premier Dauphin ?
Il avait très probablement précédé le coeur Pelletan à l’Archevêché.

Entrée en scène du petit neveu de Monseigneur de La Fare

C’est ce que nous apprend un certain Maurice Pascal dans un article publié dans un supplément du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895 :

Il est inutile de faire remarquer, qu’au moment de la Restauration, après une longue et minutieuse enquête ; sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le Coeur fut déposé entre les mains de monseigneur de Quelen, archevêque de Paris ;
or, en cela le Coeur Royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le Coeur de son frère, le Dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.
Dans la bibliothèque de l’Archevêché, le Coeur de Louis XVII y rencontra le coeur de son frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’Archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la Décision Royale leur assignât à chacun, avec les cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, suivant le rang plus ou moins élevé que l’histoire leur avait attribué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ?

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