De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (28)

Voici ce qu’on peut lire dans l’ouvrage de Philippe Delorme ( pp 172-173 ; note 80 ) à propos de l’article du Littoral de la Somme du 16 novembre 1895, attribué par notre historien à Maurice Pascal, qui l’aurait, selon toute vraisemblance  » ,  rédigé ou inspiré  » … [ et ] se fait l’écho indirect des souvenirs de Philippe-Gabriel Pelletan

 «   Il est également utile [ *** NDCRIL17 *** ] de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), après une longue et minu­tieuse  enquête, sur les désirs de Charles X et de la duchesse d’Angoulême, le coeur fut déposé entre les mains de Mon­seigneur de Quelen, archevêque de Paris ; or, en cela le coeur royal ne faisait que suivre la même filière que suivait le coeur  de son frère, le dauphin, premier fils de Louis XVI, décédé le 4 juin 1789.

« Dans la bibliothèque de l’archevêché, le coeur de Louis XVII y rencontra le coeurde son   frère aîné ; et si tous deux furent déposés en cette bibliothèque, et non en la chapelle de l’archevêché, c’est qu’ils s’y trouvaient en plus grande sûreté et en plus grande discrétion, en attendant que la décision royale leur assignât à chacun, avec des cérémonies, honneurs et prérogatives qui leur étaient dus, un lieu de repos distinct, sui­vant le rang plus ou moins élevé que la destinée leur avait attri­bué ; car si l’un des deux frères n’avait été qu’héritier, l’autre avait régné ; aussi le coeur du premier dauphin fut-il déposé avec les honneurs qui lui étaient dûs , au Val-de-Grâce, d’où il avait été enlevé à la Révolution. Ce qui retarda la remise du coeur de Louis XVII à la famille royale, ce furent les honneurs royaux qu’on voulut lui rendre pour le transporter, en grande pompe, à la basilique de Saint-Denis : au lieu du décret royal, ce fut la révolution de 1830 qui arriva. »

Peu nous importe pour l’instant de savoir en quel lieu précis auraient été déposés les deux coeurs !
De même ne retiendrons-nous des commentaires de simple bon sens de Philippe Delorme qui corrige les erreurs ou approximations de Maurice Pascal que cette observation précieuse : 

 » D’autre part, l’auteur se trompe – nous l’avons vu – en affirmant que le coeur du premier dauphin a été déposé au Val-de-Grâce. 

…/…

Alors,  qu’est devenu le coeur de Louis-Joseph – et sa boîte de vermeil ? Pour ma part, je perds sa trace en 1817, à la mai­rie du XII eme arrondissement de Paris (cet ancien XII’ correspond à l’actuel V’). Si le reliquaire a été effectivement déposé à l’archevêché – ce dont je doute -, il est à craindre que le coeur du fils aîné de Louis XVI y ait été détruit lors du sac. Il est peu probable qu’il ait bénéficié d’un sauvetage miraculeux, à l’instar de celui de son jeune frère. Un émeutier a pu voler le coffret en métal précieux, et jeter son contenu à la Seine ou dans le brasier allumé sur les quais …  »  

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[ *** NDCRIL17 *** : il convient de remarquer ici que les deux expressions différentes employées par Laure de La Chapelle et Philippe Delorme peuvent peut-être s’expliquer par une erreur d’interprétation ou de lecture d’un texte très  obscurci dont notre archiviste du Roi Louis XVII – dont nous ne devrions pas tarder à avoir des nouvelles – nous avait transmis une copie.
Afin de ne prêter le flanc à aucune critique de mauvaise foi de notre part à l’égard de l’auteur du livre  » Louis XVII La vérité  » nous adopterons donc sa version libellée ainsi, car l’important est ailleurs  :

 » Il est également utile de faire remarquer [..]  qu’au moment de la Restauration (1828), … [  le reste de la transcription du texte de Maurice Pascal étant identique chez LDLC et PhD  ]  

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