De la traçabilité historique du coeur Louis XVII – Pelletan (29)[ MAJ 05/09]

Voici une information inédite qui vient de nous être communiquée par M Roch de Coligny : 

 » Le docteur Ed. Carrière était encore au service du comte et de la comtesse de Chambord en 1876. Les 11 et 19 avril de cette année, il signa (à Goritz) des « Notes sur les Santés de Monseigneur et de Madame ».

Si ce maigre renseignement vous est utile, ce sera parfait.  » 

Cher Monsieur, c’est plus que parfait ! Et nous supposons que cette découverte est le fruit des recherches dans les archives du Comte de Chambord, que vous nous aviez promis récemment !…Dix-sept mille mercis ! …

Peut-être est-il même permis d’espérer que vous fassiez d’autres découvertes qui pourraient tout bouleverser,  » gant de Lenotre  » ou  » anguille-murène de Louis XVII » oblige ?  

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L’information gracieusement apportée par M Roch de Coligny vient donc confirmer de façon définitive le témoignage du Dr Corlieu au sujet du rôle joué par le Dr Carrière et la pertinence de notre modèle !  

Mais que le Dr Carrière ait pu voir le comte de Chambord en personne les 11 et 19 avril 1876 à Goritz n’est pas sans conséquence au regard de la question de la date de réception à Frohsdorf du coeur  » Louis XVII de la filière Pierre Pelletan  » et de la traçabilité historique du  » coeur Louis XVII de la filière Gabriel Pelletan  » … 

1876/04/11-19 : le Dr Carrière est à Goritz aux côtés du Comte de Chambord et de Madame

1876 : le Dr Carrière quitte Frohsdorf et se retire à Paris où il meurt en 1883, peu de temps après le comte de Chambord  

…/…

 1890-09-20 Le Figaro Dr Corlieu

«   Pelletan avait gardé le silence sur son dépôt pendant tout le règne impérial, et la seule personne à qui il s’était ouvert en avait profité pour s’en emparer et avait tout naturellement gardé le plus profond secret
…{ Après avoir exposé le refus de la famille Royale ) …

«  Pelletan toutefois, s’en dessaisit et le coeur fut mis en dépôt, dans un coffret,au palais de l’archevêché. Mais lors du pillage de ce palais, le 29 juillet 1830, il disparut de nouveau, emporté par un des envahisseurs. Pelletan fils, qui était alors à l’Hôtel-Dieu, reconnut le coffret dans les mains de celui qui l’emportait, et s’en empara. J’eus l’occasion de voir le docteur Pelletan fils,qui était un vieillard ; il me raconta ces faits et me montra le cœur desséché et dur comme du bois. « Que comptez-vous en faire? Lui demandai-je. » Je l’offrirai au comte de Chambord, me répondit Pelletan, et s’il ne l’accepte pas, je le ferai mettre dans mon cercueil. »

Un jour je rencontrai le Dr Carrière, qui était alors médecin du comte et lui exposai ces faits, qui l’intéressèrent beaucoup. Il alla voir le Dr Pelletan, fit part de sa visite au comte de Chambord. J’ignore ce qui a été décidé tous les trois sont morts et si pour l’anatomiste le coeur du prince et le coeur du tribun populaire ont une valeur égale, il n’en est pas de même pour l’historien, avide d’anecdotes. »
Dr A. Corlieu.

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