Du coeur du premier Dauphin, Louis Joseph Xavier François de France (1781-1789) (122)

Poursuivons nos réflexions sur ce dossier dans l’attente d’informations inédites que nous aurons peut-être en début de semaine prochaine !…

Fort de notre certitude que le coeur inhumé à saint-Denis est celui du premier Dauphin, Louis Joseph, reprenons le parcours du coeur  » Pelletan-Louis XVII  » tel qu’il nous est proposé par le paralogisme dominant, et esquissons quelques observations supplémentaires suggérées par un pur raisonnement logique, en l’absence de tout autre élément  historique fiable ou connu ! 

On nous dit que Maurice Pascal a traversé la frontière franco-italienne, en juin juillet 1895,  avec le coeur caché dans sa cravate !
Tout en sachant que la dite cravate de Maurice Pascal devait être suffisamment ample et plutôt  ressembler à un foulard, différent de nos cravates modernes, on imagine difficilement qu’il ait pu transporter en même temps l’urne et le coeur !

MP a donc dû ouvrir l’urne et en retirer le coeur, qu’il a dû aussi détacher du haut de l’urne, auquel il était lié par la tige en cuivre qu’on voit sur la photo de 1894 ! … On imagine tout aussi difficilement qu’il ait pu conserver le coeur dans la demie-sphère supérieure de l’urne !

Arrivé à Venise, MP a donc dû remettre le tout dans l’urne !

Et là a dû surgir une première difficulté ! Le coeur étant comme de la pierre, a-t-il été possible de le refixer à nouveau en le piquant avec la tige du haut de l’urne ?

Supposons que cela a été possible ! Mais alors que sont devenus les morceaux de cristal du vase brisé lors du  » hourvari de l’archevêché de Paris  » où de plaisants et facétieux émeutiers orléanistes jouaient à cache à cache avec Mgr de Quelen ?…

Il est invraisemblable que MP ne les ait pas remis aussitôt dans l’urne dans un souci d’authentification et de continuité historique ! 

Force est donc d’admettre logiquement qu’une main a dû les enlever entre juillet 1895 et le 10 avril 1975, date du retour à Paris de la même urne contenant le même coeur, si on accepte cette thèse !

Mais alors se posent les célèbres questions, antiques mais toujours aussi actuelles qu’universelles, correspondant au moderne acronyme « 3QOPC » , cher à notre CRIL17  :

« QUIS, QUID, UBI, QUIBUS AUXILIIS, CUR, QUOMODO, QUANDO ? »

Et là on nous dit qu’une fois encore, comme le 9 juin 1795 avec le Dr Pelletan, c’est un pieux larcin qui a été réalisé par une main qui, par contre, a jugé bon de rester inconnue !

Arrivé à ce point de notre réflexion, il convient de revenir sur les différentes  images dont nous disposons ! Cent fois sur le métier, remettre l’ouvrage ! …

Si on admet la continuité historique parfaite entre les 4 images ci-dessous, comme l’EXIGE LE PARALOGISME DOMINANT – [ qui ignore bien sûr l’image de 1972, car elle la contredit radicalement, sauf à admettre le scandale que des dépositaires de l’urne aient pu oser tenter de vendre le  » coeur  de Louis XVII «  comme le suggère le libellé qui l’accompagne !  …]  –   on peut imaginer que MP ait eu quelques difficultés pour refixer le coeur au haut de l’urne et qu’il ait dû alors « bricoler » un autre système d’attache en traversant le coeur avec un fil métallique ! Le coeur étant alors manifestement trop bas et pour éviter qu’il ne soit endommagé par les morceaux de cristal qu’on voit sur la photo de 1894, peut-être est-ce la main de Maurice Pascal qui aurait commis ce pieux larcin, nécessité oblige ?…

Mais alors pourquoi la position du coeur dans l’urne de 1972 est-elle – semble-t-il, et sauf erreur de vision oculaire – manifestement plus basse que dans celle de l’urne de 1999, avant le prélèvement du 15/12/1999 ?

Y aurait-il eu une nécessaire opération de maintenance, et de quelle nature, des services de la basilique de saint-Denis, sur cette urne,  entre 1989 et 1999 ?  …

Et si la réponse qui nous sera peut-être donnée un jour par l’actuel responsable de l’administration de la basilique de saint-Denis, permet en même temps d’avoir l’explication de l’observation faite le 15/12/1999 par Mme Beillard, experte du Louvre, sur les 10 ans d’ancienneté maximum de la colle présente sur l’urne à la jointure des deux demies-sphères, il ne nous restera plus qu’à attendre la réponse à la question suivante :

pourquoi n’y-a-il sur le haut du coeur aucune trace de perforation qui aurait été obligatoirement laissée par la tige de cuivre qui le rattachait en 1894 à la paroi supérieure de l’urne ? …   

Et peut-être faudra-t-il le vérifier en enlevant l’écran de verre qui protège actuellement le coeur du premier Dauphin, Louis Joseph Xavier François de France ? …  

Qui prendra le risque de ré-ouvrir officiellement le dossier du  » coeur de Louis XVII  »  à Saint-Denis et de sceller définitivement soit la question Louis XVII, soit le destin de notre CRIL17 ? 

CHRONO SVP ! 

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source 

http://www.crc-resurrection.org/Restauration_nationale/Histoire_France/images/Louis-XVII_Coeur.jpg

 

3 réflexions au sujet de « Du coeur du premier Dauphin, Louis Joseph Xavier François de France (1781-1789) (122) »

  1. Chers amis,

    Nous avons fait toutes les démarches qui étaient à notre portée pour tenter de faire la lumière indispensable sur toutes les zones d’ombre qui subsistent dans ce dossier !

    Il ne nous reste plus qu’à en attendre le résultat, dont nous ne manquerons pas aussitôt de vous faire part ! …

    Pour notre part nous allons donc entreprendre la rédaction de notre mémoire sur le coeur de Louis-Joseph et les  » coeurs de Louis XVII  » dans l’hypothèse où ce travail pourrait être utile un jour prochain ! …

    Qui vivra verra ! …

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