Les interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793, au Temple

Pour répondre à la demande de notre ami François-Marie, voici la transcription des PV authentiques des interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793 que nous devons à Jean-Pascal Romain, dans son livre posthume  Louis XVII Roi de Thermidor  ( François-Xavier de Guibert, janvier 1995, pp 189-196 ) 

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LE PÈRE DUCHESNE ET LOUIS XVII

Les pages qui vont suivre sont assurément parmi les plus pénibles de cette histoire, et l’on éprouve quelques difficultés à croire que des hommes qui tenaient en leurs mains de si grandes responsabilités aient pu si bassement violenter une âme d’enfant, simplement parce que cet enfant était le Roi de France et qu’il fallait bousculer sur la guillotine la tête sanglante de sa mère : la Reine Marie-Antoinette.

Les faits sont là, pourtant. Il suffit de s’effacer loyalement devant les textes et les documents pour voir la terrible et mes­quine réalité apparaître.

Nous ne nous excusons pas auprès du lecteur. Ces textes sont des documents de nos Archives nationales, de celles de pays étrangers, des dépositions de témoins oculaires. Si nous les avons reproduits, c’est que toute une part des mystères du Temple devient incompréhensible dès qu’on cache ou qu’on déforme les circonstances qui ont abouti à faire de l’enfant de Marie-Antoinette — au moins en apparence — l’accusateur de celle-ci.

Les agissements du citoyen Hébert expliquent les contradic­tions apparentes du comportement de Simon vis-à-vis de son prisonnier. Ils nous aident à mieux saisir ce que fut l’« atmo­sphère » humaine de cette étrange période de la Terreur et nous permettent de comprendre comment et pourquoi on en vint par la suite, en 1794, à d’autres agissements, non moins criminels, à l’égard de Louis XVII et, sans doute, de sa soeur.

L’étude de ces textes nous amène aussi à comprendre que ce drame du Temple, qui palpite étrangement au coeur de la Révo­lution Française, n’est pas seulement de la toute « Petite His­toire » ; c’est aussi un miroir révélateur où se démasque tout un aspect humain — ou inhumain — de la psychologie révolutionnaire, et à sa lumière, bien des épisodes s’éclairent et se dégagent des simplifications partisanes.

Comme Antoine Simon, combien de terroristes sont loin d’être les « monstres » tout d’une pièce inventés, après coup, par la littérature néo-royaliste de la Restauration. Mais aussi, com­bien de « grands ancêtres », comme Hébert, apparaissent petite­ment différents des « héros » de la légende républicaine.

UN SINGULIER INTERROGATOIRE

« Le Quinzième Jour du Premier Mois de l’An Second de la République française, Une et Indivisible,

« Nous, Maire, Procureur Syndic et Membres de la Commune de Paris, nommés par le Conseil Général de la dite Commune pour prendre des renseignements sur différents faits qui se sont passés au Temple, et recevoir les déclarations à cet égard, nous sommes rendu au Temple et arrivés dans la dite Tour et nous étant présentés au Conseil du Temple et sommes montés à l’ap­partement du premier occupé par Louis Charles Capet pour entendre ses déclarations au sujet des propos et des événements dont il peut avoir connaissance : Il nous a déclaré que, l’hyver dernier, pendant qu’il habitait l’appartement de ses Mère, Tante et Soeur, un particulier nommé Dangé étant de garde auprès d’eux en qualité de Commissaire du Conseil, un jour qu’il l’ac­compagnait à la Promenade sur la Plateforme de la Tour, il le prit dans ses bras, l’embrassa et lui dit je voudrais bien vous voir à la place de votre Père : Nous a déclaré pareillement qu’un autre particulier nommé Toulan, étant aussi de garde à la Tour à la même époque les dites femmes l’enfermèrent, lui déclarant, avec sa Soeur, dans une des Tourrelles pendant une heure et demie un peu avant que l’on allumât la chandelle, et que pen­dant ce temps il s’est entretenu avec les dites femmes, et qu’il n’entendit pas le sujet de leur conversation ; que dans une autre circonstance il entendit dire par le dit Toulan à sa Mère et à sa Tante que tous les soirs il enverrait aux environs du Temple un Colporteur à dix heures et demie du soir pour lui faire crier toutes les nouvelles qui pourraient les intéresser ; que par suite de cette promesse il s’apperçut que les dites femmes ne se cou­chèrent qu’à onze heures passées et montrèrent de l’humeur de n’avoir point entendu les cris accoutumés du dit Colporteur ; Il a déclaré encore que Quatre Particuliers nommés Lepître, Bruneau, Toulan et Vincent pendant la durée de leur service dans les Appartements avaient coutume d’approcher les dites femmes, et de tenir des conversations avec elles, à voix basse. Déclare en outre qu’ayant été surpris plusieurs fois dans son lit par Simon et sa femme chargés de veiller sur lui par la Commune à commettre sur lui des Indécences nuisibles à sa santé, il leur avoua qu’il avait été instruit dans ces habitudes pernicieuses par sa Mère et sa Tante et que différentes fois elles s’étaient amusées à lui voir répé­ter ces pratiques devant elles et que bien souvent cela avait lieu lorsqu’elles le faisaient coucher entr’elles ; que de la manière que l’Enfant s’est expliqué, il nous a fait entendre qu’une fois sa Mère le fit approcher d’elle qu’il en résultat une Copulation et qu’il en résulta un gonflement à un de ses testicules connu de la citoyenne Simon pour lequel il porte encore un bandage et que sa Mère lui a recommandé de n’en jamais en parler, que cet acte a été répété plusieurs fois depuis ; Il a ajouté que Cinq autres Particuliers nommés Moêlle, Lebeuf, Beugnot, Michonis et Jobert conver­saient avec plus de familiarité que les autres Commissaires du Conseil avec sa Mère et sa Tante ; que Petion, Manuel, Bailly et La Fayette s’étant comporté très mystérieusement aux Thuilleries avec les femmes il estimait qu’il existait une correspondance directe avec ces Quatre hommes et les Commissaires du Temple, depuis la détention de ces femmes au Temple, que dans l’intervalle de ces conférences on l’éloignait ; Il nous a déclaré qu’il n’avait rien de plus à nous faire connaître. Le Citoyen et la Citoyenne Simon nous déclare avoir appris ces faits de la bouche de l’Enfant qu’il les leur a répété plusieurs fois, et qu’il les pressait souvent de le mettre à portée de nous en faire la déclaration. Après avoir reçu la présente déclaration y avons posé notre Signature conjointe­ment avec le Citoyen Hébert Substitut du Procureur Syndic de la Commune qui est survenu. À Paris dans la Tour du Temple les jours et an que dessus. »                           Louis Charles Capet

Pache                                                                       Chaumette

Hébert                  Friry                                         Séguy

Substitut             Commissaire du  Conseil       Commissaire de  service au Temple

Heusse                                 D.E. Laurent

Auditeur de police                     Commissaire du Conseil Général

Simon

(Musée des Archives Nationales — reproduit en fac-similé par Gustave Bord — Autour du Temple -T. IV, Pièce n° 1).

1793-10-06-LCC

 

L’image ci-contre ( et celles qui suivront ci-dessous ; cliquer sur elles pour les rendre plus lisibles ) sont extraites ( après divers traitements automatisés ) des archives de Michel Jaboulay, publiées sur le site devenu inaccessible du musée Louis XVII.

 

 

 

 

CONFRONTATIONS ET TÉMOIGNAGES

On sait que c’est le lendemain 7 octobre 1793 que Louis-Charles Capet fut confronté avec sa soeur, puis avec sa tante.

Le 8 octobre, à midi, écrit Madame Royale, comme nous étions occupées à faire nos chambres et à nous habiller, arrivè­rent Pache, Chaumette et David, membres de la Convention, avec plusieurs municipaux. Ma tante n’ouvrit que quand elle fut habillée. Pache, se tournant vers moi, me pria de descendre. Ma tante voulut me suivre, on le lui refusa. Elle demanda si je remonterois ; Chaumette l’en assura, en disant : « Vous pouvez compter sur la parole d’un bon républicain ; elle remontera. » J’embrassai ma tante, qui étoit toute tremblante, et je descendis. J’étois très embarrassée : c’étoit la première fois que je me trou-vois seule avec des hommes ; j’ignorois ce qu’ils vouloient ; mais je me recommandai à Dieu. Chaumette, dans l’escalier, voulut me faire des politesses ; je ne lui répondis pas. Arrivé chez mon frère, je l’embrassai tendrement, mais on l’arracha de mes bras, en me disant de passer dans l’autre chambre. Chaumette me fit asseoir ; il se plaça en face de moi. Un municipal prit la plume, et Chaumette me demanda mon nom.

[***  On lit sur le manuscrit original que nous devons à notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin : 

 » Arrivé chez mon frère, je l’embrassai tendrement Mme Simon me l’arracha (et) me dit de passer dans l’autre chambre. Chaumet me dit de m’y asseoir  ce que je fis il s’assit en face de moi … NDLR

  • Ce fut alors Hébert qui m’interrogea ; il commença ainsi :
  • Dites la vérité. Cela ne regarde ni vous ni vos parents. «— Cela ne regarde pas ma mère ?

« — Non, mais des personnes qui n’ont pas fait leur devoir. Connaissez-vous les citoyens Toulan, Lepître, Breno, Brugnot, Merle, Michonis ?

« — Non.

« — Comment, vous ne les connaissez pas ?

« — Non. Monsieur.

« — Cela est faux, surtout pour Toulan, ce petit jeune homme qui venoit souvent pour le service du Temple.

« — Je ne le connais pas plus que les autres.

«— Vous souvenez-vous d’un jour où vous êtes restée seule dans la tourelle avec votre frère ?

« — Oui.

«— Vos parents vous y avoient envoyés pour parler plus à leur aise avec ces gens-là.

«— Non, monsieur mais pour nous accoutumer au froid. «— Que fites-vous dans cette tourelle ?

«— Nous parlions, nous jouions.

« — Et, en sortant, vous êtes-vous aperçue de ce qu’ils portoient à vos parents ?

« — Je ne m’en suis pas aperçue. »

Chaumette m’interrogea ensuite sur mille vilaines choses dont on accusoit ma mère et ma tante. Je fus atterrée par une telle horreur, et si indignée, que, malgré toute la peur que j’éprouvois, je ne pus m’empêcher de dire que c’étoit une infamie. Malgré mes larmes, ils insistèrent beaucoup. Il y a des choses que je n’ai pas comprises ; mais ce que je comprenais étoit si horrible, que je pleurois d’indignation. Il m’interrogea ensuite sur Varennes, et me fit beaucoup de questions auxquelles je répondis le mieux que je pus, sans compromettre personne. J’avois toujours entendu dire à mes parents qu’il valoit mieux mourir que de compromettre qui que ce soit. Enfin, mon interrogatoire finit à trois heures : il avoit commencé à midi. Je demandai avec cha­leur à Chaumette à être réunie à ma mère, lui disant avec vérité que je l’avois demandé plus de mille fois à ma tante. « Je n’y puis rien, me dit-il. — Quoi ! Monsieur, vous ne pouvez pas l’obtenir du conseil général ? — Je n’y ai aucune autorité. » Il me fit ensuite reconduire chez moi par trois municipaux, en me recommandant de ne rien dire à ma tante, qu’on alloit aussi faire En arrivant, je me jetai dans ses bras ; mais on nous sépara, et on lui dit de descendre. »

(Journal de Madame Royale. Éd. Imbert de Saint-Amand, pp. 118-119.)

int1Voici maintenant le passage du procès-verbal relatant l’in­terrogatoire de Marie-Thérèse, qui concerne les « infamies » dont on accusait Marie-Antoinette et Madame Elisabeth.

D — Si lorsqu’elle jouait avec son frère il ne la touchait pas, où il ne fallait pas qu’elle fut touchée ; si on ne faisait pas sauter son frère sur une couverture et si sa mère et sa tante ne le faisait pas coucher entre elles.

R — Répond que non.

Et de suite avons fait venir Charles Capet. Et l’avons invité à nous déclarer si ce qu’il a dit hier relativement aux attouche­ments sur sa personne était vrai.

R — A persisté dans ses dires les a répété et soutenu devant sa soeur et a persisté à dire que c’était la vérité.

D — Interpellé une seconde fois de déclarer si cela était vrai ; a répondu oui cela est vrai, sa soeur a dit ne l’avoir pas vu.»

Concernant ensuite l’interrogatoire de sa tante, Madame Royale écrit :On lui fit les mêmes questions qu’à moi, sur les personnes qu’on m’avoit nommées. Elle dit qu’elle connaissoit de nom et de visage les municipaux et autres qu’on lui nommoit, mais que nous n’avions aucun rapport avec eux. Elle nia toutes corres­pondances au dehors, et répondit avec encore plus de mépris aux vilaines choses sur lesquelles on l’interrogea. Elle remonta à quatre heures. Son interrogatoire n’avoit duré qu’une heure, et le mien trois c’est que les députés virent qu’ils ne pouvoient pas l’intimider, comme ils avoient espéré faire d’une personne de mon âge ; mais la vie que je menois depuis quatre ans, et l’exem­ple de mes parents, m’avoient donné plus de force d’âme » (op. , p. 119).

int3Voici maintenant le texte intégral du procès-verbal de l’inter­rogatoire de Madame Elisabeth :

  • Et de suite avons fait descendre Elisabeth Capet et lui avons demandé si elle connaît les citoyens Dangé, Toulan, Lepitre, Brunot, Vincent, Moêlle, Lebeuf, Beugnot, Michonis, Jobert.
  • R — Répond qu’elle les connaît de vue et de nom comme Laurent, Seguy, Simon, Heussée, ci-présent.
  • D — Demande si elle se rappelle avoir vu Dangé prendre Charles dans ses bras, l’embrasser, en lui disant je voudrais vous voir à la place de votre frère.

«R — Qu’elle ne s’en est pas aperçue.

  • D — Si elle se rappelle une soirée où il faisait froid et que l’on avait enfermé les deux enfants dans une des tourelles, tandis qu’elles s’entretenaient avec Toulan et Lepitre.
  • R — Qu’elle ne s’en rappelle pas.
  • D — A quelle époque, à peu près, Toulan avait promis de faire venir un colporteur aux environs de la tour, à l’effet d’y crier les nouvelles qui pourraient les intéresser.
  • R — Que jamais Toulan, ni aucun autre, ne leur a fait une pareille promesse.
  • D — Sur ce, Charles Capet amené et interpellé de déclarer les faits, a dit persister dans ses dires, alors il s’élève une discussion entre les deux et l’enfant soutient qu’il a dit la vérité.

« à elle lue la déclaration de Charles au sujet des indécences mentionnées en la pièce en date du quinze présent mois.

R — Qu’une pareille infamie est trop au dessous et trop loin d’elle pour pouvoir y répondre, que d’ailleurs l’enfant avait cette habitude longtemps auparavant et qu’il doit se rappeller qu’elle et sa mère l’en ont grondé plusieurs fois.

  • Charles interpellé de s’expliquer à ce sujet atteste qu’il a dit la vérité.

« à elle Lu le reste de la déclaration de Charles sur le même sujet, et dans laquelle il persiste ajoutant qu’il ne se rappelle pas les époques, mais que cela arrivait fréquemment. Répond que comme cela ne regarde qu’elle, elle ni répondra pas plus qu’au reste, et qu’elle croit devoir être, par sa conduite à l’abri du soupçon.

  • Charles interpellé de déclarer qui l’avait instruit le premier dans cette pratique.
  • R — Les deux ensemble.
  • Et sur l’observation à lui faite par sa tante, qu’il avait com­mencé une autre phrase, répond toutes deux ensemble.
  • D — De déclarer si cela arrivait le Jour ou la nuit.
  • R — Qu’il ne s’en souviens pas, mais qu’il croit que c’était le matin.

« à elle demandé si c’était Renard, architecte, qui conduisait la marche à travers les corridors lors de la fuite pour Varennes.

  • Réponds qu’elle est descendue par l’escalier de son apparte­ment ; qu’elle n’a point traversé de corridor et que Renard n’était pas avec elle.

« à elle demandé si elle a vu la voiture de La Fayette, Charles dit qu’elle ne peut l’avoir vu parce qu’elle n’était pas encore dans la voiture ; elle répond qu’elle l’a vu en passant, à pied, au moment où elle partait de la petite cour appellé des princes pour gagner sa voiture.

« à elle demandé si elle se rappelle avoir vu entre les mains de Jobert officier municipal une petite boite remplie de petites figures de cire qu’il disait être l’ouvrage de sa fille.

  • Répond qu’elle s’en souvient.
  • Lecture à elle faite du présent interrogatoire, a déclaré conte­nir vérité, y a persisté et signé et paraphé avec nous le présent clos le jour et an que dessus trois heures et demie de relevée, avec trois ratures approuvées. »

Élisabeth Capet. Louis-Charles Capet

Seguy, David, Pache, Chaumette, Daujon

Heussée (administrateur de la police)                                D. E. Laurent

(Gustave Bord, op. cit., T. IV).

Parmi les signataires des procès-verbaux du 7 octobre on remarque la signature du municipal Daujon.

« Ce fut ce même Daujon, écrivait son collègue, le municipal Goret, qui remplit les fonctions de secrétaire, lorsqu’on fit subir, dans le Temple, un interrogatoire au jeune prince, au sujet des propos calomnieux et infâmes qu’on avait répandus sur le compte de la Reine. Voici, mot pour mot, ce que Daujon me rapporta de cet interrogatoire, et j’observe que je le regardais comme un homme digne de foi.

« Le jeune prince, me disait-il, était assis sur un fauteuil, il balançait ses petites jambes dont les pieds ne posaient point à terre. Interrogé sur ces propos en question, on lui demanda s’ils étaient vrais ; il répondit par l’affirmative. Aussitôt, Madame Elisabeth, qui était présente, s’écria : « Oh ! le monstre !» —« Pour moi, ajouta Daujon, je n’ai pu regarder cette réponse de l’enfant comme venant de lui-même, je ne l’ai regardée, ainsi que tout l’annonçait dans son air inquiet et son maintien, que comme lui ayant été suggérée, et le résultat de la crainte des châtiments ou mauvais traitements, dont on avait pu le menacer s’il ne la faisait pas. J’ai pensé que Mme Elisabeth n’avait pas pu s’y tromper, non plus, mais que la surprise de cette réponse de l’enfant lui avait fait jeter son exclamation » (Lenotre, Marie-Antoinette, p. 48).

Et c’est Daujon lui-même qui écrivit, dans une relation auto­graphe les lignes suivantes :

« Je l’ai entendu aussi, ce fils, accuser sa mère et sa tante, de ce qu’à peine se permettraient des amants qui s’estiment ; je l’en­tendais, je l’écrivais… et moi aussi je disais : je n’en crois rien. » (Cf. Lenôtre, op. cit., p. 71.)

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2 thoughts on “Les interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793, au Temple”

  1. Merci Cher Charles pour la peine que vous avez prise de reproduire ces émanations infernales…La question importante me paraît celle-ci:pourquoi Madame Royale aurait elle omis d’évoquer une confrontation avec son frere si elle avait eu lieu alors qu’elle nous donne des détails très précis? Autre question:l’incroyable imagination vicieuse d’un enfant de 7 ans qui sidère des adultes avertis. On est à l’évidence en présence d’une machination sans nom.Reste à en démonter tous les ressorts…

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