Louis XVII Au coeur de l’imposture de l’argumentation de Philippe Delorme

Louis XVII - Au coeur de l´impostureComme promis dans ce post , La mort de Louis XVII au Temple ! « The best fake news since June 8, 1795  » ! Allo Macron ? [ADD 08/01]  , voici donc notre réponse à la méchante caricature de Philippe Delorme à l’égard de Mgr Louis de Bourbon, fils du très regretté prince,  feu Mgr le duc d’Anjou et de Cadix. 

Il s’agit d’un extrait des pages 111 à 117 de notre ouvrage LOUIS XVII – AU COEUR DE L’IMPOSTURE , présenté au public à l’occasion de la fête du livre de Nantes, organisée par DPF Chiré, le 17 décembre 2017.

 » …/… Compte tenu de l’importance, jugée « capitale » par Philippe Delorme (note 42, p 135), du témoignage apporté par Lafont d’Aussonne à propos d’une « lettre adressée le 4/12/1818 par le Dr Philippe-Jean Pelletan à la duchesse d’Angoulême, par le truchement de la marquise de Talaru », nous commencerons notre réflexion par cette pièce à conviction effectivement essentielle, qui nous permettra en outre de faire un tour d’horizon général, avant d’étudier le dossier-clef de l’affaire Tillos.

La lettre à la duchesse d’Angoulême par le truchement de la marquise de Talaru    

Voyons tout d’abord le texte dans son intégralité avant de pouvoir l’examiner alinéa après alinéa, dans un ordre aussi logique et limpide que possible, compte tenu de la complexité des éléments les plus divers qu’il contient et dont certains renvoient à d’autres notes ou pages du livre mais aussi à des sources documentaires externes, citées dans la Revue Rétrospective ou dans des livres ; Philippe Delorme a donc écrit pp 135-139, note 42 (Ce sera notre Doc. VII. Bis )  

« 42 Narration simple et vraie des démarches que je n’ai cessé de faire infructueusement pour parvenir à déposer convenablement le précieux objet que je possédais, in Revue Rétrospective, op. cit. p 156 sqq.[1] Ce texte est écrit par Pelletan en 1828, à la demande de l’archevêque de Paris, Mgr de Quelen » 

« En outre, j’ai découvert dans le fonds des manuscrits de la BNF (Richelieu) un Mémoire inédit de la main de Pelletan (NAF 1309, f° 302 sqq.)[2]. Il est daté du 4 décembre 1818 et adressé directement à la duchesse d’Angoulême, par le truchement d’une ancienne dame d’honneur de Marie-Antoinette, la marquise de Talaru – celle-là même à qui Pelletan avait confié son secret dès avant la Restauration.

Il semble que la marquise n’ait pas fait commission ou récupéré le placet après l’avoir présenté à la princesse.[3]Toujours est-il que la dernière page du document porte en travers de la marge, et en petits caractères d’une autre écriture : [« Je déclare et certifie que la présente pièce me vient de feu Madame la marquise de Talaru, qui, pour la communiquer à Madame la dauphine, l’avait reçue en dépôt, en l’absence de Son Altesse Royale. Je déclare, en outre, que le docteur Pelletan, longtemps avant la chute de Bonaparte, m’avait montré le cœur de Louis XVII, et sa jolie chevelure blond-cendré, toute bouclée. En foi de ce, Paris le 15 juillet 1836, Lafont d’Aussonne, historien de la Reine. »] 

« Ce témoignage est capital. L’abbé Lafont d’Aussonne est en effet l’un des plus célèbres hagiographes de la souveraine guillotinée. On lui doit – entre autres – Le crime du 16 octobre ou les fantômes de Marly, monument poétique et historique, élevé à la mémoire de Marie-Antoinette d’Autriche, reine de France et du jeune roi, Paris, Pichard, 1820. Or Lafont d’Aussonne – comme sa tante de Talaru – affirme avoir connu l’existence du cœur bien avant 1814, dans ses Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la reine de France Marie Antoinette (etc.) (A. Philippe, 1836) : « Le docteur Pelletan, qui avait présidé à l’autopsie, possédait et m’a montré le cœur du jeune roi Louis XVII et sa jolie chevelure blonde. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris ».

Quels sont ces cheveux, aujourd’hui disparus ? Pelletan en avait-il gardé, en plus de ceux qu’il a remis à Damont ? Ou bien celui-ci lui en aurait-il rendu lors de sa visite ? «

Voici notre analyse critique de cette preuve capitale de l’authenticité du cœur de Louis XVII, que nous allons disséquer.

Nous pourrions nous contenter d’épingler cette question de Philippe Delorme « Quels sont ces cheveux, aujourd’hui disparus ? » en notant qu’admettre, d’un même mouvement, que le témoignage de Lafont d’Aussonne serait crédible, tout en reconnaissant que la preuve a disparu, n’est pas d’une très grande rigueur historique, même en y associant des hypothèses qui ne font que confirmer cette erreur initiale de raisonnement !  En étudiant la double déposition de Damont, nous avons vu qu’il n’existait aucune preuve que le Dr Philippe-Jean Pelletan ait pu avoir en sa possession « la jolie chevelure blonde de Louis XVII » ou tout ou partie des cheveux qu’il avait coupés sur le crâne du défunt, qu’ils lui aient été restitués ou non. En outre les cheveux de l’Enfant mort au Temple que Damont a présentés au duc de Grammont n’étaient pas ceux de Louis XVII mais étaient d’un blond rouge brun. Enfin il convient de noter qu’en amalgamant la possession du cœur et d’une jolie chevelure blonde par le Dr Philippe-Jean Pelletan et son fils, sans autre précision que son domicile près de la cathédrale de Paris, Lafont d’Aussonne fait en 1836 un faux témoignage mêlant le vrai et le faux.

En effet en 1836 c’est le Dr Pierre Pelletan qui habite près de Notre Dame de Paris et non le Dr Philippe-Gabriel qui, lui, passe pour avoir récupéré le cœur déposé par son père naturel entre les mains de Mgr de Quélen. Et pas plus avant qu’après le pillage de l’archevêché de Paris, il n’existe aucune source historique fiable qui établisse que l’un ou l’autre des trois docteurs Pelletan cités ici ait été en possession d’une jolie chevelure blonde de Louis XVII.

Pour conclure, si par hasard Philippe Delorme retrouvait un jour ces « cheveux disparus » à ses yeux, comme il serait opportun qu’il en mette un échantillon à la disposition du professeur Lucotte qui serait très heureux d’en faire une analyse ADN, afin d’en comparer les résultats avec ceux de la mèche de cheveux dite de Reiset, que les révolutionnaires ont cherché à blondir[4].

Et si Philippe Delorme n’a pas craint de donner à l’abbé Lafont d’Aussonne le label de « l’un des plus célèbres hagiographes de la souveraine guillotinée », la critique historique la plus sûre rejette une telle qualification trompeuse, car il est établi que Lafont d’Aussonne a été un faussaire dans une très célèbre controverse historique.  

Puisqu’il est question ici d’hagiographie et de mémoire de la Reine Marie-Antoinette, nous emprunterons à un érudit un texte qui disqualifie à lui seul le crédit accordé par Philippe Delorme à un auteur qui s’est honteusement illustré en provoquant une célèbre controverse historique autour de la communion de la Reine à la Conciergerie. Dans une lettre extraite du journal Le Monde du 31 mars 1863, N.M Troche a écrit sous le titre « La communion de la Reine Marie-Antoinette à la Conciergerie » « …/… En 1824, Lafond d’Auxonne, ancien curé de Drancy, du diocèse de Versailles, qui, ayant déshonoré le sacerdoce par sa conduite, le quitta pour se faire marchand de bleu de Prusse et amidonnier, osa attaquer dans leur honneur M. Magnin et Mlle Fouché, dans un pamphlet intitulé « La fausse communion de la Reine, soutenue au moyen d’un faux. »[5]

Et l’année suivante, N.M. Troche a confirmé dans une monographie extraite du journal Le Monde du 17 juillet 1864, sous le titre « Nouvelles preuves de la communion de la Reine Marie-Antoinette à la Conciergerie »[6] :

« Le seul publiciste qui, évidemment, dans un but d’intérêt privé, a osé, par la presse, accuser de faux le digne confesseur de la reine martyre, [abbé Magnin] est un prêtre apostat ; faussaire historique lui-même, ainsi que nous l’avons déjà prouvé et qu’on va le revoir. Lafont d’Auxonne avait une conduite qui, comme prêtre, lui mérita des reproches et lui fit quitter le sacerdoce pour se faire littérateur et industriel. On peut dire ici, sans blesser la charité, qu’il jouissait d’une mauvaise réputation.

 Impliqué dans un procès de testament argué de faux, concernant les frères Michel, banquiers à Paris, il y figura comme témoin. C’est dans cette circonstance qu’on citait alors ce dialogue échangé entre lui et le magistrat instructeur :

(« Votre état ? – Jadis prêtre ; aujourd’hui, fabricant de bleu de Prusse ! –  Ah ! j’ai toujours cru et je crois encore que le caractère sacerdotal est indélébile. »).

Lafont-d’Auxonne mourut dans l’isolement à Paris en 1849. (Biogr. gén. de Didot, t. 28; col. 764). Et voilà l’homme qui osa attaquer dans leur honneur l’abbé Magnin et Mlle Fouché, son introductrice dans la Conciergerie. A l’appui de son assertion il a invoqué parmi tous les témoignages, qu’il a rédigés lui-même et qui portent le caractère évident de la fausseté, celui de la dame Bault, veuve du concierge de la prison, qui le désavoua implicitement dans une lettre qu’elle écrivit à M. Magnin et publiée par Achaintre, p. 451 de son Histoire de Marie-Antoinette. Au reste, voici le jugement que porte de ce prêtre rebelle M. de Lescure : « Lafont était un peu fou, comme on l’a vu plus tard, et il est bien difficile de faire leur juste part à la vérité et à l’imagination dans son livre, qui contient néanmoins des documents précieux. » (La vraie Marie-Antoinette, p. 198).

La question historique de la communion de la Reine à la Conciergerie étant étrangère à l’objet de notre réflexion, nous interromprons ici ce détour nécessaire, en raison de la qualification inacceptable accordée à « l’un des plus célèbres hagiographes de la souveraine guillotinée ». Et nous ne pouvons que renvoyer à l’ouvrage d’un véritable historien de la Reine La communion de Marie-Antoinette à la conciergerie (Maxime de La Rocheterie, Librairie de Victor Palme, 1870) qui reprend et étaye l’étude critique de N.M. Troche par les analyses d’historiens ou d’auteurs de référence ; parmi eux, qui discréditent les moyens frauduleux utilisés par Lafont d’Aussonne pour écrire l’histoire, nous citerons par exemple Les aumôniers de la guillotine 1793-1794 / par Jacques Hérissay (Paris, Bloud et Gay, 1935)[7].

La gravité de l’enjeu porté par le témoignage de Lafont d’Aussonne, nous obligeant à élargir – par analogie avec le vocabulaire de septembre 1792 – notre base de sources documentaires gravement critiques à son égard, nous conclurons par ce jugement sans appel découvert dans l’édition de l’Intermédiaire des chercheurs et des curieux (juillet 1918, p38) :

« Mémoires sur Marie-Antoinette (LXXVll, 192) — M. G. Lenôtre constate, dans Marie- Antoinette (La captivité et la mort), que Lafont d’Aussone, ancien curé de Drancy, dans le diocèse de Versailles, se qualifiant lui-même d’ex-prêtre, aujourd’hui fabricant de bleu de Prusse, a dans un livre sur Marie Antoinette raconté « entre autres énormités », sans donner aucune preuve, sans prendre la peine de justifier par une note son assertion, que la Reine était morte d’une attaque d’apoplexie, pendant le trajet du Palais à la place de la Révolution ; le bourreau n’avait décapité qu’un cadavre. Quérard n’avait pas l’homme en grande estime :  II était, dit-il dans La France Littéraire, avant la révolution prêtre habitué de l’église Saint-Etienne-du Mont ; il fut depuis la Restauration industriel et agent de police. Il eut à soutenir en 1827 devant le tribunal correctionnel de Paris une cause dont le fond lui faisait déjà peu d’honneur : la discussion amena des explications sur la moralité du prêtre apostat qui alarmèrent la pudeur des juges et de l’auditoire … » 

A l’appui de cette citation, il convient d’ajouter deux autres sources documentaires, dont la seconde a le mérite d’expliquer pourquoi une élite royaliste s’est fourvoyée, à la fin du XIX ème siècle, dans la reconnaissance et la défense de l’authenticité du cœur de « Louis XVII », en raison de son refus de se rallier aux Orléans :    

La guillotine en 1793 : d’après des documents inédits des Archives nationales / Hector Fleischmann (1882-1913) (Librairie des publications modernes, 1908) et  Les d’Orléans au tribunal de l’histoire (Gazeau de Vautibault[8], Daragon, 1908, vol 7).

Après ce tour d’horizon d’arguments, retenus par la critique historique, et n’ayant reçu à ce jour aucune contestation reconnue valide, il est temps de revenir à l’intervention capitale de Lafont d’Aussonne, dans l’établissement de la traçabilité historique du cœur de « Louis XVII ».

Or que constate-t-on, lorsqu’on rapproche la transcription des deux écrits suivants (1) et (2) de Lafont d’Aussonne, que nous allons restituer de manière aussi fidèle que possible à la typographie d’origine de la page 135, du livre :

  • « Toujours est-il que la dernière page du document porte en travers de la marge, et en petits caractères d’une autre écriture: [« Je déclare et certifie que la présente pièce me vient de feu Madame la marquise de Talaru, qui, pour la communiquer à Madame la dauphine, l’avait reçue en dépôt, en l’absence de Son Altesse Royale. Je déclare, en outre, que le docteur Pelletan, longtemps avant la chute de Bonaparte, m’avait montré le cœur de Louis XVII, et sa jolie chevelure blond-cendré, toute bouclée. En foi de ce, Paris le 15 juillet 1836, Lafont d’Aussonne, historien de la Reine. »]  
  • « Ce témoignage est capital … Or Lafont d’Aussonne – comme sa tante de Talaru – affirme avoir connu l’existence du cœur bien avant 1814, Il confirme dans ses Mémoires secrets et universels des malheurs et de la mort de la reine de France Marie Antoinette (etc.) (A. Philippe, 1836) : [« Le docteur Pelletan, qui avait présidé à l’autopsie, possédait et m’a montré le cœur du jeune roi Louis XVII et sa jolie chevelure blonde. Pelletan fils possède ces tristes dépouilles en sa maison, près de la cathédrale de Paris ».]

Les deux textes ci-dessus, mis entre crochets [ ] sont la transcription de ce que Lafont d’Aussonne a écrit (1) sur la pièce d’archive qui lui vient de feue la marquise de Talaru – donc postérieure à 1832[9] –  et (2) dans son livre, publié en 1836.

Or l’expression « longtemps avant la chute de Bonaparte », effectivement capitale pour la thèse de Philippe Delorme, est absente du livre de Lafont d’Aussonne, publié en 1836, comme on peut facilement le vérifier sur la page 174[10]  ! Aussi comment ne pas être stupéfait par cette très grave erreur commise par Philippe Delorme, qui a écrit « Ce témoignage est capital … Or Lafont d’Aussonne – comme sa tante de Talaru – affirme avoir connu l’existence du cœur bien avant 1814 ».  

Et on doit souligner en outre que Lafont d’Aussonne n’a fait état ni du témoignage de la marquise de Talaru, dont il n’avait pas encore eu connaissance, ni du sien propre dans la première édition de son livre, publiée en 1824 (Petit et Pichard), accessible sur Gallica. Il est donc invraisemblable que Lafont d’Aussonne ait pu voir le cœur chez le Dr Philippe-Jean Pelletan avant 1824 et encore moins « longtemps avant la chute de Bonaparte » ! Et si on peut admettre qu’il ait pu voir le cœur récupéré par le Dr Pierre Pelletan, après le pillage de l’archevêché, entre 1830 et 1836, rien ne prouve qu’il ait pu le voir chez le Dr Philippe-Jean Pelletan entre 1824 et mai 1828, date de sa remise entre les mains de Mgr de Quelen !

Toute la traçabilité historique du cœur de « Louis XVII » avant l’incident Tillos repose donc désormais sur une obscure annotation manuscrite, écrite par le faux-témoin Lafont d’Aussonne, sur un document qu’il dit avoir reçu en héritage de feue la marquise de Talaru, qui aurait omis de le remettre à sa destinataire, la duchesse d’Angoulême, voire même peut-être l’aurait récupéré, après le lui avoir présenté ! Et d’ailleurs comment ne pas s’étonner que Lafont d’Aussonne ait pu recevoir en héritage une pièce d’archive d’une telle importance – il est vrai capitale – de la marquise de Talaru, alors que le marquis de Talaru[11], son héritier naturel, n’est décédé que longtemps après, en 1850 ! Cela n’est-il pas invraisemblable, ou bien les actes notariaux de la succession de la marquise de Talaru auraient-ils disparu, à l’image de ceux de la succession du Dr Philippe-Gabriel Pelletan chez Me Tollu ? Mais est-il bien sûr et certain que la marquise de Talaru ait été la tante de Lafont d’Aussonne ? C’est en vain que nous avons cherché la moindre esquisse de parenté naturelle ou par alliance entre eux deux.

Quoi qu’il en soit, il ne reste plus en défense de l’authenticité du cœur de « Louis » que le seul et unique témoignage de la marquise de Talaru, rapporté à la fois par le faux-témoin Lafont d’Aussonne et par Pelletan, aux dires de la Revue Rétrospective et de Philippe Delorme, qui a découvert un Mémoire jusqu’alors inconnu, dont il nous donne le texte intégral en note 42 (pp 136-139).  

…/…  » 

[1] C’est exactement notre Doc. III

[2] Nous en donnerons le texte intégral un peu plus loin, ce sera notre Doc. VII.bis  

[3] Nous étudierons plus loin le texte que nous avons mis entre [  ] car il correspond à un document appelé à être lui aussi une pièce à conviction capitale.

[4] Voir notre live Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité

[5] http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31497581z

[6] http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb314976054

[7] http://www.wissensdrang.com/dcon13fr.htm

    http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12667022q

[8] http://data.bnf.fr/10640958/theodore-paul_gazeau_de_vautibault/

[9] Souvenirs de marquise de Créquy: 1710 à 1800, Volume 5 (p 214) (n. edit)

[10] https://books.google.fr/books?id=MjDjyY-McwMC&pg=PP9&dq=lafont+d%27aussonne+1836&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjtgNKu8dTXAhWDYlAKHUq0BcwQ6AEIMzAC#v=onepage&q=Pelletan&f=false

[11] https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Justin_Marie_de_Talaru