Notre nouvelle hypothèse de l’exfiltration de Louis XVII entre le 03/07 au soir et le 07/07/1793 …

Extrait de : » Louis XVII, sa vie, son agonie, sa mort: captivité de la famille …,  » Volume 2 Alcide Beauchesne, Félix Dupanloup  H. Plon, 1868 ( p 63 ) 

 »  Le 3 juillet 1793 neuf heures et demie du soir nous commissaires de service sommes entrés dans l’ appartement de la veuve Capet à laquelle nous avons notifié l’ arrêté du Comité de salut public de la Convention nationale du 1er du présent en l’ invitant à s y conformer. Après différentes instances la veuve Capet s’ est enfin déterminée à nous remettre son fils, qui a été conduit dans l’ appartement désigné par l’ arrêté du conseil de ce jour d hui et mis entre les mains du citoyen Simon qui s en est chargé. Nous observons au surplus que la séparation s’est faite avec toute la sensibilité que l’ on devait attendre dans cette circonstance où les magistrats du peuple ont eu tous les égards compatibles avec la sévérité de leurs fonctions.

Signé Eudes 1 Gagnant 2 Arnaud 3 Veron 4 Cellier 5 et Devèze 6  »

[ En note Beauchesne ajoute :]

1 Eudes Jean-Pierre tailleur de pierre rue Saint Antoine 29, mis hors la loi par décret de la Convention du 9 thermidor an II comme traître à la patrie et pour avoir pris part à la révolte de la Commune.

2 Gagnant Jean Nicolas Victor peintre rue Richer adjoint à l’ Administration de la police fut  dans la suite accusé de modérantisme et envoyé à l Abbaye pour vingt quatre heures.  Exclu du conseil général il était parvenu à y rentrer lorsqu’un arrêté du Comité de salut public l élimina de nouveau. Devenu secrétaire de Drouet, Gagnant contribua à faciliter son évasion de l Abbaye en 1796. Compromis dans l affaire de Grenelle et pris les armes à la main il fut traduit devant une commission militaire qui le condamna à mort le 10 octobre de la même année. Comme on le conduisait au supplice, il se glissa doucement en bas de la charrette et serait parvenu à s’ échapper si un cavalier qui le poursuivit ne l’ eût mutilé à coups de sabre. Il était âgé de vingt neuf ans.

3 Arnaud Bertrand lecteur secrétaire domicilié rue Favart, mis hors la loi comme traître à la patrie par décret du 9 thermidor an II, exécuté le 10 .

4 Véron Christophe Antoine 42 ans parfumeur officier de paix rue Denis n 518 section de Bonne Nouvelle

5 Cellier Vincent défenseur officieux rue des Francs Bourgeois n 9 section Régénérée ci- devant Beaurepaire

6 Devèze Jean 53 ans charpentier rue de la Pépinière section de la République.

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Et maintenant voici le  » coeur  » de notre nouvelle hypothèse, construite sur le détail d’une archive connue de tous, mais qu’aucun archiviste ou historien n’a relevé au cours de deux siècles de controverses acharnées, aussi incroyable cela soit-il! 

Et ni notre archiviste du Roi Louis XVII en plus de 40 ans de recherches, ni nous-même ne l’avions aperçu avant ce 1 er mai 2012 ! Aussi nous permettra-t-on d’y voir une superbe illustration de notre devise «  LIRE C’EST RELIRE «  et de la nécessité ABSOLUE de travailler dans un véritable esprit d’équipe, car PERSONNE n’est en mesure de résoudre seul cette fascinante énigme Louis XVII, dont la résolution est appelée à avoir un impact sur le destin de la France ! …

Voici donc notre argumentation inédite, qu’avec humour, nous avons annoncée en  » EXCLUSIVITE MONDIALE  » ( sauf erreur ou argument contraire qui nous serait opposé et que nous publierons aussitôt )  :

1 / A titre de rappel voicil’arrêté du CSP du 1 er juillet 1793 déjà cité   ici : 

 »  Arrête également que le jeune Louis, fils de Capet, sera séparé de sa mère et placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple. « 

2 /  Extrait du PV ci-dessus des commissaires du Temple à la date du 3 juillet 1793 : 

«  Le 3 juillet 1793 neuf heures et demie du soir nous commissaires de service sommes entrés dans l’ appartement de la veuve Capet à laquelle nous avons notifié l’ arrêté du Comité de salut public de la Convention nationale du 1er du présent en l’ invitant à s’y conformer.  Après différentes instances la veuve Capet s’ est enfin déterminée à nous remettre son fils, qui a été conduit dans l’ appartement désigné par l’ arrêté du conseil de ce jour d hui et mis entre les mains du citoyen Simon qui s en est chargé. … »

3 / Mais où est donc cet arrêté du Conseil de la Commune [*1*] du 3 juillet 1793 qui indique avec précision quel est cet «  appartement désign頻  , où doit être conduit Louis XVII, en application de l’arrêté du 1 er juillet du CSP où il est écrit que Louis XVII doit être « placé dans un appartement à part, le mieux défendu de tout le local du Temple »  ?  

En l’état actuel de nos connaissances, la minute de cet arrêté  n’a été publiée à ce jour par aucun historien ou archiviste ! Et tout porte à croire que cette pièce d’archive a disparu !

D’où notre «  ci-devant hypothèse » , après avoir rappelé qu’il est historiquement établi, avec une certitude absolue, qu’aucun commissaire du Temple ne pouvait agir sans un ordre écrit explicite ( N’est-ce pas Mme Chandernagor, s’il est permis ici de vous « chambrer » !… )

 Alors qu’il aurait suffi de sortir Louis XVII de son lit et de l’emmener dans sa tenue de nuit dans l’étage du dessous de la Tour du Temple, les 6 commissaires du Temple ont donc conduit Louis XVII, habillé,[ *2* ]  le soir du 03/07/1793, à l’extérieur de la tour du Temple, mais tout en restant dans l’Enclos du Temple, où Simon avait un appartement et à qui ils l’ont remis.

Et c’est dans des circonstances que nous ne connaissons pas encore, mais au sujet desquelles il est permis de faire diverses conjectures, ( en lien avec les énigmes du couple Tison et de la citoyenne Gourlay, que nous développerons ultérieurement ) , que Louis XVII a dû être exfiltré de l’Enclos du Temple entre le 3 juillet 1793 au soir et le 7 juillet 1793.[*3*] Dans la même période Simon est enfermé dans la tour du Temple avec l’adolescent  dont Vien fera le célèbre portrait et qui signera le PV du 6 octobre 1793, accusant la Reine d’inceste commis à plusieurs reprises, entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793, sous les yeux de Madame Elisabeth .. 

Qu’un archiviste ou un historien patenté nous montre la minute de l’arrêté du Conseil de la Commune du 03/07/1793 précisant dans quel appartement Louis XVII a été conduit au soir du 3 juillet et nous abandonnerons aussitôt cette hypothèse, pour revenir à celle de l’exfiltration du 21 août au 03 septembre 1793 ! 

[*1*] il n’est pas précisé « conseil de la Commune  » mais la logique impose de privilégier cette hypothèse par rapport à ‘ conseil du Temple « 

[ *2* ] nous reviendrons ultérieurement sur ce détail qui nous avait frappé, lorsque nous avons étudié et rejeté l’hypothèse de Michel Jaboulay à qui nous devons tant !

[*3*]  de même, en reprenant l’hypothèse de Michel Jaboulay, nous indiquerons pourquoi cette date nous semble devoir être privilégiée … Mais à chaque jour suffit sa peine  … 

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