Autour du ” coeur de Louis XVII ( 36 )

A l’attention de Mme Laure de La Chapelle et de tous les experts en traçabilité historique du  «  coeur de Louis XVII  »

Après la suspension de nos recherches et réflexions publiées il y a 4 ans dans nos derniers articles 

Autour du ” coeur de Louis XVII ” (35)[ Addendum]

Autour du ” coeur de Louis XVII ” (34 bis )

Autour du ” coeur de Louis XVII ” (34)

Philippe vient de reprendre, sur le forum qu’il vient d’ouvrir, la traque du coeur qui a été mis aux enchères, d’après une information découverte par notre ami Claude Bertin, qui était alors consultant international au Mexique et dont nous n’avons malheureusement plus de nouvelles depuis bien longtemps ! Allo Claude Bertin ?…  

Un coeur Louis XVII mis aux enchères.

Autour du coeur de Louis XVII ( 36 )

A l’attention de Mme Laure de La Chapelle et de tous les experts en traçabilité historique du  «  coeur de Louis XVII  »

Après la suspension de nos recherches et réflexions publiées il y a 4 ans dans nos derniers articles 

Autour du coeur de Louis XVII (35)[ Addendum]

Autour du coeur de Louis XVII (34 bis )

Autour du coeur de Louis XVII (34)

Philippe vient de reprendre, sur le forum qu’il vient d’ouvrir, la traque du coeur qui a été mis aux enchères, d’après une information découverte par notre ami Claude Bertin, avec qui nous avons eu la joie de reprendre contact ! 

Un coeur Louis XVII mis aux enchères.

 

Autour du Temple et d’Etienne Lasne ( suite 1 )

Avec retard, voici la traduction  de l’article paru dans  le Regensburger Morgenblatt du 9 juin 1861  , que nous vous avions promis dans un commentaire de cette page  ;  compte tenu de son intérêt évident ( texte en rouge ) et des informations inédites qu’il contient nous y reviendrons dès que possible, en même temps que nous vous proposerons la traduction de l’autre article cité , qui reprend les mêmes informations, mais en étant beaucoup plus complet !  …/…  à suivre …/… 

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Regensburger Morgenblatt ( 9 juin 1861 ) 

A Paris est mort récemment un portier dont l’oncle était Etienne Lasne, concierge à la prison du temple à l’époque où Louis XVII  mourut. L’acte de décès est daté du 12 juin 1795, quatre jours après la mort présumée de l’héritier du trône, et porte la signature d’Etienne Lasne. Jacquet, son neveu est décédé dans sa 84 ème année. Il a joué un rôle important auprès de son oncle dans le procès du comte de Richemont. Quand il était un jeune garçon Jacquet était chaque jour auprès du jeune Prince et lui rendit quelques petits services ; le Prince était connu à l’époque sous le nom de  » l’orphelin du Temple » . Son image restait vivante dans la mémoire de Jacquet. Il fut entendu à diverses reprises par voie judiciaire lorsque naquirent des doutes sur la mort du Dauphin.   La Restauration fit exhumer les restes du malheureux Dauphin dans le cimetière de Ste Marguerite ; on ne trouva rien que des débris méconnaissables. Jacquet déclara : sur l’ordre du duo du malheureux enfant-roi, Simon et Herbert (sic),  le cadavre a été jeté dans une fosse à chaux ; il ne pouvait donc rester que peu de chose voire même rien. Avec Jacquet c’est le dernier témoin du Temple qui vient de disparaître. Le Temple proprement dit a disparu ; à sa place il y a un square. Là où s’élevaient les solides et sombres tours avec leurs grilles noires, s’élèvent aujourd’hui les cimes des jeunes platanes ; au lieu des grincements des verrous et des chaînes on entend maintenant le murmure des fontaines et là où  » les enfants de France  » (sic) se sont consumés dans l’angoisse et la tristesse, les enfants du peuple poussent des cris d’allégresse, sans rien savoir encore de tout cela.  ( source  )

Reformulation du premier objectif de notre CRIL17

Nous avons écrit sur cette page  Du nouveau dans la  » galaxie Louis XVII  » [ MAJ 22/04 ] on lit : 

 » C’est pourquoi, si Dieu nous prête vie, nous nous donnons pour objectif de résoudre l’énigme Louis XVII avant le 17 juillet 2029, date à laquelle la France survivante sera appelée à célébrer le six centième anniversaire du sacre de Charles VII à Reims .  » 

On lit dans notre livre ( p 256 ) :

  •  » …/… Et aujourd’hui grâce aux travaux du Pr Gérard Lucotte, nous avons acquis la certitude que les cheveux roux de l’exhumé de 1846 et de 1894 ne peuvent pas être ceux de Louis XVII, « blonds et bouclés » ! Dans l’attente de connaître tous les résultats de l’analyse en cours des substances qui ont manifestement provoqué un « blondissement » des cheveux roux du substitué –  que d’aucuns considéreront peut-être comme le résultat d’une action du Sieur Hasard ( p 230 ) – nous proposerons le vœu suivant à la  CVP : examen par une commission ad hoc de tout autre support biologique « Louis XVII », répertorié par la tradition historique et disposant d’un minimum de traçabilité historique ; nous citerons à cet effet les mèches de cheveux «  Damont » , « Milcent », « Pelletan » ( si elle existe ) , celle qui est conservée par la Bibliothèque municipale de Grenoble dans le fonds de Manteyer,  et enfin  celle qui a fait l’objet de la vente aux enchères de Drouot le 3 mars 2015.
  •  Dès la connaissance des résultats, dont nous ne doutons pas qu’ils soient sans équivoque, rien – si ce n’est la volonté des Pouvoirs Publics de s’opposer à la manifestation de la vérité historique – ne pourrait s’opposer à l’ouverture du caveau de Sainte-Marguerite en vue d’une recherche ADN sur le crâne ainsi que sur la mèche de cheveux qui y a été insérée dans un reliquaire par Maurice Pascal en juin 1894. Après publication, il serait alors possible de rapprocher l’ensemble de ces résultats des recherches déjà effectuées sur le cœur dit de « Louis XVII » inhumé dans la crypte de la basilique Saint-Denis.

Et compte tenu du rôle joué par Maurice Pascal lors de l’exhumation de juin 1894 comme dans l’affaire du « cœur dit de Louis XVII », nous ne doutons pas que nous aurions alors un ensemble irréfutable de preuves scientifiques et historiques, qui permettrait de clore définitivement cette énigme du cimetière Sainte-Marguerite.

Mieux même, la voie judiciaire serait ouverte pour faire annuler, par qui de droit et fort légalement, l’acte de décès de Louis Charles Capet du 24 prairial an III, ainsi que notre ami Christian Crépin, a eu l’idée d’en faire état le 16/03/2015, sur cette page de commentaires du site dédié aux recherches historiques sur la Question Louis XVII[1].

En effet le nom de famille de Louis Charles n’était-il pas « de France », selon son acte de baptême qui tient lieu d’acte de naissance, et non «  Capet » ?

 

ILL. XLVII Acte de décès de Louis XVII à l’état civil de Paris du 24 prairial an III

[1] http://cril17.org/2015/03/12/autour-dune-meche-de-cheveux-dite-de-reiset-ayant-appartenu-a-lenfant-du-temple-decede-le-20-prairial-an-iii-et-inhume-au-cimetiere-sainte-marguerite-le-22-prairial-an-iii/#comment-46074

D’où le voeu que nous adressons à nos lecteurs, à l’image des voeux que la Commission du Vieux Paris était habilitée à présenter à la Ville de Paris, jusqu’à ce que les travaux de cette très éminente institution soient suspendus sine die – sauf erreur – par Madame le Maire de Paris  : 

s’il existe parmi nos lecteurs deux ou trois juristes professionnels, convaincus par la validité des conclusions présentées dans notre livre, pourraient-ils d’ores et déjà constituer une cellule de réflexion qui, après avoir étudié l’état actuel du dossier, se donnerait pour objectif de réfléchir aux conditions à remplir et aux moyens à utiliser, pour qu’une action judiciaire puisse être engagée, avec toutes les chances de succès, par X, Y ou Z, afin de faire annuler l’acte de décès de Louis Charles Capet, avant le 17 juillet 2029 ? 

Qui vivra verra ! 

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 9 )

A toutes nos observations précédentes, et avant de présenter une nouvelle version de notre modèle d’exfiltration de Louis XVII, nous croyons nécessaire d’ajouter celles qui suivent, sur les journées des 7 et 8 octobre 1793 : 

1 / Tout d’abord il nous est définitivement impossible d’accepter la réalité de la rencontre que Madame Royale aurait eue avec son frère le 8 octobre 1793, en raison de la contradiction radicale qui apparaît dans son récit avec celui qu’elle fait de la séparation du 3 juillet 1793 ! Si arrivée chez son frère, Madame Royale a pu l’embrasser tendrement comment se fait-il qu’ils ne se soient pas jetés mutuellement dans les bras l’un de l’autre et qu’ils n’aient opposé aucune résistance à la citoyenne Simon, qui a pu arracher Louis XVII à Madame Royale sans aucune difficulté, à la différence de ce qui s’est passé au soir du 3 juillet 1793 ? C’est absolument invraisemblable !

2 / En second lieu, les interrogatoires de Madame Royale et de Madame Elisabeth, qui ont eu lieu le 8 octobre sans aucune confrontation avec Louis XVII obligent à conclure que les PV du 7 octobre 1793 sont certes authentiques par leur date d’établissement et leur origine révolutionnaire,  mais totalement mensongers par leur contenu, quant à l’identité des membres de la famille Royale qui  se seraient successivement confrontés !

3 / En résumé, et jusqu’à preuve du contraire devant laquelle nous nous engageons à nous soumettre par avance, les documents dont nous disposons aujourd’hui ( estampe gravée de Louis XVII dite de  » David-Carteaux-X « , PV des 6 et 7 octobre 1793 et Mémoire de Madame Royale ) établissent, selon nous, la présence au Temple d’un substitué à Louis XVII  à partir du 6 octobre 1793 !  » Et c’est la tentative d’évasion de la Reine de la Conciergerie, durant la nuit du 2 au 3 septembre 1793, qui nous permet de réduire la fenêtre de l’exfiltration de Louis XVII à la période du 2 août 1793 au 2 septembre 1793 !
A l’attention de nos nouveaux lecteurs nous nous bornerons à rappeler que cette nuit-là avait lieu un comité secret de révolutionnaires destiné à préparer les journées des 4 et 5 septembre 1793 ; et très curieusement, Hérault de Séchelles, alors au faîte du Pouvoir, après son triomphe public du 10 août 1793, a réclamé au cours de cette réunion que la Reine soit guillotinée au plus vite … , alors que nous savons qu’elle était attendue dans la nuit au Grand Berceau à Livry-Gargan, château qui était alors la propriété de sa mère, Madame Marie-Marguerite Magon de la Lande …

Pour nos amis du Boudoir de Marie-Antoinette, voici le cèdre du Liban de Livry-Gargan  que la Reine a espéré voir au matin du 3 septembre 1793, avant de pouvoir rejoindre son fils, qui était alors en un lieu qui nous est encore inconnu …  

photographie depuis la RN3

Marie-Antoinette et le comte de Fersen, par Evelyn Farr

Incroyable ! Grâce au Boudoir de Marie-Antoinette , nous découvrons que même la Société des Etudes Robespierristes doute de la validité des interrogations d’Evelyne Farr sur la paternité de Fersen à l’égard de Louis XVII !

http://etudesrobespierristes.com/marie-antoinette-et-le-comte-de-fersen

« …/… L’analyse qui en est proposée, visant à attribuer la paternité de Louis XVII à Fersen, s’avère quant à elle extrêmement discutable. » 

S’il est vrai que Robespierre a cherché à rétablir la royauté en instrumentalisant Louis XVII, ou son substitué ( ? ) en thermidor de l’An II, comme on a pu le lire sous la plume de notre ami François-Marie,   sur l’un de nos défunts forums, y aurait-il comme … une queue de royalisme chez les fidèles de Robespierre ? …

Nous attendons par ailleurs avec impatience l’avis autorisé et complet de  » dame pimprenelle du Boudoir de Marie-Antoinette  » sur le livre d’Evelyne Farr, dont nous ne manquerons pas de vous faire part dès que nous en aurons connaissance !

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, peut-être aurons-nous, d’ici là, l’avis de l’autorité scientifique qui nous a été spontanément promis, sur la désormais fameuse analyse de la lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792 ? Nous croyons savoir que divers événements imprévus et totalement indépendants de la volonté de notre consultant scientifique ont retardé l’accomplissement de sa mission ! Nous espérons pour le moment qu’elle n’aura pas été rendue impossible ; si tel était le cas nous devrions donc reprendre ce dossier, en n’ayant à notre disposition que nos seules ressources et celles de nos lecteurs. 

A ce propos nous ne pouvons nous empêcher de constater avec stupeur que nous n’avons lu une défense de la mémoire de la Reine Marie-Antoinette, sur aucun autre site estampillé royaliste de France et de Navarre ! Quelle preuve est ainsi apportée aux multiples certitudes ou simples intuitions acquises par l’expérience, depuis l’ouverture de notre premier forum ! Aussi nous permettra-t-on d’y voir une confirmation de la validité de la raison d’être de notre CRIL17 et de l’objectif que nous proposons à l’adhésion de tous ceux qui auraient peu ou prou de passion pour la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette ! …

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être corrigé, voire même abandonné ! ( suite 8 )

Dernières observations avant de présenter une esquisse de notre nouveau modèle d’exfiltration de Louis XVII, construit sur des faits, documents et diverses hypothèses d’interprétation.

Un éminent contradicteur qui se reconnaîtra facilement nous a récemment soufflé dans l’oreillette que Madame Royale et  Madame Elisabeth auraient nécessairement reconnu la voix d’un enfant différent de celle de leur frère et neveu après le transfert de la Reine à la Conciergerie.

A cette objection pertinente nous répondrons que nous ignorons tout de la qualité de la sonorisation entre les étages dans la tour du Temple ; et si’il est permis de douter qu’elle n’ait pas été suffisante pour discriminer la voix de Louis XVII de celle d’un substitué, on peut raisonnablement penser que Madame Royale et Madame Elisabeth n’aient pas cherché à écouter religieusement chacune des paroles des chants ou des horreurs proférées par celui que nous pensons être le 1 er substitué à Louis XVII, dont la voix était mêlée à celle de Simon ! De plus Madame Royale a écrit  que   » son frère  » est tombé malade à la fin du mois d’août et qu’il buvait beaucoup de vin, ce qui pourrait avoir modifié quelque peu le ton de sa voix, si on en juge par l’expérience que tout un chacun peut faire à un moment ou à un autre de la vie quotidienne …

Dans l’attente de toute preuve qui nous obligerait à le faire, on voudra bien nous pardonner de ne pas retenir  cette objection pour la raison suivante : il est en effet particulièrement curieux de noter dans le Mémoire de Madame Royale que les chants révolutionnaires et autres n’ont été entendus qu’après le départ de la Reine ! Etrange coïncidence, car on peut facilement admettre qu’à la différence d’une soeur ou d’une tante, une mère aurait pu reconnaître la voix de son fils dans les circonstances évoquées ci-dessus !

En ce qui concerne la fameuse date du 8 octobre 1793, indiquée dans le Mémoire de Madame Royale, il convient de souligner que nous persistons à penser que les interrogatoires de Madame Royale et de sa tante ont bien eu lieu ce jour là, sans confrontation avec  » Louis XVII « , et qu’il n’y a pas eu d’erreur de la part de Madame Royale.

Ou alors nous prions tout lecteur incrédule de bien vouloir nous expliquer pourquoi les autres dates d’événements qui ont eu lieu, peu de temps avant ou peu de temps après, sont parfaitement exactes !

Enfin il nous semble toujours  invraisemblable que Madame Royale ait pu écrire au cours du second semestre de 1795 qu’elle se serait contentée d’embrasser tendrement son frère comme s’il partait en week-end à Saint Cloud, alors qu’elle savait en 1795 qu’elle l’avait vu pour la dernière fois ! Il suffit par exemple de rapprocher cette formulation du récit relatif au départ de sa mère à la Conciergerie !…

Autour du Temple et d’Etienne Lasne

Voici la transcription d’un nouvel article de presse, extrait du Monde illustré du 13/04/1861,  du plus haut intérêt découvert par notre ami Philippe ! A ce rythme de découvertes nous ne devrions pas tarder à faire des progrès significatifs dans notre recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII !

Dans l’immédiat et après une première lecture TGV nous nous bornerons à souligner le caractère tout à fait vraisemblable et authentique  du témoignage posthume apporté ici par le sieur Jacquet avant de le soumettre à la critique approfondie indispensable pour discerner chacun des événements qui y sont rapportés et qui sont confondus les uns avec les autres !

A titre d’exemple il est évident que Simon et Hébert n’ont pas pu ordonner d’envelopper le corps de Louis XVII ou de son substitué dans la chaux en juin 1795 ! Mais par contre – grâce aux éléments du contexte – peut-être avons-nous, avec cette découverte de Philippe, la PREMIERE source documentaire absolument inédite, qui rend compte de l’inhumation du premier substitué à Louis XVII qui, selon Hastier, serait mort durant le terrible hiver 1793-1794 et dont les restes ont été découverts ensuite par le général d’Andigné en 1801 ? 

En bonne logique, ce serait donc l’adolescent correspondant au portrait de l’estampe  » David-Carteaux-X  »  et le portrait de Vien fils, conservé au Musée Carnavalet, pourrait être de ce fait celui du second substitué, emmuré au Temple après le 19 janvier  1794 !     

A vos claviers chers amis lecteurs ! 

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COURRIER DE PARIS
Le principal locataire d’une grande maison du quai de Béthune, dans l’Isle, nous transmet la révélation d’une circonstance assez extraordinaire, au sujet du père d’un portier mort la semaine dernière, et enterré sous son nom de — Jaquet.
Ce Jaquet s’était jadis confié à notre correspondant, en lui demandant un secret qui était bien plutôt une manie qu’une nécessité, au sujet du fait que voici:
En 1834,trépassa dans le faubourg Saint-Marceau, à Paris, le nommé Etienne Lasne, qui était concierge de la prison du Temple à l’époque où mourut le jeune Louis XVII. L’acte de décès, portant la date du 12 juin 1795, c’est-à-dire postérieur de quatre jours à la mort du captif, fut signé de ce Lasne et d’un employé appelé Rémy Bigot. Or, Jaquet, le mort d’hier, qui a servi de témoin dans différents actes de ce temps (son nom se retrouve plusieurs fois dans les mémoires), était le neveu du concierge du Temple, mort en 1834. Jaquet avait, le mois dernier, presque atteint ses quatre-vingts ans.

Il figura, à côté d’Etienne Lasne, dans le fameux procès fait à l’un des faux Louis XVII, celui connu sous le sobriquet de baron de Richemont. Jaquet, introduit par le concierge, son oncle, dans la prison, rendit journellement de petits services au jeune prisonnier qu’on a longtemps appelé l’Orphelin du Temple. Il le connaissait si bien, que lorsque vinrent des doutes sur la mort du prince, et le soupçon d’une substitution possible pour faciliter une évasion (donnée sur laquelle se sont appuyés les divers prétendants,parmi lesquels l’horloger Naundorff  fut assurément le plus étrange et le plus vraisemblable), Jaquet,  fut maintes fois requis, interrogé, confronté avec Lasne et Bigot, et ses attestations sur l’identité de l’illustre mort ne furent pas sans poids dans ces crises et ces contestations.

Depuis les graves événements auxquels il assista tout jeune, Jaquet resta en relations suivies avec diverses personnes qui eurent un rôle à jouer dans ces drames pleins de mystères. Nous citerons entre autres les docteurs Pelletan et Dumangin, appelés aux derniers jours de la maladie du royal captif que le document précité appelle « le fils de Capet, » et avec MM. Jeanroy et Lassus, qui furent chargés de l’autopsie.

La personne qui nous offre ces détails assure avoir la preuve que deux des susdits médecins aidaient de leurs libéralités la détresse du vieux Jaquet, lui transmettant des sommes recueillies pour lui parmi leurs riches et légitimistes clients du noble
faubourg. Jaquet avait conservé un petit mouchoir de toile blanche qui avait appartenu au fils de Louis XVI, et dont il n’a fait don que peu de temps avant sa mort, à un prêtre inconnu, qui venait parfois le visiter.
On sait que le cadavre du prince fut inhumé dans le cimetière de la paroisse Sainte-Marguerite. Lorsqu’en 1815 on voulut procéder à son exhumation, on convoqua toutes les personnes qui avaient pu approcher Louis XVII et le connaître. Jaquet, cité par le docteur Dumangin, assista à l’opération qu’il était très-fier de raconter.
On ne trouva rien dans la fosse que d’informes débris! Ce fut lui qui déclara et attesta que le corps avait été enveloppé de chaux par ordre de ces mêmes Simon et Hébert, ses bourreaux, qui l’avaient contraint à signer, au 5 octobre 1793, une accusation outrageante contre sa mère Marie-Antoinette.
Jaquet a toujours protesté de sa complète conviction relative à l’identité du mort, et de son indignation contre les imposteurs plus ou moins habiles qui ont cherché à abuser l’opinion publique, à égarer la politique, et à attendrir les vieilles femmes. Il confirme ce fait dont ni les poëtes, ni les peintres (M. Paul Delaroche entre autres), ne veulent point tenir compte, ce qui se comprend bien! à savoir, que Marie-Antoinette était borgne lorsqu’elle subit l’outrageant supplice. Jaquet fut celui qui démasqua, il y a quelques années, un vieux régicide, comme disent les uns, — un conventionnel enfin, — rongé de  vieillesse, de rhumatismes, de remords, et caché dans une loge de portier au quartier de l’Odéon.
Lorsque cet homme mourut, Jaquet dit tout. Bien que son rôle dans le drame du Temple n’eût rien d’analogue, Jaquet désira rester obscur, et n’être signalé au public qu’après sa mort. Il est donc servi à souhait, car, pour le révéler, nous copions son  nom sur une épitaphe.

A la recherche du  » seul portrait peint de Louis XVII au Temple « 

Et voici une autre découverte de notre ami Philippe, qui ouvre ici une nouvelle piste de recherches du plus haut intérêt, en raison des noms des personnages qui sont cités dans cette source documentaire dont nous reproduisons le contenu, afin de le mettre à la disposition des moteurs de recherches sur Internet l

C’est un article de presse (*** )  où il est question d’un courrier adressé par M Saunier, notaire à Darney, qui écrit être en possession de l’original du seul portrait peint de Louis XVII au Temple ! 

Il s’agit d’une petite toile avec encadrement de l’époque ; le prince dort appuyé sur sa table de travail ; elle vient, assure-t-on dans le pays de la collection de M le duc de Choiseul, celui-là même qui, s’étant fait postillon de Louis XVI a été arrêté à Varennes en même temps que le roi.

Cette toile s’est retrouvée dans le village même où M le duc de Choiseul possédait un domaine et un château qu’il habitait souvent et où il a été inhumé dans la chapelle castrale.    

dimanche 26 mai 1889, fascicule n° 22

*** sauf erreur, et si nous avons bien compris – merci Philippe de nous corriger –  il s’agirait d’un article publié dans l’Est Républicain en date du 17 juin 1896,  faisant référence à un article publié dans la Gazette de France, du dimanche 26 mai 1889, fascicule n° 22 ! 

Glanures ( 41 )

Voici une autre découverte de notre ami Philippe, que nous soumettons aux observations critiques de nos lecteurs  : 

Titre : Louis Charles fils de Louis XVI : né à Versailles le 27 mars 1785, entré au Temple le 13 août 1792, mort le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après une miniature faite au Temple
Éditeur : chez le c.en Macret (A Paris)
Date d’édition : 1795-1799
Sujet : Louis XVII (roi titulaire de France ; 1785-1795)

Louis Charles fils de Louis XVI : né à Versailles le 27 mars 1785, entré au Temple le 13 août 1792, mort le 8 juin 1795... : [estampe] / gravé d'après une miniature faite au Temple | Gallica

La question est bien sûr : qui a pu faire la miniature originale au Temple ? 

Nous versons cette pièce au dossier iconographique en espérant, qu’un jour ou l’autre un expert en iconographie voudra bien nous proposer ses compétences à moins qu’un de nos lecteurs passionnés n’accepte de le devenir, en rapprochant et en étudiant toutes les sources iconographiques disponibles ou restant à découvrir ! …

Comme le remarquait Philippe dans son courrier privé d’accompagnement, en raison de la multitude des portraits disponibles et des controverses qui leur sont liées on ne sait plus très bien où on en est !

Aussi rappellerons-nous qu’à l’heure actuelle nous considérons avoir deux portraits de 2 substitués à Louis XVII ! Celui de Vien fils et celui de  » David-Carteaux-X  » !