Une nouvelle hypothèse crédible pour le portrait sur émail de  » Louis XVII  » ? [ Addendum 18/03 ]

Toute la journée d’hier nous avons poursuivi nos réflexions sur le portrait de  » Louis Charles de France  » car nous avons l’intuition qu’il constitue une clef pour la résolution de notre énigme ; n’ayant pu nous résoudre à abandonner nos investigations, voici ce que nous avons trouvé en jonglant avec les outils de recherche  d’Internet sur Googlebooks, Gallica et wikipedia … :

Le livre des collectionneurs (1885 )( p 117 ) 

 » Il y avait à Paris ( sous Louis XVI ) des artistes émailleurs d’un grand mérite tels que Carteau, Vassal, Courtois, Jacques de Mailly, Mme Cadet, Pasquier, Weyler, et enfin l’illustre Hall, le plus grand peintre de portraits en miniature et en émail de son temps  »  

Vous devinez facilement quelle a été notre réaction immédiate à la lecture de cette information absolument inédite pour nous ! Bon sang; mais c’est bien sûr ! Si l’hypothèse de la peinture sur émail par Pierre Pasquier semble finalement aberrante, l’auteur de la peinture à laquelle nous nous heurtons est peut-être l’un de ces artistes !

Voici les informations les plus pertinentes que nous retenons de notre recherche, avant de vous proposer une nouvelle hypothèse qui permettrait de comprendre comment cette peinture sur émail aurait pu être réalisée avant de faire l’objet d’une copie gravée sous forme d’estampe !

*** Carteau :  peintre de portraits en émail, florissait sous Louis XVI. Il a travaillé pour les Menus-Plaisirs. Son morceau capital est un portrait du Roi, exécuté d’après nature, sur une plaque de dix pouces de haut sur seize de large, représentant Louis XVI à cheval et armé. L’artiste en reçut 6.000 liv. sans compter 600 liv. pour le cadre et 192 liv. pour la boite. (Arch. Nat. 01 3053.) En  1779  Carteau réclame 4480 livres pour quatre portraits du Roi et de la Reine. ( O1 3056 ) ( op.cit p 55 ) 

 Louis XVI, roi de France (1754-1793).

Titre : Louis XVI, roi de France (1754-1793).

Auteur : Jean-Baptiste-François CARTEAUX (1751-1813)
Date de création : 1791
Date représentée : 1791
Dimensions : Hauteur 306 cm – Largeur 322 cm
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée national du Château de Versailles (Versailles) ; site web
Contact copyright : Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. 254/256 rue de Bercy 75577 Paris CEDEX 12. Courriel : photo@rmn.fr ; site web
Référence de l’image : 86EE1284/MV 3968

Jean-François Carteaux

…/.

Envoyé contre les insurgés du Midi, il les bat à Pont-Saint-Esprit le 13 juillet1793, entre à Avignon le 25, bat à nouveau les royalistes à Cadenet) et les force à se disperser. Le 25 août, Marseille lui ouvre ses portes1.

Désigné par la Convention pour diriger l’armée de siège de Toulon en 1793. Il installe son quartier général dans la bastide de Montauban, à Ollioules, dont la vue domine la rade de Toulon. Son chef de l’artillerie, le lieutenant-colonel Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin ayant été blessé en septembre 1793, celui-ci est remplacé par le jeune capitaine Napoléon Bonaparte que Carteaux n’apprécie guère et qui pourtant aura un rôle décisif dans la prise de la ville.

Il quitte ce commandement pour passer successivement à ceux de l’armée d’Italie et de l’armée des Alpes. Arrêté à Marseille par ordre du comité de salut public, il est transféré et enfermé à la Conciergerie le 2 janvier 1794.

Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, il se voit confier par le gouvernement le commandement d’un corps d’observation en Normandie, destiné à soutenir l’armée du général Hoche dans l’Ouest. Destitué peu après, il proteste énergiquement contre cet acte, est réintégré dans son grade, et défend la Convention au 13 vendémiaire an IV (octobre 1795).

Le Premier Consul le nomme en 1801, l’un des administrateurs de la Loterie Nationale, et lui confie en 1804, l’administration provisoire de la principauté de Piombino.

Rentré en France en 1805, il obtient de l’Empereur une pension de retraite, et vécut dès lors entièrement éloigné des affaires.

Il meurt à Paris le 12 avril 1813.

*** Vassal voir p 121 

*** Courtois voir p 62  

De clic en clic nous avons été conduit sur le portrait ci-dessous, intégré dans une page titrée  » oeuvres suggérées  » sans qu’il soit possible de savoir si c’est à Courtois que cette miniature doit être attribuée ou non ! Sur la page des détails on ne lit aucun nom d’artiste !

Louis XVII, de profil

On comprendra facilement que nous citions en passant cette autre page d’images dédiée à :

LOUIS-CHARLES DE FRANCE (1785-1795)

*** Mme Cadet voir p 53 

*** Pasquier Pierre ( p 105-106 ) 

Né à Villefranche (Rhône), mort en 1806.

Portrait à l’huile, au pastel, en miniature et en émail. Membre de l’Académie royale de peinture et l’un des plus habiles peintres en émail du règne de Louis XVI. Il paraît avoir beaucoup pro­duit  et l’on est étonné de la rareté de ses oeuvres aujourd’hui. Le Louvre, si riche en beaux émaux, n’en possède pas de ce maître. Pour notre part, nous n’en avons ,jamais vu, ni chez les mar­chands, ni à l’Hôtel des ventes, ni dans les collections particu­lières que nous avons été à amené de visiter.

Laissons parler les critiques du temps. [ à rapprocher des critiques acerbes de David que nous avons lues NDLR ...]

Mercure. de France, janvier 1769: « Le sieur Pasquier, agréé de l’Académie royale de peinture, a peint en émail le portrait du Roi de Danemark. On ne peut. porter à un plus haut degré la ressemblance, la vé­rité et la vivacité dos traits qui animent la peinture. Ce portrait est d’ailleurs rendu avec des couleurs vives et fondues avec beau­coup d’art. Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que ce portrait a été fait de mémoire. [ ce qui nous reverrait à une hypothétique visite de Pasquier au Temple dont il n’existe aucune trace documentaire …NDLR ] Le Roi et toute la cour, les amateurs et les con­naisseurs qui ont vu ce chef-d’œuvre de l’art, en ont été univer­sellement frappés et satisfaits… »

Mercure, 1781.  » On y voit avec plaisir le portrait du R0i en émail, par M. Pasquier ; celui de Mme Sophie de France, leq­uel unit, avec beaucoup do vérité, des détails très intéressants ; celui de M. le Cte de Vergennes, dont les accessoires laissent ce­pendant beaucoup à désirer. »

Mercure, 1783 : « On remarque les portraits en miniature et en émail de M. Pasquier, renommé par la finesse et les grâces de son pinceau et par son talent à saisir la ressemblance ».

Si nous consultons les livrets du Salon, de 1769 à 1783, nous y trouvons une foule de portraits en émail et en miniature. Citons parmi les émaux, Louis XV, Louis XVI, le Roi de Danemark, la Dauphine, la Cesse d’Artois avec les attributs de Cérès, Charles d’après Van Dyck, le docteur de Saint-Léger, le Cte et la Ctesse du Nord, Mme de Saint-Clément, Mlle Raycek, peintre et pension­naire du Roi de Pologne, etc.

De 1777 à 1780, Pasquier exécute des portraits du Roi,  pour orner les riches tabatières diplomatiques. Parmi les person­nages qui reçoivent ces précieux bijoux, auxquel notre artiste a mis la main, nous remarquons : M de Vergennes, fils de l’am­bassadeur, peur avoir apporté la nouvelle du traité conclu avec les cantons suisses (1777); MM. Dean et Lee, députés américains, qui ont signé en 1778, le traite d’alliance entre le Roi et les États-Unis; M. de Guayta, chanoine d’Aix-la-Chapelle, pour avoir apporté, au nom de son chapitre, des reliques à. la Reine (1778).

La plus riche de ces tabatières fit envoyée à l’amiral espa­gnol Don Louis Cordova, en témoignage de satisfaction pour avoir concouru aux opérations de l’armée navale combinée dans la Manche. Ce bijou coûtait 22,512 liv. (Arch. du Min. des Aff. étr, , Présents du Roi, 1779.)

*** Weyler ( 1745-1791) ( voir p 125 ) 

*** Hall, Pierre-Adolphe (1736-1793)  ( pp 77-80 )

A noter entre autres informations le lien de cet artiste avec Gustave III [ et peut-être avec Fersen ??? Piste à explorer ?… ] . 

Nous ne pouvons que recommander aux esprits curieux cette biographie qui permet de voir quelles tragédies ont été provoquées par le chaos de la Révolution …

Hall: célèbre miniaturiste du XVIIIe siècle sa vie, ses œuvres, sa correspondance : observations sur la technique de la miniature en France et en Angleterre

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Après avoir fait cet inventaire que nous croyons être exhaustif, sous réserve de découvertes ultérieures, une hypothèse s’est naturellement imposée d’elle même à notre esprit, lorsque nous avons découvert qu’avant d’être militaire, Carteaux avait été un peintre sur émail au talent reconnu   !

Est-ce que par hasard l’explication historique du tableau original cité ci-dessous ne serait pas la suivante ? 

1 / Il aurait été impossible à David de ne pas faire le portrait de  » Louis XVII  » au Temple le 7 octobre 1793 ainsi que ce terrible témoignage permet d’en faire l’hypothèse, par analogie (  Histoire anecdotique du tribunal révolutionnaire: 17 août – 29 novembre 1792, Charles Monselet, D. Giraud et J. Dagneau, 1853 – 323 pages,  pp 179-180 ).
2 / Et  à partir de ce portrait, Jean-François Carteaux, dont la proximité idéologique avec David est évidente, et pour des raisons qu’on peut facilement deviner, aurait eu le loisir de faire la peinture sur émail de  » Louis XVII  » après son retour à Paris de l’armée de l’Ouest après juin 1795 … ; voir ICI ; cette oeuvre aurait ensuite fait l’objet de la copie gravée sous forme d’estampe, durant la période de juin 1795 à 1799, comme indiqué sur Gallica …  ( voir informations détaillées

Louis Charles de France, né le 27 mars 1785 : fils de Louis XVI, mort prisonnier en la Tour du Temple à Paris, le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après le tableau original

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Pour étayer une telle hypothèse, il convient maintenant de plonger dans les sources documentaires de tous ordres susceptibles de nous donner des informations qui pourraient la valider ou au contraire l’invalider ! 

Merci par avance à tous ceux qui voudront bien nous apporter leur concours pour parvenir rapidement à ce but ! 

Compte tenu de ce que représente l’immense talent de David dans l’histoire de la peinture française, on comprendrait facilement pour quelle raison une chape de silence se serait abattue sur cette oeuvre, dont nous ne devons la découverte qu’à la seule puissance des moteurs de recherche sur Internet … et à l’insatiable curiosité intellectuelle de tous ceux qui croient à la nécessité de résoudre cette fascinante énigme Louis XVII de deux siècles, qui n’a que trop duré !…    

Addendum 1 – 16 h 50

CARTEAUX Jean François

…/…  Au commencement de la révolution il était encore occupé d un portrait en grand de la Reine de France sur émail, d une dimension peu ordinaire …/... ( Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Volume 4 publié par Louis Mayeul Chaudon, Mame frères, 1810, p 71 )

Addendum 2 – 20 h 30 Conclusion provisoire 

http://jjric.free.fr/res3plein.img/DJX28.jpgbtv1b6950160vFace à ces deux portraits de « Louis XVII » reconnus par l’iconographie officielle de la République, l’un au musée Carnavalet, l’autre dans les archives de la BNF, quel historien honnête peut oser affirmer que l’énigme Louis XVII a été résolue? 

Qui peut oser prétendre que la seule recherche universitaire, intellectuellement et historiquement légitime, est celle qui serait destinée à établir dans quelles conditions précises Louis Charles Capet, ci-devant Roi Louis XVII serait mort au Temple le 20 prairial an III ou 8 juin 1795 ?  

Enfin, au nom de quelle valeur ou de quel principe, tout royaliste, conscient de la catastrophe spirituelle, politique, économique et morale dans laquelle la France est désormais plongée, après deux siècles de révolutions, de guerres et d’invasions de tous ordres, peut  refuser de contribuer, selon sa seule convenance et ses moyens disponibles, à résoudre cette énigme Louis XVII, ainsi que nous croyons devoir le faire au nom des Lois Fondamentales du Royaume de France, scellées jusqu’à la Fin des Temps par la mission naturelle et surnaturelle de Jeanne d’Arc ?   

Addendum 18/03 

Carteaux

<= Voir ci-contre informations sur Carteaux

à partir du 11 ème alinéa 

Face à une alternative cruciale pour l’avenir de nos recherches historiques sur le destin de Louis XVII [ MAJ 22 h 30 ]

MAJ 22 h 30 Alerte rouge sur le forum de Marie-Antoinette ! 

Chers amis lecteurs, 

Il n’est plus nécessaire de nous donner un quelconque délai de réflexion pour répondre à la question que nous nous sommes posée ce matin !

En effet, en faisant notre surf habituel de fin de journée sur Internet, nous venons de découvrir qu’il y a eu un début d’incendie sur le forum de Marie-Antoinette !

Jugez-en par vous même en parcourant la dernière page de la discussion dédiée à 

La correspondance de Marie-Antoinette et Fersen

où nous lisons que Marie-Antoinette du forum de Marie-Antoinette vient d’allumer une mèche qui est appelée à faire des dégâts directs et collatéraux de tous ordres ! …

Bonne lecture et à demain !  

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Tout Français lucide, qui a encore conservé quelques neurones libres de toute soumission à la dictature orwellienne du système politico-médiatique, qui conduit la France vers la dhimmitude spirituelle, intellectuelle et politique, pressent que nous approchons d’une échéance cruciale pour l’avenir même de notre civilisation !

Dans un tel contexte est-il raisonnable de chercher encore à savoir ce qu’est devenu Louis XVII qui, en l’état actuel de nos connaissances, a pu mourir au Temple durant le terrible hiver 1793-1794 ou être profondément traumatisé et n’avoir eu qu’une pauvre vie sans aucun avenir, s’il a été exfiltré à une date postérieure à la période que nous retenons encore dans le cadre de notre modèle ! 

Et à cette interrogation vient de s’ajouter la pression de l’incroyable tsunami médiatique, construit sur une analyse à prétention scientifique, destinée à préparer volens nolens la prochaine publication d’un livre, qui doit valider de manière définitive la théorie selon laquelle Louis XVII, décédé ou non au Temple, a été le fils de Marie-Antoinette et de Fersen, imposture qu’il sera interdit de contester publiquement, sauf à prendre le risque de passer pour un fou, un mystico-dingo, voire même un  » négationniste « , comme nous avons pu le lire après la publication en avril 2000 des résultats des analyses ADN du coeur dit de Louis XVII !… 

Allons-nous oser et au nom de quoi pouvons-nous poursuivre notre navigation sur Internet ? N’est-ce pas d’ores et déjà déraisonnable de continuer à nous interroger sur cette estampe, référencée sur Gallica comme étant la gravure faite à partir d’une peinture sur émail, alors même que nous ignorons tout des conditions dans lesquelles elle a pu être réalisée par l’artiste, que nous présumons être Pierre Pasquier ? Est-il raisonnable de croire encore que la résolution de cette énigme Louis XVII peut avoir un impact sur le destin même de la France, en ayant pour seule certitude que ce tableau original constitue un élément clef de la résolution de cette Affaire Louis XVII, car il représente un adolescent d’une dizaine d’années ?

Louis Charles de France, né le 27 mars 1785 : fils de Louis XVI, mort prisonnier en la Tour du Temple à Paris, le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après le tableau original

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Ainsi que nous avons déjà eu l’occasion de le faire, lorsque survenaient des événements importants susceptibles de modifier la raison d’être de notre trimaran CRIL17, nous allons nous accorder un délai de réflexion pour répondre à cette question, imposée par le simple bon sens au vu de la réalité de l’état de la France aujourd’hui ! 

Qui vivra verra ! 

Des lettres de la Reine Marie-Antoinette à Fersen (35)

Et grâce à notre partenariat actif avec le Boudoir de Marie-Antoinette, nous découvrons que France 2 vient d’entrer dans la sarabande infernale autour de la Reine, avec quelques images inédites et de nouveaux intervenants !  

Cherchez l’erreur … ou … en résumé …

miniature-ovale-sur-ivoire-louis-xvii-300x283 dans histoire

 

MCR20

 

 

*** Voir en résumé  nos observations spécifiques pour ce portrait *** 

http://jjric.free.fr/res3plein.img/DJX28.jpg

Pour les légendes et la traçabilité historique ( inconnue ) de ces portraits, voir nos archives ; en particulier 8 Comments » et  17 Comments »

*** En résumé, en l’état actuel de nos informations, si on distingue bien l’estampe ( dont la légende date de la période 1795-1799, selon Gallica ) de la peinture qui en a été à l’origine, nous considérons qu’il est permis d’accorder un certain crédit à l’oeuvre qui aurait pu être composée par Pierre Pasquier, peintre sur émail, même si nous ne savons pas dans quelles conditions précises elle a pu être réalisée d’octobre à novembre 1793, 

Cette hypothèse est étayée par les divers indices que nous avons pu rassembler ; et en particulier qu’une copie de l’original, réalisée sous forme d’estampe, chez l’imprimeur Sirou, 37 rue des Noyers à Paris, ait été conservée dans l’une des collections de la Duchesse de Berry (Château de BRUNNSEE STYRIE) et ait appartenu (en 1913) à SAR Madame la Princesse Béatrice de Bourbon Parme, Comtesse Lucchesi-Palli, ne peut être anodin et sans signification ! 

En attendant de pouvoir valider ou de devoir abandonner cette hypothèse, grâce à la découverte de faits inédits irréfutables, nous oserons penser que ce portrait pourrait être celui du jeune adolescent substitué à Louis XVII, après la séparation du 3 juillet 1793 au soir, et auteur des signatures des PV d’interrogatoires d’octobre et novembre 1793, sous le nom de Louis Charles Capet ! …

Qui vivra verra ! 

Appel aux généalogistes et à la famille apparentée au peintre sur émail, Pierre Pasquier ( 1731-1806 )

Après avoir fait un très large tour d’horizon des sources documentaires accessibles sur Internet, et avant de pouvoir poursuivre nos investigations in situ  dans les dossiers des Archives Nationales, force est d’admettre qu’il nous sera probablement impossible d’établir un lien quelconque entre Jacques-Louis David et Pierre Pasquier, pour la période d’octobre 1793 ! 

Mais, chers amis lecteurs, vous vous êtes sans doute déjà fait les réflexions suivantes :

Pierre Pasquier, peintre sur émail, décédé en 1806, semble-t-il, sans descendance avait une soeur qui est intervenue pour le faire libérer lorsqu’il était en prison ! D’où les questions : Pierre Pasquier aurait-il eu des oncles ou tantes et des cousins vivants durant la période 1793-1806 ?  Et la question capitale : 

est-ce que par hasard Pierre Pasquier aurait eu le chancelier Étienne-Denis Pasquier, pour proche parent ? ( baron (1808) puis duc (1844) Pasquier1, est un homme politique français né à Paris le et mort dans la même ville le .)

En effet comment ne pas faire un rapprochement avec cette célèbre phrase extraite des Mémoires du Chancelier Pasquier, connue de tout passionné par la recherche de la vérité sur la question Louis XVII, selon laquelle il serait écrit *** que  » depuis 1792 la France n’a pas connu un seul gouvernement légitime  » ( Xavier de Roche, Louis XVII,  p 176 ) 

 D’où la question : 

Est-ce que par hasard, le chancelier Etienne-Denis Pasquier aurait eu connaissance, voire même aurait hérité ( pourquoi pas ? .. ) de la peinture originale sur émail du portrait du substitué à Louis XVII, réalisée par Pierre Pasquier en octobre 1793, dans des circonstances dont nous ignorons tout ? 

Quand on sait quel rôle essentiel a joué le chancelier Pasquier, lors des enquêtes officielles ordonnées sous la Restauration, tout ne s’éclairerait-il pas et ne pourrait-on pas alors conclure de manière définitive ?

Tel un naufragé sur une île déserte, jetant une bouteille dans l’Océan, nous confions ce post à la puissance des moteurs de recherches du Web !…

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PS : A l’attention de nos nouveaux lecteurs 

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que nous avions fait un appel semblable, lorsque nous avions découvert la controverse historique sur la communion de la Reine Marie-Antoinette à la Conciergerie ! Et grâce à Internet nous avions eu la chance extraordinaire d’entrer en contact avec un membre de la famille apparentée à l’abbé  Magnin, qui nous avait communiqué son témoignage sur la tradition orale familiale parvenue jusqu’à lui.

C’est ainsi que nous avions acquis la certitude que la Reine avait pu communier des mains d’un prêtre réfractaire, peu de temps avant le 16 octobre 1793 et que la théorie dominante en vigueur, qui prétend qu’il s’agirait d’une légende fabriquée de toutes pièces par les royalistes, est une véritable imposture ! Tout comme l’est, deux siècles plus tard, le tsunami médiatique actuel construit sur le prétendu décryptage de la lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792, fabriqué en 15 jours par le sire Florian Kergorlay, et honteusement validé par le CRCC et les Archives Nationales  ! … 

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Suite aux infos apportées par Philippe dans les 5 Comments » nous avons recherché en vain la tabatière réalisée par Pasquier ( en 17.. ? ) ,  avec les portraits de Louis XVI, de Marie-Antoinette et de leurs enfants,  qui se trouve au Musée de l’Ermitage à Saint Petersbourg, suite à la vente Mimerel ( 1910 )  

Catalogue des miniatures et émaux principalement des écoles française et anglaise des XVIIIe et XIXe siècles…, objets de vitrine…, composant l’importante collection du comte Mimerelvente … 18-22 avril 1910… / [experts] Paulme, Lasquin – 1910
Description  [ Vente . Art. 1910-04-18 – 1910-04-22. Paris]
Description  [Collection. Art. Mimerel (comte). 1910]
[ Après vérification on ne trouve pas, sur le catalogue de la vente Mimerel, la mention de la tabatière indiquée dans la revue et on lit vers 1830 en légende de l’oeuvre de Pasquier  !…]  

Par contre, voici deux images de la Reine que nous y avons découvert  ( glanure jacobine du message précédent oblige ! ) :

......

Glanure jacobine … [ MAJ 15/03 ]

MAJ 15/03

En lisant l’information publiée hier soir, nos plus anciens lecteurs se seront probablement rappelés la controverse historique qui avait retenu toute notre attention au sujet d’une assiette que Robespierre aurait cassée au restaurant, en apprenant la réaction de compassion que la Reine avait appelé de la part des tricoteuses, après qu’Hébert ait présenté au tribunal l’acte d’accusation d’inceste de  » Louis Charles Capet  » contre elle. On avait pu lire à cette occasion que Robespierre se serait emporté contre la maladresse d’Hébert …

Force est donc de constater que Robespierre n’a pas crû utile de réaffirmer sa soi-disant colère contre Hébert, lors de la séance des débats qui a suivi aux Jacobins ! 

Et si on considère que l’hallucinante machination contre Louis XVII et la Reine, unique dans toute l’histoire de l’humanité, est sortie des portes de l’enfer via le fourneau du père Duchesne, force est d’admettre que la société des Jacobins qui,  à ce moment-là, dirigeait en fait la République, en partage la responsabilité pleine et entière !… 

Et plus de deux cents ans après, la Reine est toujours poursuivie par la même haine mensongère, ajustée aux moyens, dont dispose aujourd’hui le système politico-médiatique, qui assure la gouvernance de la République dite française …  

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A la recherche d’une trace documentaire sur le lien qui aurait pu exister en octobre 1793, entre David et Pasquier, du fait de leur appartenance à la société des Jacobins, nous venons de découvrir cette page d’histoire que nous ne connaissions pas et que nous ne saurions garder pour nous …

Elle est extraite du Journal des débats et de la correspondance de la société des Jacobins  

1793/10/17 (N516).

Auteur  Société des amis de la Constitution. Auteur du texte

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Autour du portrait sur émail … [ MAJ 15/03 ]

Notre découverte faite tardivement samedi soir sur l’appartenance, selon Aulard, de Pierre Pasquier à la société des Jacobins (voir 17 Comments » ) nous oblige à poursuivre nos investigations, avant de pouvoir proposer une nouvelle version de notre théorie sur l’exfiltration de Louis XVII du Temple, durant la période du 3 juillet à la nuit du 2 au 3 septembre 1793 ! 

Mais pourquoi nous intéresser, comme nous le faisons, à la peinture originale sur émail  de Louis Charles de France, que nous sommes désormais en droit de considérer comme pouvant être celle de  » Louis Charles Capet  » , signataire des PV des interrogatoires au Temple des 6 et 7 octobre 1793 ?

La signature de David nous renvoie bien évidemment au monde de la peinture à Paris en 1793 ! Mais comment serait-il possible que Pierre Pasquier, seul peintre sur émail parfaitement reconnu à son époque pour son talent, dont nous avons pu retrouver la trace documentaire, ait pu être l’auteur de la peinture originale, dont seule une copie sous forme d’estampe est parvenue jusqu’à nous ?

A priori il semblerait même impossible que Pierre Pasquier ait pu accéder au Temple pour faire le portrait de «  Louis XVII  » ! Pierre Pasquier aurait-il travaillé à partir d’un dessin réalisé par Jacques-Louis David ? Si l’hypothèse semble séduisante, n’est-elle pas invraisemblable ? Ou bien faudrait-il y voir la véritable raison, parfaitement occultée dans les sources documentaires dont nous pouvons disposer, mais qui aurait conduit David à faire incarcérer Pierre Pasquier le 20 novembre 1793 ? On notera à ce sujet une autre curieuse coïncidence ; Pierre Pasquier, que David a appelé « le phénix de la bande »   est le seul membre de la Commission du Muséum du Louvre à avoir été arrêté, les autres ayant été simplement démis de leurs fonctions !  

Mais comment Pasquier, membre de la société des Jacobins, aurait-il pu avoir en mains un dessin de  » Louis XVII  » fait par David, pour en faire ensuite une peinture sur émail ? Nous n’en savons rien pour l’instant !

Mais à la lecture de la procédure à respecter scrupuleusement pour fabriquer une peinture sur émail ( voir ci-après un extrait, à l’état brut, des détails techniques très complexes, exposés dans cet ouvrage  Dictionnaire Raisonné Universel Des Arts Et Metiers: Contenant L …, Volume 3 ) on ne peut que conclure que le portrait effectué concernait un personnage d’une importance historique considérable, aux yeux de celui qui l’a conçu ! 

Et on pense aussitôt à la célèbre formule, au matin du 10 Thermidor de l’an II, de Barère désignant Louis XVII comme  » le talisman royal  » … que les révolutionnaires auraient, paraît-il, oublié dans sa «  Chambre « , selon un processus typiquement kafkaïen  décrit par Madame Françoise Chandernagor … 

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 » Peinture en émail

La peinture en émail ou plutôt sur émail est très ancienne puisqu on voit qu elle étoit usitée chez les Toscans du temps de Porsemza Cette espece de peinture fut ainsi que tous les arts bien différente dans les commencements de ce qu elle devoit devenir un jour on n y employoit ue le blanc et le noir avec quelques teintes légeres de carnation au visage et à quelques autres parties tels sont les émaux qu on appelle dç Limoges Ce fut en 1632 qu un orfevre de Château Dun qui entendoit très bien l art d em loyer les émaux parvint à trouver des couleurs métal iques auxquelles il mêloit des fondants il les appliquoit sur un fond émaillé d une seule couleur et les exposait au feu pour les parfondre Ce Peintre communiqua son secret à d autres artistes qui le perfectionnerent et pousserent la peinture en émail jusqu au point où nous la possédons aujourd hui La durée de la peinture en émail son lustre permanent la vivacité de ses teintes la mirent d abord en grand crédit on lui donna sur la peinture en miniature une préférence qu elle eût sans doute conservée sans la patience qu elle exige les accidents du feu qu on ne peut prévoir et la longueur du travail auquel il faut s assujettir Les Peintres sur émail ont une peine incroyable à compléter leur palette et quand elle est à peu près complette ils craignent toujours que quelque couleur dont ils ignorent la composition ne vienne à leur manquer L habile chymiste est ici de la plus grande utilité au Peintre pour lui fournir de belles couleurs

Le degré de perfection le plus léger dans le travail quelques lignes de plus ou de moins sur le diamètre d’une piece au delà d une certaine grandeur font des différences prodigieuses dans ce genre de peinture Pour peu qu une piece soit grande il est presque impossible de lui conserver cette égalité de superficie qui permet seule de jouir également de la peinture de quelque côté qu on la regarde et d ailleurs les dangers du feu augmentent en raison des surfaces …./… 

Le Peintre en émail pour s assurer des qualités de ses couleurs a de petites plaques d émail qu on nomme inuentaires il y exécute au pinceau des traits larges comme des lentilles il numéroté ces traits et met l inê ventaire au feu il observe de coucher d abord la couleur égale et légere il repasse ensuite sur cette pre miere couche de la couleur qui fasse des épaisseurs inégales ces inégalités déterminent au sortir du feu la foiblesse la force et les nuances des couleurs C est d après ces observations que le Peintre en émail forme sa palette elle est pour ainsi dire une suite plus ou moins considérable d essais numérotés sur des inventaires auxquels il a recours selon le besoin

…/…

Un coup de feu efface quelquefois la moitié de la  peinture ; le travail assidu de plusieurs semaines peut quelquefois être perdu dans un instant .

On accuse quelquefois la mauvaise température de l air et l haleine des personnes qui ont approché de la pendant qu on la peignoit c est par cette raison que artistes éloignent ceux qui ont mangé de l ail ct qui sont soupçonnés d être dans les remedes mercuriels La piece étant passée à ce premier feu le Peintre retire pour la colorier de nouveau et fortifier les couches des couleurs qu il n avoit fait que légeres la premiere fois il remet ensuite îla piece au feu la retire de nonveau la recolorie en augmentant de feu en feu la couche des couleurs On peut porter une piece jusqu à cinq feux mais un plus grand nombre feroit soulÏrir les couleurs L artiste qui connoît bien sa palette réserve pour le dernier feu les couleurs tendres il ménage même plus ou moins de feu à ses couleurs suivant leurs qualités

…/… lire la suite …/… 

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Dernière observation pour expliquer l’intérêt que nous accordons à la peinture originale sur émail qui, de toute évidence, ne peut pas être celle de Louis XVII et qui, en l’état de nos informations aurait pu être réalisée par Pierre Pasquier, entre le 8 octobre 1793 ( lendemain de la confrontation de  Louis Charles Capet avec Madame Elisabeth, en présence de David ) et le 20 novembre 1793 : 

Si nous pouvions établir qu’il s’agit bien du substitué à Louis XVII d’octobre 1793, nous éliminerions ipso facto l’hypothèse toujours pertinente développée par Louis Hastier, selon laquelle Louis XVII serait mort au Temple durant le terrible hiver 1793-1794 … et en tout cas avant le 19 janvier 1794 …

Il ne resterait plus qu’une seule hypothèse pour expliquer l’inhumation, le 22 prairial an III,  d’un substitué à Louis XVII,  âgé d’environ 18 ans, comme nous pensons en avoir apporté la preuve dans notre livre  » Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité «  !…  

Et la théorie de la survivance de Louis XVII hors du Temple passerait alors du statut d’hypothèse à celui de certitude historique ! …

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Addendum 19 h 10 Et voici un premier indice sur les relations qui existaient entre David et Pasquier ; un document signé conjointement le 5 décembre 1789, sur les projets de réforme de l’Académie Royale de peinture et de sculpture  (Extrait des Actes de la Commune de Paris pendant la Révolution. 2e série / Tome 4 / publiés et annotés par Sigismond Lacroix… Parisbpt6k491398

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Addendum 15/03 

Où on apprend que Pierre Pasquier, toujours en prison, écrit au Comité d’Instruction Publique le 27 thermidor an II ( 14 août 1794 ) alors que David a été décrété d’arrestation, quelques jours auparavant, le 15 thermidor an II ( 2 août 1794).    

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Des lettres de la Reine Marie-Antoinette à Fersen (34)

On comprendra facilement que nous ne puissions pas rester indifférent devant ce déchaînement des médias contre l’honneur de la Reine Marie-Antoinette …

Serait-il déraisonnable de penser que ce tsunami médiatique contre la Reine Marie-Antoinette, fondé sur la véritable imposture d’un prétendu décryptage de la lettre de la Reine à Fersen du 4 janvier 1792, aurait pour cible la légitimité royale de Louis XVII,  et par voie de conséquence celle de l’espérance en la résurrection du Royaume de France, qui serait aujourd’hui encore incarnée en la personne d’un descendant de Louis XVII, fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette, que le suicide français ( Eric Zemmour ), la décomposition française ( Malika Sorel ) ou la trahison criminelle de la France par ses élites ( Philippe de Villiers ) appellent chaque jour davantage, face à la montée des très graves périls,  dont les médias les plus officiels sont aujourd’hui dans l’obligation de faire état, sous la pression du réel et de la réinfosphère ( voir ce blogroll

Proposition d’une nouvelle hypothèse iconographique pour illustrer notre modèle de l’exfiltration de Louis XVII

Chers amis, 

Au vu du contexte politique et économique dans lequel nous vivons, il semblerait que le temps dont nous pouvons espérer disposer raisonnablement, pour pouvoir travailler avec la liberté et la sérénité requises,  se fasse de plus en plus court …

Aussi croyons-nous opportun de vous proposer un nouveau modèle qui tienne compte de nos derniers échanges développés autour des questions d’ordre iconographique, tout en ayant à l’esprit qu’il s’agit d’un ensemble de faits et d’hypothèses qui doivent être validées ou infirmées !

Notre ami François-Marie vient de nous envoyer cette photo prise au musée Carnavalet en janvier 2014, dont le contenu sert de légende au célèbre tableau de Vien, exposé maintes fois sur ce site.

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Le Musée Carnavalet, gardien avec la Commission du Vieux Paris, de la mémoire de la question Louis XVII n’est donc sûr de rien, puisqu’il est écrit sous le nom de  » Louis XVII ( 1785 – 1794) … Ce portrait aurait été peint  [ par Joseph-Marie Vien, dit le Jeune ( 1762-1848 ) ] au Temple, sur l’ordre de la Convention. « 

Or il est absolument certain que Louis XVII avait les cheveux blonds, et nous avons acquis la certitude que Louis XVII n’a pas été inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795, ou 22 prairial an III comme l’attestent les preuves avancées dans le livre  » Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité « !

Nous ignorons dans quelles circonstances, et en particulier à quelle date précise, le peintre Vien le Jeune aurait peint son tableau censé représenter Louis XVII.

Nous avions fait précédemment l’hypothèse que ce tableau aurait été celui du premier substitué à Louis XVII et qu’il aurait été peint durant l’été 1793 ! Aujourd’hui nous croyons devoir abandonner cette hypothèse et la remplacer par celle que nous vous présenterons dès que possible, afin de tenir compte de l’ensemble des informations collectées autour de cette estampe ( voir cette page et ses commentaires )  et auxquelles nous croyons devoir accorder un minimum de crédit :  

Louis Charles de France, né le 27 mars 1785 : fils de Louis XVI, mort prisonnier en la Tour du Temple à Paris, le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après le tableau original

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 En réponse à une objection pertinente qui nous a été faite par un éminent contradicteur qui se reconnaîtra facilement, nous rappellerons que nous conservons la période du 3 juillet au soir jusqu’à la nuit du 2 au 3 septembre 1793 comme fenêtre d’exfiltration de Louis XVII par Danton et Hérault de Séchelles, même si la théorie de Michel Jaboulay, pour une évasion au soir même du 3 juillet, mérite la plus grande considération !

En effet si on admet que l’adolescent ( d’une dizaine d’années ) représenté sur la gravure ci-dessus a été confronté à Madame Elisabeth le 7 octobre 1793, alors que Louis XVII n’avait que 8 ans, on nous oppose que Marie-Antoinette aurait pu voir son fils, et donc le reconnaître, durant la période du 3 juillet au 2 août 1793, selon le mémoire de Madame Royale ! …

A suivre …/… 

Un nouveau portrait inédit de Louis XVII ?

Avec une question d’actualité, tout étant lié comme Karl Marx nous l’a appris :

Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Melenchon, se serait-il étouffé ce 21 janvier 2016, en mangeant sa tête de veau ou son tablier en peau de cochon ?   

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24 janvier, 2013

Le 21 janvier et le dauphin du Temple

Classé dans : fêtes,histoire,peinture,religion — dompaul @ 13:15

Le 21 janvier, le bon gros roi de France Louis XVI subit le traitement égalitaire réservé aux condamnés à mort par la Convention et, chaque année, les uns commémorent cet événement par une communion eucharistique, les autres par un repas comportant de la tête de veau. Dans son blog, Alexis Corbière explique pourquoi, sous Louis-Philippe, la tête de veau a remplacé la tête de cochon (cliquer sur Lundi 21 janvier, je mange de la tête de veauLe 21 janvier et le dauphin du Temple dans fêtes external).

Aujourd’hui, le repas à la tête de veau a un avantage: les Mahométans peuvent aussi y participer même si, sous la première république, ils ne se précipitaient pas pour venir en France.

Quant au fils unique de Louis XVI, le petit dauphin, mort le 8 juin 1795 de tuberculose après un calvaire de trois ans dans une geôle humide et sombre, où il était enfermé sur ordre de la Convention, personne ne peut nier qu’il était innocent de tout crime.

Au moment où l’on entre dans une période d’attendrissement autour du retour en France de Florence Cassez, libérée par la Cour suprême mexicaine parce que ses droits d’accusée ont été bafoués (vice de procédure)*, c’est aussi l’occasion de s’attendrir sur le sort du petit  dauphin. Audresselles.at vous présente donc un portrait inédit de lui,  l’année de son internement administratif. Il est daté de 1792.

 miniature-ovale-sur-ivoire-louis-xvii-300x283 dans histoire

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Nous ignorons tout de la traçabilité historique de ce portrait que notre ami Philippe vient de nous faire découvrir par courrier privé.

Le premier détail qui saute aux yeux est bien sûr le style de la coiffure semblable à celui de l’estampe faite à partir de la peinture sur émail sur laquelle nous réfléchissons et les cheveux blonds en contradiction radicale avec ceux du tableau de Vien, qui est aujourd’hui encore présenté par le musée Carnavalet comme étant celui de «  Louis Charles Capet  »