La République en marche vers une catharsis apocalyptique ? [ MAJ 29/03 – 16 h 45 ]

 » Colonel Arnaud Beltrame, votre sacrifice nous oblige « 
 ( Emmanuel Macron – source de la photo : Riposte laïque )   

Nous ne pouvons pas ne pas revenir ce matin, sur les  informations étroitement liées à l’évènement survenu à Carcassonne et à Trèbes, le 23/03/2018, même si vous les retrouverez facilement sur vos sites favoris habituels  ! Voir notre surlignage du texte en rouge et une observation très personnelle insérée entre [ ] …

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Témoignage du père Jean-Baptiste à la messe pour le repos de l’âme du colonel Arnaud Beltrame ( source salon beige

Voici le texte du père Jean-Baptise, chanoine de l’abbaye de Lagrasse, envoyé à l’évêque aux armées, lu à Saint Sulpice à Paris lors de la messe pour le colonel Beltrame à 20h30. Le père Jean-Baptiste prêchera à la messe de funérailles, qui se déroulera jeudi à 11h en la cathédrale de Carcassonne.

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Cher Monseigneur, chers frères et sœurs,

Après l’hommage national de ce matin, j’aurais aimé être à vos côtés pour évoquer la figure du colonel Arnaud Beltrame, que je préparais au mariage depuis deux ans et dont j’étais proche en ces dernières années. Mais il me faut prêcher à ses funérailles demain matin à Carcassonne. Ma prière rejoint donc la vôtre ce soir.
Vous savez tous la joie que j’ai eue d’être aux côtés du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle, sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l’hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c’est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place, pour un héros qui fait l’admiration de tous.
Louons le Seigneur pour la force qu’il a mise en ce cœur d’homme et d’officier. Son excellente forme physique impressionnait ses hommes. Il venait souvent me voir en tenue de randonneur. Vous savez sa belle carrière militaire. Mais, plus important que tout, il ne cachait à personne la joie que Dieu lui avait offerte en redécouvrant la foi catholique vers ses 33 ans, entraînant sa première communion et le sacrement de confirmation il y a neuf ans seulement. Nous parlions beaucoup de conjugalité, d’évangélisation, du diable ou autre. Il avait soif de savoir et de comprendre.
Intellectuellement brillant, il a suivi une préparation au mariage exigeante avec un sérieux qui force mon admiration. Marielle et lui venaient chaque mois à des rencontres de couples à Narbonne ou à l’abbaye de Lagrasse. Arnaud nous a marqué par sa vivacité, sa joie contagieuse et sa capacité d’entraînement. Loquace, il était presque bavard… Je devais parfois l’interrompre pour que Marielle puisse s’exprimer… et il le faisait avec un tendre sourire vers elle. Car ce soldat, ce chuteur opérationnel, ce gendarme d’élite fondait devant celle qu’il aimait et débordait d’attentions délicates, de mots gentils. J’en ai été cent fois témoin.
Sa déclaration d’intention pour le mariage catholique que je devais célébrer le 9 juin prochain près de Vannes est admirable. Marielle ne souhaite pas que soit rendue publique cette lettre ultime. Sachez que ce texte écrit seulement quatre jours avant sa mort héroïque, prouve son adhésion inconditionnelle et fervente à toute la foi catholique et à sa tradition, qu’il y prie en particulier Notre Dame avec gratitude, qu’il demande l’aide de saint Michel et prend saint Joseph pour modèle.
Bénissant sa maison le 16 décembre dernier, j’avais été frappé de la décoration manifestant sa foi et sa passion pour l’histoire et la gendarmerie. Mais plus encore, par le fait qu’il avait réservé une pièce pour en faire un oratoire. Nous y avons prié tous les trois. Imitez-le ! Faisons une place dans nos vies à la prière !
Les jours saints que nous vivons rappellent le Sacrifice rédempteur du Christ. Louons le Seigneur de lui avoir permis d’imiter Jésus, de vivre qu’ « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). Arnaud savait le risque fou qu’il prenait en se livrant comme otage du terroriste. Il l’a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, car tel était son engagement d’officier de gendarmerie et de chrétien.
Je crois qu’il a offert sa vie pour que s’arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d’Arnaud l’invitait à sauver, en offrant sa vie s’il le fallait.
Arnaud est-il un saint au Ciel, un pécheur au purgatoire ou un damné en enfer, comme le pensent les partisans de son meurtrier ? Nous avons grand espoir qu’il nous regarde et intercède pour nous, mais Dieu seul le sait. Quoi qu’il en soit, prions pour lui et les autres victimes de cette tragédie. Prions pour son assassin [ Absurde ! A moins d’imaginer l’hypothèse que le colonel Arnaud Beltrame ait eu le loisir de dire comme le père Hamel  » Vade retro Satanas  » à son assassin, qui aurait pu se convertir, pendant le temps du trajet nécessaire à la balle, sortie de l’arme du gendarme d’élite qui l’a tué ?… Nous prions donc le père Jean-Baptiste de bien vouloir nous autoriser à réserver  notre temps de prière pour les autres victimes passées de radicalisés fichés S8V13 et en particulier pour Renato, en réponse à cet appel de ce jour …  NCRIL17 ]. .
Le colonel Beltrame était convaincu qu’on ne peut pas lutter contre une idéologie uniquement avec des armes et des ordinateurs. On ne peut la vaincre durablement qu’avec des convictions spirituelles. La foi catholique qu’il a redécouverte, les merveilles chrétiennes de l’histoire de France qui le passionnaient, sont le meilleur bouclier contre la folie des convictions assassines qui tuent et veulent tuer encore.
Alors, avec Arnaud et comme lui, soyons prêts au sacrifice de nos vies pour l’amour de nos frères !
Là où est la haine, mettons l’amour. Là où est le doute, mettons la foi. Là où est le désespoir, mettons l’espérance. Ainsi soit-il ! (Inspiré de la prière simple dite « de saint François d’Assise », mais apparue seulement en 1912.)

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Nous écrivions hier : 
« 
avec confiance en la résurrection du Royaume de France, grâce à la résilience de tous ceux qui n’espèrent plus que dans le triomphe final du Coeur Immaculé de Marie, pour rassembler ce qu’il restera de la Nation, après la catharsis véritablement apocalyptique de la confrontation de ses nuées, portées par le  » socle vivant de la République  » avec la  réalité, d’ores et déjà engendrée par l’égorgement du Colonel Arnaud Beltrame, survenu dans des conditions précises encore inconnues. »   
Et aujourd’hui nous lisons :

Trèbes: avant d’être sauvée par Arnaud Beltrame, l’otage a fait face au terroriste avec sang-froid

Arnaud Beltrame a probablement affronté le terroriste au corps à corps

Périco Légasse dénonce le silence des autorités sur l’égorgement du gendarme Arnaud Beltrame mardi 27 mars 2018  ( source Agoravox – vu ce jour 29/03, à la fenêtre Twitter du Salon beige) 

Le colonel Beltrame n’aurait jamais dû mourir, donc il y a problème…

Macron, l’islamisme « souterrain et pernicieux », cela s’appelle juste l’islam…

 

Beau discours du président de la République. C’est incontestable. Sauf que l’islamisme souterrain et pernicieux dont il nous parle est la simple branche d’un tronc commun qui se nomme islam.
[ Macron ajoute ainsi à l’immense malheur de la France, selon le célèbre aphorisme d’Albert Camus, mais Macron sait-il qui est ce magnifique écrivain, pour avoir dit cette  monstruosité intellectuelle et politique que  » la colonisation française en Algérie a été un crime contre l’humanité ? ]   

…/…  lire l’article de  » Jean Sobieski « , dont les analyses régulièrement publiées sur RL, nous invitent à  espérer en l’avènement du Bourbon-Habsbourg, qui nous semble chaque jour plus nécessaire et plus vital que la veille …/…  

Edouard Philippe ment : la loi permet d’interdire le salafisme

Edouard Philippe ment : la loi permet d’interdire le salafismeLire l’article de « Maxime » ,  juriste émérite de Résistance Républicaine 

d’où nous extrayons cette conclusion 

 » Je ne comprends pas que des personnalités politiques puissent prétendre qu’on ne peut pas aller plus loin juridiquement à l’heure actuelle.
Leurs déclarations invitent à se demander si elles ne sont pas corrompues par des agents d’influence de l’islamisme ou si elles ne sont pas conseillées par des islamistes.
Quel est, en tous cas, leur intérêt à prêcher l’impuissance face à l’évidence ? »  Maxime Maxime

ADDENDUM 16 h 45  Robert Ménard : « Le face à face entre un Français de cœur et un Français de papier »

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Et si vous  souhaitez savoir à quoi pourrait correspondre la    catharsis à venir,  non plus dans le théâtre d’Aristote, mais dans la rue, voyez les informations publiées sur Fdesouche, dont même certains grands médias sont obligés de faire état, tout au moins partiellement,  en un temps de plus en plus court ! C’est dire si «  Les événements prennent une tournure grave  » comme on le voit à Etampes ! Mais après  tout, à l’instar de ces étudiants (  des «  chrétiens radicalisés ou des cathos fondamentalistes et intégristes «   – voire peut-être ceux-ci dénoncés par Joffrin dans Libé) ,  qui ont humilié l’ex-doyen de la Faculté de Droit de Montpellier, où notre juriste royaliste de référence, Jean de Terrevermeille, contemporain de Jeanne d’Arc, a fait ses études, n’y-a-t-il pas des personnalités politiques qui  » s’en tamponnent … » ? 

Montpellier : les étudiants d’extrême-gauche qui occupaient la fac délogés par un groupe d’individus cagoulés (MàJ : le doyen humilié avec des tampax usagés ) ( voir la vidéo ) 

Autain, Bergé, Castaner… se sont marrés comme des bossus pendant l’hommage national à Arnaud Beltrame

Autain, Bergé, Castaner… se sont marrés comme des bossus pendant l’hommage national à Arnaud Beltrame

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publié le 28/03/2018 

Chers amis lecteurs, 

Hier, lorsque nous avons publié ceci  » Il ne nous reste donc plus qu’à travailler à la résolution de l’énigme Louis XVII, en espérant apporter une contribution significative avant le 17 juillet 2029, car le temps dont nous pouvons espérer bénéficier est désormais très sérieusement raccourci par toutes les menaces qui pèsent désormais sur la France, en raison de son collapsus spirituel, politique et militaire, illustré à lui seul par l’évènement de Trèbes et ses multiples conséquences, déjà présentes et celles à venir…   » nous ne pouvions pas imaginer que le délai dont nous pourrions encore disposer pourrait être brutalement raccourci par cette menace découverte ce matin  : 

Wauquiez propose de créer un «délit d’incitation à la haine de la République»

Oui Wauquiez, nous avons la haine de la République que nous tenons pour responsable de l’effondrement de la France, de l’invasion migratoire massive qu’elle subit aujourd’hui et qui en son état de dhimmitude spirituelle et politique va la conduire à la pire catastrophe de son histoire.  *** PS *** Et pour ta gouverne, c’est cette haine de la République qui seule nous permet d’éviter d’avoir la haine des  » radicalisés fichés S8V13  » . Et c’est la seule haine du péché mortel et de l’enfer – qui n’est pas vide, comme inviterait à le laisser penser l’enseignement pastoral du pape François, ce qui  ferait ainsi de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ une véritable et monumentale aberration intellectuelle et morale absolument insupportable pour l’esprit – qui nous permet de ne pas avoir la haine des musulmans, quel que soit leur niveau de connaissance du Coran et de leur mise en oeuvre de ses prétendus enseignements, sortis des Portes de l’Enfer – ( Voyez cette info de dernière minute Verdun (55) : ils s’introduisent dans un carmel pour convertir des religieuses à l’islam et perturbent les vêpres, ils sont relaxés Add 17 h 45
A quand, Wauquiez, un délit de haine du péché mortel, de l’enfer et de Satan, qui par une mystérieuse permission de la Divine Providence – semblable à celle du Vendredi Saint et susceptible de faire de la France le Christ des Nations ?.. – assure la conservation de  la République que nous tenons pour responsable de la mort de l’homme exceptionnel qu’était le Colonel Arnaud Beltrame, égorgé par un radicalisé fiché S8V13 ?  
Oui, Wauqiez nous avons la haine de la République, fondée sur la calomnie, le mensonge et le crime qui ont assassiné la famille Royale en 1793, au nom des principes dont le Premier Ministre de la République vient de rappeler toute l’imposture dans son
article 10 de la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. On ne peut pas, mesdames et messieurs, interdire une idée, on peut sanctionner les comportements qu’elle entraîne s’ils sont contraires à l’ordre public, aux lois de la République et aux exigences minimales de la société. »  Voir la vidéo insérée dans ;

 » Philippe avoue : on ne peut pas interdire le salafisme… et il reçoit une ovation des députés !   ***

Oui, Wauqiez nous avons la haine de la République depuis que nous avons découvert, dans le livre de Jean-Pascal Romain Louis XVII Roi de Thermidor le texte intégral, quasiment inconnu  même des royalistes, du monstrueux procès-verbal du 6 octobre 1793, fabriqué par les révolutionnaires [ mais qui passe aujourd’hui encore pour authentique – add 29/03 ]   dont tu te veux un des héritiers et par lequel « Louis Charles Capet » aurait accusé « sa mère la Reine Marie-Antoinette » d’actes incestueux commis à plusieurs reprises entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793, en présence même de Madame Elisabeth de France, sœur du Roi Louis XVI.

Oui, Wauquiez c’est par haine de la République et avec l’aide de la Divine Providence que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour tenter de découvrir la vérité sur le destin de Louis XVII, au risque même de créer un trouble à l’ordre public qui, nous l’espérons, contribuera à la résurrection du Royaume de France, au nom de ses Lois Fondamentales, scellées jusqu’à la Fin des Temps par la mission naturelle et surnaturelle de Jeanne d’Arc. 

*** PS *** Addendum 12 h 50 Et comme, nous aussi, nous lisons le CER …

Guillaume Roquette lit manifestement le blogue du CER …

Addendum 13 h 50 Hommage à Beltrame: il incarne « l’esprit de résistance français » ( source MSN ) 

« Le nom d’Arnaud Beltrame devient celui de cet esprit de résistance français qui est l’affirmation de ce que nous sommes, de Jean d’Arc [ sic ! ] au général De Gaulle. », a-t-il ajouté. De ses héros qui savent que « la liberté et la fraternité française ne suffirait [ sic ! ??? ]  qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine »

Addendum 14 h 00 Pour correction du texte mal traduit par MSN   Macron rend hommage au «héros» Beltrame, incarnation de «l’esprit français de résistance»

«Avec lui surgissait du cœur du pays l’esprit français de résistance, par la bravoure d’un seul entraînant la Nation à sa suite, la détermination inflexible face au nihilisme», a déclaré le chef de l’État, citant Jean Moulin, le général de Gaulle, Jeanne d’Arc, le résistant Pierre Brossolette, les «héros anonymes de Verdun», les «Justes», les «femmes et les hommes qui un jour avaient décidé que la France, la liberté française, la fraternité française ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine».

Lire la suite ici ( Le Figaro ) ou sur vos sites favoris habituels … Et en cherchant à lire le texte intégral sur le site de l’Elysée, où il n’est pas encore à cette heure-ci,  nous avons découvert le visage radieux de Macron en présentation de cette vidéo,   Déclaration conjointe du Président de la République Emmanuel Macron et du Secrétaire général du Parti communiste de la République socialiste du Vietnam M. Nguyen Phu Trong, publiée hier. 
Aussi, et afin de revenir à la question du jour,  et à la manifestation prévue pour cette fin d’après-midi à Paris , (add 16 h 50 ) sommes-nous  renvoyé, tel une balle sur la table de ping-pong tissée par Internet, à ces articles … 
Macron reçoit une femme imam à l’Elysée… et ne parle pas de Carcassonne

Chronique d’une imposture annoncée : Emmanuel Macron et l’islam en France, c’est du flan !

Addendum 15 h 15 Et pour conclure, voici la vidéo proposée par le navire amiral de la fachosphère sous le titre 

Emmanuel Macron : « Ce que nous combattons, c’est cet islamisme souterrain, cet ennemi insidieux »

Chers amis lecteurs,

Malgré toutes les morsures, depuis deux siècles, de la République, fille de la Révolution, et des mensonges de Macron qui prétend combattre  » … les imams de haine et de mort, qui propagent un islamisme souterrain au service d’un ennemi insidieux … et qui trahiraient cela même dont ils se réclament «  alors qu’ils ne font que mettre en oeuvre l’enseignement du Coran, il ne nous reste plus qu’à rechercher la vérité sur le destin de Louis XVII, avec méthode, rigueur, sans faiblesse, sans emportement, avec lucidité, méthode, et avec confiance en la résurrection du Royaume de France, grâce à la résilience de tous ceux qui n’espèrent plus que dans le triomphe final du Coeur Immaculé de Marie, pour rassembler ce qu’il restera de la Nation, après la catharsis véritablement apocalyptique de la confrontation de ses nuées, portées par le  » socle vivant de la République  » avec la réalité, d’ores et déjà engendrée par l’égorgement du Colonel Arnaud Beltrame, survenu dans des conditions précises encore inconnues.   

Addendum 16 h 00 Voici l’illustration immédiate du  » combat de Macron et de la République ( de Satan )  contre l’islamisme souterrain, cet ennemi insidieux … etc …  » . 

Panneaux anti-djihadistes posés par Génération Identitaire à Toulouse : le parquet ouvre une enquête pour incitation à la haine raciale.

damiendesouche | 28/03/2018

La première version de ce billet a été publiée à chaud ou à « brûle-post » ce matin,  à 11 h 15 sous réserves de modifications ultérieures …/..

Circulez il n’y a plus rien à voir ! [ Fin du Live

3 thoughts on “La République en marche vers une catharsis apocalyptique ? [ MAJ 29/03 – 16 h 45 ]”

  1. Ainsi que vous avez dû le lire ici ou là, penser que Louis XVII ne serait pas mort au Temple le 8 juin 1795 ET que l’existence d’une éventuelle survivance, aujourd’hui encore d’une descendance mâle soit une hypothèse raisonnable, qui n’est invalidée par aucune preuve contraire – voir les critères de réfutation selon Karl Popper – ne peut être qu’un fantasme de fou ! …
    C’est pourquoi nous revenons, un instant et de manière tout à fait exceptionnelle sur les informations suivantes qui sont étroitement liées à la question même de la Constitution de la République et nous renvoient donc à l’objet même de toutes nos recherches et à la raison d’être de ce site,  » fantasmes divers et folie  » obligent :

    Constitutionnaliser l’avortement : ces gens-là sont fous !
    http://www.bvoltaire.fr/constitutionnaliser-lavortement-gens-fous/

    Le Sénat a débattu sur la constitutionnalisation de l’avortement : unanimisme béat

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/04/le-sénat-a-débattu-sur-la-constitutionnalisation-de-lavortement-unanimisme-béat.html

    Aucune voix ne s’est faite entendre pour défendre l’enfant à naître. Tous les groupes on présenté des orateurs qui ont salué la loi sur la pilule, l’acharnement de Simone Veil à faire voter la loi sur l’avortement, le massacre de 220 000 enfants par an, le remboursement de l’avortement, le passage de 10 à 12 semaines de la dépénalisation de l’avortement, agrémenté des mensonges récurrents du lobby pro-mort quant au nombre d’avortements avant sa légalisation. La seule différence entre les sénateurs a été sur l’opportunité d’inscrire ou non l’avortement dans la Constitution. L’intégralité des débats est là.
    http://www.senat.fr/seances/s201804/s20180403/s20180403002.html
    Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé a terminé la discussion en faisant la promotion de cette abomination :

    « […] l’interruption volontaire de grossesse est un droit de la femme, un droit humain. Ce droit, dorénavant inscrit dans notre patrimoine juridique, garantit la liberté, le respect et la dignité des femmes. Plus concrètement, il garantit l’accès à l’information, à des services de soins dédiés, mais aussi à des IVG sécurisées, qu’elles soient volontaires ou qu’il y aille de raisons médicales. Pourtant, malgré les progrès accomplis ces dernières années, je sais la nécessité, aujourd’hui plus que jamais, de continuer notre combat. […]
    Loin de se reposer sur ces acquis importants, le Gouvernement devra approfondir ces droits pour répondre aux enjeux de notre siècle. S’il n’est pas nécessaire, à mes yeux, de constitutionnaliser le droit à l’interruption volontaire de grossesse, nous devons continuer à le défendre avec vigueur et à faciliter sa mise en œuvre réelle sur tout le territoire. […]
    C’est pourquoi je veillerai à ce que l’accès à l’IVG demeure toujours possible, dans notre pays, pour toutes les femmes, grâce à une offre accessible, diversifiée et de proximité. En effet, nous devons rendre l’IVG plus accessible, en réduisant les délais des rendez-vous et en diversifiant les lieux de prise en charge, mais aussi l’offre, afin que chaque femme bénéficie d’une procédure conforme à sa volonté. Je poursuivrai nos efforts en matière d’information relative aux différentes méthodes d’IVG, et je lutterai contre la désinformation sur internet. Chacune de nos concitoyennes doit pouvoir prendre une décision éclairée et responsable. […]
    Enfin, le projet de loi ratifiant l’ordonnance portant extension et adaptation outre-mer de la loi de modernisation de notre système de santé est déposé devant le Sénat. Ce projet est d’importance, puisqu’il étend en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française les compétences des sages-femmes pour pratiquer l’IVG médicamenteuse. Cela étant, ces mesures ne doivent pas rester de vains mots, et je ferai en sorte qu’elles soient effectives sur le terrain, qu’elles soient une réalité pour les femmes sur tout le territoire.
    Précisément, les agences régionales de santé ont mis en place leurs plans régionaux pour l’accès à l’IVG, afin de faire de cet accès une priorité d’action territoriale. J’ai une pensée toute particulière pour les jeunes femmes et pour les femmes les plus éloignées de notre système de santé. Toutes doivent pouvoir, en toute confiance, accéder à leurs droits. Nous ne devons en aucun cas renoncer aux principes de confidentialité et d’anonymat dans les parcours proposés. À mes yeux, l’anonymisation du parcours est un gage essentiel de protection pour les mineures vulnérables, afin qu’elles soient protégées contre les pressions de leur entourage et libérées de tout sentiment de honte. […]
    J’engage une démarche globale pour garantir à chacune et à chacun une vie sexuelle autonome, responsable et sans danger, ainsi que le respect des droits individuels en la matière. C’est tout l’enjeu de la feuille de route sur la santé sexuelle qui sera prochainement rendue publique. Elle déclinera la priorité à la prévention que j’ai présentée il y a peu aux côtés du Premier ministre. Plus spécifiquement, nous devons adopter une approche plus positive de la santé sexuelle, centrée sur l’éducation à la sexualité. Les femmes, et plus généralement les couples, doivent pouvoir choisir quand et à quel moment ils peuvent et ils veulent avoir un enfant. Cela passe par la prévention et la planification. Il m’apparaît ainsi indispensable de rappeler mon soutien, notre soutien, au mouvement français du planning familial, et le partenariat que nous avons noué avec lui. […]
    Pour renforcer l’information et l’accès à la planification des femmes, plusieurs leviers ont déjà été mis en place. Pour développer l’accès à l’information et aux soins, prévenir les grossesses non prévues et les infections sexuellement transmissibles, une convention entre le ministère des outre-mer et le mouvement français du planning familial a été signée pour la période 2017-2019. Pour renforcer le planning familial à proprement parler, mission qui relève de la protection maternelle et infantile, plusieurs mesures ont également été prévues : le versement du montant de la compensation financière pour 2009-2017, au titre du transfert de compétence de la protection maternelle et infantile qui sera étalé sur trois ans à compter de 2018, ainsi que le droit à compensation pérenne pour 2018, soit 120 millions euros, reconnu par l’État dans la loi de finances pour 2018. Ces moyens supplémentaires prévus permettront aux services départementaux de mieux répondre au renforcement des moyens du planning familial. […] »

    1. Et puisque nous venons d’évoquer un débat d’actualité au Sénat, c’est l’occasion de revenir sur notre ERRATUM publié dans le cadre du post

      [ 14 ans après le 7 mars 2004 .. ( MAJ 21/03)
      http://cril17.eu/14-ans-apres-7-mars-2004-maj-2103 ]

      au sujet de l’intervention de Georges Clemencau devant l’Assemblée Nationale le 29 janvier 1891 … et où il est interessant de noter qu’on y retrouve la mention de deux personnages qui ont été cités à plusieurs reprises dans l’historiographie de la question Louis XVII : Victorien Sardou, aïeul du chanteur Michel Sardou et le député légitimiste le comte de Maillé, intervenant majeur dans l’affaire de la remise du cœur de « Louis XVII » à don Carlos en juin 1895 !

      Extrait de
      http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/grands-moments-d-eloquence/georges-clemenceau-29-janvier-1891

      En janvier 1891, une pièce de Victorien Sardou, « Thermidor », représentée à la Comédie Française, est frappée d’interdiction (la censure des théâtres ne sera abolie qu’en 1907). Pour les radicaux, dominants dans le gouvernement Freycinet, Sardou n’y défend Danton que pour mieux attaquer la Convention et l’ensemble de la Révolution française. Clemenceau refuse de faire le tri entre « bons » et « mauvais » révolutionnaires. La Révolution française est un « bloc », qu’il faut accepter ou rejeter dans son intégralité, car le combat révolutionnaire continue. Le discours de Clemenceau marque l’entrée du terme bloc dans le discours politique : on parlera plus tard sous le gouvernement Waldeck-Rousseau (1899-1902) du « bloc des gauches » – la droite parlera des « blocards », mais le mot sera repris à droite (« le bloc national ») aux élections de 1919. Quant à la formule d’une Révolution « unie et indivisible », la plupart des républicains à l’époque auraient pu la faire leur.
      Dix ans plus tard, Waldeck-Rousseau, républicain modéré, s’exprimait presque dans les mêmes termes, le 15 janvier 1901, à l’ouverture du débat sur l’autorisation des congrégations : « Il faut choisir : être avec la Révolution et son esprit ou avec la contre-révolution contre l’ordre public ».

      M. Clemenceau. À l’heure où nous sommes arrivés, j’estime qu’il faut parler net et court.
      Je viens à cette tribune pour expliquer mon vote. Je demande la permission de le faire aussi brièvement que possible, mais sans réticences et avec une franchise absolue.
      Messieurs, ce serait une erreur de croire, comme quelques-uns de nos collègues paraissent le penser, que le résultat de cette discussion, c’est de nous faire voter « pour » ou « contre » Danton ou Robespierre. (Très bien ! très bien ! à gauche.)
      Il s’agit, à mon avis, de tout autre chose. Et c’est pour expliquer quel est, suivant moi, le sens du vote qui va être rendu et dire pourquoi je vais voter la confiance au Gouvernement que j’ai demandé la parole. (Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)
      M. Millerrand. Je demande la parole.
      M. Clemenceau. Messieurs, il a été joué à la Comédie Française une pièce évidemment dirigée contre la Révolution française. (Très bien ! très bien ! sur les mêmes bancs à gauche. – Dénégations au centre.) Il est temps d’écarter toutes les tartuferies auxquelles on a eu recours pour dissimuler la réalité. (Vifs applaudissements à gauche.) Assurément, on n’a pas osé faire ouvertement l’apologie de la monarchie contre la République. On ne pouvait pas le faire à la Comédie Française. On a pris un détour, on s’est caché derrière Danton. Depuis trois jours, tous nos monarchistes revendiquent à l’envi la succession de Danton. (Rires et applaudissements à gauche. – Interruptions à droite.)
      J’admire, quant à moi, combien de dantonistes inattendus ont surgi tout à coup de ce côté (la droite) de la Chambre : (Applaudissements à gauche et au centre.)
      Toute cette comédie n’eût pas dû revivre ici. Il est temps d’en finir avec ces tartuferies indignes de cette Assemblée. (Interruptions et bruit.)
      Je dis et je répète, puisqu’on m’interrompt, que la pièce est tout entière dirigée contre la Révolution française. Voyez plutôt qui l’applaudit, et dites-moi qui pourrait s’y tromper.
      Mais voici venir M. Joseph Reinach qui monte à cette tribune entreprendre le grand oeuvre d’éplucher, à sa façon, la Révolution française. Il épluche en conscience et, sa besogne faite, nous dit sérieusement : J’accepte ceci, et je rejette cela ! (Vifs applaudissements à gauche.)
      M. Joseph Reinach. Mais vous-même, vous n’acceptez pas Thermidor !
      M. Clemenceau. Ne m’interrompez pas, monsieur Reinach ! Je ne vous ai pas interrompu.
      J’admire tant d’ingénuité. Messieurs, que nous le voulions ou non, que cela nous plaise ou que cela nous choque, la Révolution française est un bloc. (Exclamations à droite. Nouveaux applaudissements à gauche.)
      M. Montaut. Indivisible !
      M. Clemenceau…. un bloc dont on ne peut rien distraire.
      (Réclamations à droite. – Applaudissements prolongés à gauche), parce que la vérité historique ne le permet pas.
      Je ne pouvais m’empêcher, en entendant M. Reinach, de faire un rapprochement bizarre. Ah ! vous n’êtes pas pour le tribunal révolutionnaire, monsieur Reinach ! mais vous avez la mémoire courte. Il n’y a pas longtemps, nous en avons fait un ensemble, un tribunal révolutionnaire… (Applaudissements répétés à gauche et sur divers bancs à droite.)
      M. Joseph Reinach. Vous identifiez la Haute Cour de justice établie par la Constitution de la République avec le tribunal révolutionnaire établi par la loi de prairial !
      M. Clemenceau. Mais laissez-moi donc parler ! Je ne vous ai pas interrompu !
      Nous en avons fait un ensemble, un tribunal révolutionnaire, et le pire de tous. Nous avons livré des hommes politiques à des hommes politiques, leurs ennemis, et la condamnation était assurée d’avance.
      Voilà ce que nous avons fait. Dans cet acte réfléchi, voulu, je revendique ma part de responsabilité et je ne regrette rien de ce que j’ai fait.
      Vous souvenez-vous de l’état d’esprit de beaucoup de nos collègues à cette époque ? Oui, un jour néfaste est venu où nous avons eu peur pour la République et pour la patrie – nous pouvons le dire, c’est notre excuse.
      M. Clemenceau. Souvenez-vous, messieurs, de ce passé récent ; souvenez-vous qu’en ce jour où les dangers, assurément, n’étaient en rien comparables à ceux de l’époque révolutionnaire, nous avons entendu dans cette enceinte une voix partir de ces bancs, qui s’est écriée : « En politique, il n’y a pas de justice. » (Mouvements divers.)
      M. Ernest Desjardins. Celui qui l’avait dit a été condamné par les électeurs, monsieur Clemenceau.
      M. Joseph Reinach. Les actes de la Haute Cour ont été des actes de justice ! C’est aux lois seules, aux justes lois, que nous avons fait appel !
      M. Clemenceau. Voilà ce qui est d’hier, et devant un danger réel, mais combien moindre, nous avons pris des mesures révolutionnaires.
      Et aujourd’hui, après cent ans écoulés, vous arrivez gaillardement à cette tribune pour rajeunir cette vieille thèse d’école, de fixer souverainement ce qu’on peut accepter de la Révolution française et ce qu’on en doit retrancher.
      Est-ce que vous croyez que le vote de la Chambre y peut faire quelque chose ? Est-ce que vous croyez qu’il dépend de la Chambre de diminuer ou d’augmenter le patrimoine de la Révolution française ? (Applaudissements à gauche.)
      Ah ! vous ne voulez pas du tribunal révolutionnaire ? Vous savez cependant dans quelles circonstances il a été fait. Est-ce que vous ne savez pas où étaient les ancêtres de ces messieurs de la droite ? (Double salve d’applaudissements à gauche et sur plusieurs bancs au centre. – Protestations à droite.)
      Un membre à droite. Ils ont fait la nuit du 4 août !
      M. le comte de Bernis. Je comprends que leur place ne vous fasse pas envie.
      M. Cuneo d’Ornano. Ils étaient à la frontière pour combattre les ennemis de la France. Mon grand-père commandait une demi-brigade de l’armée républicaine.
      M. Clemenceau. Vous entendez ce qu’on me dit. On me dit : Ils étaient à la frontière. Oui, mais du mauvais côté de la frontière. (Vifs applaudissements à gauche) Ils étaient avec les Prussiens, avec les Autrichiens et ils marchaient contre la France. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs. – Vives protestations à droite.)
      M. le comte de Bernis. Vous vous ménagez des succès faciles.
      M. Clemenceau. Ils marchaient contre la patrie, la main dans la main de l’ennemi et ceux qui n’étaient pas avec les armées étrangères, ceux qui n’étaient pas avec Brunswick, où étaient-ils ? Ils étaient dans l’insurrection vendéenne… (Interruptions à droite.)
      M. le comte de Maillé. C’est leur gloire ! Ils se battaient contre des assassins !
      M. Clemenceau. … et, suivant le mot de Michelet, « à l’heure où la France était aux frontières faisant face à l’ennemi, ils lui plantaient un poignard dans le dos. » (Vifs applaudissements à l’extrême gauche.) Monsieur Reinach, c’est une besogne facile que de venir dire aujourd’hui à ces hommes qui ont fait la patrie, qui l’ont défendue, sauvée, agrandie : « Sur tel point, à telle heure, vous avez été trop loin ! ». Oui ! il y a eu des victimes, des victimes innocentes de la Révolution, et je les pleure avec vous. (Rires ironiques à droite.)
      M. Camille Pelletan. C’était le comité d’alors qui voulait leur mort. C’était là la majorité de Robespierre.
      M. Clemenceau. Vous avez tort de rire, quand vos ancêtres massacraient les prisonniers républicains à Machecoul, quand Joubert, le président du district, avait les poings sciés, est-ce que ce n’étaient pas là des victimes innocentes ? Est-ce que vous n’avez pas du sang sur vous ? (Vives protestations à droite.)
      Vous savez bien que la Terreur blanche a fait plus de victimes que l’autre. (Triple salve d’applaudissements à gauche.)
      M. le comte de Maillé. C’est intolérable.
      M. le comte de Bernis. Ce n’est plus de la discussion ; ce sont des provocations véritables.
      M. Clemenceau. Et maintenant, si vous voulez savoir pourquoi, à la suite de cet événement sans importance d’un mauvais drame à la Comédie Française, il y a eu tant d’émotion dans Paris, et pourquoi il y a à l’heure présente tant d’émotion dans la Chambre, je vais vous le dire.
      C’est que cette admirable Révolution par qui nous sommes n’est pas finie, c’est qu’elle dure encore, c’est que nous en sommes encore les acteurs, c’est que ce sont toujours les mêmes hommes qui se trouvent aux prises avec les mêmes ennemis.
      Oui, ce que nos aïeux ont voulu, nous le voulons encore. (Applaudissements à gauche.).
      Nous rencontrons les mêmes résistances. Vous êtes demeurés les mêmes ; nous n’avons pas changé. Il faut donc que la lutte dure jusqu’à ce que la victoire soit définitive.
      En attendant, je vous le dis bien haut, nous ne laisserons pas salir la Révolution française par quelque spéculation que ce soit, nous ne le tolérerons pas ; et, si le Gouvernement n’avait pas fait son devoir, les citoyens auraient fait le leur. (Applaudissements répétés à gauche. L’orateur regagnant son banc est félicité par un grand nombre de ses collègues.)

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