Juger la reine – Emmanuel De Waresquiel

Notre immersion dans l’étude de l’énigme Naundorf et diverses contraintes privées prioritaires  nous ont empêché de traiter ce très important sujet d’actualité ; aussi n’avons-nous pas d’autre choix que de vous renvoyer à la lecture des commentaires publiés sur les deux sites de référence dédiés à la Reine Marie-Antoinette, celui qui est notre site partenaire privilégié … et l’autre qui ne l’est pas …

 Juger la reine 14, 15, 16 octobre 1793 – Emmanuel De Waresquiel

Juger la reine. Essai de Emmanuel de Waresquiel

Mais à vrai dire, si nous n’avons pas ouvert cette tribune un peu plus tôt, peut-être est-ce par pudeur plus ou moins consciente ? En effet grâce à un ami qui se reconnaîtra facilement, nous avons appris, il y a maintenant plus d’une quinzaine de jours, que notre site CRIL17.org a l’insigne honneur d’être cité, à titre de blog royaliste, dans cet ouvrage, appelé de toute évidence à devenir une référence, si ce n’est même LA REFERENCE sur le procès de la Reine ! 

Au nom de tous ceux qui ont apporté leur éminente contribution depuis le 8 mars 2004 et de tous nos lecteurs, sans qui ce site n’existerait pas, nous prions son auteur, M Emmanuel Waresquiel, de trouver ici l’expression de notre plus vive et plus profonde reconnaissance !  

Autour de la lettre du comte de Provence au duc de Fitz-James du 13 mai 1787 : réalité ou odieuse calomnie et infâme imposture ? (2)

En recherchant la source documentaire précise correspondant à ce message publié ici  …

Re: Le défi de François (Marie) aux Naundorffistes…

Message par BRH » Dimanche 05 Juin 2016 10:50:28

C’est la rengaine habituelle… Les témoignages produits à l’occasion de l’existence de cette lettre sont suffisants. Dûment publiés, ils n’ont pas fait l’objet de démentis. D’ailleurs, feu le duc de Castries, dans sa biographie de Louis XVIII (plutôt favorable) n’écartait pas cette possibilité, tout en affirmant que le duc de FitzJames fut bien le rédacteur du rapport qui concluait à la bâtardise des enfants royaux…
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… Google nous a conduit vers cette intervention publiée sur un forum historique de référence,  où on peut lire dans la rubrique :
Dominique Poulin a écrit :
LES AFFRES D’UNE REINE EN EXIL 1796-1810
– WALTER (Gerard)
Le comte de Provence/1950

Est-ce qu’un expert « es-comte de Provence » pourrait nous dire si l’argumentation de Gérard Walter en faveur du caractère authentique de la lettre du comte de Provence au duc de Fitz-James du 13 mai 1787, a été contestée SVP ?
Si oui, par qui et avec quels arguments SVP ?

Cette question posée le 17 Mai 2008 15:33 est restée sans aucune réponse à ce jour ! Aussi, après avoir consulté toutes les sources documentaires citées au cours de l’examen de cette controverse, et face à toutes les contradictions irréductibles qui la constitue,  force est d’admettre notre incapacité à arbitrer en faveur de l’une ou l’autre thèse sur l’authenticité ou le caractère apocryphe de la lettre du 13 mai 1787.

En l’absence de toute traçabilité historique certaine de cette lettre dont on ignore aujourd’hui quel serait le lieu de conservation et  qui, aux dires de Regnault-Warin dans les Prisonniers du Temple aurait même été entre les mains de William Pitt … – il nous est impossible d’admettre la thèse qui conclut à son authenticité.

Mais à l’inverse, il nous est tout aussi impossible de conclure avec certitude en faveur de son caractère apocryphe en raison des divers éléments historiquement établis qui génèrent une suspicion légitime sur le comportement de Monsieur, Comte de Provence et futur Louis XVIII ; nous ne retiendrons ici que la découverte que nous devons à Mme Thérèse Poudade du rendez-vous de Mons avec Fersen, alors que le Roi Louis XVI et la famille Royale étaient arrêtés à Varennes ! Or selon la théorie de Thérèse Poudade, Fersen qui, apprenant la mort de la Reine, aurait pleuré autant, si ce n’est même plus que Mme Fitz-James,  n’aurait-il pas été aussi un agent au service de Pitt ?… 

Pour d’autres motifs qu’il n’est pas opportun de présenter ici, nous conclurons donc que la question de l’authenticité ou du caractère apocryphe et diffamatoire de la lettre de Monsieur au duc de Fitz-James du 13 mai 1787 reste ouverte et constitue désormais une pièce de l’énigme Louis XVII ; plus que jamais nous espérons pouvoir la résoudre, un jour ou l’autre, avec le concours de tous ceux qui pensent que la connaissance de la vérité sur le destin de Louis XVII pourrait encore intéresser celui de la France au XXI ème siècle …

Glanures aéronautiques et royales

Nos recherches sur la chronologie des faits et documents plus ou moins liés à la question de l’authenticité de la lettre du 13 mai 1787 au duc de Fitz-James, attribuée au comte de Provence, nous ont conduit à faire quelques investigations dans la source documentaire principale que constitue l’ensemble de la collection des « Mémoires secrets …  » que nous avons citée et qui est recensée par la BNF sous le nom de Bachaumont. 

C’est ainsi que nous tenons à souligner qu’on cherche en vain la mention du nom de Fersen et d’une quelconque rumeur le concernant en lien avec la Reine, durant la présence du Roi de Suède à Versailles, au cours de l’été 1784, période durant laquelle la Reine aurait perdu son honneur, selon l’infâme imposture désormais dominante, après le tsunami médiatique de cette année, autour de la publication du prétendu secret des lettres de la Reine à Fersen … 

Par contre nous avons relevé une information inédite, que nous ignorions jusque là au sujet de la sollicitude de la Reine pour Pilâtre de Rozier, alors que nous savons, grâce au journal du libraire Hardy, que le Dauphin était gravement malade et qu’on craignait pour lui une issue fatale dès l’été 1784 …

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Si la France n’avait pas connu la grande catastrophe de la Révolution et de toutes celles qui l’ont logiquement suivie depuis deux siècles, peut-être est-il permis de penser que la NASA aurait été française ! Et Jules Verne aurait pu prévoir que le premier vol spatial se serait fait au départ de la base de Louisiane que son génie lui avait permis d’imaginer, un siècle auparavant …

Autour de la lettre du comte de Provence au duc de Fitz-James du 13 mai 1787 : réalité ou odieuse calomnie et infâme imposture ?

Suite à l’intervention de BRH dont nous avons fait état hier soir, il semblait, de toute évidence, que nous pouvions clore définitivement ce très long article Vers la résolution de l’énigme Naundorf (18) ? en affirmant que cette lettre du 13 mai 1787 attribuée au comte de Provence et destinée au duc de Fitz-James était une infâme calomnie, destinée à entrer définitivement dans les poubelles de l’Histoire.

Mais au risque de chagriner gravement notre ami François-Marie – à qui nous demandons humblement pardon, si d’aventure il a le temps de venir de temps à autre sur ce site, par nostalgie de nos débats d’antan peut-être ? … – nous n’avons pu nous résoudre à le faire et à fermer définitivement ce dossier, car plusieurs questions sont venues à notre esprit en tentant d’établir la chronologie de la construction de ce qui est semble-t-il une odieuse imposture attentatoire à l’honneur même de Monsieur, comte de Provence et futur Louis XVIII ! 

En effet l’étude de Madame Poudade qui a révélé la stupéfiante relation ignorée, sauf erreur, par tous les historiens, et qui a existé entre Provence et Fersen a fait naître en nous un doute, établi ainsi historiquement,  par une historienne agrégée de l’Université, sur la loyauté de Monsieur à l’égard du Roi Louis XVI !

Or ce doute ne vient-il pas de se voir conforté d’une manière stupéfiante et absolument imprévisible par la découverte que nous avons faite tout récemment en reprenant cette note de bas de page du livre de Paul-Eric Blanrue Souvenirs de Marie-Thérèse ( Communication et Tradition  )

 » Je crois qu’il faut retrancher les deux derniers mots [ et disparut ] et y ajouter : « rentra dans Paris et s’étant assuré par lui-même que tout y était calme, prit la route des Pays-Bas et y arriva sans accident » Tout cela est vrai et pour mille raison (sic) que ma nièce ignore et, je l’espère, ignorera toujours, il est à propos qu’elle montre de l’intérêt pour un homme qui ce jour là, montra tant de dévouement. » ( voir Vers la résolution de l’énigme Naundorf (17 bis )? Varennes et le rendez-vous de Mons de Monsieur et de Fersen ) 

Et en relisant l’étude de Mme Poudade, n’est-on pas autorisé à conclure que Louis XVIII a menti lorsqu’il a prétendu que le Roi Louis XVI lui avait demandé, juste avant de partir, au cours d’un dîner le soir du 19 juin 1791, de le  » rejoindre à Montmédy, en passant par les Pays-Bas autrichiens « 

Mais quel est le lien avec notre recherche sur l’authenticité ou le caractère apocryphe de la lettre du 13 mai 1787 au duc de Fitz-James et attribuée au frère du Roi ? Celui-ci :

Voici les questions auxquelles nous sommes incapable de répondre aujourd’hui encore mais qui se sont imposées à notre esprit :

Comment se fait-il qu’une telle imposture ait pu être admise et défendue par toute une tradition historique jusqu’à aujourd’hui, ainsi qu’en témoigne la tribune du forum Affaire Louis XVII qui a été à l’origine de toute notre recherche liée à l’examen du feuilleton publié par le Moniteur Viennois !

Le défi de François (Marie) aux Naundorffistes…

En effet si l’argumentation très précise de Gustave Bord, basée sur l’étude des archives de l’Assemblée des Notables et montre – semble-t-il – le caractère absurde du contenu de la lettre du 13 mai 1787 et en   anéantit l’authenticité, pourquoi Gustave Bord n’a-t-il pas tenu sa promesse de revenir sur l’origine même de la construction de ce faux et de l’expliquer ? Et ce très curieusement pourquoi a-t-il annoncé qu’il le ferait dans le chapitre dédié à … Fersen ? 

Or, les questions classiques et universelles qui se posent face au caractère apocryphe de cette lettre sont bien sûr : à qui profite le crime ? Et si crime il y a, à quelle date a-t-il eu lieu ? En 1787 ? Entre 1791 et 1793 ? Qui a pu le commettre ? Qui a été capable d’imiter l’écriture du Comte de Provence, qui a pris en défaut ceux qui ont pu lui accorder leur crédit, en toute bonne foi ou non ? Comment et qui a pu avoir connaissance de l’existence de ce faux ? … etc … [ Mais aussi, comment peut-on expliquer l’absence de tout commentaire critique de Querard sur l’ouvrage de Pierre-René Auguis, qui fait état de cette lettre du 13 mai 1787 sans aucune réserve ? MAJ du 2/11] …/…

Or par son contenu, et même en faisant abstraction du rôle dévolu au Comte de Provence, il est évident que cette lettre est destinée à attenter de manière définitive à l’honneur de la Reine et à la légitimité dynastique de Louis XVII !

Et de réflexions en réflexions, de clics en clics sur Internet, l’association Fitz-James et Fersen a fait jaillir tout à coup cette citation extraite du livre d’Evelyne Farr Marie-Antoinette et Fersen La correspondance secrète, reprise du journal de Fersen, relatant la réaction de notre Suédois, à l’annonce de la mort de la Reine :

 » Je sortis pour parler de ce malheur avec mes amis et Mme de Fitz-James et le baron [ Breteuil ] que j’y trouvai. Je pleurai avec eux, surtout Mme Fitz-James ( La Gazette du 17 en parle ) … «    

et en poursuivant notre navigation sur Internet, ce fut bien sûr ensuite la célèbre répartie de la même Mme de Fitz-James, rapportée par Stephan Zweig et tous les historiens de la Reine, qui jaillit sur notre écran, lorsque Fersen décide de partir en Amérique, alors que les chroniques nous disent que la Reine pleurait abondamment depuis qu’elle savait qu’elle allait être privée de sa présence

 » Quoi Monsieur ? Vous abandonnez ainsi votre conquête ?  »  

Et si vous consultez l’ouvrage de référence de Pierre de Nolhac ou d’autres vous découvrirez ce qu’on peut lire, dans la Revue des Deux Mondes ( tome 59, 1865, p 353 ) :

 » C est auprès de Louis XVI et de Marie Antoinette qu il [ Fersen ] trouva surtout un excellent accueil Nommé lieutenant colonel au service de France en 1776 et à peu près en même temps colonel de cavalerie en Finlande il fut introduit à la cour de France grâce aux recommandations personnelles de Gustave III et il sut s’y faire promptement une place à part dans le groupe fort en vue qu’y formaient ses compatriotes.  » Tous nos Suédois, écrit le comte de Creutz le 7 mars 1779 réussissent ici au delà de toute expression. On les trouve instruits aimables et de la meilleure compagnie : on m’a demandé récemment si le roi choisissait ceux à qui il permettait de venir en France. M de Stedingk l’emporte sur tous les autres. Mmes de La Marck, de Boufflers, de Lauzun, de Luynes, de Fitz James, de Brancas et de Luxembourg ne peuvent plus se passer de lui  » 

Or nous savons, grâce à l’étude de Mme Thérèse Poudade, que le comte de Creutz a été à l’origine même de l’infâme calomnie de l’adultère de la Reine avec Fersen ! 

D’où la question à laquelle nous devons essayer de répondre avant de pouvoir refermer le dossier du caractère apocryphe ou authentique de la lettre du 13 mai 1787 au duc de Fitz-James attribuée au comte de Provence :

Que signifie la présence de Mme de Fitz-James dans l’entourage de Fersen avant 1787 et en 1793, alors que nous savons aujourd’hui que ce n’est pas par hasard si Fersen et le comte de Provence se sont retrouvés à Mons, tandis que le Roi Louis XVI venait d’être arrêté, suite à ce que l’Histoire a retenu comme étant un malheureux concours de circonstances ? 

Mais au fait, s’il est vrai, comme Karl Marx nous l’a appris, que tout est lié,  n’y-aurait-il pas, là aussi, une énigme, objet d’une récente publication et réédition d’un ouvrage plus ancien ? 

AIMOND Charles, L’énigme de Varennes 1791, le dernier voyage de Louis XVI, Terres d’Argonne, 2011 

 

En attendant la suite de nos recherches, voici un peu de lecture extraite d’un très beau site défendant la thèse dominante de la mort légale de Louis XVII au Temple  : 

20 juin 1791: Fuite à Varennes

…/…

Les protagonistes 

En plus de l’évêque de Pamiers susmentionné et du roi, qui reste le cerveau de son « voyage à Montmédy » comme il nomme lui même cette opération, quatre personnages sont chargés de l’organisation :

Dès septembre, l’évêque de Pamiers s’était rendu à Metz rencontrer Bouillé, commandant des troupes de l’Est. Ce dernier eut même l’idée de demander à l’empereur allié du Roi de faire avancer quelques troupes sur la frontière et ainsi demander du renfort des meilleurs régiments. Un courrier de Marie-Antoinette à Mercy-Argenteau montre cette demande de mouvement des troupes « alliées » vers la frontière française.

Pour davantage illustrer dans quelle discrétion ce plan a été mis au point, il suffit de lire les mémoires du comte de Provence[3] (le futur roi Louis XVIII). Il y dit qu’il a été mis au courant de la destination finale de Louis XVI (Montmédy) le 19 juin. Il a lui aussi quitté Paris dans la nuit du 20 juin (il demeurait au Petit Luxembourg). Déguisé, muni d’un « passe-port » anglais, il rejoint ainsi les « Pays-Bas », via Avesnes-sur-Helpe et Maubeuge.

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (18) ?

Avec la publicationn du N°6 du 12 mai 1928, on entre dans la plus terrible accusation qui a été lancée contre Louis XVIII et que nous sommes contraint d’afficher intégralement pour pouvoir la discuter et la disséquer, ligne après ligne, mot après mot ! 

Comme nous l’avons fait pour l’article précédent, nous identifierons chaque thème par les repères des lettres A,B,C …

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Tentant de trouver une explication quelconque au silence gardé par la princesse sur le sort de son frère au Temple, quand celle-ci écrivit à son oncle, à sa sortie de prison, pour lui demander à pardonner à ceux qui avaient fait périr son père, sa mère et sa tante ( Lenotre. La Fille de Louis XVI, p. 86. ) M. Lenotre, qui a reproduit l’annotation de Louis XVIII, ajoute : « Faut-il admettre qu’un de ces bruits calomnieux familiers aux ennemis de Marie-Antoinette, touchant la légitimité du Dauphin, fut surpris par la jeune fille, et qu’elle en demeura frappée au point de renier son frère? »

Il apparaît clairement ici que la légitimité de Madame Royale ayant été aussi contestée par Monsieur que celle du Dauphin, c’était là, sans doute, la meilleure des mille raisons pour lesquelles le futur roi de 1814 jugeait bon de laisser ignorer à sa nièce les motifs pour lesquels elle devait s’intéresser à Fersen.

[A] En 1781, la naissance du premier fils de Louis XVI, frère aîné de Louis XVII, qui devait mourir en 1789, porta un coup si direct à la criminelle ambition du Comte de Provence, qu’il ne put s’empêcher de témoigner publiquement son dépit, en présence de la foule accourue dans les appartements royaux, à la nouvelle de la venue au monde d’un héritier de la Couronne »  (Journal anecdotique, octobre 1781, pp. 235-556. ) « [A]

Louis XVII naquit en 1785, au moment où se produisait l’affaire du collier, entièrement organisée, comme on sait, par les loges maçonniques, dans le but de déconsidérer la famille royale. (Cf. Dasté : Marie-Antoinette et le complot maçonnique, passim. ) Une véritable vague de boue alimentée par les pamphlétaires de toute catégorie, fut dirigée à cette époque, contre l’infortunée Reine de France. Les soupçons les plus outrageants prirent la forme la plus ordurière, pour atteindre la mère du jeune Prince dans son honneur d’épouse ; il est impossible de discerner quelle fut la part de responsabilité qui incombait ici au beau-frère de la victime.

[B] En 1787, lors de la première Assemblée des Notables, celui-ci, qui écrit trop, adresse au duc de Fitz-James, la lettre suivante : « Versailles, le 13 mai 1787. « Voici, mon cher duc, l’assemblée des notables qui tire vers sa fin, et cependant, on n’a pas abordé encore la grande question. Vous ne pouvez douter, les notables n’hésiteront pas à croire, d’après les pièces que vous leur avez remises il y a plus de six semaines, que les enfants du Roi ne sont pas les siens. Ces pièces prouveront jusqu’à l’évidence la conduite coupable de la Reine. Vous êtes trop attaché au sang de vos maîtres, pour ne pas rougir de ployer devant ces fruits adultérins. 

Dès demain, donc, pas plus tard, proposez un rapport à mon bureau sur ce sujet. Je serai absent ; mais mon frère d’Artois, dont le bureau ne tient pas séance, présidera à ma place. Le fait dont il s’agit, une fois avéré, les conséquences sont faciles à tirer. « Le Parlement qui n’aime pas la Reine, ne fera pas grande difficulté, mais s’il avait la fantaisie d’en élever, nous avons les moyens de le rendre raisonnable… Enfin, il faut tenter le coup. « Et comme nos prétentions reposent sur la vérité, il faut réussir. Ce n’est qu’ainsi qu’il me sera facile d’oublier les sacrifices énormes qu’il m’a fallu faire pour acquérir cette conviction. Je sais qu’elle ne sera pas très agréable au Roi, mais, entre nous, jouet comme il l’est de sa femme, mérite-t-il de régner ? Oui, mon cher Fitz-James, c’est un pauvre sire, et la France est digne d’avoir un véritable Roi. (signé) Louis Stanislas Xavier ».

( M. Bord a argué de faux la lettre qui précède, sans aucune autre preuve que son affirmation. Il renvoie le lecteur pour plus ample information au chapitre II de son tome II sur Fersen. Mais ce chapitre est vide de toute allusion à la lettre précitée. Simple détail de tactique anti-survivantiste. )

Ici, le Comte de Provence a signé sa propre infamie. Cependant, les années passent, les événements de 1789 se déroulent, et, au milieu de la grande crise nationale où vont se jouer les destins de la monarchie, puis ceux de la France, Monsieur ne songe qu’à tirer parti des embarras créés à Louis XVI, pour détrôner son frère et le remplacer. [B]

[C]C’est encore dans une lettre signée de sa main, écrit M. Lanne dans son étude sur Louis XVII et le secret de la Révolution, que nous trouvons l’aveu non dissimulé de ces préoccupations, et la preuve de son initiative dans un complot ayant pour objet d’enlever le roi, et pour but final de le forcer à déposer la couronne. Cette lettre est du 2 décembre 1789, adressée au marquis de Favras. (A. D. Lanne. Louis XVII, p. 17) Ajoutons que l’authenticité de cette lettre n’est pas douteuse car elle fut acquise par un spécialiste de la bibliophilie, Lord Houghton, secrétaire de la Société du Philobiblion de Londres, et publiée par Louis Blanc dans sa célèbre Histoire de la Révolution (T. III, pp 169 et 426). « Je ne sais, Monsieur, à quoi vous employez  votre temps et l’argent que je vous envoie. Le mal empire, l’Assemblée détache toujours quelque chose du pouvoir royal. Que restera-t-il si vous différez ? Je vous l’ai dit et écrit souvent : Ce ne sont point avec des libellés, des tribunes payées, quelques malheureux groupes soudoyés, qu’on parviendra à écarter Bailly et Lafayette. Ils ont excité l’insurrection parmi le peuple, il faut qu’une insurrection les corrige à n’y plus revenir. Ce plan a en outre l’avantage d’intimider la nouvelle cour et de décider l’enlèvement du soliveau. Une fois à Metz ou à Péronne, il faudra bien qu’il se résigne. Tout ce qu’on veut est pour son bien. Puisqu’il aime la nation, il sera enchanté de la voir bien gouvernée. Renvoyez au bas de cette lettre un reçu de 200.000 livres. (signé) Louis Stanislas Xavier ». (Feuillet de Conches. Marie-Antoinette et Madame Elisabeth. Lett. et doc. inédits. T. III, p. 471. ) [C]

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Avant de commencer notre étude critique, voici une première découverte faite grâce à cet outil providentiel pour nous qu’est Internet !… 

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N° 0904

MÉMOIRES SECRETS 2 (1777-1789)

Titre(s)

Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France, depuis MDCCLXII jusqu’à nos jours ; ou Journal d’un Observateur, contenant les Analyses des Pièces de Théâtre qui ont paru durant cet intervalle ; les Relations des Assemblées Littéraires ; les Notices des Livres nouveaux, clandestins, prohibés ; les Pièces fugitives, rares ou manuscrites, en prose ou en vers ; les Vaudevilles sur la Cour ; les Anecdotes et Bons Mots ; les Eloges des savans, des Artistes, des Hommes de Lettres morts, etc. etc. etc. Par feu M. de Bachaumont.

Tel est le titre complet des Mémoires secrets dits de Bachaumont. A partir du t. IX, le nom de Bachaumont ne figure plus sur la page de titre.

Dates, périodicité, privilège(s), approbation(s)

1777-1789. 36 volumes.

Date de publication des volumes : t. I-VIII, 1777 ; t. IX-X, 1778 ; t. XI-XII, 1779 ; t. XIII-XIV, 1780 ; t. XV-XVI, 1781 ; t. XVII-XVIII, 1782 ; t. XIX-XXII, 1783 ; t. XXI-XXIV, 1784 ; t. XXV-XXX, 1786 ; t. XXXI-XXXIII, 1788 ; t. XXXIV-XXXVI, 1789. A part les vol. IX, X et XXXIV, qui portent sur les années 1776, 1777 et 1787, le tome ne coïncide jamais avec une année.

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Fondateur(s), directeur(s), collaborateur(s), contributeur(s)

La rédaction des M.S. a été assurée par Mathieu-François PIDANSAT DE MAIROBERT du commencement de la chronique jusqu’à sa mort survenue le 27 mars 1779. Elle fut poursuivie jusqu’en 1789 par Barthélémy-François-Joseph MOUFLE D’ANGERVILLE.

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Ce dictionnaire est mis à disposition du public avec l’aimable autorisation de la Voltaire Foundation

Site mis en ligne par le IHRIM UMR 5317 et l’ISH USR 3385

IHRIM   ISH

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Une première lecture TGV du très savant article qui nous est proposé  par ce site, que nous venons de découvrir à l’instant, permet d’affirmer que les sources documentaires citées par le Moniteur Viennois et les autres auteurs de la tradition naundorfiste sont considérées comme une source d’information historique qu’il est impossible de rejeter sans examen, d’un simple clic de souris. 

Nous pouvons donc corriger un commentaire erroné, publié sur cette page que nous venons de citer en addendum de notre précédent article Vers la résolution de l’énigme Naundorf (17) ? [ Addendum 28/10 ]

Provence et la question Louis XVII

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Une première recherche sur Google Books et sur Internet  permet semble-t-il de conclure provisoirement comme ceci, au vu de la notice biographique de Wikipedia  , d’où nous extrayons cette citation : 

 » En 1781, il est arrêté par le lieutenant de police Lenoir alors qu’il loge chez sa parente Mme de Mouffle de Champigny, rue de Berri (actuel n° 33 rue de Charlot). Expédié encore une fois à la Bastille, son séjour ne dure que quelques semaines et il parvient même à recouvrer les documents confisqués. » 

Sur la foi de ces informations, il est fort peu probable que Mouffle d’Angerville ait été directement témoin du baptême du duc de Normandie en mars 1785 !

Or Xavier de Roche a écrit ceci dans son Louis XVII, p 254 : 

  » Déjà, dès la naissance de Madame Royale, et bien plus au moment de celle du Premier Dauphin et du Duc de Normandie, le Comte de Provence ne s’était pas privé de glisser des insinuations perfides pour jeter, sous le voile transparent de plaisanteries de mauvais goût , le doute sur la légitimité des enfants. Mouffle d’Angerville, dans son  » Journal anecdotique …  » (pp 152-153 )  rapporte … [ suivent les propos repris par Alcide de Beauchesne …] 

 L’ajout de Xavier de Roche :
 » bien plus au moment de celle du Premier Dauphin et du Duc de Normandie »
est donc à ce jour, sans aucune justification documentaire précise … 

C’est d’autant plus regrettable qu’en l’absence de toute datation du   » journal anecdotique  »  cité par XdR il est impossible de dire avec précision à quelle oeuvre de Mouffle d’Angerville peut correspondre cet ouvrage dans l’inventaire que nous propose Wikipedia !

  • Journal historique de la Révolution opérée dans la constitution de la monarchie française par le chancelier de Maupeou, Londres (Amsterdam), 1774-1776, 7 vol. in-12
  • Mémoires pour servir à l’histoire de la République des Lettres en France depuis I762, jusqu’à nos jours, Londres, J. Adamson, 1777 1789, 36 vol.
  • Vie privée de Louis XV, ou principaux événements, particularités et anecdotes de son règne, Londres, 1781, réimprimée sous le titre de Siècle de Louis XV, 1796.
  • Adresse aux princes français et aux émigrants de cette malheureuse nation au sujet de la guerre et de leur retour, Paris, mai 1792.

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Afin de rester calé sur la critique des seules observations du Moniteur Viennois, il importe donc de souligner qu’il est tout à fait vraisemblable que Mathieu-François PIDANSAT DE MAIROBERT ( qui s’est horriblement suicidé, le 27 mars 1779 ) et Barthélémy-François-Joseph MOUFLE D’ANGERVILLE, aient pu bénéficier de témoignages directs sur les incidents d’ordre protocolaire ( appelons-les ainsi ) survenus à l’occasion des baptêmes de Madame Royale,  le 19 décembre 1778, et du duc de Normandie le 27 mars 1785, mais aussi à propos des faits et documents divers que nous avons à examiner maintenant.

[A] En 1781, la naissance du premier fils de Louis XVI, frère aîné de Louis XVII, qui devait mourir en 1789, porta un coup si direct à la criminelle ambition du Comte de Provence, qu’il ne put s’empêcher de témoigner publiquement son dépit, en présence de la foule accourue dans les appartements royaux, à la nouvelle de la venue au monde d’un héritier de la Couronne »  (Journal anecdotique, octobre 1781, pp. 235-556. ) « [A]

Il s’agit de toute évidence  de ce livre que nous avons crû inaccessible un moment, mais qui est numérisé sur Gallica.

‘Marie-Antoinette, Louis XVI et la famille royale journal anecdotique tiré des Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la république des lettres, mars 1763-février 1782.

( Tous formats et éditions sur cette page )

memoires_secrets_pour_servir_a_-bachaumont_louis_bpt6k6531909c

Voici avec un peu de chance le document extrait du tome 18 ème  ( p 96 ) .

Mémoires secrets pour servir à l’histoire de la république des lettres en France, depuis MDCCLXII jusqu’à nos jours. Tome 18 / ; ou Journal d’un observateur, contenant les analyses des pieces de théâtre qui ont paru durant cet intervalle; les relations des assemblées littéraires; les notices des livres nouveaux…Tome premier [-trente-sixieme] – 1780-1789

A demain pour l’étude de l’argument absolument crucial présenté en [ B ]

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La communication étant un art difficile, merci de noter que nous avons fait ce jour une MAJ de cet article  » Vers la résolution de l’énigme Naundorf (13) , rendant ainsi un nouvel hommage à Boileau qui a écrit : 

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

De l’art poétique (1674) – Chant I Nicolas Boileau

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Venons-en maintenant à l’accusation la plus grave portée contre Louis XVIII par la tradition naundorfiste, unie d’ailleurs à plusieurs courants de la pensée révolutionnaire ou post-révolutionnaire, ce qui n’est pas sans avoir eu de lourdes conséquences, visibles aujourd’hui encore …

Et parce que lire c’est relire, reprenons le texte du Moniteur Viennois

[B] En 1787, lors de la première Assemblée des Notables, celui-ci, qui écrit trop, adresse au duc de Fitz-James, la lettre suivante : « Versailles, le 13 mai 1787. « Voici, mon cher duc, l’assemblée des notables qui tire vers sa fin, et cependant, on n’a pas abordé encore la grande questionVous ne pouvez douter, les notables n’hésiteront pas à croire, d’après les pièces que vous leur avez remises il y a plus de six semaines, que les enfants du Roi ne sont pas les siens. Ces pièces prouveront jusqu’à l’évidence la conduite coupable de la Reine. Vous êtes trop attaché au sang de vos maîtres, pour ne pas rougir de ployer devant ces fruits adultérins. Dès demain, donc, pas plus tard, proposez un rapport à mon bureau sur ce sujet. Je serai absent ; mais mon frère d’Artois, dont le bureau ne tient pas séance, présidera à ma place. Le fait dont il s’agit, une fois avéré, les conséquences sont faciles à tirer. « Le Parlement qui n’aime pas la Reine, ne fera pas grande difficulté, mais s’il avait la fantaisie d’en élever, nous avons les moyens de le rendre raisonnable ……/… Enfin, il faut tenter le coup. « Et comme nos prétentions reposent sur la vérité, il faut réussir. Ce n’est qu’ainsi qu’il me sera facile d’oublier les sacrifices énormes qu’il m’a fallu faire pour acquérir cette conviction. Je sais qu’elle ne sera pas très agréable au Roi, mais, entre nous, jouet comme il l’est de sa femme, mérite-t-il de régner ? Oui, mon cher Fitz-James, c’est un pauvre sire, et la France est digne d’avoir un véritable Roi. (signé) Louis Stanislas Xavier ».

( M. Bord a argué de faux la lettre qui précède, sans aucune autre preuve que son affirmation. Il renvoie le lecteur pour plus ample information au chapitre II de son tome II sur Fersen. Mais ce chapitre est vide de toute allusion à la lettre précitée. Simple détail de tactique anti-survivantiste. )

Ici, le Comte de Provence a signé sa propre infamie. Cependant, les années passent, les événements de 1789 se déroulent, et, au milieu de la grande crise nationale où vont se jouer les destins de la monarchie, puis ceux de la France, Monsieur ne songe qu’à tirer parti des embarras créés à Louis XVI, pour détrôner son frère et le remplacer. [B]

Pour commencer, si vous n’avez jamais entendu parler de l’Assemblée des Notables de 1787, durant votre cursus scolaire ou universitaire,  et si vous voulez tout savoir, comme si vous y étiez, dans ce pays qui s’appelait le Royaume de France et où régnait le despotisme royal ou la tyrannie capétienne ( au choix du lecteur ) , voici un peu de lecture : 

Mémoires secrets pour servir à lhistoire de la République des Lettres en France, depuis MDCCLXII, ou Journal d’un observateur, contenant les analyses des pièces de théâtre qui ont paru durant cet intervalle, les relations des assemblée littéraires…. T. 34 / [par L. Petit de Bachaumont, M.-F. Pidansat de Mairobert et Moufle d’Angerville.] – 1783-1789

Et pour entrer immédiatement dans le coeur du débat, et en discerner tout l’enjeu, il suffit de relire ces échanges publiés sur  Affaire Louis XVII !

Le défi de François (Marie) aux Naundorffistes…

Avant de faire toute autre recherche, nous avons vérifié ce qu’affirme le Moniteur Viennois et il est effectivement regrettable que Gustave Bord ait omis de tenir sa promesse de revenir dans son tome II, chapitre II sur la question de l’authenticité de la lettre du 13 mai 1787, attribuée à Monsieur. L’a-t-il fait par ailleurs ? Pour l’instant nous ne savons pas. 

Conscient de la gravité extrême de l’enjeu de cette question, nous prendrons le temps nécessaire à la réflexion avant de publier quoi que ce soit d’inédit par rapport à ce qui a pu être présenté ici ou là. 

En attendant de pouvoir vous proposer nos propres observations dans ce dossier, compte tenu de tout ce que nous avons pu apprendre ici ou là, voici quelques-unes des pièces que nous sommes en mesure de  verser au débat :

Or il se trouve que ce livre est cité SANS AUCUNE OBSERVATION dans le monumental ouvrage de référence qu’est le QUERARD, que notre ami François-Marie nous avait fait découvrir au cours de nos premiers échanges, sur l’un de nos forums disparus dans les années 2004-2005 !  

La France littéraire,: ou dictionnnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France, ainsi que des littérateurs étrangers, qui ont écrit en français, plus particulièrement pendant les XVIIIe et XIXe siècles….. Le-Ma, Volume 5

Joseph Marie Quérard  Firmin Didot père et fils, 1833 ; P 368 on lit :

 » LOUIS XVIII Louis stanislas Xavier connu sous le nom de MoNsiEUR ensnite sous celui de frère du précédent roi de France et de Navarre né à Versailles le 17 novembre 1755 mort à Paris le 16 septembre 1824

Correspondance de Louis XVIII avec le duc de Fitz James le marquis et la marquise de Favras et le comte d’Artois la liste dressée par les ordres de ce prince des personnages de la Révolution qui devaient être condamnés à être écartelés, roués, pendus ou envoyés aux galères le tout précédé d’un Précis historique sur sa conduite depuis l’Assemblée des notables jusqu’à la conquête de l’Italie par les armées françaises publiée par P.R.A. AUGUIS Paris Béchet Delaunay Charles avril 1815 in 8 3 fr 

Ce silence de Querard sur l’ouvrage de Pierre-René Auguis, que nous venons de découvrir à l’instant, nous oblige – de manière tout à fait imprévue – à faire une première remarque à  » brûle-mel » !  Nous nous croyons autorisé à y voir un aveu absolument stupéfiant, quand on sait quelle est l’acuité habituelle de l’esprit critique de Joseph-Marie Querard à l’égard de tout ouvrage non respectueux, selon lui, des règles de la critique historique ! En outre Joseph-Marie Querard nie toute pertinence à la théorie non-conformiste, opposée à la théorie dominante sur la mort légale de Louis XVII au Temple ! 

A vrai dire ce silence de Quérard est pour nous un vrai coup de tonnerre dans ce débat d’une gravité exceptionnelle ! Ou bien faut-il y voir l’expression du plus profond mépris à l’égard d’un ouvrage abject et diffamatoire ? Mais alors pourquoi l’avoir répertorié, et à la première place qui plus est, dès l’énoncé es-qualités de l’identité de son auteur ! Dans ce cas ce serait incompréhensible ! 

Avant de clore provisoirement cette première collecte d’information, il convient de remarquer que la lettre incriminée qui aurait été écrite à Versailles par le comte de Provence est datée du 13 mai 1787 ! Or, sauf erreur toujours possible voici un extrait de la liste des ducs de Fitz-James d’après cette source

17361787 : Charles de Fitz-James (1712-1787), 4e duc de Fitz-James, frère du précédent.

17871805 : Jacques-Charles de Fitz-James (1743-1805), 5e duc de Fitz-James, fils du précédent. Marié le 26 décembre 1768 à Marie, fille d’Henri de Thiard de Bissy.

Charles de Fitz-James ( ° Saint-Germain-en-Laye – en son hôtel parisien), duc de Fitz-James, était un militaire français du xviiie siècle, pair et maréchal de France.

Jacques-Charles, 5e duc de Fitz-James (, Paris, Paris), est un général français.

Or on lit dans la lettre du 13 mai 1787,  attribuée à Monsieur :

 » Vous ne pouvez douter, les notables n’hésiteront pas à croire, d’après les pièces que vous leur avez remises il y a plus de six semaines, que les enfants du Roi ne sont pas les siens. »

Plus de 6 semaines avant le 13 mai 1787 renvoie aux environs du 1 er avril, soit quelques jours seulement après la mort du 4 ème duc de Fitz-James, qui avait dû participer selon toute probabilité à l’Assemblée des Notables, convoquée par le Roi Louis XVI, qui s’est ouverte le 22 février 1787, avant de se terminer le 25 mai 1787 ( sauf erreur de cette source Wilipedia ).

Il est donc évident qu’il est impératif de faire des vérifications de base sur la présence effective du 4 ème et du 5 ème duc de Fitz-James à cette Assemblée des Notables …

Avant de conclure provisoirement, nous venons de découvrir un compte Facebook  – Au temps de Marie-Antoinette – (  avec plus de 18 000  mentions « j’aime  » ) où toutes les accusations portées contre Louis XVIII sont reprises sans la moindre contestation, et agrémentées de très belles photos ; c’est dire si l’étude critique que nous sommes en train de rédiger peut être opportune ! Merci de noter que nous nous sommes interdit jusqu’à maintenant de publier quoi que ce soit sur Facebook ou twitter ; mais peut-être sera-t-il utile de modifier cette position ?  

… tool as he Is of his wife, does he deserve to reign ? . . . Yes, my dear FitzJames, be Is a poor creature (c’est un ?? firi) / and France is worthy of having a true King. LOUIS-STANISLAS XAVIER. QUzRY.-Is the above the document sold at London? or is …

Assembly of the Notables 1787

The Assembly of the Notables, or in French Assemblée des Notables, was held from February 22 – May 25, 1787, at Versailles.

…/…

Nobility (39)
8 Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord
(Archbishop Duke of Reims, First Peer of France)
9 César Guillaume de La Luzerne
(Bishop Duke of Langres)
10 Anne Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg
11 Armand-Joseph de Béthune-Charost
12 Antoine Éléonore Léon le Clerc de Juigné
13 François Henri de Harcourt
14 Louis Jules Barbou Mazarini Mancini de Nivernois et Donziois
15 Louis Alexandre de la Rochefoucauld et de la Rocheguion
16 Jules Charles Henri de Clermont-Tonnerre
17 Louis George Erasme de Contades
18 Victor François de Broglie
19 Philippe de Noailles, Duc de Mouchy
20 Augustin Joseph de Mailly, Comte de Mailly
21 Joseph Henri Bouchard d’Esparbès de Lussan, Marquis d’Aubeterre
22 Charles Just de Beauvau
23 Noel de Vaux
24 Jacques Philippe de Choiseul, Comte de Stainville
25 Anne Emmanuel Ferdinand François, Duc de Croy, Prince du Saint-Empire
26 Casimir d’Egmont-Pignatelli
27 Gabriel Marie de Talleyrand-Périgord
28 Jean-Baptiste-Charles-Henri-Hector, Comte d’Estaing, Marquis de Saillans
29 Anne Louis Alexandre de Montmorency, Prince de Robecq
30 Louis Antoine Auguste de Rohan-Chabot
31 Adrien Louis de Guines
32 Louis Marie Florent, Duc du Chatelet-d’Haraucourt
33 Anne Alexandre Marie Sulpice Joseph de Montmorency-Laval
34 Henri Charles de Thiard-Bissy, Comte de Thiard
35 Pierre Louis de Chastenet, Comte de Puysegur
36 Philippe Claude, Comte de Montboissier
37 Henri, Baron de Flachslanden
38 Claude Antoine Cleriadus, Marquis de Choiseul-la-Baume
39 Aimery Louis Roger, Comte de Rochechouart
40 Charles Claude Andrault de Langeron, Marquis de Maulevrier
41 Louis Marie Athanase de Loménie, Comte de Brienne
42 François Claude Amour, Marquis de Bouillé
43 Louis François Marie Gaston de Lévis
44 Alexandre Louis François, Marquis de Croix-d’Heuchin
45 Marie-Joseph-Paul-Yves-Roch-Gilbert du Motier, Marquis de Lafayette
46 Philippe-Antoine-Gabriel-Victor de la Tour du Pin de la Charce de Gouvernet

…/…

Here are the complete minutes of the Assembly as PDF (French)
(15.6 MB – might take some seconds to load)

Et voici le terrible acte d’accusation contre Louis XVIII, imprimé en 1815 :

Secrets de la cour de Louis XVIII . Recueil de pièces authentiques ; précis historique ; lettres confidentielles au général Pichegru, au comte d’Artois, au duc de Fitz-James , aux généraux vendéens ; liste des membres de la convention qui devaient être livrés à différents supplices ; lettre de George III au duc d’Angoulême, etc. Suivi des fanfaronnades et projets de vengeance des émigrés, extraits de leur correspondance. Seconde édition – 1815

Notice complète

Éditeur : Eymery (Paris)
Éditeur : Plancher (Paris)
Date d’édition : 1815
Sujet : France ( 1815 , Cent-Jours) Relancer la recherche sur ce sujet dans Gallica
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, 8-LB46-133 (A)
Provenance : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 02/10/2012
Nous n’avons pas pu retrouver de mention de cet ouvrage dans le Querard ;  à propos de la lettre attribuée à Louis XVIII le 13 mai 1787, il convient de souligner qu’une note de bas de page de ce livre renvoie à Bachaumont ( décédé le 29/03/1771, selon cette source de référence ) ( Tome 2 ) à la date du 12 janvier 1779, et relative au baptême de Madame Royale du 19 décembre 1778; c’est cette note qui fait l’objet du commentaire de Gustave Bord, que nous avons déjà cité.
A suivre pour un essai de conclusion au moins provisoire.  
Et voici une intervention très importante de BRH à verser au débat ; elle a été publiée dans le cadre de la rubrique que nous avons déjà citée, ce lundi 31 Octobre 2016 16:40:54 ( voir horloge du site ) :

…/… Peu importe au fond que cela soit le fils ou le père, encore que ce dernier soit décédé le 25 mars 1787, le fils ayant alors pu reprendre la place dévolue au père.

La consultation du Procès-verbal de cette assemblée, permet de constater qu’aucun duc de Fitz-James n’était présent aux séances de ladite assemblée, sauf erreur ou omission de notre part :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46945p

La conclusion est imparable : la lettre adressée au duc de Fitz-James et censée prouver les manigances de Monsieur, frère du roi (le comte de Provence) est un faux. Nous devons donc abandonner cette pièce et donner -sur ce point- raison à François !

Evidemment, on pourrait toujours soutenir que le duc de Fitz-James n’avait pas besoin d’appartenir à la dite assemblée pour déposer un mémoire auprès des membres de celle-ci. Mais il paraît douteux qu’une telle démarche ait pu s’accomplir dans le contexte de l’époque, sans susciter un scandale.

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (17 bis )? Varennes et le rendez-vous de Mons de Monsieur et de Fersen

L’incroyable découverte faite hier soir, comme par inadvertance,  nous oblige à faire un arrêt sur image et à revenir un instant sur le fameux rendez-vous de Mons entre Monsieur et Fersen, mis en valeur par Thérèse Poudade, au point de provoquer la stupéfaction du Boudoir de Marie-Antoinette, qui a repris son analyse en l’enrichissant de ses illustrations ; aussi le lui emprunterons-nous aujourd’hui pour aller à la question essentielle :

Par sa note manuscrite en marge du manuscrit de Madame Royale, Monsieur, qui n’était pas encore devenu Louis XVIII, n’a-t-il pas apporté la preuve de la pertinence de l’analyse de Thérèse Poudade  ?

 » Je crois qu’il faut retrancher les deux derniers mots [ et disparut ] et y ajouter : « rentra dans Paris et s’étant assuré par lui-même que tout y était calme, prit la route des Pays-Bas et y arriva sans accident » Tout cela est vrai et pour mille raison (sic) que ma nièce ignore et, je l’espère, ignorera toujours, il est à propos qu’elle montre de l’intérêt pour un homme qui ce jour là, montra tant de dévouement. » 

Mais pourquoi donc Monsieur a-t-il jugé nécessaire d’ajouter une telle annotation ? Et ce dévouement tant souligné, n’était-il pas en fait un dévouement à sa propre cause, nous qui savons aujourd’hui, grâce à Mme Thérèse Poudade qu’il était attendu à Mons par Fersen ? …

Et tout ce qu’une certaine tradition historique nous a transmis sur la séparation de la Reine et de Fersen à Varennes, n’est-il pas une infâme imposture liée à la calomnie du prétendu adultère de la Reine avec Fersen, père du duc de Normandie ? 

Le comte de Fersen décrypté par Thérèse Poudade

Monsieur avait envoyé sa favorite en éclaireur, comme nous le voyons, en direction des Pays- Bas autrichiens. C’est là qu’il comptait se rendre. Or, Longwy n’était nullement la direction menant à Bruxelles. Et s’il écrit, en 1823, dans la Relation de sa fuite que le Roi lui ordonne d’aller à Longwy, « par les Pays-Bas autrichiens », il est permis d’en douter fortement.

A cette date, hélas, personne ne pourra le contredire. Tous les témoins de ce dernier souper ont péri tragiquement : le Roi, la Reine, Madame Elisabeth. Quant à Madame Royale, l’heure tardive ne permettait pas à cette enfant d’y assister.


Marie-Thérèse Charlotte, seule survivante, en 1799

Il n’a jamais été question de ce curieux itinéraire.

Le 14 juin 1791, Fersen écrit d’ailleurs à Monsieur de Bouillé: « Avez-vous songé que Monsieur arrivera aussi et pouvez-vous le loger dans Montmédy, ou bien on le mettrait à Longwy. Monsieur prendra une autre route que le Roi. » Assurément, mais pour se rendre à Longwy !

Sans doute par la route de Reims, qui avait d’abord été envisagée pour le Roi. Croirait-on, en effet, Louis XVI, si versé en géographie, assez ignorant pour ordonner à son frère un itinéraire aussi illogique : aller de Paris en Belgique, pour redescendre ensuite sur Longwy ?

Pour trouver un équivalent actuel, imaginons un infortuné voyageur, parti de Marseille pour rejoindre Nice et obligé de passer – en train – par Lyon !

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Il est évident que nous serons appelé à revenir sur tout cela, lorsque nous pourrons reprendre nos deux dossiers stratégiques sur l’analyse des lettres de la Reine à Fersen et de son testament apocryphe , alors qu’il se confirme de plus en plus ici et là, que la Reine était dans l’incapacité physique d’écrire un tel document à 4 h 1/2 du matin, le 16 octobre 1793, comme si elle avait été dans son salon, un beau jour d’été à Versailles ! …

Mais auparavant, afin de rendre à César ce qui est à César, nous tenons à exprimer nos plus vifs remerciements à Paul-Eric Blanrue et à la maison d’édition, hélas disparue, Communication et Tradition, où nous avons trouvé l’annotation de Monsieur, que nous n’avions encore jamais relevée … 

Revenons donc maintenant à la lecture du Moniteur Viennois ! Peut-être allons-nous faire d’autres découvertes aussi lourdes de conséquences ? 

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (17) ? [ Addendum 28/10 ]

Nous ne croyons pas opportun de nous arrêter pour l’instant sur l’article II  LE COMTE DE PROVENCE ET LOUIS XVII du 28 avril 1928, car à ce point de notre étude, il n’induit aucune conséquence explicite, quant à la question de la survivance de Louis XVII et de l’identité de Karl Wilhelm Naundorf.   

Par contre il en va tout autrement de l’article qui suit dans le numéro du 05 mai 1928, qui nous renvoie à la question des relations de la Reine avec Fersen, qui ont fait tout récemment encore l’objet d’un véritable tsunami médiatique, comme chacun le sait ! 

C’est pourquoi il nous semble essentiel de le retranscrire intégralement pour dissection et vérification intégrale à suivre ! [ Les lettres A,B et C sont destinées à repérer et encadrer chaque thème de la discussion qui va suivre ] 

[A]  » C’est à la date du 1″ octobre 1777, que se place la lettre si importante, dont M. Gustave Bord, l’un des adversaires de la Cause de la Survivance, a intentionnellement mutilé le texte avec cette audacieuse et imperturbable mauvaise foi, dont nous connaissons des exemples sous la plume de la plupart de ses collaborateurs. « Si jamais ma fille devenait grosse, écrivait l’Impératrice à Mercy, je vous avoue que je crains beaucoup et pour la mère et pour l’enfant. Les crimes les plus atroces ne coûtent dans un pays où l’irréligion est poussée jusqu’au dernier excès. Ajoutez-y encore l’intrigue ptémontaise qui gagne de plus en plus en France.  [En note, l’auteur écrit :  la phrase en italique qui suit est celle que M. Bord a jugé bon de supprimer dans son livre Autour du Temple. T. I, P- 326, dirigé contre la Survivance de Louis XVII ] . Je serais bien aise de pouvoir mettre, dans le cas d’une grossesse, une personne affidée, à côté de ma fille, (et surtout auprès de l’enfant), mais comme je n’en vois guère la possibilité,  (1) il faut s’en remettre à la Providence pour se tranquilliser au mieux sur les tristes exemples que l’histoire de France fournit des horreurs de cette espèce. » [ A ]

Ainsi, l’ambition du Comte de Provence, que dans cette circonstance l’Impératrice associait à l’intrigue piémontaise, représentée par la Comtesse de Provence, née princesse de Piémont, devenait assez inquiétante, pour que l’aïeule autrichienne songeât à donner une garde de son choix à sa fille et à son petit-fils éventuel au milieu même de la Cour de France ! Dès avant leur naissance, les enfants de Louis XVI et de Marie -Antoinette étaient donc menacés dans leur vie, de la manière la plus grave et la plus directe, ainsi qu’en fait foi le témoignage de l’Impératrice d’Autriche, dont on ne saurait récuser ni la sûreté d’information, ni la portée, et où l’allusion aux crimes commis contre les princes au cours de l’histoire de France, est aussi claire que la désignation de ceux qui pourraient devenir un jour les auteurs du crime éventuel.

Cependant, la Reine devint mère et MarieThérèse-Charlotte de France vient au monde à Versailles, le 19 décembre 1778. Il était désormais prouvé que le ménage royal pouvait avoir des héritiers directs, et l’avenir auquel songeait Monsieur se trouvait compromis.

[ B ] Le 12 janvier 1779, on lit dans le Journal anecdotique tiré des Mémoires secrets pour servir à la République des Lettres, œuvre des nouvellistes Moufîle d’Angerville et de Pidansat de Mairobert, qui continue celle de Bachaumont, l’incident suivant : « On a remarqué une observation de Monsieur, au baptême de Madame, fille du Roi. On sait que ce prince tenait l’enfant sur les fonts pour le Roi d’Espagne. Le grand aumônier a demandé quel nom il voulait lui donner Monsieur a, répondu : « Mais ce n’est pas par où on commence, ; la première chose est de savoir quels sont les père et mère ; c’est ce que prescrit le rituel. » Le prélat a répliqué que cette demande devait avoir lieu lorsqu’on ne connaissait pas d’où venait l’enfant, qu’ici, ce n’était pas le cas et que personne n’ignorait que Madame était née de la Reine et du Roi. Son Altesse Royale, non contente, s’est retournée vers le curé de Notre-Dame, pré- sent à la cérémonie, a voulu avoir son avis, lui a demandé si lut, curé, plus au fait de baptiser que le cardinal, ne trouvait pas son objection juste : le curé a répliqué avec beaucoup de respect, qu’elle était vraie en général mais que dans ce cas-ci, il ne se serait pas conduit autrement que le grand aumônier; et les courtisans malins, de rire. Tout ce qu’on peut inférer de là, c’est que Monsieur a beaucoup de goût pour les cérémonies de l’église, est fort instruit de la liturgie, et se pique de connaissances en tout genre. » (Journal anecdotique tiré des mémoires secrets, 1767-1782, p 152-153 ). [B]

L’observation des auteurs qui fait sourire quand on songe que le prince auquel ils accordent tant de goùt pour les cérémonies de l’Eglise, fut précisément surnommé le roi-voltairien, ne sert qu’à mettre en valeur la parfaite bonne foi et l’absence totale de prévention contre Monsieur. Et aucune personne ayant assisté à un baptême, n’a jamais entendu poser de questions relatives à la filiation de l’enfant, dès l’instant où la famille était connue de l’officiant. Les enfants trouvés, ceux qui sont nés de parents inconnus, seuls, peuvent être l’objet de questions semblables. Monsieur voulait donc, en réalité, que l’on traitât publiquement sa nièce comme une bâtarde.

[ C ] C’est au comte de Fersen, colonel suédois au service de France, que Monsieur, se faisant l’indicateur de la calomnie la plus effrontée, attribuait la paternité des enfants de Marie-Antoinette. Il eut plus tard l’invraisemblable cynisme de faire une allusion écrite à cette infamie, démentie par les faits les mieux établis, non pas, comme on pourrait le croire dans une lettre imprudente, mais en marge du texte même du Journal écrit de la main de cette nièce Marie-Thérèse-Charlotte, au baptême de laquelle il avait assisté, et qui fut rédigé par la princesse à l’occasion de sa captivité au Temple. Ce Journal reproduit par M. Lenotre dans « La fille de Louis XVI » porte l’annotation suivante, écrite de la main de Louis XVIII, en regard du passage où la jeune fille rappelait le dévouement dont Fersen avait donné la preuve à la famille royale en 1791, lors du tragique voyage de Varennes, « Pour mille raisons (!!!) que ma nièce elle-même ignore, et je l’espère, ignorera toujours, il est à-propos qu’elle montre de l’intérêt pour un homme qui, ce jour là, montra tant de dévouement. » [ C] 

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Voici ce que donne le contrôle du texte du Moniteur Viennois transcrit ci-dessus.

[A] [ En note, l’auteur écrit :  la phrase en italique qui suit est celle que M. Bord a jugé bon de supprimer dans son livre Autour du Temple. T. I, P- 326, dirigé contre la Survivance de Louis XVII ] . Je serais bien aise de pouvoir mettre, dans le cas d’une grossesse, une personne affidée, à côté de ma fille, (et surtout auprès de l’enfant), mais comme je n’en vois guère la possibilité,  (1) [A] 

Grâce à notre ami Philippe qui, le 29 mai 2012, nous avait fait ce magnifique cadeau , nous avons pu vérifier  que ce qu’a écrit l’auteur du Moniteur Viennois est tout à fait exact ! A la place du texte en italique ci-dessus il y a ( p 326 ) 3 points de suspension, suivis d’une nouvelle phrase avec un « I » majuscule ! Soit le texte suivant : 

 » Ajoutez-y encore l’intrigue piémontaise qui gagne de plus en plus en France … Il faut s’en remettre à la Providence pour se tranquilliser au mieux sur les tristes exemples que l’histoire de France fournit des horreurs de cette espèce. » Et en note de bas de page on lit  » Arneth et Geffroy Corr. Secr. III, 117 « .  

Et il ajoute  » L’insinuation était à la fois transparente, perfide et injustifiée «   avant de comparer l’irréligion de Monsieur avec celle de plusieurs membres de la famille impériale d’Autriche, pour pouvoir passer au dossier suivant, mettant en cause le comportement de Monsieur, objet de la question [ B ]. 

 [B] Gustave Bord rapporte intégralement (p 326) le même texte que ci-dessus, tiré d’une source dont il ne donne que le titre en raccourci Mémoires Secrets et sans nom d’auteur ; il accompagne cette citation du commentaire suivant  » De pareils propos ne peuvent avoir que la valeur qu’on attribue à des pamphlets  » 

G. Bord note toutefois qu’une étude scrupuleuse des registres de la paroisse de Notre Dame de Versailles révèle qu’il y a eu un incident dans la rédaction des actes, aussi bien pour le baptême de Madame Royale que du Duc de Normandie.  Et après avoir fait une description précise des ratures, surcharges, renois et autres détails du même genre, il conclut p 329 par : » … Que Monsieur ait remarqué [ l’oubli des titres protocolaires de Louis-Charles, de son nom patronymique « de France « et de son titre de duc de Normandie dont on dut faire les corrections par des renvois  ] et en ait fait l’observation en ajoutant qu’en oubliant les noms de l’enfant ou aurait pu omettre aussi celui des parents, que c’était la seconde fois que l’on commettait des erreurs… C’est certainement à ces faits que se bornent les observations de Monsieur.  » 

A chacun de nos lecteurs d’apprécier en son âme et conscience ce que vaut l’interprétation de G. Bord d’un texte dont il ne conteste pas le contenu. 

Quant à la question [ C ] relative à l’observation rapportée par Lenotre, elle est de notoriété publique, et il nous semble opportun de donner ici l’intégralité du commentaire de Louis XVIII que Paul-Eric Blanrue donne en note de bas de page dans son ouvrage de référence  Souvenirs de Marie-Thérèse de France ( Communication et Tradition, février 1997 ) en regard du texte de Madame Royale  » Enfin M de Fersen vint avec cette autre voiture, où nous montâmes tout de suite ; cela fait il souhaita le bon soir à mon père, monta à cheval et disparut. XII « 

XII Je crois qu’il faut retrancher les deux derniers mots et y ajouter : « rentra dans Paris et s’étant assuré par lui-même que tout y était calme, prit la route des Pays-Bas et y arriva sans accident » Tout cela est vrai et pour mille raison (sic) que ma nièce ignore et, je l’espère, ignorera toujours, il est à propos qu’elle montre de l’intérêt pour un homme qui ce jour là, montra tant de dévouement.

On lit ensuite entre parenthèses et en italique alors que le texte ci-dessus est en police normale ( On n’a pas tenu compte de cette note )  qui semble être, selon toute probabilité, une annotation de Paul-Eric Blanrue. 

A chacun de juger en son âme et conscience ! Mais ce n’est pas tout ! Chemin faisant, en ayant lu et relu cette annotation de la main de Louis XVIII à propos de Fersen «  rentra dans Paris et s’étant assuré par lui-même que tout y était calme, prit la route des Pays-Bas et y arriva sans accident« ,  est-ce que cela ne vous rappellerait pas quelque chose ? 

Allo le Boudoir de Marie-Antoinette ? Peut-être serait-il opportun de reprendre notre conversation sur   Le comte de Fersen décrypté par Thérèse Poudade ?

Lire c’est relire ! 

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Addendum 28/10

Voici une page retrouvée dans nos archives à l’occasion de nos recherches liées au dernier article,  en cours de publication ce jour … 

Provence et la question Louis XVII

 

Pause politique

Si le fou du Roi Louis XVII – qui n’a plus le coeur à l’ouvrage – ne s’était pas fait hara-kiri ***, il aurait été tout chocolat de découvrir la caricature publiée aujourd’hui sur le forum de Marie-Antoinette, ( à ne pas confondre avec notre site partenaire le Boudoir de Marie-Antoinette )  dans cette tribune, où il est question d’un responsable politique, qui ne connait pas le prix des biens de consommation courante. 

Re: Marie-Antoinette dans la politique actuelle

La fameuse brioche de Marie-Antoinette

*** PS 

La coïncidence de cette référence à une tradition japonaise, qui nous est étrangère, avec cet évènement dont nous ignorions tout, est purement fortuite :

Le Japon fait sa cour à Marie-Antoinette

Honte sur nous qui faisons attendre notre dernière Reine de France sur deux dossiers stratégiques, celui de l’étude de ses lettres à Fersen et celui de son testament apocryphe ; même si c’est, pour une part significative, la faute à Naundorf ! Mais il faut en finir au plus vite avec cette énigme, qui fera donc l’objet d’un nouveau chapitre spécifique dans la future réédition de notre livre ( dont il resterait 2 ou 3 exemplaires de l’édition d’octobre 2015, chez DPF Chiré )

Vers la résolution de l’énigme Naundorf (9) ?

Voici, pêle-mêle, quelques échanges de 09/2009 retrouvés dans les archives de l’un de nos défunts forums et qui ont le mérite de mettre immédiatement en valeur deux questions clefs, concernant Mme Vigée Le Brun.  Merci de noter que l’hypothèse avancée un moment d’une filiation Condé-Naundorf est totalement erronée  et a été abandonnée et rayée

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Cher Charles,
Ayant eu un petit moment de libre, j’ai recherché quelques indices au sujet du « petit domestique allemand de Mme Vigée Lebrun dans son livres « Souvenirs de Mme Vigée Lebrun ».
Pour le moment je n’ai trouvé que ce que notre forum connaît déjà, à savoir : A Saint-Petersbourg :
que, dans sa lettre à sa belle-soeur, Suzette, moins de 2 mois après  son arrivée à Saint-Petersbourg, elle écrit le 10 septembre 1795, au  sujet du vol dont elle a été elle-même la victime,  je cite :
 » …Cependant, ce n’était pas cela qui m’inquiétait le plus alors, c’était ce malheureux enfant, qui, selon la loi du pays, allait être pendu. Il est fils des concierges de ce couvent de Caltemberg, que le prince de Ligne m’a prêté à Vienne. L’homme et la femme sont les plus honnêtes gens du monde, ils ont eu mille soins de moi, en sorte que je ne pouvais supporter l’idée de voir pendre leur fils ».
Puis plus loin :
 » …Je ne puis te dire ce qu’il m’en a coûté de prières, de démarches, pour obtenir enfin la certitude qu’on le ferait partir par mer, ce qui fut exécuté ».
Il a donc été expulsé par mer de Saint-Petersbourg. Il n’est pas impossible qu’il ait pu débarquer dans un port allemand de la Baltique non loin de là, puis se diriger vers Berlin ou aux environs. A Vienne :
 » …Je m’occupais de mes préparatifs pour quitter Vienne (note > pour Saint-Petersbourg), et j’allais me mettre en route dans peu de jours, quand le prince de Ligne vint me voir. Il me conseilla d’attendre la
fonte des neiges, et pour m’engager à rester encore, il m’offrit d’aller habiter, sur la montagne de Caltemberg, l’ancien couvent qui lui avait été donné par l’empereur Joseph II. Connaissant mon goût
pour les lieux élevés, il me tenta en me parlant de Caltemberg comme de la plus haute montagne des environs de Vienne, et je ne résistai pas à l’envie d’y passer quelque temps.
J’allai donc prendre avec ma fille, sa gouvernante et M. de Rivière, le chemin horrible et rocailleux qui conduit à ce couvent. Nous le fîmes à pied, les cahots de la cariole n’étant pas supportables, en
sorte que nous arrivâmes très fatigués. Le gardien et sa femme, à qui le prince nous avait fortement recommandés, eurent pour nous les soins les plus empressés ».
Puis plus loin :  » …Je suis restée trois semaines dans ce beau lieu ».
Question : Pourquoi le Prince de Ligne a FORTEMENT recommandé la petite équipe de Mme Vigée Lebrun aux concierges du couvent ?
De plus, on apprend dans les souvenirs de Mme Vigée Lebrun qu’au début des années 1780, qu’elle a été reçu chez le Prince de Condé :
 » …Il m’était impossible, à mon grand regret, de rester long-temps à la campagne; mais je ne me refusais pas le plaisir d’y passer souvent plusieurs jours de suite, et j’étais invitée dans les plus beaux lieux voisins de Paris. J’ai pu voir, par exemple, les fêtes magnifiques de  Chantilly, que le prince de Condé (celui que vous avez vu revenir en France avec Louis XVIII) savait si bien ordonner, et dont il faisait si bien les honneurs. »
Puis :  » … aussi les étrangers s’y rendaient-ils en foule, à l’époque dont je vous parle, à cette heureuse époque où le maître de ce beau lieu y vivait, adoré de tous les habitans, qu’il comblait de ses bienfaits et
qui l’ont si vivement regretté ». Enfin, Mme Vigée Lebrun a séjourné au château du Raincy :
 » …En 1782 j’ai séjourné quelque temps au Raincy. Le duc d’Orléans, père de Philippe-Égalité, qui l’habitait alors, m’y fit venir pour y faire son portrait et celui de madame de Montesson. Pour le moment, c’est tout ce que j’ai pu glaner.
Chouandecoeur.
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merci cher « chouandecoeur » d’avoir distrait quelques instants de votre emploi du temps fort chargé, pour nous confirmer votre intérêt pour cette hypothèse inédite, que nous vous devons à partir de nos
réflexions et recherches sur la nature précise de l’implication de Robespierre dans l’Affaire Théos … Voici en résumé quelles sont les recherches prioritaires que nous devrions mener avec les internautes qui pourraient nous lire et qui, une fois leur surprise passée, souhaiteraient nous apporter leur
concours : * 1 ! la théorie d’H Royet sur l’identité  » Naundorff = petit domestique « allemand » »   proposé à Mme Vigée Le Brun par le Prince de Ligne est en béton armé pour toute la période postérieure au départ de
Mme Vigée Le Brun de Vienne à St Petersbourg à cause des 2 arguments clefs suivants :
  • Naundorff na pas cherché à se faire reconnaître comme étant le fils de Louis XVI par Mme Vigée Le Brun, comme la logique la plus élémentaire l’aurait EXIGE s’il avait été Louis XVII !
  • le silence incompréhensible dans les « Souvenirs de Mme Vigée Le Brun » sur la mort de Louis XVII au Temple, qu’elle a obligatoirement appris durant son voyage de Vienne à St Petersbourg … Il nous faut donc rechercher en priorité :
    1 / s’il est vrai que le duc de Bourbon – et non son père, le Prince de Condé, grand père du duc d’Enghien – a pu avoir un fils naturel  après sa séparation d’avec son épouse la duchesse de Bourbon, née  Bathilde d’Orléans … [ Hypothèse erronée, aujourd’hui abandonnée, née de nos recherches sur l’affaire Théot …]

    • 2 / comment le Prince de Ligne, dépossédé de ses biens par la victoire des armées de la RF lors de la bataille de Fleurus a pu intégrer dans son Chateau du Kahlenberg le futur domestique « allemand » de Mme Vigée Le Brun … C’est dire si de telles recherches sont hors de notre portée, si d’autres internautes ne se joignent pas un jour à nous,  à Chantilly ou en Autriche …
  Autre réflexion par rapport à Mme Vigée Le Brun et qui vient compléter l’argumentation d’H Royet et accréditer notre hypothèse :

A la question : pourquoi Mme Vigée Le Brun n’a-t-elle pas proclamé haut et fort que Naundorff aurait été son ancien domestique que le Prince de Ligne lui aurait confié ?
on peut répondre ceci : une telle déclaration aurait incité les historiens à faire des recherches sur les antécédents de Naundorf avant avril 1795 !…

Et – comme nous en faisons l’hypothèse, en suivant les conclusions de Jean Pascal Romain – si Naundorff a vécu au Temple, proclamer une telle identité revenait à proclamer que Louis XVII n’était pas mort au Temple le 8 juin 1795 ; ce qui aurait été en contradiction absolue avec ce qu’on peut lire dans les Souvenirs de Mme Vigée Le Brun par rapport à Louis XVIII ou Charles X …

Avec notre nouveau modèle, nous aurions une explication – nous semble- t-il pertinente … – du silence incompréhensible de Mme Vigée Le Brun sur la mort de  « Louis XVII » au Temple le 8 juin 1795 et sur son absence de dénonciation de l’imposture de Naundorff, prétendant à l’identité de Louis XVII …

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PS ; Et peut-être n’est-il pas inutile de lire et relire cette récente étude publiée ICI par Renée Lescaroux ?
 Autour de l’enfant au yoyo du musée d’Auxerre

en complément de nos archives de 06/2007 que nous avons publiées tout récemment  ICI, après  :

2 / Thèse d’Hubert Royet : Autour de Madame Vigée-Le Brun ( Saint-Jean-d’Aulps : Anciens jours, 2000)

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PS 2 En relisant en TGV ce que nous avions écrit en 06/2007 et republié cet été, 

Envoyé : 09/06/2007 18:27
Avant toute autre observation que nous ferons ultérieurement, et afin de revenir au plus vite sur notre recherche prioritaire visant à apporter la preuve du caractère apocryphe de la lettre de la Reine du 16/10/1793, nous emprunterons les analyses suivantes à Jean Pascal Romain ( p 315 ) :

nous ne pouvons qu’exprimer notre profond regret que des circonstances indépendantes de notre volonté nous aient interdit d’atteindre cet objectif comme nous espérions le faire pour ce 16 octobre 2016 en revenant en même temps sur les prétendues preuves de l’adultère de la Reine ! Mais tout étant lié, nous ne manquerons de reprendre ce dossier dès que nous aurons publié tout ce qui peut l’être à propos de l’énigme Naundorf …  

Et peut-être aurons-nous l’occasion de le faire de manière encore plus opportune, grâce à l’analyse critique du livre Juger la Reine d’Emmanuel de Waresquiel, dont on nous dit le plus grand bien ici et là ! 

Lu ce soir sur le forum de Marie-Antoinette :

 » En parlant de Marie-Antoinette, bien-sûr :

Le prince de Ligne, qui l’avait si bien connue dans son intimité, gardera jusqu’à la fin de ses jours un portrait d’elle dans sa poche, comme on garderait une relique . » 

( Emmanuel de Waresquiel : Juger la reine )

Autour de deux questions d’actualité [ MAJ 31/08 ]

MAJ 31/08 

Au risque d’être accusé éventuellement de chercher à créer un simple  effet d’annonce, nous ne pouvons pas nous empêcher de vous livrer la conclusion de notre brochure intitulée  » Autour de deux questions d’actualité « , que nous allons faire imprimer demain et que nous offrirons gratuitement, à l’occasion des Journées Chouannes 2016 – programme de choc par CHIRE-DPF  , à tout acheteur de notre livre, Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité (octobre 2015) , dont il ne nous reste plus que quelques exemplaires.

Nous prenons ce risque pour une seule et unique raison, car nous n’avions pas prévu de vous communiquer cette information avant le début de la semaine prochaine. 

Cette raison, ou plutôt ces raisons, les voici : 

Nous avons voulu voir sur le boudoir de Marie-Antoinette, si par hasard il y aurait eu une nouvelle information significative, au sujet de la taille du Dauphin et des mesures du dernier costume qu’il a porté au Temple.

Ce faisant notre regard s’est arrêté sur ce message posté hier par pimprenelle  

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Marie-Antoinette et le comte de Fersen par Evelyn Farr


Ah bon? Shocked Je viens de tout lire et les bras m’en tombent. Shocked D’après cet article,( ci-dessous )  ces petites pièces ne sont pas l’appartement de Fersen à Versailles, pour finir?
http://maria-antonia.justgoo.com/t2461-fersen-logements-et-femmes?highlight=logementsC’est à ne plus rien y comprendre?! Shocked====Article de Ms Farr dans la Gazette d’Esprit XVIIIe.
https://plus.google.com/104028210571475304295/posts/DrT7GVkihqAIl est question des logements du Comte de Fersen à Versailles jusqu’à la Révolution.
C’est un peu tiré par les cheveux. Wink

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Nous avons donc tout de suite embarqué sur notre trimaran CRIL17, et toutes voiles dehors nous avons parcouru l’article proposé au téléchargement ! Et ce que nous avons pu lire par un hublot de notre TGV maritime nous a totalement révolté et scandalisé, comme vous pourrez facilement le comprendre en le lisant !

Mais quel lien avec la nécessité impérieuse qui nous pousse à publier la conclusion de notre brochure de 30 pages ( format A 4) que nous avons rédigée, il y a à peine 1 heure, plusieurs jours après en avoir commencé la rédaction, après l’étude des livres de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps ?  

Celui-ci : lorsque nous avons entamé notre étude critique, nous étions prêt à admettre que notre hypothèse sur l’exfiltration de Louis XVII du Temple était un pur fantasme et à reconnaître pour vrai ce qui devait nécessairement s’imposer, si la démonstration de Louis Hastier s’avérait irréfutable, comme nous avons ou le lire ici ou là : Louis XVII était bien mort au Temple dans les premiers jours de janvier 1794, puisqu’il est désormais évident, depuis la publication de notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité que ce n’est pas Louis XVII, mais un jeune homme d’environ 18 ans,  qui a été inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795, 22 prairial An III de sinistre mémoire.

Et nous pouvons même, aujourd’hui, vous faire confidence. Si nous avions dû, contraint et forcé par la raison et les preuves historiques et archivistiques et même médico-légales, apportées les unes par Louis Hastier et les autres par le Dr Jacques Descamps, admettre cette terrible vérité de la mort de Louis XVII au Temple en janvier 1794,  une petite musique entendue un jour, même dans certains milieux royalistes, et dont nous ne préciserons pas davantage l’identité, qu’après tout si la Divine Providence avait permis la chute de la Royauté Capétienne et, sanction suprême, la disparition au Temple de Louis XVII, c’est en raison de l’adultère de la Reine Marie-Antoinette avec le Comte de Fersen, père du Duc de Normandie….  

C’est pourquoi nous avons la grande joie intellectuelle de vous proposer le sommaire de notre petite étude  et sa très courte conclusion, avant de pouvoir nous occuper, dès que possible et comme elle le mérite, de la théorie de dame Evelyne Farr !

Table des matières

I Présentation générale de la thèse de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps

II Caractère inédit de la thèse du Dr Jacques Descamps

III La thèse de Louis Hastier peut-elle mettre fin au «  malaise » suscité par la Question Louis XVII ?

III.1 La santé du Dauphin

III.2 Les médecins de Louis XVII

III.3 Le triste sort du jeune Roi 

IV Synthèse de notre analyse critique des théories de Louis Hastier et du Dr Jacques Descamps

IV.1 Relevé résumé de leurs principales conjectures et erreurs.

IV.2 Notre conclusion provisoire

                 Ni Louis Hastier dans La double mort de Louis XVII, ni le docteur Jacques Descamps dans L’énigme du Temple n’ont apporté la preuve que Louis XVII serait mort au Temple dans les premiers jours de janvier 1794.

            Bien au contraire, tout ce que nous avons pu lire en étudiant ces ouvrages nous invite à faire l’hypothèse que ce n’est pas Louis XVII qui est mort au Temple à cette époque, mais le substitué, dont le Général Comte d’Andigné a retrouvé les restes en juin 1801. 

Aussi, et compte tenu des motivations qui étaient les nôtres avant d’entreprendre cette étude (voir notre introduction ), nous allons nous attacher désormais à établir la pertinence de notre modèle d’exfiltration de Louis XVII du Temple, durant la période du  21 août 1793 à la nuit du 2 au 3 septembre 1793, date de l’échec de la tentative d’évasion de la Reine Marie-Antoinette de la Conciergerie.

C’est ce que nous espérons pouvoir publier dans un prochain ouvrage, au cours de  l’année 2017, s’il plaît à la Divine Providence.

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MAJ 28/08 

17 000 mercis à notre site partenaire du boudoir de Marie-Antoinette qui a bien voulu s’intéresser à notre demande 

 La taille de Louis Charles

Voir le sujet précédent=============

Chers amis,

Nous sommes en train de rédiger la brochure intitulée comme ci-dessus, que nous présenterons à l’occasion des prochaines JOURNÉES CHOUANNES 2016 LES 3 ET 4 SEPTEMBRE : SPÉCIAL 50 ANS DE CHIRÉ  .

Au cours de la rédaction de notre étude critique du livre de Louis Hastier La double mort de Louis XVII  publié en 1951, chez Flammarion, nous avons fait un arrêt sur image sur cette citation, extraite de la p 27 : 

« Aveuglée par l’amour maternel, Marie-Antoinette ne se rendit même pas compte que la taille de son fils était inférieure à celle des enfants de son âge, le jour où …/… elle inscrivit sur le mur de sa chambre de prisonnière que Louis-Charles mesurait trois pieds deux pouces (1.02 m au lieu de 1.10 m, moyenne normale) alors qu’il entrait dans sa huitième année. »

Cela nous a renvoyé aussitôt à une information publiée récemment par un internaute sur notre site partenaire  Charles Louis, le roi Louis XVII,  selon laquelle le dernier costume que  » le Dauphin avait porté au début de son emprisonnement au Temple avait été confectionné pour un enfant mesurant 1.20 m.  » ( source : » çà m’interesse » , sauf erreur de mémoire ) . 

Après vérifications et recherches diverses nous venons de découvrir que l’exposition  » Anatomie d’une collection  » où on peut voir ce vêtement du Dauphin est toujours en cours, au Palais Galliera à Paris, jusqu’au 23 octobre 2016, ainsi que l’atteste la page dédiée du site internet de cette très honorable et réputée institution !

D’où cet appel que nous lançons à nos amis franciliens toujours passionnés par la recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII :

Serait-il possible à l’un d’entre vous  d’aller vérifier sur place quelle est la taille de l’habit du Dauphin qui est effectivement mentionné sur l’inventaire, au milieu d’autres pièces historiques ? 

On comprendra facilement qu’une réponse avant le 2 septembre 2016 nous obligerait à la plus extrême reconnaissance, en raison de notre participation aux 

Les Journées Chouannes « spéciales 50ème anniversaire de Chiré »,

c’est plus de 130 auteurs présents pour vous rencontrer.