La Question Louis XVII à la  » Grande Librairie de France TV 5  » avec Jean-Christian Petitfils [ MAJ 15/05, Add 16 h 45 + ADD 16/05 + ADD 18/05 ]

MAJ 15/05 
Nous avons amélioré la présentation de notre PJ ( voir en bas de page ) et corrigé une importante erreur typographique qui nous avait totalement échappé ; si cela s’avérait opportun nous complèterons prochainement notre analyse de l’ouvrage de Me Maurice Garçon,  qui  aurait résolu définitivement l’énigme Louis XVII, par des preuves historiques et archivistiques, dès 1968, avant les preuves scientifiques, qui auraient été apportées en avril 2000, par la publication des résultats des analyses ADN du prétendu coeur de Louis XVII … 

Nous profitons de cette MAJ pour vous informer que notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, nous a fait découvrir une source documentaire totalement inédite du plus haut intérêt qui constitue pour nous un magnifique indice en faveur de notre intime conviction :
la Reine Marie-Antoinette a tenté de s’évader de la Conciergerie dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793, parce qu’elle savait que son fils n’était plus prisonnier au Temple. Et il est donc impossible, pour nous, d’admettre que la Royauté Capétienne ait pu disparaître jusqu’à la Fin des Temps, avec l’infamie – unique dans l’histoire de l’humanité – de l’acte apocryphe du 6 octobre 1793, fabriqué par les révolutionnaires, par lequel, sous le nom de Louis Charles Capet, un substitué à Louis XVII a accusé « sa mère » , la Reine Marie-Antoinette,  d’actes incestueux commis à plusieurs reprises, entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793, sous les yeux mêmes de Madame Elisabeth de France, dont la cause de canonisation a été récemment introduite par le diocèse de Paris.

Et ce n’est certainement pas un hasard, si cette découverte nous a été communiquée par téléphone, au soir de la fête de sainte Jeanne d’Arc, journée au cours de laquelle nous avions pu goûter la paix et la joie intellectuelle du nouveau Royaume de France en gestation ; en effet comment mieux résumer la  célébration de l’hommage à la sainte de la Patrie, organisé à Limoges par notre ami Alain Texier, au nom de la Charte de Fontevrault, [  ADDENDUM 18/05 ; voir ce compte tendu dans le Populaire du 17/05 ]  suivi du repas très convivial, assorti d’un mini-pèlerinage  qui a eu lieu à Saint-Auvent,  un des principaux sanctuaires mariaux du diocèse de Limoges ?…   

ADDENDUM 15/05 16 h 45 
Suite à l’écho donné à l’information ci-dessus sur cette page de la Charte de Fontevrault et en raison du très important pic de fréquentation suscité sur notre blog, il nous semble opportun de redonner ici la copie de la pièce d’archive, que nous avons découverte dans l’ouvrage de Jean-Pascal Romain Louis XVII Roi de Thermidor, il y maintenant plusieurs années et qui est à l’origine de notre intime conviction. Et nous ne doutons pas que l’intégralité de ce document ne soit aussi une découverte pour nos  nouveaux lecteurs ; aussi oserons-nous verser cette  » pièce à charge  » au dossier de la cause de canonisation  de Madame Elisabeth ! En effet comment l’Eglise pourrait-elle canoniser la sœur du Roi Louis XVI, qui aurait assisté  entre le 21 janvier 1793 et le 3 juillet 1793 aux actes décrits dans le PV du 6 octobre 1793 et dont la Reine Marie-Antoinette se serait rendue coupable envers son fils Louis XVII, selon l’accusation  signée par Louis Charles Capet ? Rappelons en effet que cette infamie, fabriquée par les révolutionnaires, est aujourd’hui encore admise comme une vérité historique établie, pour les tenants de la théorie dominante de la mort légale de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795 ! …

Pour l’honneur de la famille Royale toute entière, l’Eglise doit établir la vérité et dénoncer le scandale et les crimes de la Révolution, en canonisant Madame Elisabeth de France !  

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UN SINGULIER INTERROGATOIRE
« Le Quinzième Jour du Premier Mois de l’An Second de la République française, Une et Indivisible,
« Nous, Maire, Procureur Syndic et Membres de la Commune de Paris, nommés par le Conseil Général de la dite Commune pour prendre des renseignements sur différents faits qui se sont passés au Temple, et recevoir les déclarations à cet égard, nous sommes rendu au Temple et arrivés dans la dite Tour et nous étant présentés au Conseil du Temple et sommes montés à l’ap­partement du premier occupé par Louis Charles Capet pour entendre ses déclarations au sujet des propos et des événements dont il peut avoir connaissance : Il nous a déclaré que, l’hyver dernier, pendant qu’il habitait l’appartement de ses Mère, Tante et Soeur, un particulier nommé Dangé étant de garde auprès d’eux en qualité de Commissaire du Conseil, un jour qu’il l’ac­compagnait à la Promenade sur la Plateforme de la Tour, il le prit dans ses bras, l’embrassa et lui dit je voudrais bien vous voir à la place de votre Père : Nous a déclaré pareillement qu’un autre particulier nommé Toulan, étant aussi de garde à la Tour à la même époque les dites femmes l’enfermèrent, lui déclarant, avec sa Soeur, dans une des Tourrelles pendant une heure et demie un peu avant que l’on allumât la chandelle, et que pen­dant ce temps il s’est entretenu avec les dites femmes, et qu’il n’entendit pas le sujet de leur conversation ; que dans une autre circonstance il entendit dire par le dit Toulan à sa Mère et à sa Tante que tous les soirs il enverrait aux environs du Temple un Colporteur à dix heures et demie du soir pour lui faire crier toutes les nouvelles qui pourraient les intéresser ; que par suite de cette promesse il s’apperçut que les dites femmes ne se cou­chèrent qu’à onze heures passées et montrèrent de l’humeur de n’avoir point entendu les cris accoutumés du dit Colporteur ; Il a déclaré encore que Quatre Particuliers nommés Lepître, Bruneau, Toulan et Vincent pendant la durée de leur service dans les Appartements avaient coutume d’approcher les dites femmes, et de tenir des conversations avec elles, à voix basse. Déclare en outre qu’ayant été surpris plusieurs fois dans son lit par Simon et sa femme chargés de veiller sur lui par la Commune à commettre sur lui des Indécences nuisibles à sa santé, il leur avoua qu’il avait été instruit dans ces habitudes pernicieuses par sa Mère et sa Tante et que différentes fois elles s’étaient amusées à lui voir répé­ter ces pratiques devant elles et que bien souvent cela avait lieu lorsqu’elles le faisaient coucher entr’elles ; que de la manière que l’Enfant s’est expliqué, il nous a fait entendre qu’une fois sa Mère le fit approcher d’elle qu’il en résultat une Copulation et qu’il en résulta un gonflement à un de ses testicules connu de la citoyenne Simon pour lequel il porte encore un bandage et que sa Mère lui a recommandé de n’en jamais en parler, que cet acte a été répété plusieurs fois depuis ; Il a ajouté que Cinq autres Particuliers nommés Moêlle, Lebeuf, Beugnot, Michonis et Jobert conver­saient avec plus de familiarité que les autres Commissaires du Conseil avec sa Mère et sa Tante ; que Petion, Manuel, Bailly et La Fayette s’étant comporté très mystérieusement aux Thuilleries avec les femmes il estimait qu’il existait une correspondance directe avec ces Quatre hommes et les Commissaires du Temple, depuis la détention de ces femmes au Temple, que dans l’intervalle de ces conférences on l’éloignait ; Il nous a déclaré qu’il n’avait rien de plus à nous faire connaître. Le Citoyen et la Citoyenne Simon nous déclare avoir appris ces faits de la bouche de l’Enfant qu’il les leur a répété plusieurs fois, et qu’il les pressait souvent de le mettre à portée de nous en faire la déclaration. Après avoir reçu la présente déclaration y avons posé notre Signature conjointe­ment avec le Citoyen Hébert Substitut du Procureur Syndic de la Commune qui est survenu. À Paris dans la Tour du Temple les jours et an que dessus. »

1793-10-06-LCCLouis Charles Capet
Pache Chaumette Hébert Friry Séguy
Substitut Commissaire du Conseil Commissaire de service au Temple Heusse D.E. Laurent
Auditeur de police Commissaire du Conseil Général
Simon
(Musée des Archives Nationales — reproduit en fac-similé par Gustave Bord — Autour du Temple -T. IV, Pièce n° 1).

Les interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793, au Temple

ADDENDUM 16/05
Rappelons brièvement à l’attention de nos nouveaux lecteurs, que par voie de conséquence logique, il s’ensuit que nous considérons la célébrissime lettre de la Reine Marie-Antoinette du 16 octobre 1793 à Madame Elisabeth comme étant  apocryphe ! C’est ce que nous pensons avoir démontré en nous appuyant en particulier sur l’argumentation de l’archiviste Roger Sorg et de Galart de Montjoie ( voir nos archives ).    
Et dans un autre registre il est permis de se demander si :
1 / la destruction de la Sainte Ampoule le 7 octobre 1793, suite à une décision de la Convention, objet de si pertinentes  observations de  Jean Raspail dans son roman magistral SIRE, ne serait pas une conséquence directe de l’exfiltration de Louis XVII du Temple … En effet les révolutionnaires avaient parfaitement conscience de ce que signifiait une telle et sainte relique qu’il devenait alors indispensable de détruire, si celui que Barère appellera « le talisman royal « , au matin du 10 Thermidor an II leur avait échappé ! Et ici nous ne pouvons nous empêcher de rappeler l’erreur grave de Françoise Chandernagor qui prétend dans son roman La Chambre que les révolutionnaires auraient oublié Louis XVII dans sa prison, le laissant mourir entres les mains de ses gardiens, par soumission au règlement intérieur du Temple, selon un processus totalitaire, mis en valeur depuis par Franz Kafka ou Eugène Ionesco … 

2 / Et peut-être en est-il de même de la Terreur qui aurait été mise à l’ordre du jour, le 5 septembre 1793, en raison de l’exfiltration de Louis XVII du Temple ? Nous laissons aux historiens ou archivistes, tels que Reynald Secher, le soin de confirmer ou d’invalider une telle hypothèse ! Mais comment ne pas faire un rapprochement, par analogie, entre le massacre de femmes et d’enfants, occulté par le  mémoricide républicain – comme le PV du 6 octobre 1793 –  avec le massacre des Saints Innocents, ordonné par le Roi Hérode, après la visite des Rois Mages à l’Enfant né à Bethléem ? …

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La grande librairie saison 10
Histoire de France : vingt siècles d’énigmes par Jean-Christian Petitfils 

( 17 000 mercis à notre ami Alain Texier qui nous a informé in extremis de cette diffusion, qui a eu lieu dans la soirée du jeudi 10 mai 2018 à partir de 20h51 )

Cette image est une capture d’écran au moment où Jean-Christian Petitfils affirme que l’énigme Louis XVII a été définitivement résolue par la publication en avril 2000 des résultats des analyses ADN du prétendu cœur de Louis XVII, mises en oeuvre par Philippe Delorme et  qui n’auraient fait que confirmer les preuves d’ordre historique et archivistique, développées par Me Maurice Garçon, dans son ouvrage, effectivement de référence  Louis XVII ou la Fausse énigme,  sans aucune réfutation universitaire reconnue à ce jour. 

Heureusement pour nous que Jean-Christian Petitfils n’a pas le charme ravageur de Virginie Girod, la jeune historienne qui se tient à ses côtés et qui était venue présenter son livre Théodora, prostituée et impératrice de Byzance , car nous n’aurions peut-être pas osé apporter à son argumentation la contradiction radicale qui suit. 

1 / A propos des analyses ADN du prétendu cœur de Louis XVII, nous sommes stupéfait que Jean-Christian Petitfils ait totalement omis de faire état du refus de la famille Royale d’accepter le cœur que le Dr Philippe-Jean Pelletan a cherché à lui remettre au cours de ses multiples  tentatives faites en vain. Ce refus discrédite à lui seul la prétendue traçabilité historique avancée par le Dr Philippe-Jean Pelletan de son « pieux larcin » … , avant que ce viscère ne soit victime du hourvari du sac de l’archevêché de Paris, au cours duquel il aurait même été jeté dans la Seine, et qu’on aurait même pu retrouver à la faveur d’une marée basse exceptionnelle de la Seine, qui aurait exercé un droit de retrait durant les Trois Journées Glorieuses de la Révolution de juillet 1830 …Pour connaître tous les détails de l’épopée du  » cœur de Louis XVII« , voir notre critique du livre de Philippe Delorme in Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité. 

Quant au sophisme des conclusions des analyses ADN qui auraient permis l’identification du cœur comme étant celui de Louis XVII, nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs à la lecture de l’ouvrage dont il nous reste encore quelques exemplaires, à la différence du précédent Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité. 

2 / En ce qui  concerne le livre de Me Maurice Garçon, les lois de la communication sur Internet nous obligent à faire un court résumé de notre examen critique.
En bref, Me Maurice Garçon affirme qu’il est impossible que le fossoyeur Bertrancourt ait pu réaliser le transfert du corps de « Louis XVII » d’un endroit dans un autre du cimetière Sainte-Marguerite, en l’extrayant de son cercueil de bois blanc pour l’enterrer dans un cercueil de plomb, car le Comité de Sûreté Générale avait installé une garde qui interdisait à quiconque toute action de ce genre ou d’un autre. 

Les prétendues preuves apportées par Me Maurice Garçon – selon Jean-Christian Petifils – sont en en fait  une synthèse de diverses pièces d’archives, dont certaines ne peuvent être retenues par la critique historique la plus rigoureuse ; et il est permis d’affirmer que Me Maurice Garçon a commis une très grave erreur de raisonnement,  soit involontairement, soit pour des raisons idéologiques évidentes, imposées par la validation de la thèse dominante, en faveur de la mort légale de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795, toujours gravement mise en doute en l’année 1968 de publication de son ouvrage, chez Hachette !  

C’est ce que nous pensons avoir démontré  dans les pages 220 à 230 de notre livre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité sous le titre  » La controverse ouverte par Me Maurice Garçon :  Bertrancourt a-t-il disposé de la liberté nécessaire ?  » 
En validant, le 10 mai 2018, la plaidoirie à charge du célébrissime avocat du Barreau de Paris du siècle dernier contre un obscur fossoyeur royaliste qui, au péril de sa vie,  avait voulu rendre un dernier hommage au corps de celui qu’il croyait être celui de son Roi Louis XVII, Jean-Christian Petitfils apporte un formidable encouragement à notre CRIL17, dont l’objectif est de faire annuler, par voie judiciaire avant le 17 juillet 2029, l’acte de décès à l’Etat civil de Paris de Louis Charles Capet du 24 prairial an III ! Et la prudence chrétienne nous invitant à ne pas négliger  le risque de subir la terrifiante accusation de révisionnisme, subrepticement et très brièvement évoquée par le présentateur de l’émission de France TV 5, dans son introduction à la présentation de l’intervention de Jean-Christian Petitfils, nous savons que nous n’avons droit à aucune erreur ; d’où l’étude très rigoureuse que nous mettons à votre disposition dans la PJ accessible bas de page publiée hier, et que nous avions retirée après réflexion, en raison de la complexité extrême de ce dossier, qui ne peut être compréhensible que par des esprits passionnés par la recherche de la seule vérité historique, persuadés qu’il ne peut y avoir de prescription pour tenter de résoudre la plus fascinante énigme de l’histoire de France.  

3 / En ce qui concerne la critique par Jean-Christian Petitfils de la thèse naundorfiste, il ne nous semble pas utile d’en dire quoi que ce soit, car nous avons traité suffisamment cette question ; et nous nous bornerons à renvoyer nos lecteurs à  nos archives et en particulier à cette intervention publique Biennale Blanche du 21 Octobre 2017. Conférence sur les études ADN faites par le Professeur Gérard Lucotte.

Et nous ne pouvons pas conclure ce billet sans rappeler que nous attendons avec impatience le livre que Mme Renée Lescaroux doit publier prochainement sur  l’énigme Naundorf, dont elle nous a donné un Avant-propos dans cette brochure  aujourd’hui épuisée  L’Affaire Louis XVII : autour de deux impostures. 

PJ pour les passionnés par cette Question Louis XVII : Maurice-Garçon – Cril17( double-cliquer

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Cette version (12.05.01) est publiée sous réserves de corrections ou d’améliorations mineures qui seront apportées au fil de nos relectures à venir, en fonction d’éventuelles réactions, et d’une meilleure maîtrise des outils proposés par notre hébergeur.  

Et si les lois de la communication du monde d’aujourd’hui nous ont poussé à réagir immédiatement à l’émission de France TV 5 du 10 mai 2018, nous ne saurions oublier les recommandations de Nicolas Boileau qui a écrit en 1674   ( Chant I l’art poétique (1674) :  

« Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »