Glanures – Cléry

L’inattendu Journal du valet de chambre de Louis XVI

Incroyable coïncidence ! Après notre découverte absolument fortuite *** de la vente aux enchères historiques de mars 1896 de reliques détenues par la famille de Cléry, voici Cléry à nouveau à la Une, avec cette information lue sur le Figaro, via Le Boudoir de Marie-Antoinette !

Voir le descriptif du plus haut intérêt proposé par Madame Antoine, une des administratrices de notre site partenaire, d’où nous extrayons : 

 » Le manuscrit demeura dans la famille jusqu’en 1896 où, à la faveur de l’extinction d’une branche des héritiers de Cléry, il passa en vente à Rouen. P. Le Verdier eut alors accès à la totalité des souvenirs familiaux et put dans un article de la Revue des Questions historiques éclaircir la genèse de ce texte majeur. , Le fidèle Cléry était enfermé avec son maître. L’usage des crayons et du papier leur fut assez vite retiré. Il ne pouvait donc rédiger que des notules. Elles constituent ce que l’on appelle le « manuscrit brouillon » (Le Verdier, p. 275).  » 

Ce manuscrit est fragmentaire. Dès 1896, Le Verdier écrivait : « il n’en reste plus que quelques cahiers ». À la fin de 1795, Cléry résidait à Strasbourg chez une certaine Mlle Kugler. Elle « lui fit passer à Vienne une copie qu’elle transcrivit sur de minces feuilles de papier » ; ce manuscrit est appelé en 1896 le « Livre-journal de Cléry ». Il était tout aussi fragmentaire que sa matrice. Il servit de support au présent « manuscrit au net » que Cléry composa et acheva à Vienne. À la fin de l’automne 1796, il le soumit à la Chancellerie impériale puis au comte de Provence. Ce manuscrit et le succès du livre contribuèrent à donner aux derniers Bourbon la légitimité du malheur.

RÉFÉRENCES : P. Le Verdier, Les reliques de la famille royale et les descendants de Cléry, Revue des Questions historiques, Paris, juil. 1896, pp. 264-280 — H. Becquet,Marie-Thérèse de France. L’orpheline du Temple, Paris, Perrin, 2012  » 

*** Mais réflexion faite ! Etait-ce si fortuit que cela ? En effet c’est pour avoir voulu visualiser sur une carte la distance séparant Halle de Naundorf, que notre moteur de recherches sur Internet nous a proposé la page qui nous a conduit un siècle après à Rouen ! …

A chacun d’en penser ce qu’il lui plaira !  

PS : merci de noter que nous attendons de connaître la réaction de notre archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin, sur cette vente de mars 1896, car nous tenons à lui laisser la primeur des commentaires ! … 

Autour du Temple et d’Etienne Lasne

Voici la transcription d’un nouvel article de presse, extrait du Monde illustré du 13/04/1861,  du plus haut intérêt découvert par notre ami Philippe ! A ce rythme de découvertes nous ne devrions pas tarder à faire des progrès significatifs dans notre recherche de la vérité sur le destin de Louis XVII !

Dans l’immédiat et après une première lecture TGV nous nous bornerons à souligner le caractère tout à fait vraisemblable et authentique  du témoignage posthume apporté ici par le sieur Jacquet avant de le soumettre à la critique approfondie indispensable pour discerner chacun des événements qui y sont rapportés et qui sont confondus les uns avec les autres !

A titre d’exemple il est évident que Simon et Hébert n’ont pas pu ordonner d’envelopper le corps de Louis XVII ou de son substitué dans la chaux en juin 1795 ! Mais par contre – grâce aux éléments du contexte – peut-être avons-nous, avec cette découverte de Philippe, la PREMIERE source documentaire absolument inédite, qui rend compte de l’inhumation du premier substitué à Louis XVII qui, selon Hastier, serait mort durant le terrible hiver 1793-1794 et dont les restes ont été découverts ensuite par le général d’Andigné en 1801 ? 

En bonne logique, ce serait donc l’adolescent correspondant au portrait de l’estampe  » David-Carteaux-X  »  et le portrait de Vien fils, conservé au Musée Carnavalet, pourrait être de ce fait celui du second substitué, emmuré au Temple après le 19 janvier  1794 !     

A vos claviers chers amis lecteurs ! 

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COURRIER DE PARIS
Le principal locataire d’une grande maison du quai de Béthune, dans l’Isle, nous transmet la révélation d’une circonstance assez extraordinaire, au sujet du père d’un portier mort la semaine dernière, et enterré sous son nom de — Jaquet.
Ce Jaquet s’était jadis confié à notre correspondant, en lui demandant un secret qui était bien plutôt une manie qu’une nécessité, au sujet du fait que voici:
En 1834,trépassa dans le faubourg Saint-Marceau, à Paris, le nommé Etienne Lasne, qui était concierge de la prison du Temple à l’époque où mourut le jeune Louis XVII. L’acte de décès, portant la date du 12 juin 1795, c’est-à-dire postérieur de quatre jours à la mort du captif, fut signé de ce Lasne et d’un employé appelé Rémy Bigot. Or, Jaquet, le mort d’hier, qui a servi de témoin dans différents actes de ce temps (son nom se retrouve plusieurs fois dans les mémoires), était le neveu du concierge du Temple, mort en 1834. Jaquet avait, le mois dernier, presque atteint ses quatre-vingts ans.

Il figura, à côté d’Etienne Lasne, dans le fameux procès fait à l’un des faux Louis XVII, celui connu sous le sobriquet de baron de Richemont. Jaquet, introduit par le concierge, son oncle, dans la prison, rendit journellement de petits services au jeune prisonnier qu’on a longtemps appelé l’Orphelin du Temple. Il le connaissait si bien, que lorsque vinrent des doutes sur la mort du prince, et le soupçon d’une substitution possible pour faciliter une évasion (donnée sur laquelle se sont appuyés les divers prétendants,parmi lesquels l’horloger Naundorff  fut assurément le plus étrange et le plus vraisemblable), Jaquet,  fut maintes fois requis, interrogé, confronté avec Lasne et Bigot, et ses attestations sur l’identité de l’illustre mort ne furent pas sans poids dans ces crises et ces contestations.

Depuis les graves événements auxquels il assista tout jeune, Jaquet resta en relations suivies avec diverses personnes qui eurent un rôle à jouer dans ces drames pleins de mystères. Nous citerons entre autres les docteurs Pelletan et Dumangin, appelés aux derniers jours de la maladie du royal captif que le document précité appelle « le fils de Capet, » et avec MM. Jeanroy et Lassus, qui furent chargés de l’autopsie.

La personne qui nous offre ces détails assure avoir la preuve que deux des susdits médecins aidaient de leurs libéralités la détresse du vieux Jaquet, lui transmettant des sommes recueillies pour lui parmi leurs riches et légitimistes clients du noble
faubourg. Jaquet avait conservé un petit mouchoir de toile blanche qui avait appartenu au fils de Louis XVI, et dont il n’a fait don que peu de temps avant sa mort, à un prêtre inconnu, qui venait parfois le visiter.
On sait que le cadavre du prince fut inhumé dans le cimetière de la paroisse Sainte-Marguerite. Lorsqu’en 1815 on voulut procéder à son exhumation, on convoqua toutes les personnes qui avaient pu approcher Louis XVII et le connaître. Jaquet, cité par le docteur Dumangin, assista à l’opération qu’il était très-fier de raconter.
On ne trouva rien dans la fosse que d’informes débris! Ce fut lui qui déclara et attesta que le corps avait été enveloppé de chaux par ordre de ces mêmes Simon et Hébert, ses bourreaux, qui l’avaient contraint à signer, au 5 octobre 1793, une accusation outrageante contre sa mère Marie-Antoinette.
Jaquet a toujours protesté de sa complète conviction relative à l’identité du mort, et de son indignation contre les imposteurs plus ou moins habiles qui ont cherché à abuser l’opinion publique, à égarer la politique, et à attendrir les vieilles femmes. Il confirme ce fait dont ni les poëtes, ni les peintres (M. Paul Delaroche entre autres), ne veulent point tenir compte, ce qui se comprend bien! à savoir, que Marie-Antoinette était borgne lorsqu’elle subit l’outrageant supplice. Jaquet fut celui qui démasqua, il y a quelques années, un vieux régicide, comme disent les uns, — un conventionnel enfin, — rongé de  vieillesse, de rhumatismes, de remords, et caché dans une loge de portier au quartier de l’Odéon.
Lorsque cet homme mourut, Jaquet dit tout. Bien que son rôle dans le drame du Temple n’eût rien d’analogue, Jaquet désira rester obscur, et n’être signalé au public qu’après sa mort. Il est donc servi à souhait, car, pour le révéler, nous copions son  nom sur une épitaphe.

Faisons un point de situation pour vérifier si notre modèle est toujours pertinent ou doit être modifié, voire même abandonné !

Louis Charles de France, né le 27 mars 1785 : fils de Louis XVI, mort prisonnier en la Tour du Temple à Paris, le 8 juin 1795… : [estampe] / gravé d’après le tableau original

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En poursuivant notre réflexion et nos investigations engagées sur cette estampe, nous avons été conduit à reprendre les archives de notre ancien forum MSN Groupes et à y ajouter le texte des PV, dont Emile Campardon nous a donné la transcription ( pp 72-81), dans son livre récemment numérisé sur Gallica en 05/2012  :

Marie-Antoinette a la conciergerie du 1 er août au 16 octobre 1793 suivies de notes historiques et du procès imprimé de la reine par M. Émile Campardon  ( chez Jules Gay, 1863 – 352 pages ) 

Ce faisant nous avons réalisé que nous avions commis une erreur en n’accordant pas suffisamment d’importance à la confrontation de  » Louis XVII  » avec Madame Royale, lorsque nous nous sommes rallié en 2004/2005 à l’interprétation de Michel Jaboulay des PV des 6 et 7 octobre 1793, signés par «  Louis Charles Capet «   et à sa théorie sur la présence d’un substitué à Louis XVII dès cette époque ; c’est cette erreur que nous allons corriger en faisant une analyse de la seule réalité documentaire dont nous pouvons disposer aujourd’hui,  avant toute interprétation !  

 « Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »
De l’art poétique (1674) – Chant I Nicolas Boileau

1 /  Il convient en premier lieu de considérer qu’il existe une première contradiction radicale dans le contenu des archives authentiques et irréfutables dont nous disposons aujourd’hui !

1.1 Ce sont d’une part les PV des interrogatoires de  » Louis Charles Capet  » seul du 6/10/1793, et ensuite de Madame Royale et de Madame Elisabeth confronté à  » Louis Charles Capet  »  du  7 octobre 1793.  ( voir Emile Campardon, Jean-Pascal Romain et Michel Jaboulay ) 

1.2 C’est d’autre part le Mémoire de Madame Royale où elle écrit avoir eu juste le temps d’embrasser tendrement son frère, avant qu’on le lui arrache des bras ; on ne trouve donc aucune confrontation avec lui, et il en est de même pour sa tante, interrogée après elle par les révolutionnaires, en dehors de toute présence de son frère !

2 / A cette contradiction radicale incluse dans les textes des archives officielles, sur laquelle est construite la théorie de la mort légale de Louis XVII au Temple, attestée par l’acte de décès ci-après, s’en ajoute donc une nouvelle, celle de la contradiction iconographique entre l’estampe présentée en introduction de cet article et le portrait de «  Louis XVII  » conservé au Musée Carnavalet !

acte-de-décèscarnavalethttp://jjric.free.fr/res3plein.img/DJX28.jpg     btv1b6950160vVoilà donc en résumé ou en raccourci ( vieux tic royaliste bien connu )  la réalité archivistique et iconographique qui constitue la base même de l’énigme Louis XVII !

Car il y a bien énigme n’est-ce pas, en raison de cette double contradiction interne existant dans le contenu même des documents les plus officiels sur lesquels est construite la théorie encore dominante de la mort légale de Louis XVII au Temple, le 20 prairial an III ou 8 juin 1795 ? 

D’où la question que tout passionné, fasciné par cette énigme pour les motifs les plus divers, est en droit de se poser : 

quel a été le véritable destin de Louis XVII, caché par cette double et irréfutable contradiction, si on admet que la cohérence est le premier principe sine qua non de l’existence de toute réalité, de quelque ordre que ce soit ! 

Après avoir présenté les pièces du débat toujours en cours, l’alternative est simple :

  • soit passer à un autre dossier de notre énigme, sans chercher à conclure quoi que ce soit, si ce n’est que nous sommes incapable d’arbitrer la double contradiction exposée ci-dessus ;
  • soit tenter de trouver une explication cohérente, qui permette de faire un arbitrage qui tiendra également compte de tout ce que nous pouvons savoir par ailleurs ! Ce sera notre option en vue de présenter un nouveau modèle que nous proposerons à la critique de tous nos lecteurs, avec les réserves d’usage et dans l’attente de toute preuve contraire devant laquelle nous nous inclinerions si elle était irréfutable.  

En considérant la faiblesse de la traçabilité historique du portrait de  » Louis XVII  »  peint par Vien fils, nous prendrons le risque de négliger l’argument d’autorité que constitue le fait qu’il soit conservé au Musée Carnavalet ; nous lui préférerons l’autre portrait de  » Louis XVII  » de l’estampe qui a appartenu à la collection de Vinck, où on lit une légende qui développe toute la théorie officielle toujours en cours.

On pourrait même se demander aujourd’hui  si le portrait peint par Vien fils, autour duquel nous avons longuement échangé sur nos forums précédents, ne serait pas un leurre destiné à discréditer l’autre portrait, puisqu’il est permis d’affirmer qu’il y a eu une volonté délibérée de cacher ce qui a été un véritable secret d’Etat durant la Révolution, et jusqu’à la Monarchie de Juillet, voire même au-delà ! … Il est en effet évident pour nous que ni l’un, ni l’autre ne peuvent prétendre représenter Louis XVII, ni même un enfant de 8 à 10 ans, mais un substitué à Louis XVII !   

Cet arbitrage en faveur d’un des deux portraits étant fait, nous rappellerons les éléments en pointillés de sa traçabilité historique :     

  • un exemplaire de l’estampe a appartenu à l’une des collections de la Duchesse de Berry (Château de BRUNNSEE STYRIE) et ensuite en 1913 à SAR Madame la Princesse Béatrice de Bourbon Parme, Comtesse Lucchesi-Palli ( source Christian Crépin ) ; il nous semble impossible que ce portrait de  » Louis XVII  » ait pu se retrouver dans de telles collections princières, s’il avait été le simple fruit d’une invention quelconque d’un artiste et sans aucun intérêt historique majeur !
  • en l’absence de toute contestation connue, nous croyons être en droit de faire l’hypothèse suivante qui justifie pleinement l’intérêt que lui a accordé Madame la duchesse de Berry : cette estampe gravée à partir d’une peinture sur émail  – destinée par sa nature à représenter  un personnage historique de manière aussi pérenne que possible – aurait été faite en 1795-1799 par Carteaux, selon un dessin réalisé par David au Temple, le 7 octobre 1793, lors des interrogatoires de Madame Royale et de Madame Elisabeth ! 

A l’évidence, le physique de l’adolescent qui y est représenté renvoie à l’évocation faite par Madame Royale dans son Mémoire,  au sujet de  » son frère  » qui aurait engraissé ! Et c’est ici que nous nous heurtons au noeud gordien de cette énigme Louis XVII, qu’il faut bien essayer de trancher ; sauf à admettre que cette énigme est désormais insoluble, et qu’il convient d’attendre désormais une intervention de la Divine Providence, qui seule pourra la résoudre dans l’hypothèse même où elle pourrait intéresser le destin de la France comme d’aucuns peuvent le penser ! 

On comprendra facilement qu’il nous soit impossible d’opter pour un tel abandon, qui serait en contradiction avec toutes les recherches faites jusqu’à maintenant et alors que la fréquentation sur ce site oscille entre 1500 et 2500 connexions/jour, d’après les statistiques fournies par notre hébergeur.

Nous allons donc prendre le risque mesuré de choisir une hypothèse aussi cohérente que possible, parmi toutes celles qui peuvent se présenter à l’esprit ! Et si d’aventure on nous propose un argument contraire irréfutable, c’est sans aucune difficulté que nous nous inclinerions en reconnaissant notre erreur , pour pouvoir en tirer profit !  

Face à la contradiction radicale existant entre le Mémoire de Madame Royale et les PV du 7/10/1793 au sujet de la présence de  » Louis XVII  » et de la confrontation successive avec lui de l’une et de l’autre, force est donc d’arbitrer la réponse à la question :

 » Qui ment, par omission ou toute autre manière   » ? Est-ce Madame Royale ? Est-ce le rédacteur des deux  PV authentiques ? Ou tous les deux ?

En guise de préalable, il nous semble impossible que Madame Royale ait pu signer Thérèse Capet, qui est une expression typiquement révolutionnaire, alors qu’elle a conclu son Mémoire en signant par ses prénoms Marie, Thérèse, Charlotte ! De même pour Madame Elisabeth qui aurait signé Elisabeth Capet, ce qui aurait été une manière de se soumettre à la volonté des révolutionnaires ; cela nous semble impossible d’autant plus que Madame Elisabeth signait non seulement sa correspondance privée par Elisabeth-Marie mais c’est également ainsi qu’elle a signé  le PV de son premier interrogatoire, avant de déclarer ensuite s’appeler   » Elisabeth-Marie de France, sœur de Louis XVI, tante de Louis XVII, votre Roi  » ( Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI, par Mme la Ctesse d’Armaillé (2e édition, Perrin 1886 ) 

Une fois posé ce préalable, il nous semble parfaitement vraisemblable que l’un ou l’autre des révolutionnaires présents aient pu signer  » Thérése Capet  » [ avec une faute d’accent sur le second « é » ]  et ensuite «  Elisabeth Capet  » au terme de l’interrogatoire, comme on peut le voir sur ce fac-similé du PV du 7 octobre 1793, que nous devons à notre regretté ami Michel Jaboulay ! 

      

…/… A suivre …/… 

Les interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793, au Temple – Archives de Michel Jaboulay

Ainsi que le savent nos plus anciens lecteurs, c’est grâce à l’argumentation et aux observations absolument inédites de Michel Jaboulay sur les PV des 6 et 7 octobre 1793 signés par  » Louis Charles Capet  » que nous avons pu construire notre modèle de l’exfiltration de Louis XVII, durant la période du 3 juillet 1793 au soir à la nuit du 2 au 3 septembre 1793 ; mais avant de le présenter à nouveau à l’attention de nos nouveaux lecteurs, voici les archives de Michel Jaboulay, telles qu’elles ont été publiées sur le défunt site du Musée Louis XVII ! 

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Ulysse Moussali écrit que David était présent à l’interrogatoire du 6 octobre 1793 et qu’il a apposé deux fois sa signature sur le procès-verbal.Cette affirmation est fausse. Il confond la déposition de l’enfant du 6 octobre 1793 en présence de Hébert mais pas de David, et la double confrontation du 7 octobre 1793, contre Madame Royale puis contre Madame Elisabeth, qui se déroula en présence de David mais sans Hébert. La double signature des témoins mentionnée par l’auteur se trouve en réalité sur le procès-verbal du 7 octobre.On peut facilement en déduire que l’auteur était davantage critique d’art que véritable historien. Néanmoins, tel qu’il est, ce texte fournit une base de discussion intéressante.Donc, récapitulons :
1 – La déposition de l’enfant est du 6 octobre : Hébert était présent, mais pas David.
2 – La double confrontation est du 7 octobre : David était présent, mais pas Hébert.
La supposition qui est faite pour justifier la présence regrettable de David ce jour-là paraît plausible. En tout état de cause, qu’il en ait parlé ou non par la suite, sa présence ne saurait être niée car sa signature figure, nette et très lisible, au bas de chacune des deux confrontations. Certes, il est toujours gênant de voir cet artiste de talent fourvoyé dans une aventure aussi dégradante, et on comprend les efforts de certains pour l’en exonérer. Mais, sans aucun doute, il était présent.
int53 – La signature de l’enfant est la même :- sur la déposition du 6 octobre,- les deux confrontations du 7 octobre et,- sur la déposition du 26 octobre (fac-simile dans le Louis XVII de Xavier de Roche, p. 426 ; image ci-contre ), ce qui est fondamental, mais jamais évoqué. Or, le 26 octobre, il n’y avait aucune raison de violenter, de saoûler ou de int6droguer l’enfant. Ce qui prouve a contrario qu’il était dans son état normal les 6 et 7 octobre.On remarque (voir ci-contre) que ces quatre signatures sont alignées ce qui exclut toute cosommation d’alcool ou de drogue par l’enfant.
4 – Ces signatures révèlent des différences fondamentales dans le tracé de plusieurs lettres et cette anomalie ne peut être attribuée à un enfant qui écrivait à la perfection, par réflexe, car son apprentissage de l’écriture était encore tout frais.Le caractère hésitant du tracé, de même que la position insolite de certaines lettres notamment le p, révèlent l’illetrisme du signataire et vraisemblablement la connaissance de ce seul nom. Il faut noter en outre que le Dauphin écrivait d’une écriture penchée. L’enfant qui trace ces quatre signatures écrit droit : ce n’est pas la même écriture.
5 – Les minutes des confrontations montrent que l’enfant était totalement lucide et dans un état parfaitement normal. Il intervenait librement et à propos en prenant même un malin plaisir à contredire les femmes qu’il avait en face de lui et ce trait de caractère, qui n’appartient pas à Louis XVII, prouve que nulle contrainte n’était exercée sur l’enfant.C’est aussi le réflexe d’un enfant normal, chez un enfant assis dont les pieds ne touchent pas le sol, de balancer les jambes tel que décrit.
6 – Un enfant de 8 ans saoul ou drogué aurait été physiquement incapable d’assister, lucide, à trois heures de confrontation et encore moins de tenir une plume.La cause est entendue : l’enfant qui a subi dépositions et confrontations n’était pas Louis XVII . C’est la clef qui ouvre le mystère du Temple.Mais pour tous ceux qui donnent la préférence à une autre solution, quelle qu’elle soit et quel que soit leur camp, il est impératif d’absoudre le fils de Louis XVI de cette abominable déposition et des confrontations qui ont suivi : d’où la nécessité de prétendre qu’il était saoul ou drogué, voire les deux. On cite à ce sujet une phrase prêtée à Madame Royale : A la fin il commençait à se désennivrer. Malheureusement, cette phrase ne se trouve pas dans les mémoires de Marie-Thérèse Charlotte de France, le seul texte de sa main où elle pourrait se trouver.

Qui plus est, la simple lecture des minutes des confrontations prouve à elle seule que l’enfant qui les a vécues était parfaitement lucide. Il suit parfaitement le déroulement de la conversation et intervient à plusieurs reprises de son propre chef, sans y être invité, et chaque fois pour contredire la femme qu’il a en face de lui. On a même ses mimiques en fin de confrontation avec Madame Royale : Il dit en la regardant…, et il oblige ainsi Marie-Thérèse à admettre qu’elle connaissait l’architecte Renard, ce qu’elle venait justement de nier.Comment cet enfant pourrait-il être saoul, drogué ou même violenté ?
Reste une objection majeure provenant de Marie-Antoinette elle-même qui semble accréditer par son testament la présence de Louis-Charles au Temple à cette époque. Ce sentiment provient d’une lecture superficielle : en réalité, le testament de la Reine ne prouve nullement la présence de son fils. En effet, on remarque, dans ce document émouvant, qu’elle dit mon fils quand elle parle des promesses que son père a exigées de lui parce que, dans ce cas, elle est certaine qu’il s’agit bien du Dauphin. Mais quand elle
aborde la question de la déposition, elle n’emploie plus que cet enfant . S’agit-il du même ? Rien ne le prouve. La Reine parle de pardon : pourquoi ne l’adresse-t-elle pas nommément à son fils, alors qu’il est la personne au monde qui en aurait le plus besoin si la déposition était vraiment de son fait ? Et par la suite, elle ne le désigne plus que par il.
Une mère peut-elle être plus évasive ? Comment aussi parle-t-elle d’envoyer un courrier à Madame Élisabeth et un courrier à Madame Royale, sans être sûre de la réception et sans même envisager de s’adresser à son fils. C’est bien, au contraire, la preuve qu’elle savait parfaitement qu’il n’était plus au Temple, sans pour autant le compromettre. Enfin, ajoutons que :
1 – La Reine, mieux que quiconque, sait que son fils est « le Roi ». D’après l’étiquette (même si elle n’est plus officiellement en usage) et protocolairement, c’est au Roi qu’elle doit s’adresser en premier. La Reine n’est pas femme à y manquer, elle qui s’est inclinée devant lui et l’a salué de ce titre le matin même où la tête de Louis XVI est tombée. Or, elle passe outre, ce qui tend à prouver qu’elle ignore où le joindre c’est-à-dire qu’elle sait qu’il n’est plus au Temple.
2 – Hébert a emporté avec lui la déposition de l’enfant le 6 octobre et l’a lue au tribunal le 14 octobre. Les minutes du procès de la Reine ne révèlent aucune mention de la double confrontation du 7 octobre. La
Reine ignore donc cet événement. C’est pourquoi Marie-Antoinette parle de l’outrage subi par Madame Élisabeth, mais ne dit mot des réactions possibles de sa fille qui, autant qu’elle sache, ignore ces accusations. En effet, dans sa déposition, l’enfant met en cause la tante, mais pas la soeur (ce n’est d’ailleurs certainement pas un enfant de 8 ans qui a prononcé le mot copulation ).Or Fouquier-Tinville n’a pas demandé cette confrontation qui n’a donc pas servi contre la Reine. Elle n’est pas davantage dirigée contre Madame Élisabeth car, le cas échéant, il n’aurait pas été nécessaire d’obtenir, moins de trois semaines plus tard, la nouvelle déposition du 26 octobre qui servira à charge contre elle. Elle n’a pas davantage été utilisée contre Madame Royale qui n’est jamais passée en jugement. La double confrontation n’a donc aucune justification judiciaire.
Elle fut donc imaginée dans un autre but. Lequel? Et qui en fut le maître d’oeuvre? A l’époque, le maître absolu du Temple, c’est Chaumette. Ce génie du mal a vite compris que l’assassinat du Roi ne suffisait pas à éradiquer la royauté. Le vrai germe tueur qu’il fallait introduire dans le sang de la vieille monarchie était le doute quant à la survivance de Louis XVII parce que, dès lors, les successeurs désignés par la loi salique, n’étant plus sûrs de leur légitimité, se condamnaient à l’insignifiance et à la disparition. C’est donc lui qui organisa cette mascarade dès le lendemain de la première déposition, afin de faire avaliser un substitué par la propre famille royale. Qui, après cela, oserait prétendre que cet enfant n’était pas
le fils de Louis XVI ? Et alors, tout devient clair. Simple machiavélisme ou démence, la supercherie germée dans les cerveaux révolutionnaires a atteint son but puisque personne n’a contesté l’identité de l’acteur principal, par candeur ou par intérêt.C’est ce même procédé qui avait déjà été employé pour tromper sur l’identité du même enfant en le faisant visiter par une délégation du Comité de Sûreté Générale le 7 juillet 1793, cette même délégation qui autorisa enfin les promenades de l’enfant. Tous
les chercheurs répètent, les uns après les autres, que Drouet en était, faisant mine de le considérer comme une garantie de l’identité de l’enfant.
Pourtant, il suffit de relire avec attention le récit de l’équipée de Varennes pour constater que cet individu n’a jamais approché le Dauphin pendant ces sinistres journées. C’est donc un pur mensonge.
3 – La Reine a écrit qu’elle a appris par le plaidoyer que sa fille était séparée de Madame Élisabeth. Ceci ne prouve pas qu’elle avait connaissance de la double confrontation qui, rappelons-le, n’a reçu aucune
exploitation judiciaire alors même que l’enfant avait obligé les deux  femmes à avouer certains faits. Si même elle avait eu connaissance des paroles de sa fille, elle ne pouvait en inférer que les deux femmes étaient séparées. C’est l’évidence que les enquêteurs devaient interroger séparément les deux femmes s’ils voulaient les mettre en difficulté. Cette mention de la Reine ne peut donc provenir que d’une fausse interprétation de quelques mots prononcés au cours du plaidoyer. D’ailleurs, si les deux femmes avaient été réellement séparées les avocats de Marie-Antoinette se seraient empressés de l’en informer.En conclusion peut-on dresser le portrait robot de l’enfant du Temple qui dut soutenir les séances des 6, 7 et 26 octobre ?

a) Physiquement, il ressemblait beaucoup au petit Roi. Marie-Thérèse écrit dans son Mémoire qu’il n’avait pas pris de taille mais beaucoup engraissé . Ce qui, en trois mois de temps, serait invraisemblable s’il s’agissait du même enfant.

b) Il était aussi intelligent que Louis XVII.

c) Il est probable, qu’entre le 3 juillet (date de l’enlèvement de Louis-Charles à sa mère) et le 6 octobre dont nous venons de parler, bien chaperonné surtout par Hébert et Chaumette, il a eu le temps de connaître le personnel du Temple.

d) Il n’aimait pas la famille royale et particulièrement les princesses. Cela transparait de son attitude à l’égard de Marie-Thérèse qu’il considère d’un regard mauvais en la mettant en difficulté à propos de l’architecte Renard.

e) Il connaissait le parler et les chants révolutionnaires. Il n’eut pas à les apprendre pour les brailler
dès son arrivée au Temple. Certains des gardiens en étaient choqués… mais tout de même avec circonspection.L’enfant fut donc choisi et préparé avec soin pour tenir le rôle qu’on lui destinait et qu’il tint brillament. Sans doute, en fut-il fier sur le moment, mais il ne pouvait pas échapper au pressentiment de son destin. C’est ce que semble confirmer l’historien Lenotre qui rapporte que l’enfant, intelligent et lucide, aurait dit à Simon :
Emmène-moi, sans quoi ils me feront ce qu’ils ont fait à mon père .Quand le petit Roi fût-il sorti du Temple ? Les thèses sont multiples mais l’une d’elle l’emporte par sa logique, sa simplicité et sa cohérence. Elle sera bientôt exposée ici-même.

Michel Jaboulay

Les interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793, au Temple

Pour répondre à la demande de notre ami François-Marie, voici la transcription des PV authentiques des interrogatoires des 6 et 7 octobre 1793 que nous devons à Jean-Pascal Romain, dans son livre posthume  Louis XVII Roi de Thermidor  ( François-Xavier de Guibert, janvier 1995, pp 189-196 ) 

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LE PÈRE DUCHESNE ET LOUIS XVII

Les pages qui vont suivre sont assurément parmi les plus pénibles de cette histoire, et l’on éprouve quelques difficultés à croire que des hommes qui tenaient en leurs mains de si grandes responsabilités aient pu si bassement violenter une âme d’enfant, simplement parce que cet enfant était le Roi de France et qu’il fallait bousculer sur la guillotine la tête sanglante de sa mère : la Reine Marie-Antoinette.

Les faits sont là, pourtant. Il suffit de s’effacer loyalement devant les textes et les documents pour voir la terrible et mes­quine réalité apparaître.

Nous ne nous excusons pas auprès du lecteur. Ces textes sont des documents de nos Archives nationales, de celles de pays étrangers, des dépositions de témoins oculaires. Si nous les avons reproduits, c’est que toute une part des mystères du Temple devient incompréhensible dès qu’on cache ou qu’on déforme les circonstances qui ont abouti à faire de l’enfant de Marie-Antoinette — au moins en apparence — l’accusateur de celle-ci.

Les agissements du citoyen Hébert expliquent les contradic­tions apparentes du comportement de Simon vis-à-vis de son prisonnier. Ils nous aident à mieux saisir ce que fut l’« atmo­sphère » humaine de cette étrange période de la Terreur et nous permettent de comprendre comment et pourquoi on en vint par la suite, en 1794, à d’autres agissements, non moins criminels, à l’égard de Louis XVII et, sans doute, de sa soeur.

L’étude de ces textes nous amène aussi à comprendre que ce drame du Temple, qui palpite étrangement au coeur de la Révo­lution Française, n’est pas seulement de la toute « Petite His­toire » ; c’est aussi un miroir révélateur où se démasque tout un aspect humain — ou inhumain — de la psychologie révolutionnaire, et à sa lumière, bien des épisodes s’éclairent et se dégagent des simplifications partisanes.

Comme Antoine Simon, combien de terroristes sont loin d’être les « monstres » tout d’une pièce inventés, après coup, par la littérature néo-royaliste de la Restauration. Mais aussi, com­bien de « grands ancêtres », comme Hébert, apparaissent petite­ment différents des « héros » de la légende républicaine.

UN SINGULIER INTERROGATOIRE

« Le Quinzième Jour du Premier Mois de l’An Second de la République française, Une et Indivisible,

« Nous, Maire, Procureur Syndic et Membres de la Commune de Paris, nommés par le Conseil Général de la dite Commune pour prendre des renseignements sur différents faits qui se sont passés au Temple, et recevoir les déclarations à cet égard, nous sommes rendu au Temple et arrivés dans la dite Tour et nous étant présentés au Conseil du Temple et sommes montés à l’ap­partement du premier occupé par Louis Charles Capet pour entendre ses déclarations au sujet des propos et des événements dont il peut avoir connaissance : Il nous a déclaré que, l’hyver dernier, pendant qu’il habitait l’appartement de ses Mère, Tante et Soeur, un particulier nommé Dangé étant de garde auprès d’eux en qualité de Commissaire du Conseil, un jour qu’il l’ac­compagnait à la Promenade sur la Plateforme de la Tour, il le prit dans ses bras, l’embrassa et lui dit je voudrais bien vous voir à la place de votre Père : Nous a déclaré pareillement qu’un autre particulier nommé Toulan, étant aussi de garde à la Tour à la même époque les dites femmes l’enfermèrent, lui déclarant, avec sa Soeur, dans une des Tourrelles pendant une heure et demie un peu avant que l’on allumât la chandelle, et que pen­dant ce temps il s’est entretenu avec les dites femmes, et qu’il n’entendit pas le sujet de leur conversation ; que dans une autre circonstance il entendit dire par le dit Toulan à sa Mère et à sa Tante que tous les soirs il enverrait aux environs du Temple un Colporteur à dix heures et demie du soir pour lui faire crier toutes les nouvelles qui pourraient les intéresser ; que par suite de cette promesse il s’apperçut que les dites femmes ne se cou­chèrent qu’à onze heures passées et montrèrent de l’humeur de n’avoir point entendu les cris accoutumés du dit Colporteur ; Il a déclaré encore que Quatre Particuliers nommés Lepître, Bruneau, Toulan et Vincent pendant la durée de leur service dans les Appartements avaient coutume d’approcher les dites femmes, et de tenir des conversations avec elles, à voix basse. Déclare en outre qu’ayant été surpris plusieurs fois dans son lit par Simon et sa femme chargés de veiller sur lui par la Commune à commettre sur lui des Indécences nuisibles à sa santé, il leur avoua qu’il avait été instruit dans ces habitudes pernicieuses par sa Mère et sa Tante et que différentes fois elles s’étaient amusées à lui voir répé­ter ces pratiques devant elles et que bien souvent cela avait lieu lorsqu’elles le faisaient coucher entr’elles ; que de la manière que l’Enfant s’est expliqué, il nous a fait entendre qu’une fois sa Mère le fit approcher d’elle qu’il en résultat une Copulation et qu’il en résulta un gonflement à un de ses testicules connu de la citoyenne Simon pour lequel il porte encore un bandage et que sa Mère lui a recommandé de n’en jamais en parler, que cet acte a été répété plusieurs fois depuis ; Il a ajouté que Cinq autres Particuliers nommés Moêlle, Lebeuf, Beugnot, Michonis et Jobert conver­saient avec plus de familiarité que les autres Commissaires du Conseil avec sa Mère et sa Tante ; que Petion, Manuel, Bailly et La Fayette s’étant comporté très mystérieusement aux Thuilleries avec les femmes il estimait qu’il existait une correspondance directe avec ces Quatre hommes et les Commissaires du Temple, depuis la détention de ces femmes au Temple, que dans l’intervalle de ces conférences on l’éloignait ; Il nous a déclaré qu’il n’avait rien de plus à nous faire connaître. Le Citoyen et la Citoyenne Simon nous déclare avoir appris ces faits de la bouche de l’Enfant qu’il les leur a répété plusieurs fois, et qu’il les pressait souvent de le mettre à portée de nous en faire la déclaration. Après avoir reçu la présente déclaration y avons posé notre Signature conjointe­ment avec le Citoyen Hébert Substitut du Procureur Syndic de la Commune qui est survenu. À Paris dans la Tour du Temple les jours et an que dessus. »                           Louis Charles Capet

Pache                                                                       Chaumette

Hébert                  Friry                                         Séguy

Substitut             Commissaire du  Conseil       Commissaire de  service au Temple

Heusse                                 D.E. Laurent

Auditeur de police                     Commissaire du Conseil Général

Simon

(Musée des Archives Nationales — reproduit en fac-similé par Gustave Bord — Autour du Temple -T. IV, Pièce n° 1).

1793-10-06-LCC

 

L’image ci-contre ( et celles qui suivront ci-dessous ; cliquer sur elles pour les rendre plus lisibles ) sont extraites ( après divers traitements automatisés ) des archives de Michel Jaboulay, publiées sur le site devenu inaccessible du musée Louis XVII.

 

 

 

 

CONFRONTATIONS ET TÉMOIGNAGES

On sait que c’est le lendemain 7 octobre 1793 que Louis-Charles Capet fut confronté avec sa soeur, puis avec sa tante.

Le 8 octobre, à midi, écrit Madame Royale, comme nous étions occupées à faire nos chambres et à nous habiller, arrivè­rent Pache, Chaumette et David, membres de la Convention, avec plusieurs municipaux. Ma tante n’ouvrit que quand elle fut habillée. Pache, se tournant vers moi, me pria de descendre. Ma tante voulut me suivre, on le lui refusa. Elle demanda si je remonterois ; Chaumette l’en assura, en disant : « Vous pouvez compter sur la parole d’un bon républicain ; elle remontera. » J’embrassai ma tante, qui étoit toute tremblante, et je descendis. J’étois très embarrassée : c’étoit la première fois que je me trou-vois seule avec des hommes ; j’ignorois ce qu’ils vouloient ; mais je me recommandai à Dieu. Chaumette, dans l’escalier, voulut me faire des politesses ; je ne lui répondis pas. Arrivé chez mon frère, je l’embrassai tendrement, mais on l’arracha de mes bras, en me disant de passer dans l’autre chambre. Chaumette me fit asseoir ; il se plaça en face de moi. Un municipal prit la plume, et Chaumette me demanda mon nom.

[***  On lit sur le manuscrit original que nous devons à notre ami et archiviste du Roi Louis XVII, Christian Crépin : 

 » Arrivé chez mon frère, je l’embrassai tendrement Mme Simon me l’arracha (et) me dit de passer dans l’autre chambre. Chaumet me dit de m’y asseoir  ce que je fis il s’assit en face de moi … NDLR

  • Ce fut alors Hébert qui m’interrogea ; il commença ainsi :
  • Dites la vérité. Cela ne regarde ni vous ni vos parents. «— Cela ne regarde pas ma mère ?

« — Non, mais des personnes qui n’ont pas fait leur devoir. Connaissez-vous les citoyens Toulan, Lepître, Breno, Brugnot, Merle, Michonis ?

« — Non.

« — Comment, vous ne les connaissez pas ?

« — Non. Monsieur.

« — Cela est faux, surtout pour Toulan, ce petit jeune homme qui venoit souvent pour le service du Temple.

« — Je ne le connais pas plus que les autres.

«— Vous souvenez-vous d’un jour où vous êtes restée seule dans la tourelle avec votre frère ?

« — Oui.

«— Vos parents vous y avoient envoyés pour parler plus à leur aise avec ces gens-là.

«— Non, monsieur mais pour nous accoutumer au froid. «— Que fites-vous dans cette tourelle ?

«— Nous parlions, nous jouions.

« — Et, en sortant, vous êtes-vous aperçue de ce qu’ils portoient à vos parents ?

« — Je ne m’en suis pas aperçue. »

Chaumette m’interrogea ensuite sur mille vilaines choses dont on accusoit ma mère et ma tante. Je fus atterrée par une telle horreur, et si indignée, que, malgré toute la peur que j’éprouvois, je ne pus m’empêcher de dire que c’étoit une infamie. Malgré mes larmes, ils insistèrent beaucoup. Il y a des choses que je n’ai pas comprises ; mais ce que je comprenais étoit si horrible, que je pleurois d’indignation. Il m’interrogea ensuite sur Varennes, et me fit beaucoup de questions auxquelles je répondis le mieux que je pus, sans compromettre personne. J’avois toujours entendu dire à mes parents qu’il valoit mieux mourir que de compromettre qui que ce soit. Enfin, mon interrogatoire finit à trois heures : il avoit commencé à midi. Je demandai avec cha­leur à Chaumette à être réunie à ma mère, lui disant avec vérité que je l’avois demandé plus de mille fois à ma tante. « Je n’y puis rien, me dit-il. — Quoi ! Monsieur, vous ne pouvez pas l’obtenir du conseil général ? — Je n’y ai aucune autorité. » Il me fit ensuite reconduire chez moi par trois municipaux, en me recommandant de ne rien dire à ma tante, qu’on alloit aussi faire En arrivant, je me jetai dans ses bras ; mais on nous sépara, et on lui dit de descendre. »

(Journal de Madame Royale. Éd. Imbert de Saint-Amand, pp. 118-119.)

int1Voici maintenant le passage du procès-verbal relatant l’in­terrogatoire de Marie-Thérèse, qui concerne les « infamies » dont on accusait Marie-Antoinette et Madame Elisabeth.

D — Si lorsqu’elle jouait avec son frère il ne la touchait pas, où il ne fallait pas qu’elle fut touchée ; si on ne faisait pas sauter son frère sur une couverture et si sa mère et sa tante ne le faisait pas coucher entre elles.

R — Répond que non.

Et de suite avons fait venir Charles Capet. Et l’avons invité à nous déclarer si ce qu’il a dit hier relativement aux attouche­ments sur sa personne était vrai.

R — A persisté dans ses dires les a répété et soutenu devant sa soeur et a persisté à dire que c’était la vérité.

D — Interpellé une seconde fois de déclarer si cela était vrai ; a répondu oui cela est vrai, sa soeur a dit ne l’avoir pas vu.»

Concernant ensuite l’interrogatoire de sa tante, Madame Royale écrit :On lui fit les mêmes questions qu’à moi, sur les personnes qu’on m’avoit nommées. Elle dit qu’elle connaissoit de nom et de visage les municipaux et autres qu’on lui nommoit, mais que nous n’avions aucun rapport avec eux. Elle nia toutes corres­pondances au dehors, et répondit avec encore plus de mépris aux vilaines choses sur lesquelles on l’interrogea. Elle remonta à quatre heures. Son interrogatoire n’avoit duré qu’une heure, et le mien trois c’est que les députés virent qu’ils ne pouvoient pas l’intimider, comme ils avoient espéré faire d’une personne de mon âge ; mais la vie que je menois depuis quatre ans, et l’exem­ple de mes parents, m’avoient donné plus de force d’âme » (op. , p. 119).

int3Voici maintenant le texte intégral du procès-verbal de l’inter­rogatoire de Madame Elisabeth :

  • Et de suite avons fait descendre Elisabeth Capet et lui avons demandé si elle connaît les citoyens Dangé, Toulan, Lepitre, Brunot, Vincent, Moêlle, Lebeuf, Beugnot, Michonis, Jobert.
  • R — Répond qu’elle les connaît de vue et de nom comme Laurent, Seguy, Simon, Heussée, ci-présent.
  • D — Demande si elle se rappelle avoir vu Dangé prendre Charles dans ses bras, l’embrasser, en lui disant je voudrais vous voir à la place de votre frère.

«R — Qu’elle ne s’en est pas aperçue.

  • D — Si elle se rappelle une soirée où il faisait froid et que l’on avait enfermé les deux enfants dans une des tourelles, tandis qu’elles s’entretenaient avec Toulan et Lepitre.
  • R — Qu’elle ne s’en rappelle pas.
  • D — A quelle époque, à peu près, Toulan avait promis de faire venir un colporteur aux environs de la tour, à l’effet d’y crier les nouvelles qui pourraient les intéresser.
  • R — Que jamais Toulan, ni aucun autre, ne leur a fait une pareille promesse.
  • D — Sur ce, Charles Capet amené et interpellé de déclarer les faits, a dit persister dans ses dires, alors il s’élève une discussion entre les deux et l’enfant soutient qu’il a dit la vérité.

« à elle lue la déclaration de Charles au sujet des indécences mentionnées en la pièce en date du quinze présent mois.

R — Qu’une pareille infamie est trop au dessous et trop loin d’elle pour pouvoir y répondre, que d’ailleurs l’enfant avait cette habitude longtemps auparavant et qu’il doit se rappeller qu’elle et sa mère l’en ont grondé plusieurs fois.

  • Charles interpellé de s’expliquer à ce sujet atteste qu’il a dit la vérité.

« à elle Lu le reste de la déclaration de Charles sur le même sujet, et dans laquelle il persiste ajoutant qu’il ne se rappelle pas les époques, mais que cela arrivait fréquemment. Répond que comme cela ne regarde qu’elle, elle ni répondra pas plus qu’au reste, et qu’elle croit devoir être, par sa conduite à l’abri du soupçon.

  • Charles interpellé de déclarer qui l’avait instruit le premier dans cette pratique.
  • R — Les deux ensemble.
  • Et sur l’observation à lui faite par sa tante, qu’il avait com­mencé une autre phrase, répond toutes deux ensemble.
  • D — De déclarer si cela arrivait le Jour ou la nuit.
  • R — Qu’il ne s’en souviens pas, mais qu’il croit que c’était le matin.

« à elle demandé si c’était Renard, architecte, qui conduisait la marche à travers les corridors lors de la fuite pour Varennes.

  • Réponds qu’elle est descendue par l’escalier de son apparte­ment ; qu’elle n’a point traversé de corridor et que Renard n’était pas avec elle.

« à elle demandé si elle a vu la voiture de La Fayette, Charles dit qu’elle ne peut l’avoir vu parce qu’elle n’était pas encore dans la voiture ; elle répond qu’elle l’a vu en passant, à pied, au moment où elle partait de la petite cour appellé des princes pour gagner sa voiture.

« à elle demandé si elle se rappelle avoir vu entre les mains de Jobert officier municipal une petite boite remplie de petites figures de cire qu’il disait être l’ouvrage de sa fille.

  • Répond qu’elle s’en souvient.
  • Lecture à elle faite du présent interrogatoire, a déclaré conte­nir vérité, y a persisté et signé et paraphé avec nous le présent clos le jour et an que dessus trois heures et demie de relevée, avec trois ratures approuvées. »

Élisabeth Capet. Louis-Charles Capet

Seguy, David, Pache, Chaumette, Daujon

Heussée (administrateur de la police)                                D. E. Laurent

(Gustave Bord, op. cit., T. IV).

Parmi les signataires des procès-verbaux du 7 octobre on remarque la signature du municipal Daujon.

« Ce fut ce même Daujon, écrivait son collègue, le municipal Goret, qui remplit les fonctions de secrétaire, lorsqu’on fit subir, dans le Temple, un interrogatoire au jeune prince, au sujet des propos calomnieux et infâmes qu’on avait répandus sur le compte de la Reine. Voici, mot pour mot, ce que Daujon me rapporta de cet interrogatoire, et j’observe que je le regardais comme un homme digne de foi.

« Le jeune prince, me disait-il, était assis sur un fauteuil, il balançait ses petites jambes dont les pieds ne posaient point à terre. Interrogé sur ces propos en question, on lui demanda s’ils étaient vrais ; il répondit par l’affirmative. Aussitôt, Madame Elisabeth, qui était présente, s’écria : « Oh ! le monstre !» —« Pour moi, ajouta Daujon, je n’ai pu regarder cette réponse de l’enfant comme venant de lui-même, je ne l’ai regardée, ainsi que tout l’annonçait dans son air inquiet et son maintien, que comme lui ayant été suggérée, et le résultat de la crainte des châtiments ou mauvais traitements, dont on avait pu le menacer s’il ne la faisait pas. J’ai pensé que Mme Elisabeth n’avait pas pu s’y tromper, non plus, mais que la surprise de cette réponse de l’enfant lui avait fait jeter son exclamation » (Lenotre, Marie-Antoinette, p. 48).

Et c’est Daujon lui-même qui écrivit, dans une relation auto­graphe les lignes suivantes :

« Je l’ai entendu aussi, ce fils, accuser sa mère et sa tante, de ce qu’à peine se permettraient des amants qui s’estiment ; je l’en­tendais, je l’écrivais… et moi aussi je disais : je n’en crois rien. » (Cf. Lenôtre, op. cit., p. 71.)

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Coïncidence due au hasard seul ou fascinante disposition de la Divine Providence ?

Chers amis,

Nous ne pouvons pas ne pas partager avec vous la stupéfaction qui a été la nôtre hier soir, lorsque nous avons visionné cette vidéo de 29 ‘ environ, ajoutée sur youtube en juillet 2012, et insérée ICI pour illustrer l’information lue quelques minutes auparavant sur le site du Figaro, nous informant de la décision de M. l’évêque de Pontoise,  Mgr Stanislas Lalanne, d’organiser une ostension de la Sainte Tunique d’Argenteuil du 24 mars au 10 avril 2016 !

En effet, vers la 20 ème minute l’intervenant ( M le curé Joseph Läufer ) rappelle le rôle éminent qu’a joué le professeur Lucotte dans l’examen scientifique de ce vêtement, porté par Notre Seigneur Jésus-Christ, le Vendredi Saint !

Dans l’attente de connaître les futures dispositions de la Divine Providence, et face au mystère de l’Histoire de France, nous tenons à renouveler à M le professeur Lucotte l’expression de notre reconnaissance la plus vive pour l’immense honneur qu’il nous a fait, en nous offrant ses compétences scientifiques pour analyser la mèche de cheveux dite de Reiset, acquise lors d’une vente aux enchères par le CEHQL17, et qui a appartenu au jeune homme de 18 ans environ, mort au Temple le 20 prairial an III sous le nom de Louis Charles Capet, inhumé au cimetière Sainte-Marguerite, le 22 prairial an III ou 10 juin 1795  ! …

Bibliographie extraite du site  » Pèlerinages de France « 

PELERINAGE AUPRÈS DE LA SAINTE TUNIQUE D’ARGENTEUIL (VAL D’OISE)

JPEG - 33.2 ko Père François Le Quéré, chancelier de l’évêché de Pontoise, La Sainte Tunique d’Argenteuil, François-Xavier de Guibert, éditeur, 1997

Professeur Gérard Lucotte, généticien et conflanais, Sanguis Christi, Guy Trédaniel éditeur

André Marion et Gérard Lucotte, Le linceul de Turin et la tunique d’Argenteuil, Presses de la Renaissance

Pierre Dor, La tunique d’Argenteuil et ses prétendues rivales, éditions Hérault

Autres sources

La fabuleuse histoire de la Sainte Tunique

La Sainte Tunique d’Argenteuil

Ce lundi 6 avril 2015, sur France 3 est diffusé à 20h50 l’émission « L’ombre d’un doute » sur les derniers jours de Jésus et notamment sur la Sainte Tunique du Christ, vénérée depuis des siècles à la Basilique d’Argenteuil.

Sainte Tunique d’Argenteuil, dans les coulisses de L’ombre d’un doute (L’Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone  en France.)

C’était l’un des sujets abordés lors de la célèbre émission de Franck Ferrand : la célèbre tunique d’Argenteuil, objet de pèlerinage depuis près de 1000 ans.

C’était l’un des sujets abordés lors de la célèbre émission de Franck Ferrand : la célèbre tunique d’Argenteuil, objet de pèlerinage depuis près de 1000 ans.

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Nous lisons dans cette source documentaire que le Roi Louis XIII est venu 3 fois en pèlerinage auprès de la Sainte Tunique d’Argenteuil et la Reine Anne d’Autriche une fois, à des dates précises que nous ne connaissons pas pour l’instant. 

Titre : Histoire de la Sainte Tunique d’Argenteuil : ms. inédit d’un bénédictin de Saint-Maur / [dom Robert Wyard] ; publ… par M. l’abbé J.-B. Vanel,…
Auteur : Wyard, Robert (1638?-1714). Auteur du texte
Éditeur : Victor-Havard (Paris)
Date d’édition : 1894
Contributeur : Vanel, Jean-Baptiste (1851-1929). Éditeur scientifique
Identifiant :  ark:/12148/bpt6k75940b
Source : Bibliothèque nationale de France, 8-Z.

Selon le texte du document, la Reine y est venue seule après le Roi ! Compte tenu du délai de 23 ans qui s’est écoulé entre le mariage de Louis XVIII et Anne d’Autriche, il n’est pas interdit de penser que la naissance de Louis XIV puisse être liée aux prières ( de demande ou d’actions de grâce ) de la famille Royale faites devant la sainte Tunique d’Argenteuil, sans pour autant ignorer, bien évidemment, toute la tradition historique parfaitement établie autour des pèlerinages à Cotignac en Provence, aussi bien ICI que LA !…

Et n’est-il pas stupéfiant de découvrir que grâce au professeur Lucotte, il existe un lien très précis entre Louis XIII et nos recherches sur la question Louis XVII, alors que sur le  site du Conseil dans l’Espérance du Roi, on pouvait lire, pas plus tard qu’hier, un compte rendu en photos d’une commémoration du 

Mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche à Bordeaux. 400 ans déjà. !

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Mercredi 4 novembre à 20h : concert commémorant les 400ans de ce grand mariage royal ( Louis XIII et Anne d’Autriche- 28 novembre 1615)  à la Cathédrale Primatiale Saint-André de Bordeaux, en présence de S.A.R. le prince Louis de Bourbon.

https://www.facebook.com/cathedralebordeaux/photos/a.1580542415492573.1073741829.1576611472552334/1693796237500523/?type=3&theater

 

Et cette photo extraite du site Vexilla Galliae ne rend-elle pas compte, par elle-même, de l’attente dont nous faisons état dans ce post-miroir  ?

Notre attente de la résurrection du Royaume de France est-elle insensée ?

Nouvelles de notre ami Albert Fagioli …(5)

Bientôt la reconnaissance publique pour les immenses talents, mais peut-être trop inédits ou trop peu conventionnels, de notre ami Albert Fagioli ?… Voyez son site !

Sur les traces des souterrains de Bergheim ?

À 52 ans, Albert Fagioli cherche souterrains et autres cryptes en s’appuyant sur la radiesthésie, souvent perçue comme du charlatanisme. Armé d’instruments peu conventionnels, il a exploré des dizaines de sites en France. Il était la semaine dernière à Bergheim, en quête notamment d’un souterrain en provenance du Haut-Koenigsbourg.

lire la suite …/…

A noter que cet article paru dans l’un des plus importants quotidiens d’Alsace, fait suite à plusieurs autres articles publiés dans les médias d’Alsace et de Lorraine … 

Les multiples obligations d’Albert Fagioli et des nôtres, ainsi que notre éloignement l’un de l’autre comme de Paris, ne nous ont pas permis de reprendre nos recherches sur l’existence du ou des souterrains qui auraient pu servir à l’exfiltration de Louis XVII au soir du 3 juillet 1793, ou peu de temps après.

Ayant acquis la certitude, étayée par les preuves avancées dans notre livre

LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE : l’affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ?

que Louis XVII n’a pas été inhumé au cimetière Sainte-Marguerite le 10 juin 1795, peut-être est-il temps que nous puissions reprendre nos recherches suspendues depuis trop longtemps  ?

Pour mémoire, voir nos archives relatives aux recherches de notre ami Albert Fagioli …

Tribune offerte à nos contradicteurs naundorfistes – Epilogue (Fin)

A l’attention de nos nouveaux lecteurs, peut-être n’est-il pas inopportun de rappeler la table des matières de notre livre LOUIS XVII, AUTOPSIE D’UNE FAUSSE VERITE : l’affaire Louis XVII : réalité, uchronie ou chimère ? , dont nous venons de vous offrir l’intégralité de l’annexe III ? 

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INTRODUCTION

CHAPITRE I : L’EXHUMATION DE LA VERITE DU CIMETIERE SAINTE-MARGUERITE EST-ELLE POSSIBLE ? ETAT DE LA QUESTION 11
PRESENTATION DE LA CONTROVERSE 15
BREVE CHRONOLOGIE 17
PLANS ET ILLUSTRATIONS 21
QUESTION DE METHODE 28

CHAPITRE II FORCE DE LA THEORIE DOMINANTE EN VIGUEUR 31
LA POSITION DE LA COMMISSION DU VIEUX PARIS (CVP) 31
LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION DU MILLENAIRE CAPETIEN 35
FAIBLESSES DE L’ARGUMENTATION DE LA THESE ADVERSE 38

CHAPITRE III LE PROCESSUS DE NOTRE DECOUVERTE 41
LES FOUILLES DE 2004/2005 ET LE RAPPORT DHAAP 2008 41
1 RAISON D’ETRE DE CES FOUILLES ET LEURS RESULTATS 41
2 UNE ETRANGE DECISION 43
3 INTERROGATIONS SUSCITEES PAR LE RAPPORT DHAAP 2008 44
NOTRE ANALYSE CRITIQUE 46
1 LE CORPS DE « LOUIS XVII » EST-IL RESTE INHUME DANS UNE FOSSE COMMUNE DE SAINTE-MARGUERITE, OUI OU NON ? 46
2 A-T-ON RETROUVE UNE TRACE DE LA CROIX QUE BERTRANCOURT AURAIT TRACEE ? 48
3 LA DECOUVERTE DE JEAN-PIERRE BABELON 51
L’annexe au PV du 10/12/1979 et l’archive « L 681 n°25 » 51
La communication de Jean-Pierre Babelon du 3 novembre 1980 55
Autres sources documentaires liées 58

CHAPITRE IV CONSTRUCTION DE NOTRE MODELE DE RESOLUTION 65
AUTOUR DU LIEU D’INHUMATION 65
1 EVOLUTION DES NIVEAUX DU SOL DU CIMETIERE 65
2 LES DONNEES INEDITES DU RAPPORT DHAAP 2008 80
3 SYNTHESE DE NOTRE ANALYSE CRITIQUE 87
4 AUTRES ELEMENTS DE CONSTRUCTION DE NOTRE MODELE 91
Sources documentaires contemporaines de l’inhumation 91
Information publiée dans « La Quotidienne » du 26/01/1815 : 96
Journal des débats politiques et littéraires de janvier et mars 1815 97
Le repère de la stèle funéraire du sieur Colin (mars 1802) 98
Rapport des commissaires de police Simon et Petit 101
Lettre de M le comte Anglès à M le comte De Cazes du 01/06/1816 103
Exclusion du témoignage de Dusser 107
Exclusion du témoignage de Voisin 107
La suspension des fouilles du 12 juin 1816 110
Le témoignage de M Pinon Duclos de Valmer 114
L’œuvre de l’historien Jean Eckard 116
Les témoignages du Dr Philippe Jean-Pelletan 117
Le certificat du Dr Pelletan du 17/08/1817 117
Déposition du chevalier Pelletan du 13 juin 1816 118
Les témoignages de l’abbé Raynaud 119
La lettre de l’abbé Raynaud du 10 août 1817 119
La lettre de l’abbé Raynaud à de Beauchesne du 7 nov. 1837 120
Les témoignages de l’abbé Dubois 128
Le témoignage de l’abbé Dubois d’après la marquise de Tourzel 128
Le témoignage de l’abbé Dubois d’après le Dr Pelletan en 1894 129
Le témoignage d’Alcide de Beauchesne publié en 1866 et 1867 135
L’analyse à contre-sens de Joseph-Marie Quérard 136
Traçabilité historique du cercueil de « Louis XVII » 138
Le double témoignage des abbés Bossuet et Henri Gaulle 138
AUTOUR DE L’IDENTIFICATION DES OSSEMENTS 143
1 EXHUMATION DE NOVEMBRE 1846 143
2 EXHUMATION DE JUIN 1894 158
3 ÉTUDE DE LA MECHE DE CHEVEUX DE REISET 179
L’analyse scientifique du Pr Gérard Lucotte 179
Discussion historique autour des travaux du Pr Gérard Lucotte 184
4 LES FOUILLES DE FEVRIER 1904 192
5 LA CONTROVERSE OUVERTE PAR M. FLEURY ET LA CVP 197
Le PV du 10/12/1979 197
Les cahiers de la Rotonde 199
La controverse au sein du CEHQL17 209
La lettre de la Mairie de Paris du 21/12/2004 219
Le rapport final d’opération DHAAP 2008 223
6 LA CONTROVERSE OUVERTE PAR ME MAURICE GARÇON 229
Bertrancourt a-t-il disposé de la liberté nécessaire ? 229
Comment Bertrancourt a-t-il pu réaliser son opération ? 244
7 EPILOGUE 251

CHAPITRE V CONCLUSION et PERSPECTIVES 256
CONCLUSION 256
PERSPECTIVES 257

ANNEXE I : AUTOUR DE LA CROIX DITE DE BERTRANCOURT 266
PREAMBULE : 266
INTRODUCTION 266
LA MARQUE RETROUVEE A – 0.42 m PAR PASCAL-SOL EN 1979 267
LA TRACE RETROUVEE A – 1.07 M LORS DES FOUILLES DE 1970 272
1 TRANSCRIPTION DES PIECES ORIGINALES 275
2 PIECES COMPLEMENTAIRES EXTERNES 283
Etude de Michel Jaboulay 283
Mise au jour d’une sépulture le 3 mars 1922 par la CVP (ILL.XVI) 284
Réflexions publiées en 1976 par Paul Pascal-Sol 284
Extrait d’une lettre de Paul Pascal-Sol au Figaro le 8/10/1979 : 286
Témoignage de l’abbé Jean Dufour du 16 mars 2003 286
SYNTHESE DE CETTE ANNEXE 288

ANNEXE II : Y-A-T-IL EU DES FOUILLES CLANDESTINES ? 290
AU TEMPS DE LA REVOLUTION, DU DIRECTOIRE ET DE L’EMPIRE ? 290
PENDANT LA RESTAURATION ? 291
LA DECLARATION DE VOISIN DU 28 JANVIER 1815 : 297
LE TEMOIGNAGE DE MME CHAUVET DE BEAUREGARD 301

ANNEXE III : A L’ORIGINE DE LA THEORIE NAUNDORFISTE 310

SOURCES 321
ARCHIVES NATIONALES 321
AUTRES SOURCES 321
BIBLIOGRAPHIE 323
TABLE DES ILLUSTRATIONS 327
TABLE DES MATIERES 329

Nouvelles de notre ami Albert Fagioli …(4)

Nous sommes très heureux de vous faire part d’un extrait du courrier reçu de notre ami Albert Fagioli, qui est manifestement arrivé au seuil de la reconnaissance publique qu’il mérite et qui lui est due !

Pour notre part, nous espérons pouvoir reprendre dès que possible avec lui nos recherches sur l’existence des souterrains qui auraient pu servir à l’exfiltration de Louis XVII durant la période comprise entre le 3 juillet 1793 au soir et la nuit du 2 au 3 septembre 1793 …

A l’attention de nos nouveaux lecteurs, nous rappellerons que l’hypothèse d’une exfiltration du Temple, le soir même du 3 juillet 1793 ou peu après, nous semble de plus en plus probable …

Ce sera l’objet du livre qui suivra celui que nous venons de publier, et que nous aurons la possibilité de présenter et de dédicacer lors des 45 èmes Journées Chouannes de Chiré … 

Pour mémoire voir nos archives relatives aux recherches d’Albert Fagioli

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Voici une copie du dernier article qui vient de sortir dans France Dimanche de cette semaine,

francedi240415a

 

 

 

francedi240415b

Il va y avoir aussi un autre article suite à ma dernière localisation de deux cryptes sous l’ancienne église du monastère de Saint-Laurent à Dieulouard, voir mon montage vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=QgckU36RnCM

A noter dans cette page donnée en lien :

Ajoutée le 26 avr. 2015

Dieulouard 2015 / 2009
Le Monastère de Saint-Laurent.
Les deux cryptes de l’église de Saint-Laurent (Détruite en 1793).

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Avec toutes nos félicitations à notre ami Albert Fagioli et nos chaleureux remerciements pour l’amitié dont il nous honore ! 

Nous préférerions vous parler d’autre chose … ***

Paris : dégradation dans l’église Sainte-Élisabeth

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… mais la recherche de la vérité sur le destin de l’Enfant du Temple ne saurait nous écarter de l’actualité de la vie de la paroisse, où était érigée la Tour du Temple, avant que Napoléon ne la fasse raser … Tout n’est-il pas lié comme Karl Marx l’a écrit ? 

Et hélas dans un ordre d’idées très proche, on rappellera la forfaiture de l’Etat qui a manqué, là aussi à ses obligations régaliennes, en négligeant de faire usage de son droit de préemption lors de la vente de documents d’une insigne valeur historique …

Honneur, par contre, à tous ceux qui se sont portés acquéreurs des reliques royales, sur lesquelles nous aurons l’occasion de revenir très prochainement, en raison des informations confidentielles communiquées par des sources très proches du dossier, comme on dit dans  » les grands médias  » …