Tribune Histoire – Affaire Louis XVII (9)

L’’ADN de Louis XVI
peut-être retrouvé

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Le sang proviendrait d’un mouchoir trempé dans le sang du roi mort guillotiné, retrouvé dans une petite boîte.

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A titre exceptionnel, et pour des raisons évidentes nous nous autoriserons à reproduire intégralement l’article du Figaro, que nous supprimerions immédiatement à la première demande courtoise qui nous serait faite !

Après une première lecture TGV, il semblerait qu’on puisse espérer des suites inédites particulièrement intéressantes, dans divers domaines … 

Voir les contributions précédentes des uns et des autres publiées sur notre site et sur celui de BRH : 

IMPORTANTE DECOUVERTE : le sang de Louis XVI ?

Tribune Histoire – Affaire Louis XVII (8 bis)

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L’ADN de Louis XVI peut-être retrouvé

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Par Yves Miserey Mis à jour

L'éxécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793.
L’éxécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793. Crédits photo : Rue des Archives/©Rue des Archives/RDA

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Le sang proviendrait d’un mouchoir trempé dans le sang du roi mort guillotiné, retrouvé dans une petite boîte.

Des pièces historiques appartenant à des collections privées réapparaissent parfois de manière tout à fait inattendue. Modestes et anecdotiques au premier abord, elles peuvent néanmoins renfermer des données insoupçonnées, voire l’ADN du roi Louis XVI.


Une famille aristocratique italienne habitant Bologne possédait depuis longtemps dans ses collections une gourde (ou calebasse) portant des inscriptions gravées et plusieurs portraits des grandes figures de la Révolution française. Ces fruits, une fois vidés de leur chair, séchés et décorés, faisaient office, à l’époque comme aujourd’hui, de boîtes. L’histoire familiale rapporte que cette gourde avait abrité un mouchoir qui avait trempé dans le sang du roi Louis XVI, le jour où il fut guillotiné, le 21 janvier 1793. Une hypothèse confortée par une inscription: «Maximilien Bourdaloue le 21 janvier de cette année imbiba son mouchoir dans le sang de Louis XVI après sa décollation.»

Les propriétaires de ce petit objet de 23 cm de haut, qui ont tenu à garder l’anonymat, l’ont confié à des biologistes espagnols et italiens afin qu’ils puissent l’expertiser. L’équipe pilotée par Carles Laluela-Fox, de l’Institut de biologie évolutive de Barcelone, est spécialisée dans les recherches génétiques. Ils ont notamment participé au décryptage du génome de Neandertal.

Marqueurs génétiques

«Au début, on ne savait même pas si la substance noire à l’intérieur de la gourde était du sang humain», raconte Carles Laluela-Fox. Mais, c’est ce qu’ont mis en évidence, chacun de leur côté, l’institut de Barcelone et l’université de Bologne. La fine pellicule noire desséchée contenait de l’ADN humain bien conservé, appartenant à un homme. Première indication. S’agit-il ou non d’ADN royal? La question n’a pas été tranchée mais elle pourrait l’être prochainement. Les chercheurs publient les résultats de leurs travaux dans le numéro de novembre de la revue Forensic Science International: Genetics .


«Il aurait été possible de séquencer le génome de l’individu dont le sang se trouve à l’intérieur de la boîte mais cela ne nous aurait pas permis d’en savoir plus sur son identité. Nous nous sommes focalisés sur des marqueurs génétiques utilisés couramment lors des recherches médico-légales», explique Carles Laluela-Fox. D’une grande variabilité chez les humains, ces marqueurs permettent de détecter des filiations de manière très fine. «Ils sont courts et donc facilement repérables. Ils sont aussi très stables dans le temps», souligne Olivier Pascal, président de l’Institut français des empreintes génétiques.

Gène associé aux yeux bleus

Certains traits retrouvés dans l’ADN sont plutôt rares dans les populations européennes. Mais, en l’absence de données génétiques recueillies sur des parents du roi, les chercheurs ne peuvent pas dire à qui appartient cet ADN. Seule indication, le gène (HERC2) est présent dans l’ADN analysé. Or, ce gène est associé aux yeux bleus, couleur des yeux de Louis XVI. «Ce gène a pu être apporté là par contamination. Il appartient peut-être à Bourdaloue ou au propriétaire de la gourde ou même à un des chercheurs», note Philippe Charlier, médecin légiste qui a permis récemment l’identification des restes fossiles d’Agnès Sorel, Diane de Poitiers et d’Henri IV.

Carles Laluela-Fox souligne que ses travaux ont suscité beaucoup d’émoi. «J’ai reçu des centaines d’e-mails, d’appels téléphoniques ou de lettres de personnes se prétendant descendants de Louis XVI. D’autres m’ont dit que les recherches auraient dû être faites en France». «C’est très bien que cette recherche n’ait pas été faite en France. La recherche doit être internationale et dépassionnée. De toute façon nous n’aurions pas fait mieux, même si on reste un peu sur sa faim», estime Philippe Charlier.

2 réflexions au sujet de « Tribune Histoire – Affaire Louis XVII (9) »

  1. Re: IMPORTANTE DECOUVERTE : le sang de Louis XVI ?
    http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=8&t=906&p=10877&sid=7b3aea2af0ad8ef9d4a77048c9104a6f#p10877

    Messagede BRH » Jeudi 13 Octobre 2011 10:07:25
    Le sang « potentiel » de Louis XVI revient à la Une !

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2011/10 … -boite.php

    Y aurait-il une émulation entre diverses équipes de chercheurs ? Il faut le croire. Contacté par mes soins, le Dr Charlier précise qu’il ne s’agît pas de la jambe de Marie-Josèphe de Saxe (mère de Louis XVI), mais d’une parente proche. D’où l’espoir raisonnable d’en extraire un ADN mitochondrial identique à celui trouvé dans la « calebasse ».

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