Une découverte de Laure de La Chapelle [ MAJ 21/11]

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Mme la Présidente du CEHQL17 nous ayant autorisé à présenter les observations personnelles qu’elle avait insérées dans la lettre du prince de Valori, qu’elle a découverte, nous les transcrivons en notes de bas de page avec les renvois nécessaires. 

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Le 10/12/2010, nous avons écrit

 » Dans un message précédent nous avons évoqué l’analyse qu’a faite le professeur Stéphane Rials de la rupture survenue entre don Carlos et son représentant le prince Henri de Valori.

Compte tenu de l’enjeu, et du lien pouvant exister avec la question de la traçabilité historique du coeur de Louis XVII, nous croyons opportun de donner l’intégralité du texte paru dans la collection ” que sais-je ” sur “le Légitimisme”  ( p 119).

En effet tout légitimiste qui a participé à un titre quelconque  à l’aventure du très regretté Prince, feu Mgr le duc d’Anjou et de Cadix, sait quel rôle éminent a joué Stéphane Rials à l’occasion des célébrations du Millénaire Capétien, ne serait-ce que par la publication sous sa direction du livre ” Le miracle capétien ” ‘ ( Lib. Perrin, 1987 )  , composé par une pléïade d’universitaires et d’éminents intellectuels !   »

Autour du ” coeur de Louis XVII ” (32)

 Autour du ” coeur de Louis XVII ” (30)

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Aujourd’hui nous venons de recevoir ce courrier de la Présidente du CEHQL17 qui, par sa découverte, nous apporte à la fois une magnifique confirmation de nos conclusions logiques sur les raisons du « schisme sévillan » et par les observations qui l’accompagnent constituerait une contradiction radicale de notre conclusion provisoire sur le parcours du coeur du premier Dauphin, frère aîné du duc de Normandie !

Ne recherchant que la seule et intégrale vérité sur le destin de Louis XVII, c’est donc avec la reconnaissance la plus vive envers Laure de La Chapelle que nous publions cette lettre que nous ne connaissions pas !

Nous la complèterons ultérieurement par les observations de la Présidente du CEHQL17, insérées dans ce document si nous y sommes autorisé ! 

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 Origine : le prince Edouard de Looz-Block (Belgique) :

Paris, le vendredi 12 juillet 1895.

Mon cher Monsieur,


“Si l’auguste chef des Bourbons, don Carlos, avait commandé à ses amis de croire au coeur de Louis XVII, quoique je n’aie pas d’ordre à recevoir du roi d’Espagne, je me tairais par courtoisie. Je ne croirais pas pour cela. Et pourtant, j’ai la foi robuste.

Les lecteurs du  Figaro, où seul, pendant 14 ans, j’ai défendu le noble don Carlos, raconté ses victoires, ses voyages, reproduit ses conversations théologiques avec les prêtres de Brahma, de Siva et de Bouddha (sic) en savent quelque chose.

Mus par les sentiments les plus émouvants, don Carlos et ses amis ont agi avec une bonne foi et une indéniable loyauté. On ne peut leur reprocher qu’un excès dans leur bonne intention. Cet excès a parfois les mêmes inconvénients que la perfidie.


Don Carlos assure qu’il a entouré l’enquête qu’il a ordonnée de toutes les garanties usitées par les rois ses prédécesseurs.

Cette déclaration “d’infaillibilité” étonnera à la fois Léon XIII , Lally-Tollendal et les autres victimes des “garanties” en question.


Admettons un moment, avec don Carlos, que la Dauphine, la duchesse de Berry et ses enfants, aient visité le cher petit coeur à l’archevêché. Qu’est-ce que cela prouve ? Cela détruit-il le fait incontestable, à savoir que pendant quinze ans, on l’a renvoyé à toutes les sacristies ?… ### [1] ###

 “Quoi ! chaque jour, un nouveau duc de Normandie sortait des sous-sols du mensonge et de l’intrigue : l’honneur, le droit, la majesté royale étaient en jeu et Louis XVIII , la Dauphine, Charles X n’auraient pas saisi au bond l’occasion de démasquer les aventuriers ?

[…] Accuser Louis XVIII, la Dauphine, Charles X, Henri V d’avoir traité si cavalièrement le petit coeur en question, n’est-ce pas leur prêter une arrière-pensée criminelle d’usurpation ? ### [2]###


Moi, j’ai consulté les personnages qui tiennent le plus près aux Bourbons : ils nient formellement le fait. Je conclus : qu’on s’adresse au duc de Parme  ### [3]### au comte de Bardi, à la grande duchesse de Toscane, à Charette, aux Lucinge. S’ils reconnaissent que le reliquaire de MM. Dumont, Deschamps et Pelletan, dont la loyauté est hors de cause, renferme le coeur de l’Enfant Martyr, je ne croirai pas davantage, mais je me tairai.


L’intelligence, l’esprit investigateur fin et pénétrant, du comte de Maillé ne sont pas contestés. Son autorité vaut-elle celle de Louis XVIII, du Conseil des Ministres , des Chambres françaises, n’accordant pas une minute d’attention à une honnête, mais par trop mystique élucubration.

Votre dévou頠      Prince de Valori

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#### Notes de Laure de La Chapelle 

[1]  il s’agit bien du coeur retrouvé en 1817, celui du premier Dauphin.En effet,le coeur prélevé par Philippe Jean Pelletan, récupéré par lui après l’affaire Tillos,est resté en sa possession jusqu’à sa remise à Mgr de Quélen avant sa mort. Quant au coeur de Gabriel, proposé à Holyrood en 1832, il est resté soit chez la mère de Gabriel, soit dans les cartons de Maître Barre, puis chez E.Dumont, jusqu’à son offre à don Carlos; Il y avait donc bien un autre coeur qui se promenait”dans les sacristies” , la famille royale ne voulant pas se décider à lui donner un sort définitif . Il aurait fallu pour cela accepter le coeur de Philippe Jean.

[2] Peut-être bien, en effet !

[3]  Evidemment, il avait hérité d’un autre coeur après la mort de Chambord !

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