source : Mémorial de France à Saint-Denis

Au coeur de l’imposture de la mort de Louis XVII au Temple le 20 prairial an III (8/06/1795)

MAJ 26/10  ALERTE !

Nous découvrons grâce à la fenêtre twitter du Salon Beige et à Bvoltaire que Mme Hidalgo se voit accusée d’avoir occupé un emploi fictif par la revue Capital. 
HIDALGO LES CUMULE… (1)

Aussitôt nous est revenu en mémoire que Mme Hidalgo et M Delanoë avaient suspendu les travaux de la Commission du Vieux Paris, dont nous n’avons malheureusement plus de nouvelles, depuis fort longtemps, alors qu’il y aurait lieu de reprendre le chantier de l’ancien cimetière de Sainte-Marguerite ! …

Menaces contre la Commission du Vieux Paris

Si, par un heureux hasard, un lecteur nous lisait avant d’aller à la conférence de Mme Becquet à la Chapelle Expiatoire, est-ce qu’il pourrait demander à l’éminente conférencière ce qu’elle pense de la suspension, sans motif sérieux, d’une partie des travaux prévus lors du chantier de fouilles, dirigé par la Commission du Vieux Paris en 2004-2005 et réalisé par l’INRAP ( Institut National de Recherches Archéologiques Préventives ) ?  
Pour mémoire, cette suspension a interdit les analyses ADN des ossements de celui qui passe, aux yeux des tenants de la théorie officielle en vigueur, pour un inconnu sans aucun lien avec la Question Louis XVII, alors qu’il s’agit des restes du jeune adulte de 18 ans anviron, qui a été inhumé le 10 juin 1795, sous le nom de « Louis Charles Capet » …

source  : Pierre tombale attribuée à Louis XVII

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On nous communique la précieuse information suivante, qui nous invite à terminer au plus vite notre second livre que nous espérons présenter le 17 décembre prochain à Nantes Au coeur de l’imposture de la mort de Louis XVII au Temple  ; ce livre … se substituera au mémoire présenté ci-dessous 

26 OCTOBRE 2017 CONFÉRENCE

Ne manquez pas le cycle de conférence sur la Révolution et de la Restauration, à la Chapelle expiatoire !

Jeudi 26 octobre à 18h30
Hélène Becquet, docteur en histoire,
Archiviste-paléographe
« Louis XVII, l’enfant-roi »
DURÉE DES CONFÉRENCES : 1 h suivie d’un temps convivial de dédicaces
chapelle.expiatoire@monuments-nationaux.fr 
CHAPELLE EXPIATOIRE
Square Louis XVI – 29 rue Pasquier – Paris 8e
en attendant la … 

Grande Fête du livre à Nantes (5ème Edition) le dimanche 17 décembre 2017  

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Source de l’image du titre : Mémorial de France à Saint-Denis
Introduction de  notre mémoire présenté aux Journées Chouannes de Chiré-en-Montreuil le 02/09/2017 :

                                         INTRODUCTION

Par la publication en mai 2017 de son ouvrage Louis XVII, aux Editions Perrin, Hélène Becquet, agrégée d’histoire et docteur en histoire de l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne, vient de nous obliger à réétudier cette affaire en priorité, tout en nous confirmant que la seule recherche légitime, admise aujourd’hui encore par l’Université, est celle qui porte sur les conditions dans lesquelles Louis XVII serait mort au Temple le 8 juin 1795.
« Les expertises ADN, qui ont eu lieu récemment, prouvent matériellement la mort de l’enfant du Temple, confirmant ce que l’historien pouvait déjà affirmer à partir de sa connaissance de l’histoire des mentalités » (p 12).  
En validant, par une note de bas de page (n° 43 p 146) la théorie que Philippe Delorme avait développée dans son Louis XVII, la vérité : sa mort au Temple confirmée par la science (Pygmalion, avril 2000), et que nous avons rejetée dans notre Louis XVII Autopsie d’une fausse vérité, Hélène Becquet nous oblige à démontrer, dix-sept ans après, l’imposture des conclusions tirées des expertises de l’ADN mt du cœur dit de Louis XVII ; c’est l’enjeu de ce mémoire.       
Après avoir longuement hésité à revenir sur cette question, nous ne le faisons qu’à notre corps défendant, car nous avions considéré cette controverse comme étant close, tout au moins provisoirement, dans l’attente de tout fait nouveau significatif.  
Nous estimions en effet l’avoir suffisamment traitée sur Internet depuis 2004, lors des échanges auxquels nous avons participé et qui ont été publiés en particulier sur les sites suivants : le CEHQL17 présidé par Mme Laure de La Chapelle, la Tribune de l’Histoire Affaire Louis XVII animée par Bruno-Roy-Henry, le site naundorfiste Institut Louis XVII, le  forum-actif-Louis XVII créé par Philippe Verpillot, et enfin  ceux sur lesquels nous avons successivement publié l’intégralité de nos réflexions, grâce aux supports offerts par MSN Groupes, Google Groupes, avant de conclure sur le site Cril17.eu, que nous venons d’ouvrir en   remplacement de Cril17.org.
C’est pourquoi nous serons conduit à faire état des travaux des uns et des autres et en particulier de l’ouvrage de Mme Laure de La Chapelle Les deux cœurs de Louis XVII, dont la première  édition se trouve sur le site de référence iconographique du Musée Louis XVII ; mais pour les besoins de notre étude, nous ne retiendrons que la version publiée en juin 2017, première et deuxième partie, sur le site du CEHQL17.
En résumé, trois motivations principales animeront notre réflexion :   

  • L’absence de toute traçabilité historique fiable du cœur dit de Louis XVII, qui explique le refus historiquement établi, tout au moins jusqu’à la fin du XIX ème siècle, de la famille Royale de recevoir ce cœur comme étant celui de Louis XVII, autopsié le 9 juin 1795 par le Dr Philippe-Jean Pelletan ;
  • La nécessité d’être cohérent avec les conclusions de notre livre, dont nous pensons avoir apporté la preuve de leur pertinence ;
  • Notre intime conviction qu’il existe aujourd’hui encore un mystère Louis XVII, dont la résolution pourrait avoir un impact sur le destin même de la France.

Et comme nous l’avons fait pour l’étude de l’énigme du cimetière Sainte-Marguerite, nous renvoyons à tous les ouvrages qui ont été publiés, car il est hors de notre propos de reprendre tous les détails établis par la critique historique. Par contre nous nous proposons de développer une démarche inédite, au cours de laquelle nous ne nous intéresserons qu’aux seuls éléments controversés ou ignorés par l’une ou l’autre des parties en présence, afin d’apporter une réponse à la question cruciale : 
S’il est vrai que les analyses ADN ont apporté la preuve de la mort de Louis XVII au Temple le 8 juin 1795, pourquoi donc les tenants de la théorie dominante en vigueur refusent-ils de reconnaître aujourd’hui que les restes exhumés en 1846 et 1894 sont bien ceux de Louis XVII, ainsi que les historiens de référence de la deuxième moitié du XIX ème siècle, l’avaient solennellement proclamé, avant le basculement qui a eu lieu au cours du  XXème siècle et que nous avons longuement développé dans notre livre ?
Or il se trouve que cette contradiction interne est illustrée de manière tout à fait exemplaire par celui qui a joué un rôle majeur dans la découverte « pourtant authentique, du cœur de Louis XVII » (p 144) et la mise en scène – pour reprendre le vocabulaire d’Hélène Becquet – du cœur dit de Louis XVII, à la fin du XIX ème siècle. Il s’agit de Maurice Pascal, dont nous avons présenté le rôle essentiel dans nos interrogations suscitées par le rapport DHAAP 2008, (chapitre III), dans le chapitre IV Construction de notre modèle et en particulier dans l’étude de l’exhumation de juin 1894 et dans notre  Etude microscopique des cheveux de la mèche « de Reiset » ; aussi est-il nécessaire de rappeler le texte intégral de la pièce à conviction, conservée par le Musée Carnavalet, qui atteste que le corps exhumé en 1894 était bien celui de Louis XVII, selon le commentaire autographe rédigé par Maurice Pascal, au dos d’une photo prise par le très célèbre Nadar ! On lit, en légende de l’image référencée ILL.XX, que nous avons extraite du rapport DHAAP 2008 qui nous l’a révélé, p 69 :
 « Cette photographie signée Nadar provient du dossier de fouilles du DHAAP n° 85 daté de 1922. Derrière est écrit à l’encre noire le texte suivant : Caveau de briques, en construction, où fut déposé le 12 juin 1894, la caisse en sapin, doublée de zinc intérieurement et extérieurement, renfermant les ossements de L.…XVII, trouvés en cette même place et à la même profondeur le 6 juin 1894 : ce caveau renferme le cercueil de plomb roulé autour de la caisse ; tout de suite, après le pavage, se trouve la dalle ouvrant le caveau, au-dessous du soupirail de la chapelle des Ames. Ce n’est qu’en 1846 que les ossements de Louis XVII furent transportés en cet endroit. –             Don de Mr Maurice Pascal au Musée Carnavalet, le Mars 1895 (sic) »

Et depuis la publication des premières éditions de notre livre, nous avons découvert d’autres preuves irréfragables et sans aucune ambiguïté de la contradiction radicale irréductible, qui existe entre les tenants de la même théorie de la mort légale de Louis XVII au Temple, illustrée par le rôle majeur joué par Maurice Pascal, et rappelé par Philippe Delorme dans son livre de référence. Mais peut-être est-ce à cause de cette grave incohérence intellectuelle et historique qu’Hélène Becquet a préféré écrire dans son introduction (p 12) qu’elle ne traiterait pas la question du « mystère Louis XVII » ?
En effet, dans La Revue de famille (directeur Jules Simon, éditeur : [sn.] (Paris), 1895-10-01, numérisé sur Gallica le 01/02/2016, p 41) on peut voir une photo intitulée « OSSEMENTS DE LOUIS XVII, EXHUMÉS LE 6 JUIN 1894 AU CIMETIÈRE SAINTE-MARGUERITE. (Photographie de M. Maurice Pascal.) [1] Exhumation de 1894 (ossements), identique à notre illustration ILL. XXXV.  Et quelques pages plus loin, après une photographie du « Cercueil de plomb dans lequel Valentin, dit Bertrancourt, fossoyeur, aurait glissé la bière de sapin du Dauphin. (Photographie de M. Maurice Pascal.) » (p 43)[2] que nous avons reproduit par l’illustration ILL. XXXVI Dessin du cercueil exhumé en 1846, on lit en post-scriptum d’un exposé très circonstancié en faveur de la thèse de la mort légale de Louis XVII au Temple :
« Il y a eu deux exhumations des restes de Louis XVII, ou présumés tels, en 1846 et en 1894. M. Maurice Pascal, présent à cette deuxième exhumation et aux discussions des médecins qui ont examiné ces tristes débris, nous a déclaré que l’on peut supposer un mélange d’os ayant appartenu à deux individus, un enfant (tête, vertèbres, côtes, etc.), et un adulte (tibias, fémurs)[3] …/… Quoi qu’il en soit, ce n’est plus aux débris de ce ou de ces squelettes qu’il convient de demander des arguments soit pour, soit contre la mort de Louis XVII au Temple. Au reste, il n’en est nul besoin. La lumière est complète dans le sens de la mort au Temple. — Nous devons à l’obligeance de M. Pascal la photographie inédite des os récemment étudiés, et qu’il a bien voulu nous autoriser à reproduire. »  
Si l’Université, comme elle en a le devoir intellectuel et moral, veut bien s’intéresser un jour au mystère Louis XVII, en étudiant les historiens du XIXème siècle, dont Maurice Pascal a rappelé les conclusions par les trois photographies que nous venons de présenter, peut-être obligera-t-elle Hélène Becquet à corriger ce qu’elle a écrit dans son livre, p 143 : « Concernant Louis XVII, si l’on sait que le corps de l’enfant se trouve au cimetière Sainte-Marguerite, l’emplacement exact de sa dépouille est inconnu ».

[1] et {2]  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9629911h/f49.item.r=coeur%20Louis%20XVII%20coeur%20Louis%20XVII.texteImage
[3] Voir les observations de Maurice Pascal présentées dans « Exhumation de juin 1894 ».

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Pour voir  l’image des ossements et celle du cercueil de plomb  exhumés en 1846, et réinhumés aussitôt après, avant d’être photographiés par Maurice Pascal en 1894, cliquer sur   http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9629911h/f49.item.r=coeur%20Louis%20XVII%20coeur%20Louis%20XVII.texteImage 
et aller aux pages 41 et 43 de la Revue de Famille ( 01/10/1895 ). Merci de noter que nous n’avons pas pu intégrer ces photos dans nos ouvrages ( livre et et mémoire ) en raison des droits à payer à Gallica …
Mais peut-être pourrons-nous le faire si une prochaine réédition se révèle nécessaire ? En effet après les deux magnifiques journées chouannes de Chiré-en-Montreuil, il ne nous reste plus que 20 exemplaires du livre *** et 10 du mémoire, que nous avons publiés en août en 50 exemplaires chacun.

*** MAJ 26/10 : il ne nous reste plus aujourd’hui que 5 exemplaires ; le stock personnel de notre mémoire est quant à lui épuisé et il n’en reste plus que quelques-uns chez DPF ; d’où la rédaction en cours de notre livre.   

Louis XVII - Autopsie d´une fausse vérité     Affaire Louis XVII - Autour de deux impostures